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Citations sur le sans - Page 63
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Tout cela, dit-il, s’explique sans qu’il soit besoin de chercher midi à quatorze heures. Que le meurtrier ait un complice… c’est possible. La présence des femmes est naturelle, partout où il y a des filous, on rencontre des voleuses.
Émile Gaboriau — Monsieur Lecoq -
Le petit Locmaria, sans tourner autour du pot, a tout l’air de Termes, sa danse, sa révérence, mettre et ôter son chapeau, sa taille, sa tête.
Madame de Sévigné — Lettre à Madame de Grignan -
[…] advenant que lors ils eussent vent en poupe, passer outre sans mot dire […]
Rabelais — Le Quart Livre -
…il tenait bon, sans enfoncer trop les dents, mais rien que pour garder sa proie, et s’y suspendre aussi longtemps qu’on n’avait pas jeté l’éponge en l’air, eût-il dû attendre un an.
Mark Twain — La Célèbre Grenouille sauteuse du comté de Cavaleras -
[Le tailleur] avait la mer en aversion ; il en avait une peur bleue, il disait n’avoir jamais pu mettre le pied sur une barque sans être malade à en mourir.
George Sand — Contes d’une grand-mère -
Les fenêtres sans volets qui regardaient la campagne m’assuraient qu’elles passeraient une nuit blanche.
Marcel Proust — Le Côté de Guermantes -
Quand ils avaient déjeuné, ils demeuraient assis dans l’herbe, côte à côte, sans rien dire, les yeux au loin, les paupières lourdes, les doigts croisés comme à la messe.
Guy de Maupassant — Le Petit Soldat -
Elle affirme qu’on peut l’en croire / Mon cœur vaincra sans coup férir.
Guillaume Apollinaire — Calligrammes -
C’est l’ennemi qui, à sa grande stupeur, occupe Barbotigny sans coup férir.
Alphonse Allais — Rose et Vert-Pomme -
Paris n’a pas attendu, Paris a conquis sa liberté sans coup férir ; j’espère que, plantée ainsi, elle est viable.
George Sand — Correspondance -
La seule chose qui me brise le cœur, c’est que Naples abandonne la cause de son roi sans coup férir.
Alexandre Dumas — Les Garibaldiens -
Elle ne doutait plus de sa victoire et se croyait assurée d’emporter, sans coup férir, le cœur de Fortunio.
Théophile Gautier — Fortunio -
Il mangeait du pain et du saucisson, et sans faim, je vous prie de le croire, histoire de peser un peu plus lourd. Un point, c’est tout.
Simonne Ratel — La Maison des Bories -
Sans doute ; mais qui ne risque rien n’a rien. Es-tu si Berrichon que tu ne veuilles tenter le sort ?
George Sand — Les Maîtres sonneurs -
Le soir s’évanouit c’est maintenant la nuitSauvage et noire ouverte sur un monde absentIl faut réanimer le monde de demainMais sans vieillir si j’ai vieilli rien ne sera
Paul Éluard — Lazare -
Ne s’emploie aussi sans valeur négative. On dit alors qu’il est explétif. Sa présence, bien qu’elle ne soit pas nécessaire à la correction grammaticale, est recommandée dans la langue soutenue.▪ Dans les propositions qui suivent un verbe exprimant la crainte ou l’empêchement. Je crains qu’il ne vienne. Je redoute qu’il ne crée encore quelque difficulté. Empêchez qu’il ne tombe.▪ Après les locutions conjonctives à moins que, avant que, depuis que. Finissez votre ouvrage avant qu’il ne revienne. À moins qu’il ne renonce.▪ Dans des phrases qui expriment la comparaison, après plus que, moins que, mieux que et autre que. Il est plus riche, il est meilleur qu’on ne le dit. Vous écrivez mieux que vous ne parlez.▪ D’une façon générale, dans des propositions conjonctives où il n’y a pas de négation mais qui sont entendues dans un contexte négatif. Il s’en est fallu de peu qu’il ne réussisse. Personne ne doutait qu’il ne fît semblant.
Académie française — Dictionnaire -
« Cette locution conjonctive n’appelle pas l’emploi de la négation. Sans que personne s’y oppose, sans qu’on en ait rien su.Mais, dans les propositions introduites par sans que, lorsqu’elles s’insèrent dans un contexte négatif, on peut utiliser le ne dit explétif, que n’exige pas la correction grammaticale, mais qui est recommandé dans la langue soutenue. Il vient sans qu’on l’en ait prié, Il ne vient jamais sans qu’on l’en ait prié ou sans qu’on ne l’en ait prié sont toutes des phrases correctes. Seule la phrase Il vient sans qu’on ne l’en ait prié serait fautive. »
Académie française — Dire -
Osewoudt monta alors les marches deux à deux. Jésus ! ça fait un bail qu’on ne s’est vus. Osewoudt tenta de rire, mais sans y parvenir. Oui, Henri, ça fait un bail.
Willem Frederik Hermans — La chambre noire de Damoclès -
Et, sans mêler à l’or l’éclat des diamants,Cueille en un champ voisin ses plus beaux ornements.
Boileau — Art poétique -
[…] je déclarai sans ambages, à Mariko « C’est grâce à mes efforts que vous avez eu une place. Que voulez-vous que je vous dise de plus ? Ne m’avez-vous pas promis que vous feriez n’importe quoi si je vous en trouvais une ? C’est vrai. Chose promise, chose due.
Shûsaku Endô — La Fille que j’ai abandonnée -
À l’impossible nul n’est tenu, et la promesse de donner la chose d’autrui est sans effet.
