La langue française

Unicisme

Sommaire

  • Définitions du mot unicisme
  • Étymologie de « unicisme »
  • Phonétique de « unicisme »
  • Citations contenant le mot « unicisme »
  • Traductions du mot « unicisme »

Définitions du mot « unicisme »

Trésor de la Langue Française informatisé

UNICISME, subst. masc.

A. − MÉD. Doctrine selon laquelle les troubles mentaux et les troubles organiques procéderaient de la même cause. (Dict. xxes.). Cet auteur est donc partisan (...) de l'unicisme originel (Roussy dsNouv. Traité Méd.fasc. 5, 21929, p. 260).
HOMÉOP. ,,Technique d'application de l'homéopathie basée sur la prescription d'une seule dose, en général à très haute dynamisation (...) d'un seul médicament`` (Pt Lar. Méd. 1976).
B. − Doctrine réduisant à un seul élément primitif un ensemble de faits, de phénomènes. (Dict. xxes.). PHILOS. Synon. de monisme (v. ce mot A). (Dict. xxes.).
Prononc.: [ynisism̭]. Étymol. et Hist. 1. 1865 méd. (Littré-Robin); 2. 1904 philos. (Nouv. Lar. ill.). Dér. de unique*; suff. -isme*.
DÉR.
Uniciste, adj. et subst.Qui concerne l'unicisme; partisan de l'unicisme. a) Méd. [Corresp. à supra A] Donzelot, après avoir abordé l'étude des tachycardies, secoue le premier le dogme de la conception uniciste de la révolution cardiaque imposé par la théorie myogène (Ce que la Fr. a apporté à la méd., 1946 [1943], p. 179).b) Philos. [Corresp. à supra B] Synon. de moniste (v. ce mot dér. s.v. monisme b).On peut ou bien (...) rapporter tous les phénomènes vitaux au seul jeu de la mécanique moléculaire; ou bien, au contraire (...), voir dans les phénomènes vitaux l'expression de « forces » autonomes, irréductibles à celles de la matière brute. La première thèse est la thèse moniste, ou uniciste, ou mécaniste; la seconde est la thèse dualiste, ou animiste, ou vitaliste (J. Rostand, La Vie et ses probl., 1939, p. 135). [ynisist]. 1resattest. a) 1878 méd. (Lar. 19eSuppl.), b) 1904 philos. (Nouv. Lar. ill.); du rad. de unicisme, suff. -iste*.
BBG.Quem. DDL t. 7 (s.v. uniciste).

Wiktionnaire

Nom commun

unicisme \y.ni.sism\ masculin

  1. (Médecine) Doctrine dans laquelle on admet que les accidents syphilitiques sont causés par l’inoculation d’un virus unique.
    • L’'unicisme consiste à n’inscrire qu’un seul médicament actif sur l’ordonnance. — (Alain Horvilleur, ‎Charles-André Pigeot, ‎Frédéric Rérolle, Homéopathie, connaissances et perspectives, 2012)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

UNICISME (u-ni-si-sm') s. m.
  • Terme de médecine. Doctrine de l'unicisme, celle dans laquelle on admet que tous les accidents jusqu'à présent décrits comme syphilitiques sont causés par l'inoculation d'un virus unique.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « unicisme »

(Siècle à préciser) Dérivé de unique avec le suffixe -isme.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « unicisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
unicisme ynisism

Citations contenant le mot « unicisme »

