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Aroumains

Définitions de « Aroumains »

Wiktionnaire

Nom commun - français

Aroumains \a.ʁu.mɛ̃\ masculin pluriel

  1. (Au pluriel) (Collectivement) Population des Balkans parlant l’aroumain.
    • Les Aroumains correspondent à l’archétype valaque, dans la mesure où, si le pastoralisme nomade est une figure du passé, il participe encore pour eux d’une identité collective imposée et acceptée, voire revendiquée. — (Jean-François Gossiaux, Pouvoirs ethniques dans les Balkans, Presses Universitaires de France, 2015)
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Étymologie de « Aroumains »

(1897) De l’allemand Aromunen, mot adapté de l’aroumain Armãni (apparenté au latin Romanus) par le linguiste allemand Gustav Weigand en 1894[1].
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Phonétique du mot « Aroumains »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
Aroumains arumɛ̃

Évolution historique de l’usage du mot « Aroumains »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « Aroumains »

  • Pourquoi cette insistance sur l’ethnicité, principale innovation de la démarche de V. C. selon ses propres termes, l’autre étant l’insistance sur le rôle attribué aux auteurs aroumains de l’Empire ottoman et d’Europe centrale dans la construction du discours identitaire roumain à venir ? Que signifient ces innovations par rapport aux études sur les Aroumains conçues, notamment en Roumanie, dans une perspective essentialiste, perspective dont V. C. prétend s’émanciper ? Pour y voir plus clair, il faut commencer par revenir au tout début du livre, à la première phrase de la préface signée par l’historien Florin Ţurcanu. Présentée comme un « reliquat sud-danubien de la romanité orientale », « la population aroumaine approche la fin d’une longue histoire », affirme d’emblée le rapporteur de la thèse de V. C. et membre du jury (p. 13). On est donc avertis qu’il s’agit d’un processus achevé et la démonstration de V. C. va résolument dans ce sens. Cependant, contrairement à V. C., l’historien F. Ţurcanu prend la précaution de ne pas parler de « fin » tout court de l’histoire dudit reliquat [2]. Il s’agirait donc plutôt d’un processus en voie d’achèvement. En tout cas, un certain nombre d’indices l’indique. En Roumanie même, au recensement de 2002, parmi les 25.053 individus se sont déclarés « Aroumains » plus de la moitié, 13.389, ont déclaré l’aroumain comme langue maternelle. En Macédoine du Nord depuis 1991 et, plus récemment, en Albanie, les Aroumains sont reconnus comme minorités nationales tandis qu’en Grèce il existe de nombreuses associations culturelles aroumaines représentant ceux qui se présentent comme des Grecs vlachophones ou, plus rarement, comme des Aroumains. Par ailleurs, si on laisse de côté ceux qui se revendiquent de ces catégories, nombre de Grecs, de Macédoniens et d’Albanais d’origine aroumaine se considèrent aujourd’hui tout simplement comme des Grecs, des Macédoniens et des Albanais, en tout cas pas comme des Roumains. De la même façon, nombre d’Aroumains qui se sont installés en Roumanie au cours du temps et notamment pendant l’entre-deux-guerres se considèrent comme des Roumains alors que d’autres sont favorables à un statut à part. Enfin, depuis l’implosion du régime communiste en Roumanie, l’Académie roumaine et le département des Roumains de partout du ministère des Affaires étrangères, revendiquent haut et fort les Aroumains des Balkans comme roumains, et n’hésitent pas à exercer des pressions dans ce sens. Or, de cela, il n’est guère question chez V. C. Certes, celui-ci a raison de rappeler dans sa réponse que « ce n’est pas la place ici de déferler (sic) un débat en détail sur les diverses problématiques de la « question Aroumaine » (la controverse sur les origines des Aroumains, le débat ‘langue vs dialecte’ concernant leur idiome, etc. – des questions qui ne font, d’ailleurs, pas l’objet de mon livre) », mais il ne saurait ignorer l’impact de son équation identité aroumaine=nationalité roumaine dans les débats concernant les Aroumains en Roumanie et dans les autres pays balkaniques. Le Courrier des Balkans, Blog • Les Aroumains, un reliquat qui perdure : bref état des lieux à l'intention de V. Creţulescu et F. Ţurcanu - Le Courrier des Balkans
