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Citations sur le sans - Page 343
Il y a 26056 citations sur le sans.
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...temps absolu, qui exprime l'époque du fait, sans rapport avec un événement antérieur ou postérieur;... Besch.1845.
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... mode absolu, qui exprime un fait sans condition, sans dépendance;... Besch.1845.
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Verbe absolu; qui peut être employé sans complément;... Besch.1845.
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A l'égard du françois, nous n'avons point d'ablatif absolu, puisque nous n'avons point de cas : mais nous avons des façons de parler absolues, c'est-à-dire, des phrases où les mots, sans avoir aucun rapport grammatical avec les autres mots de la proposition dans laquelle ils se trouvent, y forment un sens détaché qui est un [sic] incise équivalent à une proposition incidente ou liée à une autre, et ces mots énoncent quelque circonstance ou de temps ou de manière, etc. la valeur des termes et leur position nous font entendre ce sens détaché. 1789, s.v. ablatif.
Charles-Claude du Marsais — Grammaire -
Mais elle n’avait point, sans pitié même feinte,Rassasié mon cœur et de fiel et d’absinthe.
André Chénier — Élégies -
Erudit, débridé, volontiers abscons par moments, « Le Trésorier-payeur » séduit autant qu'il déconcerte. Tour à tour fulgurant et redondant, déclinant son propos anarcho financier sans vraiment le transcender, il lui manque une véritable apothéose. Yannick Haenel se « dépense » pourtant sans compter. Mais on aurait aimé que sa fièvre romanesque ouvre davantage la salle des coffres et nous consume tout à fait.
Les Echos — La féerie bancaire de Yannick Haenel | Les Echos -
Cet homme, sans chaperon et sans veste, au regard abruti, à la barbe et aux sourcils tachetés de plâtre, c’était son père!
Saintine — Une maitresse de Louis XIII -
[…] il faudroit qu’une nymphe abricotière mangeast des serises, et une nymphe serisée des abricots, afin qu’elles s’aydassent mutuellement sans pécher contre nature, et sans dévorer leurs propres membres.
Charles Sorel — Le Berger extravagant - Livre 5 -
Lors de l'étude de la résistance à l'abrasion des tissus de laine peignée au moyen de quatre abrasimètres distincts et en mettant en jeu dix types d'abrasion, on a constaté aussi la présence des distributions en ligne brisée bien que seulement dans un certain nombre de cas, c'est-à-dire sans un caractère général.
Revue de statistique appliquée — volume 16 -
Quels ragots couraient la ville ! Pourquoi diantre ne pouvait-on plus mettre le nez dehors sans être assommé d’histoires abracadabrantes ?
Nicolas Gogol — Les Âmes mortes -
"Harland, qui a fort bien connu Vavilov, condamne sans réserves les théories mitchouriniennes, taxe Lyssenko de charlatan et dénonce les odieuses manœuvres qui ont abouti à la révocation des principales figures de la génétique soviétique.
Joël Kotek & Dan Kotek — L'affaire Lyssenko" -
Où manger pour moins de 15€ à Paris? Nos bons plans et bonnes adresses pas chèresOù peut-on bien manger pour pas cher à Paris ? La capitale regorge de bons plans pour un déjeuner ou un dîner abordable ! Découvrez sans plus tarder ces bonnes adresses où se restaurer pour moins de 15€ à Paris. Pour se régaler à petit prix, c'est par ici ! [Lire la suite]
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Faisons du moins un écho fidèle, en redisant sans réserve et avec abondance de cœur ces paroles que rien ne désavouera : ...
auteur -
Le défi de Cyril : la forêt noire Ce gâteau centenaire, très apprécié des Français, tire ses origines en Allemagne. Nos pâtissiers vont devoir le métamorphoser en un dessert terriblement gourmand. Sans oublier un visuel effrayant, afin d’envoûter le jury, qui, pour la première fois, dégustera leurs créations abominablement gourmandes en plein milieu de la forêt enchantée du château !
News Actual — Le Meilleur Pâtissier : une spéciale Halloween ce mercredi 25 octobre 2023 sur M6 (Extrait Vidéo) -
Il devait me les payer. Mais, comme par hasard, cet abominable pingre, doublé d'un combineur sans vergogne, n'avait jamais le sou sur lui.
