Transfère, transfères, transfers, transfert ou transfer ? – orthographe

transfère-transfères-transfert

« Je te transfère l’email que j’ai reçu. J’ai bien reçu ton transfert. »

Voici des homonymes bien difficiles à différencier. Les conjugaisons du verbe « transférer » sont à distinguer d’un simple « transfert ». Voici quelques astuces pour ne plus faire d’erreur d’orthographe.

Transfers et transfer n’existent pas

Le fait d’écrire le nom « transfert » avec un « t » induit en erreur : on pense que le verbe transférer est un verbe du troisième groupe (ce qui donne envie d’écrire « je transfers » avec un « s »). Or « transférer » est bien un verbe du premier groupe. On n’écrira donc jamais « transfers » ou encore « transfer ».

 

Faut-il écrire transfère, transfères ou transfert ?

Le verbe « transférer » étant un verbe du premier groupe, voici sa conjugaison au présent de l’indicatif :

je transfère
tu transfères
il transfère
nous transférons
vous transférez
ils transfèrent

Les première et troisième personnes du singulier s’écrivent de la même manière sans « s » : « transfère ». La deuxième personne du singulier, au contraire, prend un « s » : « transfères ».

Quand écrire « transfert » : on écrira « transfert » avec un « t » lorsqu’on voudra faire usage du nom. Un transfert se rapporte ainsi au fait de déplacer quelque chose ou quelqu’un. Pour savoir si vous avez affaire au nom ou au verbe, essayez de changer « transfert » par « déplacement ». Si cela est possible, alors il s’agit bien du nom et il faudra l’écrire avec un « t ».

Exemples : Je transfère l’argent à la banque -> on ne peut pas dire « je déplacement l’argent… »

As-tu effectué le transfert d’argent ? -> on peut dire « as-tu effectué le déplacement d’argent ».

 

Vous savez désormais les subtiles différences entre « transfère », « transfères » et « transfert ». Enfin n’oubliez pas que « transfers » et « transfer » n’existent pas en français.

 

21 commentaires sur “Transfère, transfères, transfers, transfert ou transfer ? – orthographe

  1. bonjour et excusez moi de demander une explication dans le 3paragraphe.
    faut il écrire transfère, transfères, ou transfert? vous dite que: (les première et les deuxième personnes s’écrivent de la même manière sans S)
    je pense que vous voulez dire le 2em et le 3em sans S
    merci de me répondre

  2. J’aime beaucoup ces exercices, il nous est possible de faire des révisions concernant notre orthographe. Chroniques très appréciées.
    Diane Quintal

  3. Vous écrivez : « Pour savoir si vous avez à faire au nom ou au verbe, »

    L’expression avoir affaire est la forme la plus courante et doit être employée dans des compositions telles que :

    Il a eu affaire à plus fort que lui
    Elle ne se rend pas compte à qui elle a affaire
    Vous aurez affaire à moi
    J’ai affaire avec Un tel
    Avoir affaire à forte partie…

    Avoir à faire s’emploie dans des compositions telles que :

    J’ai à faire ma lessive
    Vous aurez à faire un long voyage
    J’ai à faire une visite…

    On notera que pour ces compositions à faire est toujours suivi d’un complément d’objet direct et par ailleurs que l’inversion des termes est possible :

    J’ai ma lessive à faire
    Vous aurez un long voyage à faire
    J’ai une visite à faire…

    Au contraire, dans : il a eu affaire à forte partie, même si l’on remplace affaire par à faire, il est impossible d’opérer l’inversion, sous peine d’obtenir une phrase absurde.

    De même, on remarquera que la formulation avoir affaire se construit soit avec la préposition à, soit avec la préposition avec, ce qui n’est pas le cas de la formulation avoir à faire.

    (Source : Le français écorché, coll. « Le français retrouvé », Éditions Belin,
    et Dictionnaire d’orthographe et expression écrite, coll. « Les usuels »,
    Éditions Le Robert)

  4. Vous écrivez : « Pour savoir si vous avez à faire au nom ou au verbe »

    L’expression avoir affaire est la forme la plus courante et doit être employée dans des compositions telles que :

    Il a eu affaire à plus fort que lui
    Elle ne se rend pas compte à qui elle a affaire
    Vous aurez affaire à moi
    J’ai affaire avec Un tel
    Avoir affaire à forte partie…

    Avoir à faire s’emploie dans des compositions telles que :

    J’ai à faire ma lessive
    Vous aurez à faire un long voyage
    J’ai à faire une visite…

    On notera que pour ces compositions à faire est toujours suivi d’un complément d’objet direct et par ailleurs que l’inversion des termes est possible :

    J’ai ma lessive à faire
    Vous aurez un long voyage à faire
    J’ai une visite à faire…

    Au contraire, dans : il a eu affaire à forte partie, même si l’on remplace affaire par à faire, il est impossible d’opérer l’inversion, sous peine d’obtenir une phrase absurde.

    De même, on remarquera que la formulation avoir affaire se construit soit avec la préposition à, soit avec la préposition avec, ce qui n’est pas le cas de la formulation avoir à faire.

    (Source : Le français écorché, coll. « Le français retrouvé », Éditions Belin,
    et Dictionnaire d’orthographe et expression écrite, coll. « Les usuels »,
    Éditions Le Robert)

    • Bonjour Bruno,
      Merci beaucoup pour ces précisions, cela mériterait un article à part entière !
      Je corrige de suite 😉

      Nicolas.

  5. Bonjour,

    « …On écrira donc jamais… »

    Ne devrait-on pas écrire « …On n’écrira donc jamais.. » ?

    Merci pour ce site utile, intéressant et interactif.

    • J’avais un doute du fait que « écrira » était précédé d’un « n ». J’avais le souvenir que dans ce cas on ne mettait pas de « n' ». Or il semble que vous ayez raison.

      Merci !
      Nicolas.

    • Merci Michel pour votre commentaire.

      En espérant vous revoir très vite sur le blog pour de nouveaux articles.

      Nicolas.

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