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Chimiotaxie

Définitions du mot « chimiotaxie »

Trésor de la Langue Française informatisé

chimiotaxie , subst. fém.« Attraction ou répulsion (des êtres unicellulaires) par les substances chimiques » (Nouv. Lar. ill.)

Wiktionnaire

Nom commun

chimiotaxie \ʃi.mjo.tak.si\ féminin

  1. (Biologie) Phénomène par lequel un organisme unicellulaire ou pluricellulaire dirige ses mouvements en fonction de certaines espèces chimiques présentes dans l’environnement.
    • C’est en vertu de leur affinité vis-à-vis de certaines substances chimiques, c’est-à- dire de la chimiotaxie positive que les leucocytes sont attirés vers les microbes et leurs toxines. — (Édouard Boinet, Les doctrines médicales, 1907)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « chimiotaxie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
chimiotaxie ʃɛ̃jɔtaksi

Évolution historique de l’usage du mot « chimiotaxie »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « chimiotaxie »

  • FERTILITÉ - Les spermatozoïdes portent un récepteur, OR1D2, présent également sur l'épithélium olfactif. Ce récepteur permet aux spermatozoïdes de percevoir et orienter leurs mouvements, en fonction de leur environnement chimique (par chimiotaxie). Une compétence indispensable pour leur voyage dans le système reproducteur féminin, en direction de l'ovocyte. Le Huffington Post, Fertilité et muguet | Le Huffington Post LIFE
  • Dans la même veine, l'Espagnol Xavier Trepat, de l'université de Barcelone, imagine un nouveau phénomène, la plithotaxie, où l'art pour une cellule de s'orienter en fonction des contraintes rencontrées dans l'environnement comme la rigidité ou l'élasticité du substrat. Cela s'oppose, ou le complète, au phénomène de chimiotaxie, où les organismes suivent à la trace des molécules chimiques. Le Monde.fr, Mécanique du vivant : les physiciens récrivent la biologie
  • Le polymorphonucléaire neutrophile représente l’acteur principal qui, à travers une série de fonctions chronologiquement définies (adhésion aux cellules endothéliales, diapédèse, chimiotaxie, phagocytose, dégranulation et bactéricidie), élimine les bactéries pathogènes en respectant la flore compatible avec la santé parodontale (Ryder, 2010) (Fig. 4). Chez les sujets sains, cette réaction inflammatoire est soumise à un strict contrôle grâce à des molécules dites « Résolvines » qui permettent sa cessation active et le retour à l’équilibre (Serhan, 2008) (Dujardin, Charon et Joachim, 2010). En revanche, si la réaction inflammatoire n’est pas contrôlée, elle devient alors « chronique » et se retourne contre l’hôte, ce qui peut conduire à des destructions tissulaires (i.e. pertes d’attache, avec ou sans formation de poches parodontales). LEFILDENTAIRE magazine dentaire, Quelle est la place de la microbiologie en parodontie clinique ?
  • Les difficultés que l’on éprouve à définir la peur en constituent une première preuve et l’on peut se demander si ces difficultés ne tiennent pas à ce que la peur n’est pas un phénomène normal. Le seul critère dont nous disposions, à l’heure actuelle, pour apprécier la valeur biologique des diverses réactions psycho-organiques est de nature ontogénique. C’est justement ce qui a permis de regarder la peur comme l’une des modalités normales de l’instinct de conservation et, par suite, d’en poursuivre les origines jusque dans les bas-fonds du monde organisé. On a cru pouvoir en trouver l’ébauche dans certaines manifestations de la mémoire organique et en faire l’expression première du souvenir des expériences douloureuses du passé. Mais peut-on véritablement considérer les mouvements giratoires et la chimiotaxie comme l’une des premières manifestations de la peur ? Il faut convenir que les phénomènes de tropisme sont privés de cet élément intellectuel et de cet élément émotif que l’on ne peut nier faire partie essentielle de la peur. Il y a dans la peur une part plus ou moins importante de raisonnement que l’on ne saurait invoquer chez les infusoires et à plus forte raison chez les êtres monocellulaires. Les phénomènes de tropisme, en effet, traduisent simplement une non-convenance et il y a, entre la peur proprement dite et les efforts que fait l’héliotrope pour se tourner vers la partie la plus lumineuse de l’horizon, toute la différence qui sépare cette peur des ténèbres que l’on observe chez certains enfants et chez les adultes tarés de ce sentiment qui nous porte, en hiver, à rechercher les rayons solaires, en été, à nous réfugier dans les endroits frais. Cette comparaison semblerait démontrer qu’il y a, entre le tropisme et la peur, une marge assez large et semblable à celle qui sépare les phénomènes normaux des phénomènes pathologiques. L’être inférieur fuit des conditions de milieu qui lui sont défavorables, sans que cette fuite, ou plutôt cette répulsion, s’accompagne de phénomènes autres que des phénomènes physiques ou chimiques produits parle milieu qu’une expérience de quelques instants lui montre être indésirable. , Lucien Lagriffe - La peur dans l'œuvre de Maupassant - Psychanalyse-Paris.com

Traductions du mot « chimiotaxie »

Langue Traduction
Anglais chemotaxis
Espagnol quimiotaxis
Italien chemiotassi
Allemand chemotaxis
Source : Google Translate API

Chimiotaxie

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