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Caméléonisme

Définitions du mot « caméléonisme »

Trésor de la Langue Française informatisé

Caméléonisme, subst. masc.Propriété que possèdent certains animaux et principalement le caméléon de modifier brusquement la couleur de leur peau. P. métaph., péj. Changement d'opinion, de manière d'être au gré des circonstances ou de l'interlocuteur. L'indifférencié inférieur (...) ne peut que vivre dans la confusion, ou bien chatoyer dans une sorte de caméléonisme inconsistant (Mounier, Traité du caractère,1946, p. 567). 1reattest. 1850 (Balzac, Œuvres diverses, t. 3, p. 537); de caméléon, suff. -isme*. Fréq. abs. littér. : 1. Rem. On rencontre ds la docum. le verbe caméléoniser, proposé par S. Mercier, Néologie, t. 1, 1801, p. 97, au sens péj. de « changer d'opinion selon les circonstances », employé par Valéry, Tel quel II, 1943, p. 222 au sens plus neutre de « modifier brusquement son apparence extérieure ». Toute apparition de l'être interne au jour est honteuse, c'est-à-dire devant être ravalée, cachée brusquement, caméléonisée (Id., ibid.).

Phonétique du mot « caméléonisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
caméléonisme kameleɔ̃ism

Évolution historique de l’usage du mot « caméléonisme »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « caméléonisme »

