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Citations sur le mais
Il y a 190 citations sur le mais.
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« Oh ! ne parlez pas de ma peine, » dit la Duchesse ; « je vous fais cadeau de tout ce que j’ai dit jusqu’à présent. » « Voilà un cadeau qui n’est pas cher ! » pensa Alice. « Je suis bien contente qu’on ne fasse pas de cadeau d’anniversaire comme cela ! » Mais elle ne se hasarda pas à le dire tout haut.
Lewis Carroll — Alice au pays des merveilles -
Vieillir est ennuyeux, mais c’est le seul moyen que l’on ait trouvé de vivre longtemps.
Sainte Beuve — Portraits littéraires -
Mais il fait un raisonnement qui m'a paru dénoter une philosophie un peu puérile, cette philosophie du coin du feu qui discute sur l'art de couper les cheveux en quatre.
Émile Zola — Le Naturalisme au théâtre -
Mais dans mon misérable cerveau, toujours occupé à chercher midi à quatorze heures (de quelle fatigante faculté la nature m’a fait cadeau !), entra soudainement cette idée qu’une pareille conduite, de la part de mon ami, n’était excusable que par le désir de créer un événement dans la vie de ce pauvre diable, peut-être même de connaître les conséquences diverses, funestes ou autres, que peut engendrer une pièce fausse dans la main d’un mendiant.
Charles Baudelaire — « La Fausse Monnaie » -
Chercher midi à quatorze heures a pour origine l’usage, encore en vigueur dans plusieurs villes de l’Italie, de compter les heures de 1 à 24, à partir du coucher du soleil. D’après cette notation, midi peut se trouver à 16 heures, à 17, à 18 et 20 ; mais il ne peut jamais se trouver à 14. Le vrai sens de cette locution est donc : chercher une chose impossible.
Émile Littré — Dictionnaire de la langue française -
J'appelle un chat un chat et Rolet un fripon,fait dire au Damon de sa première satire, Boileau, qui cette fois se trompe encore ; car il faut appeler un chat un chat, mais appeler Rolet un fripon, même s'il est un fripon, c'est emprunter la rhétorique des dames de la halle.
Théodore de Banville — Petit Traité de poésie française -
Celui qui, en toutes choses, appellerait un chat un chat, serait un homme franc et pourrait être un homme honnête, mais non pas un bon écrivain ; car, pour bien écrire, le mot propre et suffisant ne suffit réellement pas.
Joseph Joubert — Pensées -
Mais c’est déjà le même défaut, ce contre-sens d’aligner des mots bien sonores en ne se souciant qu’ensuite du fond. C’est mettre la charrue avant les bœufs, même dans les livres de Bergotte.
Marcel Proust — À l’ombre des jeunes filles en fleurs -
Le peuple ! Certes, il mérite l’intérêt, la pitié, les efforts ; mais le vouloir tout-puissant, le vouloir dirigeant équivaut à réaliser le vieux dicton populaire : mettre la charrue avant les bœufs.
Guy de Maupassant — « À propos du peuple » -
Mais me voilà toujours à mettre la charrue avant les bœufs. Clarence respire encore ; Édouard vit encore et règne.
William Shakespeare — Richard III -
[…] et finit par attaquer résolument le général, avec trop peu de faits et trop de paroles, mais de front et comme la Bible veut qu’on prenne le taureau, par les cornes.
Victor Hugo — Choses vues -
…il tenait bon, sans enfoncer trop les dents, mais rien que pour garder sa proie, et s’y suspendre aussi longtemps qu’on n’avait pas jeté l’éponge en l’air, eût-il dû attendre un an.
Mark Twain — La Célèbre Grenouille sauteuse du comté de Cavaleras -
Le 1er mai, c’était férié mais le 30 avril, c’était quoi ? Rien ! Mais entre un dimanche et un jour férié, on fait le pont.