Victor Méric — Les Compagnons de l’Escopette -
La question à préciser serait alors celle de l’identité de celui qui peut espérer se définitiser sans s’abolir.
Revue de métaphysique et de morale — 1997 -
L’imitation de la perle se fabrique avec les écailles de l’ablette, pilées et réduites en une sorte de bouillie qu’un ouvrier tourne et retourne sans trêve.
Joris-Karl Huysmans — Marthe -
[...] mais que ce soient des choses scandaleuses et téméraires, on punit les détenteurs par des peines arbitraires, sans abjuration. Il n’y a d’abjurable que la matière portant avec elle suspicion véhémente ou légère d’hérésie.
Analecta juris pontificii : dissertations sur divers sujets de droit canonique — liturgie et théologie -
Dès qu’elle avait une minute libre, elle courait à l’église, elle y restait abîmée, dans des oraisons sans fin.
Émile Zola — Le Docteur Pascal -
D’un bout à l’autre du continent russe, des assemblées récitent ces litanies abêtissantes, étouffantes, sans fin recommencées tout le long des années […]
Victor Serge — Portrait de Staline -1940 -
"En conséquence, il sera incessamment procédé à la nomination ou élection d’un précepteur pour instruire gratuitement et sans salaire les jeunes enfants abécédaires de la ville et faubourgs.
Archives du Puy-de-dôme dans Pierre Cubizolles — Auzon : ville royale fortifiée : une des treize "bonnes villes" d’Auvergne’'" -
Resté seul avec sœur Céline, il retrouva sa gravité. Il réclama son potage et se laissa abecquer sans souffler mot. Puis, lorsqu'ils eurent dit ensemble la prière du soir, il lui fit éteindre le plafonnier.
auteur — Les Thibault -
Les muscles abducteur du pouce et abducteur du gros orteil sont, sans conteste, deux formations homologues.
Léo Testut — Traité d'anatomie humaine: Volume 1 -
J’allai, sans façon, offrir l’hommage de mon respect au roi abdicataire de Sardaigne.
François-René de Chateaubriand — Mémoires d’Outre-Tombe -
Il est à noter que le foyer nouveau de la base s'efface en une semaine sans s’abcéder.
Société française de pathologie respiratoire — Journal français de médecine et chirurgie thoraciques -
Les Arabes considèrent également le cheval avec quatre balzanes comme un animal sans mérite; et, de même que beaucoup parmi nous, ils regardent la belle face et les balzanes haut chaussées comme des preuves d’abâtardissement.
Félix van der Meer — Connaissances complètes du cavalier -
Véridiquement, il exposa tout ab ovo, sans omettre finalement le pourquoi des curieuses étapes destinées à précéder la palpation de son manuscrit, qui, bien plié, fut enseveli sans peine dans son étroite cachette d'or à pierreries.
Raymond Roussel — Locus Solus -
Des moutons bêlèrent tristement et un bélier, chassant brusquement à vau-vent, s’en prit à une innocente vachette de Durham, qu’il rendait sans doute responsable de l’inquiétante saute de temps.
Jean Ray — La Cité de l’indicible peur -
En présence de cet éclairage à giorno, on a jugé trop imprudent d’essaimer là des travailleurs bruyants, et après avoir attendu quelques heures, sans rien faire, dans un coin de ferme, on nous a fait revenir au cantonnement.
Henri Barbusse — Lettres de Henri Barbusse à sa femme -
Un jour il prit un paquet de plusieurs volumes déposés dans un coin obscur de sa bibliothèque ; il me fit asseoir, ouvrit un des volumes, et sans autre préambule se mit à lire à demi-voix.
Eugène Fromentin — Dominique -
Longtemps j’ai envié les concierges de la rue Lacépède, quand le soir et l’été les font sortir sur le trottoir, à califourchon sur leurs chaises : leurs yeux innocents voyaient sans avoir mission de regarder.
Jean-Paul Sartre — Les mots -
Le requin à collerettes vit à des milliers de mètres sous la surface mais parfois il remonte. Sans doute pour nous rappeler à quel point l’océan peut être bizarre…
Daily Geek Show — 12 animaux terrifiants qui vivent dans l’obscurité des abysses -
La mort même des capitaines siciliens, indignement condamnés par Verrès, n'est pas sans doute ce qui remuait le plus les maîtres du monde. Ce qui fit impression, c'est (...) qu'il fut convaincu d'avoir fait battre de verges et mettre en croix un citoyen romain.