Robert-Joseph Pothier — Traité des obligations -
Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage, / Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage.
Nicolas Boileau — L’Art poétique -
Bah à chaque jour suffit sa peine. Sont-ils vraiment fichus? Sans espoir de retour ? Une fois fichus, sont bien fichus, restent fichus, chantonne Benway.
William Burroughs — Le festin nu -
Il avait filé à bride abattue vers la porte sans même se retourner, emporté par la panique.
Louis-Ferdinand Céline — Voyage au bout de la nuit -
« Il va sans dire qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, mais il me semble difficile de nier que les premiers signes de la crise économique américaine prévue depuis si longtemps par les géniaux Marx et Lénine soient clairement visibles à l’horizon. »
Romain Gary — L’Homme à la colombe -
Les enfants passèrent à la queue leu leu, sans se bousculer, avec cette gravité des petits à qui l’on confie une mission.
Marcel Pagnol — La Gloire de mon père -
La semaine dernière, six de mes ouvriers ont pris la poudre d’escampette. Ils ont juste quitté les champs, comme ça, sans prévenir. Ils sont encore dans la nature.
Arto Paasilinna — Moi -
Tu croises tous les jours en bas de chez toi un SDF qui te ressemble. C’est ton sosie : maigre, grand, pâle, les joues creuses. C’est toi avec une barbe, toi sale, toi mal habillé, toi sentant mauvais, toi avec une boucle d’oreilles dans le nez, toi sans argent, toi avec une haleine de chacal, toi bientôt, toi quand la roue tournera, toi allongé par terre sur une grille d’aération du métro, les pieds nus ensanglantés. Tu ne lui achètes pas Le Réverbère. De temps à autre, il hurle de toutes ses forces: « QUI SEME LE VENT RECOLTE LA TEMPÊTE ! » puis se rendort.
Frédéric Beigbeder — 99 Francs -
Malgré les gants fourrés j’avais les doigts engourdis. Ce fut la croix et la bannière pour tourner le loquet sans déposer au sol mon fabuleux fardeau.
René Depestre — Éros dans un train chinois -
Pas question de féminiser les dénominations professionnelles. […]. Pendant quelques années encore, on peut écrire sans rire que «le ministre est enceinte», c’est ce qu’on appelle une syllepse, le sens l’emportant sur l’accord grammatical.
Claire Devarrieux — « Faites entrer la préfète » -
La nuit n'était pas brouillardeuse, mais terne, humide sans pluie, froide sans frimas, une vraie nuit française de janvier.
Ivan Tourgueniev — L'Exécution de Troppmann -
BELINEVa, va, cela n’en vaut pas la peine. Quelle perte est-ce que la sienne? et de quoi servait-il sur la terre? Un homme incommode à tout le monde, malpropre, dégoûtant, sans cesse un lavement ou une médecine dans le ventre, mouchant, toussant, crachant toujours ; sans esprit, ennuyeux, de mauvaise humeur, fatiguant sans cesse les gens, et grondant jour et nuit servantes et valets.
Molière — Le Malade imaginaire -
Étape peu fatigante. Presque on s’étonne de toucher au but sans plus de peine. Route assez monotone, mais pays toutefois plus accidenté.
André Gide — Voyage au Congo suivi de Le Retour du Tchad -
Alors que son jeune mari menait une vie déréglée sans aucun motif connu, rentrant en pleine nuit lorsqu’on croyait qu’il avait passé la journée à l’Université, sortant soudain lorsqu’on croyait qu’il resterait à la maison, bref, alors qu’il menait une vie de patachon, comme dirait sa mère, Yasuko, elle, avait une vie tout à fait paisible, presque heureuse.
Yukio Mishima — Les amours interdites -
À vaincre sans péril, on triomphe sans tracas ?
Régis Debray — Aveuglantes Lumières -
Des canons pris à l’ennemi seront fondus et le bronze récupéré servira pour les deux lions majestueux qui ornent l’escalier monumental de la chambre des députés à Madrid. D’autres y voient le symbole d’une fausse grandeur qui s’est leurrée ; « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » !
Benoît Pellistrandi — Les fractures de l’Espagne -
Je risquais ma vie pour Charlotte ; peu m’importait. Son aïeul n’avait-il pas écrit qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ? Ma victoire serait l’échafaud.
François-Henri Désérable — Tu montreras ma tête au peuple -
Le gladiateur se croit déshonoré si on l’accouple à plus faible que lui ; il sait qu’on vainc sans gloire quand on vainc sans péril. Il en va de même de la fortune: elle choisit à dessein les plus rudes antagonistes. (…) Un grand exemple ne naît que de la mauvaise fortune.
Sénèque — De la providence -
J’admire ton courage, et je plains ta jeunesse.Ne cherche point à faire un coup d’essai fatal ;Dispense ma valeur d’un combat inégal ;Trop peu d’honneur pour moi suivrait cette victoire :À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.On te croirait toujours abattu sans effort ;Et j’aurais seulement le regret de ta mort.
Pierre Corneille — Le Cid -
Arjuna est engagé corps et âme dans une guerre sans merci. Krishna lui fait valoir que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Il lui explique que la vérité est ailleurs et l’exhorte à la distance et au retrait en soi.
Jean d’ Ormesson — C’était bien
Avec Marcel, plus de raison de faire des fautes d'orthographe !
Améliore ton orthographe avec les conseils de Marcel, ton mentor de français, depuis ton téléphone.
Adopter Marcel