Jacques Faizant — Le Point -
C’est vrai que les cours privés, ça coûte un bras, mais on n’est pas obligés d’aller une semaine au ski toutes les années, aussi !
Guy Delisle — Le Guide du Mauvais Père -
Mais il paraît que le prince n’est dupe qu’à demi, car si quelqu’un dans la ville s’avise de dire que la veille on a passé une nuit blanche au château, le grand-fiscal Rassi envoie le mauvais plaisant à la citadelle.
Stendhal — La Chartreuse de Parme -
Vous saurez que j’ai passé une nuit blanche, mais si blanche, que depuis deux heures après minuit que je me suis couchée, jusqu’à trois heures après midi que je vous écris, je n’ai pas exactement fermé la paupière ; c’est la plus forte insomnie que j’aye jamais eue, mais depuis quinze jours je ne dors que quatre ou cinq heures par nuit.
Marie du Deffand — Lettre CXIX à Horace Walpole -
Mais ces rêves cuvés, il n’en restait plus rien qu’une lassitude plus grande et la gueule de bois.
Romain Rolland — Le Buisson ardent -
Je t’en supplie, ne t’inquiète donc pas pour moi. Je m’abrutis, il est vrai, je me dépense un peu, mais, pour l’instant, c’est là la seule manière de me garder. Ne t’inquiète pas !
Albert Camus et Maria Casarès — Correspondance -
Sans doute ; mais qui ne risque rien n’a rien. Es-tu si Berrichon que tu ne veuilles tenter le sort ?
George Sand — Les Maîtres sonneurs -
Toujours est-il que des menus plaisirs, faveurs et emplois dérisoires qui m’étaient octroyés, si gentiment le fussent-ils, j’en avais ras le bol. Cette locution, je crois, n’était pas encore en usage mais peu importe et le sentiment qu’elle traduit n’avait rien à voir avec l’ingratitude.
Jacques Perret — Belle lurette -
Mais enfin il ne faut tout de même pas nous la faire à l’oseille, il est bien certain que les charmantes opinions de monsieur mon neveu peuvent faire assez de bruit dans Landerneau.
Marcel Proust — Le Côté de Guermantes -
Cette affaire ne fit pas de bruit dans Landerneau ; mais dans le quartier qui va du boulevard Malesherbes à l’Arc-de-Triomphe, les dames du grand monde ne s’abordaient plus que par des : « Ah ! ma chère, c’est inouï. »
François Tassart — Souvenirs sur Guy de Maupassant -
Mais Colombe, pas plus que Bianca, ne l’arrachait tout à fait à ses amours de passage. Témoin cette histoire d’une bottine rose qui a fait quelque bruit dans Landerneau.
Arsène Houssaye — Les Parisiennes -
Oh ! le bon tour ! Je ne dirai rien, mais cela fera du bruit dans Landerneau.
Alexandre Duval — Les Héritiers -
Ne s’emploie aussi sans valeur négative. On dit alors qu’il est explétif. Sa présence, bien qu’elle ne soit pas nécessaire à la correction grammaticale, est recommandée dans la langue soutenue.▪ Dans les propositions qui suivent un verbe exprimant la crainte ou l’empêchement. Je crains qu’il ne vienne. Je redoute qu’il ne crée encore quelque difficulté. Empêchez qu’il ne tombe.▪ Après les locutions conjonctives à moins que, avant que, depuis que. Finissez votre ouvrage avant qu’il ne revienne. À moins qu’il ne renonce.▪ Dans des phrases qui expriment la comparaison, après plus que, moins que, mieux que et autre que. Il est plus riche, il est meilleur qu’on ne le dit. Vous écrivez mieux que vous ne parlez.▪ D’une façon générale, dans des propositions conjonctives où il n’y a pas de négation mais qui sont entendues dans un contexte négatif. Il s’en est fallu de peu qu’il ne réussisse. Personne ne doutait qu’il ne fît semblant.
