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Compossible

Sommaire

  • Définitions du mot compossible
  • Étymologie de « compossible »
  • Phonétique de « compossible »
  • Évolution historique de l’usage du mot « compossible »
  • Citations contenant le mot « compossible »
  • Traductions du mot « compossible »
  • Synonymes de « compossible »

Définitions du mot « compossible »

Trésor de la Langue Française informatisé

COMPOSSIBLE, adj.

PHILOS. Qui peut exister, passer à l'acte en même temps qu'une autre chose. (Quasi-)synon. compatible :
1. Je me trompe, il faut que je remanie mes certitudes et que je rejette de l'être mes illusions, mais pas un instant je ne doute que les choses en elles-mêmes n'aient été compatibles et compossibles, parce que je suis dès l'origine en communication avec un seul être, un immense individu sur lequel mes expériences sont prélevées... Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception,1945, p. 378.
Rem. On rencontre ds la docum. l'anton. in-compossible (cf. Teilhard de Chardin, Le Phénomène humain, 1955, p. 256).
Emploi subst.
2. ... la personne s'enfante elle-même progressivement par ses choix. Elle choisit d'être une, et sous le ciel d'un certain univers de valeurs. Elle écarte la douce mais stérile profusion des compossibles pour la résignation active à une histoire particulière. Mounier, Traité du caractère,1946, p. 564.
Prononc. : [kɔ ̃pɔsibl̥]. Étymol. et Hist. Ca 1370 [éd. 1488] (Oresme, Polit., 2ep., fo61dds Gdf.), attest. isolée; repris au xxes. 1907 (O. Hamelin, loc. cit.). Dér. de possible*; élément préf. co-*, d'apr. Lal. employé dans le système de Leibnitz donc formé d'abord en lat.; cf. l'angl. compossible bien attesté au xviies. (NED). Fréq. abs. littér. : 7.
DÉR.
Compossibilité, subst. fém.Possibilité (pour des choses, des événements) d'exister en même temps. [Pour] Platon et pour Aristote, le monde était donné en même temps que ses dieux; ni l'un ni les autres ne prétendant à la possession exclusive de l'être, rien n'empêchait qu'ils fussent posés les uns dans l'autre et le problème de leur compossibilité n'existait pas (Gilson, L'Esprit de la philos. médiév.,t. 1, 1931, p. 88). 1reattest. 1922 (Lar. univ.); de compossible, suff. -ité*. Fréq. abs. littér. : 4.

Wiktionnaire

Adjectif

compossible \kɔ̃.pɔ.sibl\ masculin et féminin identiques

  1. (Philosophie) Qui peut exister, passer à l’acte en même temps qu’une autre chose.
    • L'axiome CpTpp signifie donc que «si une proposition est vraie, cette proposition est compossible avec elle-même» — (Logique et analyse, Volume 15 1972, p. 589)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « compossible »

Dérivé de possible avec le préfixe com-.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « compossible »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
compossible kɔmpɔsibl

Évolution historique de l’usage du mot « compossible »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « compossible »

