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Citations sur le deux
Il y a 312 citations sur le deux.
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Celui qui dit que deux et deux font quatre, a-t-il une connaissance de plus que celui qui se contenterait de dire que deux et deux font deux et deux ?
Jean le Rond d’Alembert — Encyclopédie -
Les révolutions font en deux jours l’ouvrage de deux mois, puis défont en deux ans l’ouvrage de deux siècles.
Paul Valéry -
Qui donne vite donne deux fois.
Sénèque -
Promettre et tenir sont deux.
Antoine Loisel -
Penser et raisonner font deux.
Georges Braque — Le Jour et la nuit -
On vous vend au marché cinq moineaux pour deux sous ; et Dieu, pourtant, n’oublie pas un de ces passereaux.
Saint Luc -
Nous deux formons une multitude.
Ovide -
Acquérir et jouir sont deux.
Proverbe français -
Un chien vaut deux gendarmes.
Anonyme — La Dépêche du Midi - 2 Novembre 1975 -
Un homme averti en vaut deux.
Proverbe français -
Je vous vois, vous m'êtes présente ; je pense et repense à tout ; ma tête et mon esprit se creusent : mais j'ai beau tourner, j'ai beau chercher ; cette chère enfant que j'aime avec tant de passion est à deux cents lieues de moi, je ne l'ai plus.
Mme de Sévigné — lettre à Mme de Grignan -
Fendre un cheveu en deux.
Antoine Furetière — Dictionnaire universel -
Eh bien, Colas, dit-il, nous y mettrons du nôtre ; coupons la poire en deux. Viens à saint Roch, pour moi.
Romain Rolland — Colas Breugnon -
Coupons la poire en deux, proposa-t-il. On arrivera à douze cents.
Jules Verne — Les Naufragés du Jonathan -
Il a la main sûre. Il est celui qui coupe la poire en deux d’un seul tour de poignet.
Remy de Gourmont — Promenades littéraires -
Vous dites 33. C’est si peu !… Moi, je disais 50. Eh ! bien, coupons la poire en deux, ou à peu près. Donnez-moi 45 pour cent.
Georges Darien — Le Voleur -
Il me fait un prix, je lui en ai dit un autre ; nous avons coupé la poire en deux, et hier, j’ai posé pour la première fois dans son atelier.
André Gill — Vingt années de Paris -
Eh bien ! coupons la poire en deux. Je céderais pour dix mille francs.
Georges Duhamel — Le Notaire du Havre -
Comme deux sots nous n’avions pas pensé au pont du 15 août. Les domestiques étaient de sortie.
Blaise Cendrars — Bourlinguer -
Vous saurez que j’ai passé une nuit blanche, mais si blanche, que depuis deux heures après minuit que je me suis couchée, jusqu’à trois heures après midi que je vous écris, je n’ai pas exactement fermé la paupière ; c’est la plus forte insomnie que j’aye jamais eue, mais depuis quinze jours je ne dors que quatre ou cinq heures par nuit.
Marie du Deffand — Lettre CXIX à Horace Walpole -
Le passage du Pont-Neuf entier célébrait l’affection, le bonheur tranquille, la lune de miel éternelle des deux époux.
Émile Zola — Thérèse Raquin -
Avec un petit caillou situé à 200 mètres dans le nord-est, connu sous le nom de Hazelwood, dont la tête se montre soit dans le creux de deux lames, soit couronnée de brisants, Rockall est tout ce qui émerge d’une grande terre disparue.
Jean-Baptiste Charcot — La Mer du Groënland -
Osewoudt monta alors les marches deux à deux. Jésus ! ça fait un bail qu’on ne s’est vus. Osewoudt tenta de rire, mais sans y parvenir. Oui, Henri, ça fait un bail.
Willem Frederik Hermans — La chambre noire de Damoclès -
Car ce n’est pas régner qu’être deux à régner.
Corneille — La Mort de Pompée -
Z. et moi savons parfaitement que nous ferons tous deux pour le mieux, et c’est le cas où jamais de nous répéter le proverbe « à l’impossible, nul n’est tenu ».
Charles Du Bos — Journal -
Le cœur humain n’a que deux ressorts, l’ambition et l’amour.
Maine de Biran — Journal -
Plus tard, bien plus tard, la lune s’est levée, le jour a succombé dans un spectaculaire flamboiement de rouge et d’orange sanglants, de bleu et de pourpre, un coucher de soleil à couper le souffle qu’aucun d’eux ne remarque…
Taiye Selasi — Le ravissement des innocents -
Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer.
