La langue française

Caméléopard

Définitions du mot « caméléopard »

Trésor de la Langue Française informatisé

CAMÉLÉOPARD, subst. masc.

ZOOL., vx. Girafe. Les caméléopards des déserts (Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature,1814, p. 267).
P. fig. étymol. :
On n'obtient rien de bon par le mélange. Quand j'étais jeune, j'avais le cerveau plein de croisements, de mulets, de caméléopards. Vertu de la sélection. Gide, Les Nouvelles Nourritures,1935, p. 293.
Prononc. et Orth. : [kameleɔpa:ʀ], dernière transcr. ds Passy 1914. N'est pas attesté ds Ac. 1932. Ac. 1762-1878 : caméléopard. Cette forme est donnée par l'ensemble des dict. gén. à côté de la var. camélopard jugée préférable, caméléopard n'étant qu'une corruption de camélopard sous l'infl. de léopard. Étymol. et Hist. 1495 cameliepars (J. du Vignay, Miroir hist. ds Delb. d'apr. DG, s.v. camélopard); 1508-17 camalopar (Fossetier, Cron. marg., ms. Brux., I, fo151 rods Gdf. Compl.). Empr. au lat. cameloparda « girafe » (Pline ds TLL s.v., 201, 36) issu du gr. κ α μ η λ ο π α ́ ρ δ α λ ι ς, Ancien Testament, Deutéronome, 14, 5 ds Liddell-Scott, composé de κ α ́ μ η λ ο ς « chameau » et π α ́ ρ δ α λ ι ς « panthère ». Fréq. abs. littér. : 4.

Wiktionnaire

Nom commun

caméléopard \ka.me.le.ɔ.paʁ\ masculin

  1. Variante de camélopard.
    • Toujours est-il que je ne vois qu’une foule tumultueuse d’idiots et de fous qui s’empressent de se prosterner devant un gigantesque caméléopard, et qui s’évertuent à déposer un baiser sur le sabot de l’animal. — (Edgar Allan Poe, Quatre bêtes en une, 1836)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

CAMÉLÉOPARD (ka-mé-lé-o-par) s. m.
  • Voy. CAMÉLOPARD. Caméléopard est une corruption du mot.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « caméléopard »

Variante de camélopard (étymologiquement : « chameau tacheté ») avec l'influence de léopard (étymologiquement : « lion tacheté »).
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « caméléopard »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
caméléopard kameleɔpar

Évolution historique de l’usage du mot « caméléopard »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « caméléopard »

