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Aroumain

Définitions de « aroumain »

Wiktionnaire

Adjectif - français

aroumain \a.ʁu.mɛ̃\

  1. Relatif aux Aroumains, population romanophone des Balkans.
    • Les réalités aroumaines en Roumanie (comme dans les autres pays) au tournant des XXe et XXIe siècles sont évidemment plus complexes et plus contradictoires que ne le laissent entendre les discours tenus en leur nom ou à leur propos. — (Nicolas Trifon, Les Aroumains en Roumanie depuis 1990, Revue d’études comparatives Est-Ouest, 2007, page 185)
  2. Relatif à l’aroumain.
    • Gardienne de la mémoire savante, « Fribourg » a réédité la première grammaire aroumaine, celle de Mihail G. Boigii, publiée pour la première fois en 1813, en grec et en allemand, dans l’alphabet latin. — (Jean-François Gossiaux, Pouvoirs ethniques dans les Balkans, Presses Universitaires de France, 2015)

Nom commun - français

aroumain \a.ʁu.mɛ̃\ masculin, au singulier uniquement

  1. (Linguistique) Langue des Balkans apparentée au roumain (parlée par les Aroumains).
    • Le roumain parlé aujourd'hui en Roumanie est issu du daco-roumain, qui, comme l’istro-roumain (quasi disparu), fait partie des dialectes roumains septentrionaux. L’aroumain, en revanche, fait partie des dialectes roumains méridionaux, tout comme le macédo-roumain et le méglédo-roumain. — (Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette, Roumanie, Petit futé, 2018)
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Étymologie de « aroumain »

Voir Aroumains.
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Phonétique du mot « aroumain »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
aroumain arumɛ̃

Évolution historique de l’usage du mot « aroumain »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « aroumain »

  • (1) A propos de sa présentation à plusieurs reprises sous le nom de Grammaire roumaine macédonovlaque au lieu de Grammaire aroumaine macédonovalaque de l’œuvre de Boïagi (1815), V. C. écrit : « ce n’est pas une erreur de ma part, comme le suggère M. Trifon dans sa note no. 8, mais un choix manifeste que j’ai fait : j’ai bien argumenté mon choix de légèrement modifier la traduction préférée par Matilda Caragiu-Marioțeanu, dans la note en bas de page no. 136, p. 133-134 de mon ouvrage ». Faux : l’argumentation proposée consiste en un tour de passe-passe d’autant plus ridicule qu’il cherche à démontrer, à partir d’un détail (macédonovalaque/ macédonovalaque), exactement le contraire de ce que dit la linguiste quand elle conclut expressément : « la grammaire de Boïagi devrait s’appeler dorénavant Grammaire aroumaine ou macédonovalaque ». Le Courrier des Balkans, Blog • Les Aroumains, un reliquat qui perdure : bref état des lieux à l'intention de V. Creţulescu et F. Ţurcanu - Le Courrier des Balkans
  • « Qui sont les Aroumains ? Vers la moitié du XIXe siècle ( …) une population de bergers, marchands et dirigeants de caravanes éparpillés dans toute la région des Balkans, dans la plupart des villes ainsi que dans des communautés montagnardes isolées. Ils parlent une langue romane (un dialecte de la langue proto-roumaine) et on suppose qu’ils seraient les descendants des légionnaires et des colons romains établis dans la région (ou, selon une théorie concurrente, ils seraient des Grecs romanisés) » (p. 17). Deux précisions attirent l’attention dans cette présentation qui figure au tout debout du livre. En règle générale on s’accorde aujourd’hui pour parler plutôt de population locale romanisée au temps de l’administration romaine alors que certains linguistes estiment, dans une perspective notamment sociolinguistique, que l’aroumain peut être considéré comme une langue à part [2]. En revanche, l’Académie roumaine soutient, aujourd’hui comme par le passé, que l’aroumain ne peut être qu’un dialecte [3]. C’est d’ailleurs sur ce point qu’est fondé depuis plus d’un siècle, et de nos jours avec une insistance particulière, le discours national roumain concernant les Aroumains. Or V. Creţulescu, qui se présente comme un adepte des « théories modernistes de la nation » (p. 222), prend ses distances avec la tradition roumaine et avec ceux qui, encore aujourd’hui, « visent à démontrer la roumanité essentielle de la culture et de la civilisation aroumaines » (p. 26) [4]. En effet, pour ce qui est de l’essentialisme il se distingue de ces derniers, mais, à l’arrivée, comme on le verra plus loin, la « construction discursive » qu’il met en récit apparaît plutôt comme un aggiornamento des thèmes chers à ladite tradition. Le Courrier des Balkans, Blog • L'ethnicité aroumaine est-elle soluble dans la nationalité roumaine ? - Le Courrier des Balkans
  • Dans le Chapitre X, Metzovo, en aroumain Aminciu, « ville bâtie dans une position singulière, au milieu des montagnes et élevée d’environ trois mille pieds au-dessus de la mer » fait l’objet d’une présentation détaillée, l’accent étant pis sur les aspects géographiques. On y compte quelque « 1 500 maisons, 7 ou 8 000 habitants presque entièrement valaques » [3], ce qui est beaucoup pour l’époque puisque la ville d’Athènes comptait selon certains témoignages quelque 10 000 habitants. Un autre bourg situé dans cette « contrée habitée par la nation la plus barbare et belliqueuse de la Turquie européenne » attire son attention : « la florissante ville de Kalarites construite, d’après mes informations, de manière plus régulière que ne le sont d’ordinaire les villes de Turquie. La population, qui semble être surtout valaque (Wallachian), est respectable, cultivée et majoritairement engagée dans des activités commerciales de la même nature que celles des marchands de Janina. » [4] Parmi les confrères de l’auteur officiant à la cour d’Ali Pacha, il y a aussi deux Aroumains non identifiés comme tels par notre auteur, ce qui n’est pas étonnant s’agissant d’un monde dans lequel le critère confessionnel l’emportait : « Parmi les médecins les plus réputés de la ville il y a Koletti et Chiprasli, natifs les deux de la région. Le premier, qui est le médecin de Muchtar Pacha, est l’auteur d’un traité de chimie en langue « romaïque » (grec) » [5]. Selon Vasile Tega, Chiprasli, originaire comme Coletti de Siraku, aurait écrit une « Gramatiki tis kutzovlahikis glossis » (Grammaire coutzo-valaque) dont le manuscrit s’est perdu [6] Le Courrier des Balkans, Blog • Les Aroumains au temps d'Ali Pacha selon le docteur Holland - Le Courrier des Balkans
  • Pour le breton déjà. Ensuite parce que je suis curieux d’avoir un point de vue différent du mien. Pendant une semaine, nous participons à des ateliers, des temps d’échange et des sorties avec d’autres jeunes issus de minorités européennes (NDLR : Romansch, Frison, Aroumain, etc.). C’est intéressant de comprendre comment le statut de minorité se vit en Europe et de connaître le rapport que ces peuples entretiennent avec leur État. Et puis, c’est en lien avec mon projet scolaire, je suis en Master breton à Rennes. Pour l’instant, je ne suis pas déçu ! Le Telegramme, Lorient - Être bretonnant, « une lutte permanente pour exister » - Le Télégramme

Traductions du mot « aroumain »

Langue Traduction
Anglais aromanian
Espagnol arrumano
Italien aromatico
Allemand aromatisch
Chinois 罗马尼亚语
Arabe أروماني
Portugais romeno
Russe ароманский
Japonais アルーマニア語
Basque aromaniarra
Corse aromanu
Source : Google Translate API

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