Voltaire — Candide -
Nous marchions à la queue leu leu, dans un étroit sentier, entre deux haies de broussailles.
Guy de Maupassant — Contes et nouvelles -
Peut-être qu’une fois. j’aurai passé un coup de fil. On fait des choses qu’on se rappelle pas. Un coup de fil ? Vous ne lui avez téléphoné qu’une fois? Une ou deux.
Julian Gloag — Condamnation à vie -
Il lui a suffi de voir sa tête, et là, devant la porte, elle a appuyé deux fois sur la détente, et il était mort. Elle m’a dit : “Qui sème le vent récolte la tempête.”
Philip Roth — Le rabaissement -
Des canons pris à l’ennemi seront fondus et le bronze récupéré servira pour les deux lions majestueux qui ornent l’escalier monumental de la chambre des députés à Madrid. D’autres y voient le symbole d’une fausse grandeur qui s’est leurrée ; « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » !
Benoît Pellistrandi — Les fractures de l’Espagne -
Scipion emmena Salomon au café Riche où il lui fit servir deux tasses de café très fort. Ensuite il lui proposa d’aller un peu voir, en tout bien tout honneur, les nistonnes de derrière la mairie.
Albert Cohen — Les Valeureux -
Le gérant, un peu jaloux, s’abstient de féliciter Pierre et lui dit :— Alors, ces connards de Frouzes se sont calmés !Pierre, qui n’apprécie pas cette remarque raciste, répond du tac au tac :— Il n’y a pas de connards de Frouzes dans ce magasin, mais il y aurait eu deux connards de Suisses si nous n’avions pas éliminé les fauteurs de troubles.
Michel Wirz — Les Dernières noces alchimiques -
Le chef doublement étoilé Christophe Hay (Restaurant Christophe Hay Fleur de Loire, Blois) signera le diner, accompagné par les élèves des écoles hôtelières de la région. Sont conviés à ce diner les chefs deux et trois étoiles français ainsi qu’une sélection de médias nationaux et internationaux.
Bouillantes.com — Christophe Hay au Château de Chambord pour le diner de gala du Michelin -
Après la défaite de Mithridate, puissant monarque, Cn. Pompée trouva dans ses archives secrètes une recette que ce prince avait écrite de sa propre main ; c’était un antidote ainsi composé : Prenez deux noix sèches, deux figues, vingt feuilles de rue ; broyez le tout ensemble, après avoir ajouté un grain de sel : celui qui prendra ce mélange à jeun sera pour un jour à l’abri de tout poison.
Pline l’Ancien — Histoire naturelle -
Il ne s’agissait point de tendresse invertie mais d’une admiration et d’une affection sans borne qui furent aussitôt utilisées à leur profit par les deux gaillards. Ils me tenaient la dragée haute et je me fis leur valet.
Jean-Paul Sartre — Carnets de la drôle de guerre -
Dimanche 1er novembre (Venise).Tiepolo, L’institution du Rosaire. 1737-1739.Venise, les Gesuati. Photo A.G., 15 juin 2014. Manet, Lola de Valence, 1862.7 heures. Gris, puis très bleu.C’est la Toussaint. Messe aux Gesuati à 8 heures. Prêtre très sobre. Vingt personnes sous le plafond de Tiepolo (La Gloire de saint Dominique). « Mistero della fede. » En effet.Je rentre dans ma chambre pour écrire. À droite, dans la fenêtre ouverte, le Redentore, avec, sur la coupole, la statue endiablée du Christ ressuscité, victorieux.Le Christ, pour le Diable, c’est le Diable.Brusquement, tout est rose. « Les dieux sont là. »Heidegger : « Le « temps » n’est pas plus lié au Je que l’espace ne l’est aux choses ; encore moins est-il « objectif ’ et le temps « subjectif ». »Pensée incompréhensible pour l’habitant de la Métaphysique, c’est-à-dire l’esclave de la subjectivité absolue. Mais je vois ce que montre Heidegger. Le temps ne fait que passer par moi, l’espace est son enveloppe.Dans Le Monde, ceci, sur Malevitch : « Dans ses écrits, Malevitch s’est réclamé de l’art des icônes. Il a aussi constamment revendiqué l’icône comme faisant partie de la culture paysanne. Le rouge, le blanc et le noir, que l’on retrouve associés dans les icônes de Novgorod, plus fortement que dans toutes les autres icônes byzantines, sont aussi les couleurs signalétiques du suprématisme. Il est intéressant de noter que le carré rouge que Malevitch peint en 1915, après son premier carré noir et avant son premier carré blanc, a pour titre Réalisme en deux dimensions d’une paysanne. Pourquoi a-t-il donné ce titre ? Il doit y avoir une part d’humour — Malevitch était d’Ukraine le pays de Gogol. »Promenade dans la gare maritime, soleil sur les quais. Le remorqueur Hercules, de Trieste. Large moment de sérénité, la ville au loin, comme un paquebot de rêve.L’avion du retour a deux heures de retard. Arrivée sous la pluie battante. Une autre planète. À la Closerie, cinq filles d’une vingtaine d’années se sont organisées une fête au champagne. Elles passent de la plus folle gaieté tendre entre elles à la plus lourde mélancolie. Et de nouveau dans l’autre sens. Et ainsi de suite. Tantôt nymphes ravissantes (à la Fragonard), tantôt effondrées à la Goya, sans âge. Jeunesse et vieillesse en même temps. Je les regarde, j’ai l’impression de voir toute leur vie à travers elles (hystérie, fusion, amour, drôlerie, pourrissement, tristesse, vide). Film épatant pendant une heure. Destins.