  • Le propos, à l’origine de l’intervention de l’un et de l’autre, ainsi que des présentes notes, aurait été tenu par le Garde des sceaux. En réalité, l’intervention du professeur JPH aurait suffi comme réponse à l’histoire du début de l’histoire du propos querellé. Sénèque nous apprend que certains avocats, jurisconsultes et titi quanti, habitués à la défense des dossiers d’affaires obliques souffrent de logorrhée et racontent souvent des inepties. Ainsi : « Ils racontaient à Rome qu’on ne peut hériter d’un bien que par usucapion, comme si l’héritage était autre chose que les biens qui le constituent ». Il y a quelques années, chez nous également, un avocat et député du Parti de la Renaissance du Bénin, racontait sur l’émission « Ma part de vérité » que « La femme de César ne doit pas être soupçonnée ». Alors que politiquement, il convient que la femme de César soit soupçonnée afin que ce dernier puisse la renvoyer sans procès. De quoi s’agit-il ? César n’était pas encore parvenu au sommet du « Cursus honoris ». Il obtint le poste prestigieux de Grand Pontife. Et jamais un homme aussi jeune et aussi peu qualifié n’avait pu occuper ces hautes fonctions spirituelles. Mais ce poste était devenu subitement vacant, César le brigua non sans risques en faisant tout ce qu’il fallait. Chaque année les dames de la haute aristocratie romaine célébraient les mystères de la « Bona Dea », culte de la fécondité féminine sous la surveillance des Vestales. Fête sacrée : les hommes en étaient rigoureusement exclus. César étant Grand Pontife, la fête, l’année-là, eut lieu dans sa maison et lui-même avait quitté Rome. Un certain Clodius, chenapan de la pire espèce, mais qui a rendu d’énormes services à César et dont celui-ci avait encore grandement besoin pour son avenir politique, s’était déguisé en chanteuse, s’introduisit parmi les dames et participa aux réjouissances les plus sécrètes. César, rappelé en urgence à Rome par sa mère, découvrit Clodius dans la chambre d’une servante de Pompeia, la propre femme de César. Le scandale fit grand bruit à Rome. César, Pontifex Maximus, contre toute attente, ne traduisit pas Clodius devant les tribunaux. César, entre temps, renvoya sa femme qui ne lui était plus utile pour son projet d’avenir (Eberhard Horst, César, pp. 137-139 et J. Gunther, Jules César, pp. 60-65). Toutefois, les Sénateurs traduisirent Publius Clodius Pulcher en justice. Mais il nia tout et soutint même que César lui-même peut en témoigner. Convoqué par les Pères sénateurs, Jules César, pourtant Pontifex Maximus, déclara qu’il n’en sût rien. Il lui a été demandé pourquoi il a alors renvoyé sa femme. Il répondit que « La femme de César ne doit pas être soupçonnée ». La suite des événements fera dire à certains que le futur divin César prophétisait sur son futur destin hors pair. Comme on le voit, il faut que la femme de César soit soupçonnée afin que celui-ci ait le motif de la renvoyer sans procès. On peut prendre un autre exemple concernant un plus grand nombre de gens et pas des moindres. L’allégorie du fameux « verre vidé à moitié ». La question de la valeur des autres sciences, par rapport à la philosophie, était posée aux anciens Stoïciens. Ils ont répondu que le « verre est rempli à moitié ». Mais entendons-nous bien ! Le verre est à remplir à ras bord et non à moitié. La même question a été posée à Sénèque au moment où l’Empire des Césars était engagé dans la conquête de l’univers. Sénèque répondit que « le verre est vidé à moitié ». En d’autres termes, l’impératif moral de l’instant présent est de remplir « le verre à ras bord » et si l’on se contente de le remplir à moitié, l’on n’a pas accompli son devoir du moment. Au contraire, l’on mérite bien d’être accusé d’avoir vidé le verre à moitié, parce qu’il y aura eu de négligence avec un possible compossible, c’est – à – dire un possible se présentant avec les conditions nécessaires de sa réalisation dans une parfaite concaténation. C’est à tort que beaucoup associent l’image du verre rempli à moitié à l’optimisme et celle du verre vidé à moitié au pessimisme. Donc le propos du début de l’histoire ne devrait pas mériter que l’on y perde sa salive. Beaucoup emploient des mots et expressions sans se préoccuper de leur sens réel dans certains contextes de leur portée socio-politique nationale réelle dans certains contextes et circonstances. Mais, Dr MC VT, – en déplaçant délibérément le cœur du débat, à savoir : la Conférence des Forces Vives de la Nation a-t-elle tout dit sur la démocratie dans notre pays ?-, et aussi vers la « fétichisation » de ladite conférence, qu’il condamne avec véhémence, semble être une réponse au professeur JPH. En effet, celui-ci condamne sans réserve l’amusement avec les Textes et Symboles sacrés de la République, après avoir entendu les sons douloureux des propos du garde des sceaux nationaux. Voilà comment le début de l’histoire d’un propos banal devient un cas de conscience pour un universitaire préoccupé par son devoir de vérité d’universitaire. La question que se pose ce dernier est de savoir si le Dr MC, souvent hôte des journalistes et acteurs politiques, dispose des compétences véritablement requises pour nous aider à régenter la vie publique nationale. Quid de la Tradition, du « Nomos » et de ce qui est commun aux citoyens, source de l’éthique et de la sagesse qui doivent régir et régenter la gouvernance civique, économique et politique ? Ou brade-t-il volontairement ses compétences d’universitaire en la matière ? Ce qui doit préoccuper davantage, ce sont les conséquences que ce genre de comportement, qui consiste à s’amuser avec les Textes et Symboles sacrés de la République fera courir à l’avenir à la nation. Nos gouvernants, y compris nos députés, ont-ils conscience de l’importance de ces notions élémentaires, mais sacrées, dans notre vie communautaire ? Mesurent-ils la valeur des Textes et Symboles sacrés de la République comme étant des sources fondatrices, analeptiques, stimulantes de la cohésion sociale nationale ? Ces questions semblent relever aujourd’hui d’une actualité brûlante et méritent qu’on y réfléchisse sérieusement. , L'événement Précis – Réflexion de Dr Paulin HOUNSOUNON-TOLIN sur DE LA TRADITION À CE QUI EST COMMUN AUX CITOYENS D’UNE NATION: Dans le cas du Bénin, entre le professeur JPH et le Dr MC VT, se pose la question du devoir de vérité de l’universitaire avec l’un d’eux
  • Au cœur de ce nœud, peu de choses, je n’ai trouvé que l’amour aux deux extrémités. Il y a des mots et il y a des corps, je tourne et me consume, je cherche et me cogne, inaugural et mélancolique, à tout moment, la seule question reste de savoir comment renforcer l’un par l’autre. Miracle de cette rencontre amoureuse qui produira un enchaînement de mots, bénie, aussi, cette rupture qui me plongera dans des tourments productifs. Soyons honnêtes, ces dernières années, combien de fois n’ai-je pas pris un plaisir malin à me mettre dans telle ou telle situation dans le seul espoir de produire un peu d’encre ? Dans une grande âme, tout est grand, disait Pascal. La littérature rend compossible, permet d’acclimater, apprivoiser, conserver, transformer, surtout ne rien perdre : la surface et la profondeur, la rencontre et la rupture. Un Horizon de littérature : une lettre qui tiendrait de l’impossible, qui dirait à la fois l’Adieu et la réconciliation, l’amour et la perte du désir, le recommencement et le terme, le pardon et le renoncement. Tout sera dans un clignotement, chaque chose à sa place, sans condition. La Règle du Jeu, Gilles Collard, Note sur l’écriture et l’amour - La Règle du Jeu - Littérature, Philosophie, Politique, Arts

Traductions du mot « compossible »

Langue Traduction
Anglais compossible
Espagnol composible
Italien compossibile
Allemand möglich
Chinois 可组合的
Arabe محتمل
Portugais compossível
Russe сосуществующих
Japonais 構成可能
Basque compossible
Corse compussibile
Source : Google Translate API

Synonymes de « compossible »

Source : synonymes de compossible sur lebonsynonyme.fr
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