  • « Les libertés individuelles et le droit à la différence dans un pays de diversité doivent être respectés en toutes circonstances. La démocratie, le vivre ensemble et la plénitude citoyenne ne peuvent pas se construire sur l' »unicisme » et l’intolérance », a rappelé la LADDH dans un communiqué diffusé sur sa page Facebook, qui a exprimé toute sa « solidarité avec les victimes de cette agression », Algerie Eco, Agression d'étudiants non-jeûneurs à l'université de Bouzaréah: La LADDH condamne - Algerie Eco
  • La perspective de la révision de la Constitution relance de manière fort appuyée la revendication de l’officialisation de la langue amazighe. L’idée, en tout cas, fait débat, pour ne pas dire consensus parmi les acteurs politiques et militants associatifs. On en parle même dans les chaumières. Finie donc l’occultation de la question amazighe comme problématique politique  nationale. D’ailleurs, même les plus acharnés d’entre les opposants de jadis à la reconnaissance du fait amazigh, identité, langue et culture, ont fini par se libérer du dogme qui leur faisait téter la mamelle d’un “unicisme” dangereusement réducteur. Cette évolution ne peut qu’être salutaire pour une identité et une langue qui ont connu l’un des plus longs et terribles dénis. C’est un miracle d’ailleurs que la langue, qui s’est transmise de génération en génération, depuis la nuit des temps, ait survécu jusqu’ici, malgré les dominations et l’usure du temps qui passe. Un miracle qui ne pourra pas se renouveler éternellement, tant est que le réflexe de résistance qui a permis sa sauvegarde risque de n’être d’aucune efficacité face aux “invasions” linguistiques que l’avancée technologique a rendu possibles. Le salut de la langue passe peut-être par son officialisation, entendue surtout comme effort de l’État pour sa promotion. Officialisation ? Tamazight y est presque, mais ce n’est toujours pas le cas. Cependant, la revendication a fait du chemin. Indéniablement. Portée à bras-le-corps par des générations de militants bénévoles et désintéressés. Depuis 35 ans, elle est passée du déni absolu à une possible officialisation. La langue a déjà pris place comme langue de communication. Elle est dans les médias, notamment dans l’audiovisuel public. Un site lui sera dédié prochainement par l’Agence de presse officielle (APS). Mais, que de sacrifices, pour cela ! Rétrospective. Avril 1980. Situation de tension extrême entre le pouvoir et les populations de Kabylie notamment qui se mobilisaient de plus en plus autour de la revendication identitaire et culturelle et les droits de l’Homme, de manière générale. L’Algérie officielle croyait avoir définitivement réglé les questions linguistique et identitaire à travers la Charte nationale votée par référendum quatre années plus tôt, le 27 juin 1976, plus précisément, et qui réaffirmait que la langue arabe est la seule langue nationale et officielle du pays. Ce déni de reconnaissance de statut à la langue amazighe sera reconduit dans la Constitution du 19 novembre 1976. Le pouvoir faisait une erreur d’appréciation qui le forcera, en dépit de sa résistance, à lâcher du lest. Les manifestations d’Avril 1980 à Tizi Ouzou, et qui se sont propagées aux différentes villes et villages de Kabylie, ont, en effet, posé le jalon pour un combat identitaire et linguistique qui ira se renforçant jusqu’à aboutir, en 2002, à la reconnaissance constitutionnelle de tamazight comme langue nationale et l’amazighité intégrée au binôme arabité-islamité pour composer le triptyque identitaire arabité-amazighité-islamité. Il aura fallu, pour cela, que des partis politiques et des associations y militent sans relâche, que la Kabylie s’embrase de nouveau en 2001 et opère, sous la houlette du mouvement des archs, une déferlante populaire sur la capitale. Il aura fallu aussi la grève du Cartable d’une année et qui s’était soldée par l’introduction de tamazight dans l’enseignement, toujours facultatif, malheureusement, faut-il le noter.   http://www.liberte-algerie.com/, Du déni absolu à la perspective de l’officialisation: Toute l'actualité sur liberte-algerie.com
  • Si le combat identitaire porté essentiellement par la Kabylie a fait prendre conscience de la nécessité d’en finir avec le dogme de l’unicisme, le mouvement du 22 février redéfinit les contours de la citoyenneté voulue par chacun de nous. Il y a là, certainement, une rupture avec les conceptions que se sont fait les citoyens de leur algérianité. El Watan, Belkacem Boukherouf. Enseignant-chercheur à l’université de Tizi Ouzou, militant des droits de l’homme : Le combat identitaire est le marqueur démocratique en Algérie | El Watan
  • En enseignant la langue et la culture amazighes aux jeunes français dont ceux d’origine nord-africaine, on enseigne la liberté, la pluralité, l’égalité, qu’elles soient humaines, culturelle, linguistique, spirituelle, religieuse, etc. Cette démarche va aussi dans le sens de l’Histoire et la «corrige» et elle casse les idées reçues qui désorientent les jeunes générations, des proies facile, de nos jours, du fondamentalisme religieux. Un tel enseignement est à même de lutter contre les préjugés et contre toutes les formes d’uniformisation, d’unicisme, et de racisme. Le Matin d'Algérie, Enseignement du berbère en France : les Rifains écrivent à la ministre Najat-Vallaud Belkacem | Communiqués
  • j’ajoute que la monolâtrie est aussi une idolâtrie du nombre un ,qu’il ne faut pas confondre avec l’Un plotinien ,idolâtrie de l’unicisme considérant que le multiple serait mauvais en soi ou que le nombre un serait meilleur que le nombre multiple ,que le nombre un transcende le nombre multiple ,ce qui est doublement faux .Le nombre un ne transcende pas le nombre multiple mais est du m^me niveau en appartenant à un m^me domaine , l’espace du nombre arithmétiuqe ;le un n’est pas non plus meilleur que le multiple ,au contraire à c e niveau et d ans cet espace arithmétique le multiple serait plutôt meilleur et supérieur à l’un ,car le multiple contient l’un ;Transposé dans l’espace physique l’infériorité du nombre un par rapport au nombre multiple serait encore plus visible, c ar le un représente la structure de l’indifférencié et donc du vide alors que le multiple représente la structure de la différenciation et donc de l’existence ,car l’existence concrète ou immanente ne peut être que dans le multiple ,dans la différenciation ,ce qui n’est pas différencié nexiste pas.  AgoraVox, L'imposture Monothéiste : Genèse Part. 1 - AgoraVox le média citoyen

Traductions du mot « unicisme »

Langue Traduction
Anglais unicism
Espagnol unicismo
Italien unicism
Allemand unizismus
Chinois 一元论
Arabe التوحيد
Portugais unicismo
Russe unicism
Japonais ユニシズム
Basque unicism
Corse unicisimu
Source : Google Translate API
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