Philippe Sollers — L’Année du Tigre -
J’ai passé les épreuves pratiques du Capes2 dans un lycée de Lyon, à la Croix-Rousse. Un lycée neuf, avec des plantes vertes dans la partie réservée à l’administration et au corps enseignant, une bibliothèque au sol en moquette sable. J’ai attendu là qu’on vienne me chercher pour faire mon cours, objet de l’épreuve, devant l’inspecteur et deux assesseurs, des profs de lettres très confirmés. Une femme corrigeait des copies avec hauteur, sans hésiter. Il suffisait de franchir correctement l’heure suivante pour être autorisée à faire comme elle toute ma vie. Devant une classe de première, des matheux, j’ai expliqué vingt-cinq lignes — il fallait les numéroter — du Père Goriot de Balzac. “Vous les avez traînés, vos élèves”, m’a reproché l’inspecteur ensuite, dans le bureau du proviseur. Il était assis entre les deux assesseurs, un homme et une femme myope avec des chaussures rosés. Moi en face. Pendant un quart d’heure, il a mélangé critiques, éloges, conseils, et j’écoutais à peine, me demandant si tout cela signifiait que j’étais reçue. D’un seul coup, d’un même élan, ils se sont levés tous trois, l’air grave. Je me suis levée aussi, précipitamment. L’inspecteur m’a tendu la main. Puis, en me regardant bien en face : “Madame, je vous félicite.” Les autres ont répété “je vous félicite” et m’ont serré la main, mais la femme avec un sourire.Je n’ai pas cessé de penser à cette cérémonie jusqu’à l’arrêt de bus, avec colère et une espèce de honte. Le soir même, j’ai écrit à mes parents que j’étais professeur “titulaire”. Ma mère m’a répondu qu’ils étaient très contents pour moi.Mon père est mort deux mois après, jour pour jour. Il avait soixante-sept ans et tenait avec ma mère un café-alimentation dans un quartier tranquille non loin de la gare, à Y… (Seine-Maritime). Il comptait se retirer dans un an. Souvent, durant quelques secondes, je ne sais plus si la scène du lycée de Lyon a eu lieu avant ou après, si le mois d’avril venteux où je me vois attendre un bus à la Croix-Rousse doit précéder ou suivre le mois de juin étouffant de sa mort.
Annie Ernaux — La Place -
La réponse postmoderne au moderne consiste à reconnaître que le passé, étant donné qu’il ne peut être détruit parce que sa destruction conduit au silence, doit être revisité : avec ironie, de façon non innocente. Je pense à l’attitude postmoderne comme à l’attitude de celui qui aimerait une femme très cultivée et qui saurait qu’il ne peut lui dire : “Je t’aime désespérément” parce qu’il sait qu’elle sait (et elle sait qu’il sait) que ces phrases, Barbara Cartland les a déjà écrites. Pourtant, il y a une solution. Il pourra dire : “Comme disait Barbara Cartland, je t’aime désespérément”. Alors, en ayant évité la fausse innocence, celui-ci aura pourtant dit à cette femme ce qu’il voulait lui dire : qu’il l’aime et qu’il l’aime à une époque d’innocence perdue. […] Tous deux auront réussi encore une fois à parler d’amour.
Umberto Eco — Apostille au Nom de la Rose
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