  • Empathie, apprentissage ultrarapide et sélectif, caméléonisme… Voilà pour les exercices de génuflexion auxquels les consultants doivent s’astreindre pour conserver leur crédibilité. Sans oublier aussi les atouts réels qu’ils ont dans leur manche. Consultor, Néophyte et expert : la schizophrénie des consultants au quotidien
  • Le mimétisme est un phénomène naturel qui s’étend à tout le domaine du vivant. Chez les humains, il est connu que l’on adopte selon les circonstances les mimiques et les expressions des autres. La plasticité du cerveau nous rend positivement influençables. Il est par contre des situations presque pathologiques où le cerveau va laisser place à une plus grande plasticité neuronale et où la raison devient une caisse de résonance envahie par une sorte de caméléonisme. Le Devoir, Critique de l’humour bilieux | Le Devoir
  • Toutefois, comme les analyses du PRCF l’ont maintes fois signalé, le gaullisme à l’ancienne est révolu en tant que courant de masse bourgeois hégémonique* dans notre pays et cela explique, bien plus que ne le peut le faire la maestria opportuniste et le caméléonisme idéologique avérés du Rastignac corrézien, la manière dont la France officielle des Giscard, Mitterrand, Sarkozy, Hollande et autre Macron est progressivement devenue la vassale agressive de l’Oncle Sam ; la classe dominante capitaliste s’est ainsi dotée de gouvernements de plus en plus acharnés à détruire les conquêtes sociales du CNR à l’intérieur du pays et à imposer l’ordre euro-atlantique mâtiné de Françafrique agressive à l’extérieur de nos frontières, notamment au Proche-Orient, en Ukraine, en Afrique, en Amérique latine, etc. : car l’hégémonie nationale du courant gaulliste et son incontestable prestige mondial n’ont été circonstanciellement possibles que dans une période historique où, d’une part, les grandes sociétés capitalistes à base française fusionnaient encore pour l’essentiel à l’échelle nationale sous l’égide d’une Cinquième République taillée sur mesure pour mettre l’Etat-nation au service des BNP-Paribas, Péchiney-Ugine-Kuhlmann, BSN-St-Gobain et Cie ; d’autre part, De Gaulle, puis dans une mesure de plus en plus rapidement décroissante, ses épigones élyséens « post-gaullistes » pouvaient encore à l’époque « naviguer » à l’international et jouer leur propre jeu « non aligné » (sans jamais quitter bien sûr le camp capitaliste et antisoviétique) – entre l’ « hégémon » impérialiste étatsunien et le camp socialiste à l’échelle internationale ; dans la mesure où il leur arrivait de s’opposer à l’Oncle Sam et au retour en force de l’impérialisme allemand, De Gaulle et ses successeurs prenaient alors occasionnellement appui sur la force du PCF en l’utilisant, tantôt comme un repoussoir politique (« Entre les communistes et nous, il n’y a rien », disait Malraux), tantôt comme d’un appui citoyen objectif quoique profondément critique (face au projet américain d’AMGOT en 1944, au projet de « communauté européenne de défense » en 1953, au putsch de l’Armée coloniale d’Algérie en 1962, à la présence en France de l’OTAN en 1966, à la domination néocoloniale anglophone sur le Québec en 1967, etc.). Depuis cette époque, la lave des fusions monopolistes à l’échelle transcontinentale et le torrent boueux de la contre-révolution anticommuniste européenne ont déferlé sur la France : désormais le MEDEF et le CAC-40 proclament urbi et orbi (cf leur Manifeste « Besoin d’aire » de 2012) leur volonté cynique de liquider l’Etat-nation, d’édifier les « Etats-Unis d’Europe » sous pilotage berlinois, de briser le cadre territorial « jacobin » en « reconfigurant les territoires », de favoriser le basculement du pays au tout-anglais, de « démanteler le programme du CNR » (Denis Kessler, lors de l’élection de Sarkozy) : en un mot, leur détermination de classe et de caste à inscrire la course au profit maximal de l’oligarchie financière « française » dans le cadre euro-atlantique dessiné par le CETA, et bientôt n’en doutons pas, par le retour du TAFTA et par la mise en place de l’ « armée européenne » arrimée à l’OTAN et dominée par l’impérialisme allemand redevenu hégémonique. L’attachement sentimental au gaullisme ne disparaît pas pour autant dans une large fraction de notre peuple (De Gaulle reste, sondage après sondage, la figure historique la plus appréciée des Français), mais la référence à l’œuvre – d’ailleurs très composite et contrastée – du Général est de plus en plus formelle, décorative, purement électoraliste dans les milieux oligarchiques qui, de Macron au PS en passant par les LR, font leur la parole assassine de Mitterrand : « la France est notre patrie, l’Europe notre avenir » : en clair, pour la grande bourgeoisie et pour son Parti Maastrichtien Unique, « la France » – à ne pas confondre avec l’impérialisme qui s’en réclame – appartient largement au passé ! AgoraVox, A propos du décès de Jacques Chirac - AgoraVox le média citoyen
  • Changer c’est changer contre. « Mon goût, c’est le dégoût du goût des autres. » Cette évolution est vécue avec violence par sa famille, qui n’a jamais imaginé vivre autrement. L’erreur à éviter pour l’impétrant consiste soit à minimiser le changement à l’extrême, soit à le marquer avec fracas, quitte à humilier les proches. Par un effet de la balance sociale, à se faire reconnaître d’un côté, on se fait rejeter de l’autre, même quand cette transformation est vécue par tous comme un caméléonisme nécessaire. Des troubles relationnels avec leurs fâcheuses conséquences peuvent alors surgir. Ainsi de l’exemple banal, en région parisienne, du mépris à l’égard du département 93, dans lequel on a vécu son enfance, que l’on nomme devant la famille 9-3. Atlantico.fr, Déchirement affectif, culpabilité, rejet : comment sortir sans dommage d'un moule familial qui ne nous correspond pas | Atlantico.fr
  • Le caméléonisme aura encore et encore de longues années à vivre surtout dans les pays arabes et plus particulièrement les dictatures militaires. Algérie Patriotique, Les caméléons - Algérie Patriotique

Traductions du mot « caméléonisme »

Langue Traduction
Anglais chameleonism
Espagnol camaleonismo
Italien camaleontismo
Allemand chamäleonismus
Chinois 变色龙
Arabe الحرباء
Portugais camaleonismo
Russe chameleonism
Japonais カメレオニズム
Basque chameleonism
Corse cameleonismu
Source : Google Translate API

Synonymes de « caméléonisme »

Source : synonymes de caméléonisme sur lebonsynonyme.fr

Caméléonisme

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