Michelet — Histoire romaine -
[…] je suis doué d’une bonne dose de philosophie, chose indispensable lorsqu’on voyage, en Amérique surtout, où la plupart du temps on est livré à sa propre industrie sans avoir la ressource de pouvoir compter sur un secours étranger.
Gustave Aimard — Les Trappeurs de l’Arkansas -
Cette dernière optique était celle des révolutionnaires de l’Est, qui menèrent l’attaque contre Bernstein Plekhanov, Parvus et Rosa Luxemburg et qui avaient le soutien de Karl Kautsky, le plus éminent théoricien du Parti allemand, bien qu’il se sentît sans doute plus à l’aise avec Bernstein qu’en compagnie de ses alliés nouveaux venus. Ce fut pour eux une victoire à la Pyrrhus, qui « ne fit que renforcer l’aliénation en évacuant la réalité ».
Hannah Arendt — Vies politiques -
Les expéditeurs sont à leur poste ; les courtiers des grandes maisons étrangères sont sur pied. Sans beaucoup de bruit, des cours s’établissent, des transactions s’effectuent, des chargements s’accomplissent.
Ludovic Naudeau — La France se regarde : le Problème de la natalité -
C’est samedi prochain la fête de mon père.Ma mère me l’a dit soixante fois depuis quinze jours.« C’est la fête—de—ton—père. »Elle me le répète d’un ton un peu irrité ; je n’ai pas l’air assez remué, paraît-il.« Ton père s’appelle Antoine. »Je le sais, et je n’éprouve pas de frisson ; il n’y a pas là le mystérieux et l’empoignant d’une révélation. Il s’appelle Antoine, voilà tout.Je suis sans doute un mauvais fils. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier)
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…moi, ça me lève le cœur, des fois, cette ivrognerie de personnes société vicieuses et sans aucune tenue.
Francis Carco — Images cachées -
Voilà. Ces personnages vont vous jouer l’histoire d’Antigone. Antigone, c’est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. Elle pense qu’elle va être Antigone tout à l’heure, qu’elle va surgir soudain de la maigre jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au sérieux dans la famille et se dresser seule en face du monde, seule en face de Créon, son oncle, qui est le roi. Elle pense qu’elle va mourir, qu’elle est jeune et qu’elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n’y a rien à faire. Elle s’appelle Antigone et il va falloir qu’elle joue son rôle jusqu’au bout… Et, depuis que ce rideau s’est levé, elle sent qu’elle s’éloigne à une vitesse vertigineuse de sa sœur Ismène, qui bavarde et rit avec un jeune homme, de nous tous, qui sommes là bien tranquilles à la regarder, de nous qui n’avons pas à mourir ce soir.Le jeune homme avec qui parle la blonde, la belle, l’heureuse Ismène, c’est Hémon, le fils de Créon. Il est le fiancé d’Antigone. Tout le portait vers Ismène : son goût de la danse et des jeux, son goût du bonheur et de la réussite, sa sensualité aussi, car Ismène est bien plus belle qu’Antigone ; et puis un soir, un soir de bal où il n’avait dansé qu’avec Ismène, un soir où Ismène avait été éblouissante dans sa nouvelle robe, il a été trouver Antigone qui rêvait dans un coin, comme en ce moment, ses bras entourant ses genoux, et il lui a demandé d’être sa femme. Personne n’a jamais compris pourquoi. Antigone a levé sans étonnement ses yeux graves sur lui et elle lui a dit « oui » avec un petit sourire triste… L’orchestre attaquait une nouvelle danse, Ismène riait aux éclats, là-bas, au milieu des autres garçons, et voilà, maintenant, lui, il allait être le mari d’Antigone. Il ne savait pas qu’il ne devait jamais exister de mari d’Antigone sur cette terre et que ce titre princier lui donnait seulement le droit de mourir.Cet homme robuste, aux cheveux blancs, qui médite là, près de son page, c’est Créon. C’est le roi. Il a des rides, il est fatigué. Il joue au jeu difficile de conduire les hommes. Avant, du temps d’Œdipe, quand