  • « Qui sont les Aroumains ? Vers la moitié du XIXe siècle ( …) une population de bergers, marchands et dirigeants de caravanes éparpillés dans toute la région des Balkans, dans la plupart des villes ainsi que dans des communautés montagnardes isolées. Ils parlent une langue romane (un dialecte de la langue proto-roumaine) et on suppose qu’ils seraient les descendants des légionnaires et des colons romains établis dans la région (ou, selon une théorie concurrente, ils seraient des Grecs romanisés) » (p. 17). Deux précisions attirent l’attention dans cette présentation qui figure au tout debout du livre. En règle générale on s’accorde aujourd’hui pour parler plutôt de population locale romanisée au temps de l’administration romaine alors que certains linguistes estiment, dans une perspective notamment sociolinguistique, que l’aroumain peut être considéré comme une langue à part [2]. En revanche, l’Académie roumaine soutient, aujourd’hui comme par le passé, que l’aroumain ne peut être qu’un dialecte [3]. C’est d’ailleurs sur ce point qu’est fondé depuis plus d’un siècle, et de nos jours avec une insistance particulière, le discours national roumain concernant les Aroumains. Or V. Creţulescu, qui se présente comme un adepte des « théories modernistes de la nation » (p. 222), prend ses distances avec la tradition roumaine et avec ceux qui, encore aujourd’hui, « visent à démontrer la roumanité essentielle de la culture et de la civilisation aroumaines » (p. 26) [4]. En effet, pour ce qui est de l’essentialisme il se distingue de ces derniers, mais, à l’arrivée, comme on le verra plus loin, la « construction discursive » qu’il met en récit apparaît plutôt comme un aggiornamento des thèmes chers à ladite tradition. Le Courrier des Balkans, Blog • L'ethnicité aroumaine est-elle soluble dans la nationalité roumaine ? - Le Courrier des Balkans
  • Sire Henry Holland, le futur médecin de la reine Victoria, s’est rendu à la cour d’Ali Pacha de Yanya, aujourd’hui Ioannina, et dans les contrées montagneuses du Pinde à l’automne 1812, donc plusieurs années après Pouqueville et le Major Leake, les principales sources documentaires disponibles sur les Aroumains (armãni, rrãmãni) de l’époque. Il dresse un portrait saisissant de cette population qui n’aura de cesse d’intriguer tout au long du XIXe siècle les observateurs européens de passage dans les Balkans. Le Courrier des Balkans, Blog • Les Aroumains au temps d'Ali Pacha selon le docteur Holland - Le Courrier des Balkans
  • Je le rencontre numériquement pour lui demander son avis sur le bruit qui a été fait ces derniers jours en raison de la suspension du financement du projet « Création d’une base de données numérique des monuments de la parole des Vlachs [Aroumains] grecs », pour discuter de la question de savoir si la science peut exister en dehors du contexte idéologique et politique et, inévitablement, sur sa façon de voir l’avenir. Le Courrier des Balkans, Blog • « Le nationalisme n'est pas seulement une menace, c'est un poison qui coule dans les veines » - Le Courrier des Balkans
  • Suivent plusieurs vraies surprises. D’abord, Cristina parle l’aroumain avec un naturel qui me fait une grosse impression. Cette langue sera pratiquement celle dans laquelle nous communiquerons le plus tout au long de notre périple, la seule que nous ayons eu en commun avec la plupart de nos interlocuteurs. Sterio Nakov, notre hôte, la parle avec un plaisir non dissimulé, c’est sa langue maternelle. Il n’a pas du tout le profil nouveau riche un peu lourdingue des Aroumains fraichement enrichis de Roumanie auquel je m’attendais. Pourtant, il est issu d’une famille encore plus récemment sédentarisée que celles des Aroumains colonisés entre 1925 et 1932 dans le sud de la Dobroudja roumaine en ce temps. Le Courrier des Balkans, Blog • Brève relation d'un voyage en pays aroumain - 1 : « Nu ni vor » [Ils ne nous aiment pas] - Le Courrier des Balkans

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