La langue française

Archière

Sommaire

  • Définitions du mot archière
  • Étymologie de « archière »
  • Phonétique de « archière »
  • Évolution historique de l’usage du mot « archière »
  • Citations contenant le mot « archière »
  • Traductions du mot « archière »

Définitions du mot archière

Wiktionnaire

Nom commun

archière \aʁ.ʃjɛʁ\ féminin

  1. Ouverture pratiquée dans les murailles et par laquelle on tirait de l’arc ou à l’arbalète.
    • Combien de fois n’ai-je pas escaladé ses tourelles, gravi les marches usées du fier donjon, repéré les traces des antiques bastions, appris à distinguer une poivrière d’une échauguette, une archière d’une bretèche… — (Maryjan, Brisemaille: Ou La barrière du rêve, 1949)
  2. (Par analogie) Lucarne ou trou donnant du jour dans une pièce, sur une cour ou un jardin.
  3. Bretelle du carquois des archers.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

ARCHIÈRE (ar-chiê-r') s. f.
  • 1Ouverture pratiquée dans les murailles et par laquelle on tirait de l'arc.
  • 2Lucarne ou trou donnant du jour sur une cour ou un jardin.

HISTORIQUE

XIIIe s. Par une petitete archiere, la Rose, 20994.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « archière »

(Date à préciser) Dérivé de arc avec le suffixe -ière.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « archière »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
archière arʃjɛr

Évolution historique de l’usage du mot « archière »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « archière »

  • Dans son livre, on découvre de vieux mots oubliés, comme orfèvresse, mairesse, victrice, tavernière, archière, bourrelle (pour des femmes bourreaux), poétesse, procureuse, médecine (pour une femme médecin), agente, vétérante, proviseuse –des mots qui s’employaient encore tardivement à l’oral. C’est la massification de l’enseignement, avec la mise au point de traités de grammaire, qui ont généralisé des usages qui n’étaient auparavant employés que dans certains milieux lettrés. Slate.fr, L'heure est venue de refaire un point sur l'écriture inclusive | Slate.fr
  • Le livre est divisé en trois parties. Les deux premières («La langue française n’a pas besoin d’être féminisée» et «La masculinisation du français») dressent un constat ahurissant pour les profanes, dont je suis : dès le Moyen Age, la langue française disposait de tout l’arsenal nécessaire, grammaire et vocabulaire, pour exprimer très équitablement le féminin et le masculin. Soit par recours à des mots épicènes (commun aux deux genres comme enfant, mécène, ministre…), soit que les noms de métiers ou d’activités, par exemple, existent déjà au féminin : archière, cervoisière, coffrière, ferronne, heaulmière, mairesse, maréchale, portière, jongleresse, chevaleresse, moinesse, doctoresse, chirurgienne, et bien sûr médecine. Même le bourreau avait son équivalent, la bourrelle ! Une ambassadrice était une «dame envoyée en ambassade» - et non la femme d’un ambassadeur, acception inventée sous on ne sait quel prétexte par l’Académie. Jean de Marconville parle de Jeanne d’Arc «la pucelle, victrice des ennemis du nom Gaulois», Brantôme de la duchesse de Montpensier comme d’une «grande femme d’Etat». Plus stupéfiant, écrivaine et autrice, qui heurtent tant certaines oreilles contemporaines, sont attestées depuis belle lurette : on retrouve dans les archives la trace d’une certaine «Jeanne l’écrivaine», scribe qualifiée ; Marguerite d’Autriche se plaît à rappeler à son neveu Charles Quint qu’on lui écrit en tant qu’«autrice de paix». La grammaire n’est pas en reste. L’accord de proximité, hérité du latin, qui consiste à pratiquer l’accord avec le dernier terme prononcé ou écrit, était monnaie courante. Pierre Nicole, dans son traité De l’éducation d’un prince (1670) parle de «ces pères et ces mères qui font profession d’être chrétiennes» (et non chrétiens). Cet accord «à l’oreille» permet d’ailleurs de choisir à loisir, et cette souplesse est à souligner : «ces hommes et ces femmes sont belles» ou «ces femmes et ces hommes sont beaux». Si bien qu’Eliane Viennot est en droit de dire : «Nous n’avons pas à modifier notre langue, mais à renouer avec ses logiques, en nous appuyant sur ses ressources.» Libération.fr, Rendons le féminin à la langue française - Libération

Traductions du mot « archière »

Langue Traduction
Anglais archière
Espagnol archière
Italien archière
Allemand archière
Chinois 建筑师
Arabe archière
Portugais arquière
Russe archière
Japonais アルキエール
Basque archière
Corse archière
Source : Google Translate API
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