il n’était que le premier personnage de la cour, il aimait la musique, les belles reliures, les longues flâneries chez les petits antiquaires de Thèbes. Mais Œdipe et ses fils sont morts. Il a laissé ses livres, ses objets, il a retroussé ses manches, et il a pris leur place.Quelquefois, le soir, il est fatigué, et il se demande s’il n’est pas vain de conduire les hommes. Si cela n’est pas un office sordide qu’on doit laisser à d’autres, plus frustes… Et puis, au matin, des problèmes précis se posent, qu’il faut résoudre, et il se lève, tranquille, comme un ouvrier au seuil de sa journée.La vieille dame qui tricote, à côté de la nourrice qui a élevé les deux petites, c’est Eurydice, la femme de Créon. Elle tricotera pendant toute la tragédie jusqu’à ce que son tour vienne de se lever et de mourir. Elle est bonne, digne, aimante. Elle ne lui est d’aucun secours. Créon est seul. Seul avec son petit page qui est trop petit et qui ne peut rien non plus pour lui.Ce garçon pâle, là-bas, au fond, qui rêve adossé au mur, solitaire, c’est le Messager. C’est lui qui viendra annoncer la mort d’Hémon tout à l’heure. C’est pour cela qu’il n’a pas envie de bavarder ni de se mêler aux autres. Il sait déjà…Enfin les trois hommes rougeauds qui jouent aux cartes, leurs chapeaux sur la nuque, ce sont les gardes. Ce ne sont pas de mauvais bougres, ils ont des femmes, des enfants, et des petits ennuis comme tout le monde, mais ils vous empoigneront les accusés le plus tranquillement du monde tout à l’heure. Ils sentent l’ail, le cuir et le vin rouge et ils sont dépourvus de toute imagination. Ce sont les auxiliaires toujours innocents et toujours satisfaits d’eux-mêmes, de la justice. Pour le moment, jusqu’à ce qu’un nouveau chef de Thèbes dûment mandaté leur ordonne de l’arrêter à son tour, ce sont les auxiliaires de la justice de Créon.Et maintenant que vous les connaissez tous, ils vont pouvoir vous jouer leur histoire. Elle commence au moment où les deux fils d’Œdipe, Étéocle et Polynice, qui devaient régner sur Thèbes un an chacun à tour de rôle, se sont battus et entre-tués sous les murs de la ville, Étéocle l’aîné, au terme de la première année de pouvoir, ayant refusé de céder la place à son frère. Sept grands princes étrangers que Polynice avait gagnés à sa cause ont été défaits devant les sept portes de Thèbes. Maintenant la ville est sauvée, les deux frères ennemis sont morts et Créon, le roi, a ordonné qu’à Étéocle, le bon frère, il serait fait d’imposantes funérailles, mais que Polynice, le vaurien, le révolté, le voyou, serait laissé sans pleurs et sans sépulture, la proie des corbeaux et des chacals… Quiconque osera lui rendre les devoirs funèbres sera impitoyablement puni de mort.Pendant que le Prologue parlait, les personnages sont sortis un à un. Le Prologue disparaît aussi. L’éclairage s’est modifié sur la scène. C’est maintenant une aube grise et livide dans une maison qui dort. Antigone entr’ouvre la porte et rentre de l’extérieur sur la pointe de ses pieds nus, ses souliers à la main. Elle reste un instant immobile à écouter. La nourrice surgit.
Jean Anouilh — Antigone -
Masques ! O Masques !Masque noir masque rouge, vous masques blanc-et-noirMasques aux quatre points où souffle l’EspritJe vous salue dans le silence !Et pas toi le dernier, Ancêtre à tête de lion. Vous gardez ce lieu forclos à tout rire de femme, à tout sourire qui se fane, Vous distillez cet air d’éternité où je respire l’air de mes Pères.Masques aux visages sans masque, dépouillés de toute fossette comme de toute rideQui avez composé ce portrait, ce visage mien penché sur l’autel de papier blanc A votre image, écoutez-moi !Voici que meurt l’Afrique des empires – c’est l’agonie d’une princesse pitoyable Et aussi l’Europe à qui nous sommes liés par le nombril. […]
Léopold Sédar Senghor — « Masques »