  • «Emparadiser», «caméléopard», «tympaniser»... La langue française regorge de termes précieux, rares et littéraires ignorés par la plupart des locuteurs. Les connaissez-vous? Le Figaro vous propose, grâce au Dictionnaire des termes rares et littéraires (Chiiflet&Cie) de Jean-Christophe Tomasi, de le découvrir. Le Figaro.fr, Ces mots français que nous ferions bien d’utiliser (à la place des anglicismes)
  • Au Moyen Age, on pensait qu'elle était issue d'un croisement entre le léopard, à cause de ses tâches, et du chameau, pour sa tête. Ces ressemblances lui ont valu le nom de caméléopard. Pleinevie.fr, Dis, pourquoi les girafes ont un long cou ? - Pleine vie
  • Si l'okapi, très discret hôte des forêts humides du nord du Zaïre, n'a été découvert qu'en 1901, on trouve des représentations de la girafe sur des peintures rupestres, sur des bas-reliefs égyptiens datant de 1 500 av. J.-C. Jules César en avait fait l'un des symboles de ses conquêtes africaines et les cours royales d'Europe ou de Chine, au XVe siècle, en décoraient leurs jardins. Au Moyen Age, on pensait que la girafe était issue d'un croisement entre un léopard (pour ses taches) et un chameau (pour sa tête) et on l'appelait caméléopard. Le Figaro.fr, Pourquoi les girafes ont-elles un si long cou ?
  • 1Le Monstre, le singe et le fœtus ; mais encore : l’enfant-canard, la femme-libellule, Jean Richepin, le géant, Aubrey Beardsley, le caméléopard, les Goncourt, Huysmans, l’araignée de pissotière, Jean Lorrain et le concombre fugitif – cucumis fugax… Amis tératophages, réjouissez-vous : l’ouvrage d’E. Stead constitue une impressionnante somme sur la présence du monstre dans la littérature et l’art européens de la fin du XIXe siècle. , Difforme beauté, belle difformité (Acta Fabula)
  • Le 30 juin 1827, il y a tout juste 181 ans, le petit monde parisien découvrait pour la première fois, au beau milieu du Jardin des Plantes de la rue Geoffroy Saint-Hilaire, le cadeau exceptionnel du pacha d’Egypte fait à Charles X, un extravagant gibier capturé en Nubie, monstre étrange doté d’une crinière de cheval et de pieds de veau, à tête de chameau et au pelage de léopard, ce que les zoologistes nommaient un caméléopard, curiosité rare que l’on rebaptisa « girafe ». Certes, les antiques prédécesseurs des Ultras de la Restauration connaissaient eux aussi l’animal et l’on sait que l’insigne César, de retour de sa campagne d’Egypte, avait déjà ramené à Rome un cameleopardalis, cameleopardus. Mais cet événement connut un succès fort bref car, trop pressé de convertir son trésor en objet de spectacle, l’empereur ne résista pas à écourter la destinée de l’hybride créature : à peine cette dernière avait-elle eu le temps d’assommer quelques mauvais juifs dans le Circus Maximus, qu’elle servit de festin aux lions ; voici pourquoi, dans la précipitation des événements, on eut peu de temps pour peindre l’animal. (1) Il fallut attendre des siècles avant qu’une girafe ne posa son sabot pour la première fois sur le sol de France. L’heureuse élue, cadeau du bon Charles X, fut accompagnée de trois grosses laitières normandes, ses nourricières, jusqu’à ce que, la quarantaine de vigueur consommée, les autorités douanières de la ville de Marseille, instruites que le monstre ne communiquait pas le choléra, autorisent que l’on fit tout pour aménager un cortège qui courrait de la Cité phocéenne à Paris, où le roi, impatient, attendait. On soigna la créature, on lui commanda des bottes et une pèlerine géante en taffetas ciré, parée comme il se doit des armoiries royales. Le collier du monstre nanti d’une amulette recelant une sourate coranique ayant été perdu durant son séjour marseillais, un autre, plus beau encore, lui fut conçu à Lyon. Arrivé à Paris, il se dit que Charles X fit bon accueil à son présent, il le tâta, l’accompagna dans quelques-uns de ses déplacements, tenta par jeu d’accorder ses foulées à celles de la bête, puis, lassé, réclama que l’on fasse courir le monstre pour distraire sa curiosité, ce à quoi aussitôt l’on répondit à l’aide de chiens spéciaux, animés à l’absinthe. C’est depuis cet événement que les dames qui font le beau Paris arborent des toilettes « à la girafe », sortes de coiffes insolites, structures sophistiquées qui rappellent la forme des vieilles cornettes, peu pratiques en voiture, certes, mais si modernes. , La découverte de la girafe
  • Juan avait donc été envoyé à Cadix. C’était, avant que le Pérou eût appris à se révolter, l’entrepôt du commerce colonial. Et puis on y trouvait de si jolies filles, des dames si gracieuses ! Le cœur se gonfle à les regarder marcher. C’est quelque chose de divin, d’incomparable. Le coursier arabe ? le cerf majestueux ? le cheval barbe nouvellement dompté ? le caméléopard ? la gazelle ? non ce n’est pas cela. Et puis leur mise : leur voile, leur jupon court ! Et leurs petits pieds, et le tour de leurs jambes ! , Les trois Don Juan - La Revue des Ressources

Traductions du mot « caméléopard »

Langue Traduction
Anglais chameleopard
Espagnol camaleón
Italien chameleopard
Allemand chameleopard
Chinois 豹纹
Arabe شاميلوبارد
Portugais camaleopardo
Russe chameleopard
Japonais ヒメヒョウ
Basque chameleopard
Corse camaleopard
Source : Google Translate API

Synonymes de « caméléopard »

Source : synonymes de caméléopard sur lebonsynonyme.fr

Caméléopard

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