Académie française — Dictionnaire -
« Cette locution conjonctive n’appelle pas l’emploi de la négation. Sans que personne s’y oppose, sans qu’on en ait rien su.Mais, dans les propositions introduites par sans que, lorsqu’elles s’insèrent dans un contexte négatif, on peut utiliser le ne dit explétif, que n’exige pas la correction grammaticale, mais qui est recommandé dans la langue soutenue. Il vient sans qu’on l’en ait prié, Il ne vient jamais sans qu’on l’en ait prié ou sans qu’on ne l’en ait prié sont toutes des phrases correctes. Seule la phrase Il vient sans qu’on ne l’en ait prié serait fautive. »
Académie française — Dire -
Ainsi va la vie, elle se nourrit d’impermanence, et c’est l’impermanence qui fait que la vie est vie. Le passé laisse une trace comme les pas dans le sable, mais c’est vers l’avenir que l’on marche.
Agnès Ledig — Juste avant le bonheur -
Souviens-toi d’ailleurs, en tout événement qui te porte au chagrin, d’user de ce principe : ceci n’est pas un revers, mais c’est un bonheur que de noblement le supporter.
Marc Aurèle — Pensées pour moi-même -
Ne demande pas que ce qui arrive arrive comme tu le veux, mais veux ce qui arrive comme il arrive, et tu couleras une vie heureuse.
Épictète — Manuel -
Mais du moins ne m’oublie pas quand tu me quittes. N’oublie pas non plus ce que je t’ai dit si longuement chez moi, un jour, avant que tout se précipite.
Albert Camus — Maria Casarès -
Osewoudt monta alors les marches deux à deux. Jésus ! ça fait un bail qu’on ne s’est vus. Osewoudt tenta de rire, mais sans y parvenir. Oui, Henri, ça fait un bail.
Willem Frederik Hermans — La chambre noire de Damoclès -
Y a pas d’aumône dans ce camp. C’est interdit. Donc, maintenant, vous allez filer faire des courses et vous me rapporterez la note. — Mais si on peut jamais vous rendre ? demanda timidement Mme Joyce. Ça fait un bail qu’on a plus travaillé.
John Steinbeck — Les raisins de la colère -
— Mais je suis en tongs ! — Le chemin est un peu difficile mais à cœur vaillant rien d’impossible. — Ne cherchons pas « pourquoi » mais découvrons « comment ». — Tu dis ? — Oui, d’accord, descendons à la crique.
Frédéric Ciriez — Je suis capable de tout -
Je sortirai du camp, mais quel que soit mon sort,J’aurai montré, du moins, comme un vieillard en sort.
Adolphe Dumas — Le Camp des croisés -
On aurait voulu sauter par-dessus ces plissements. Mais il ne fallait pas. Aller piano !
Jean de La Varende — La Pinsonnière -
Fut-ce un mal ou un bien ? Je ne sais, mais je souscris volontiers au verdict d’un éminent psychanalyste : je n’ai pas de Sur-moi.
Jean-Paul Sartre — Les Mots -
J’ai appris qu’une vie ne vaut rien, mais que rien ne vaut une vie.
André Malraux — Les ConquérantsAndré Malraux -
On passe souvent de l’amour à l’ambition, mais on ne revient guère de l’ambition à l’amour.
La Rochefoucauld — MaximesLa Rochefoucauld -
« Il va sans dire qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, mais il me semble difficile de nier que les premiers signes de la crise économique américaine prévue depuis si longtemps par les géniaux Marx et Lénine soient clairement visibles à l’horizon. »
Romain Gary — L’Homme à la colombe -
Pour voir si j’en suis capable. Pour prouver que j’en suis capable. Prouver quoi à qui ? C’est le serpent qui se mord la queue, mais bon. D’accord. Pour me prouver à moi-même que j’en suis capable.
Colson Whitehead — Ballades pour John Henry
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