La langue française

Traductive

Phonétique du mot « traductive »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
traductive tradyktiv

Citations contenant le mot « traductive »

  • Au croisement de divers domaines disciplinaires des sciences humaines et sociales, les études traductologiques révèlent un intérêt croissant pour la condition des traducteurs en tant que «maîtres cachés de notre culture» (Blanchot 1971: 71), trop longtemps relégués aux marges de l’invisibilité (Venuti 1995, 2013) d’une activité considérée, depuis des siècles, comme ancillaire par rapport à l’écriture de départ et à la circulation des savoirs et des cultures (Berman 1984). Comme l’a observé Jean-Yves Masson dans le discours inaugural du Premier Congrès Mondial de Traductologie, qui a eu lieu en 2017 à Paris, la forte tradition de dévalorisation de l’activité des traducteurs a longtemps nié la dimension énonciative, créative, sociale et idéologique de l’acte traductif comme pratique discursive, même par rapport à sa fonction à l’intérieur des systèmes culturels (Bourdieu 1971, Toury 1981, Hermans 1999, Sapiro 2012). Tout en réaffirmant l’importance fondamentale de l’histoire des traductions (Ballard 2013, Chevrel, Masson 2015) et des traducteurs comme médiateurs culturels (Bassnett 2011), le colloque vise à ouvrir un espace de réflexion sur la parole des traducteurs en tant que trace et présence de leur pratique théorique en acte (Meschonnic 1999) et de leur discours comme pratique sociale par rapport à tous les agents du processus traductif. La voix du traducteur (Hermans 1996, 2014) résonne non seulement à l’intérieur du texte traduit, mais aussi dans les espaces paratextuels construits souvent grâce à l’interaction constante entre éditeur et traducteur, qui contribuent à offrir aux lecteurs une traduction au sens le plus large et le plus profond du terme (Elefante 2012). Le colloque sera centré en particulier sur la présence discursive du traducteur dans les catégories spatiales que Gérard Genette (1987) définit comme paratexte: le péritexte (notes à la traduction, notes de bas de page, préfaces, postfaces, quatrièmes de couverture) et l’épitexte, où le traducteur prend la parole en dehors de l’espace du volume. Comme le suggèrent la réflexion sur les poétiques des archives et l’examen approfondi que la revue Palimpsestes a consacré en 2018 aux paratextes traductifs dans le domaine francophone et anglophone (Stephens, Génin 2018), ces espaces textuels, réservés aux traducteurs, peuvent remplir plusieurs fonctions (Sardin 2007). Ils dévoilent la dimension psychologique de l’acte traductif; les stratégies traductives et le discours méta-traductif; la problématique des intraduisibles; les relations avec le monde éditorial; les perspectives de génétique textuelle; les aspects culturels et idéologiques d’une éthique de la traduction; le pouvoir subversif de la traduction dans le domaine postcolonial (Bassnett, Trivedi 1999) et féministe (Simon 1996, von Flotow 1997); le dialogue intertextuel dans la communauté des traducteurs (Bonnefoy 2000), même par rapport aux retraductions; la complexité du plurilinguisme; l’importance du lecteur dans la réception des textes traduits et les aspects manipulateurs dans la transmission du savoir. En devenant un lieu d’intersection et de rencontre entre le traducteur, l’auteur, l’éditeur et le lecteur, l’apparat paratextuel transforme le texte traduit en une œuvre ouverte capable de rendre manifestes les liens cachés entre les sujets impliqués, le monde éditorial, les systèmes culturels et les éventuels conflits idéologiques le plus souvent passés sous silence (Spivak 1993, Guillaume 2016). Sans prétention d’exhaustivité, les propositions de contribution sur les traces de la présence paratextuelle du traducteur d’œuvres de nature littéraire, scientifique, pragmatique et de l’ensemble des sciences humaines et sociales pourront concerner les axes suivants: , Colloque: "Le traducteur dévoilé: cartographie d’une voix" (Calabre)
  • La traduction est violence dans ces « antagonismes externes » d’abord : elle remplace la connaissance d’autres langues, elle peut être une forme d’assimilation hégémonique. Rome antique, hispanisation de l’Amérique du Sud (et interdiction des langues indiennes), Algérie française : on pourrait multiplier les exemples dans l’histoire, d’ailleurs finement analysés par Thiphaine Samoyault pour dire la violence de cet effacement de « l’étrangeté de l’étranger » — langue dominante, transformation des toponymes et noms coutumiers des personnes, procédés qui relèvent d’une « violence traductive » et visent une « destruction de la culture source ». Les « hommes traduits », formule de Salman Rushdie désignant les écrivains post-coloniaux dans la lignée d’Edward Saïd, incarnent et figurent ces dissymétries, nées de l’histoire, entre ceux qui traduisent et ceux qui sont traduits, un antagonisme ressaisi par toutes celles et ceux qui usent de la langue comme d’un « butin de guerre » (Kateb Yacine) et se situent dans le lieu même de la disjonction, en ce qu’ils sont « pris dans le mouvement contradictoire de ne pas toujours l’accepter et de ne pas vouloir s’en séparer. Ils en font un espace d’expérimentation du non-lieu ». DIACRITIK, Tiphaine Samoyault : « Redonner à la traduction son potentiel de négativité active » (Traduction et violence)
  • La traduction des écrivains caribéens reste un chantier immense, dès lors que l’on se propose de les traduire dans le respect du plurilinguisme qui fonde leur écriture et les conduit à inscrire dans leurs textes des déterminants culturels propres. Le présent article pose un état des lieux de cette littérature et définit des éléments méthodologiques et programmatiques, susceptibles de favoriser une démarche traductive plus soucieuse de sa complexité langagière et de ses spécificités culturelles. , M. Lederer, M. Stratford (dir.), Culture et Traduction. Au-delà des mots
  • L’expérience sera développée dans les deux articles suivants : le deuxième proposera un texte poétique à une IA traductive, dont on analysera la performance. Ce premier résultat sera comparé, dans un troisième article, à la production d’une traduction par un traducteur humain. On pourra alors tirer quelques conclusions sur ce qui fait l’intérêt et la spécificité de la traduction humaine des textes littéraires et poétiques, et le potentiel de l’IA dans ce domaine. The Conversation, Une expérience de traduction poétique : IA vs humain
  • Il n’est pas impensable qu’une IA traductive soit, à l’avenir, capable de traiter non seulement le message d’un poème, mais aussi au moins une partie de son entourage. On pourrait facilement nourrir son apprentissage d’une bonne base de données phonologiques, par exemple – et la métrique est, comme son nom l’indique, une discipline essentiellement quantitative, donc aisément accessible à la machinisation. Comme souvent dans les débats sur l’IA, la question est moins de savoir si une tâche est par principe inaccessible aux robots que de décider si nous tenons vraiment à retirer l’élément humain de la tâche en question – ici, la traduction poétique. The Conversation, Comment travaille un traducteur de poésie ?
  • La traduction de textes philosophiques s’inscrit, en général, dans un cadre exégétique où l’exigence première est la traduction « adéquate » des concepts. Dans cette optique, les traductions ou retraductions proposées sont autant d’interprétations des théories et des concepts développés par le philosophe traduit. Comment des choix de traduction (liés à la nature de la langue ?) modifient-ils la perception d’une œuvre ? Des malentendus (voire des contre-sens) peuvent-ils stimuler une nouvelle interprétation de l’œuvre traduite dans la langue cible ? D’une façon plus générale, quels sont les effets des traductions et des retraductions de textes philosophiques sur le développement de la pensée tant philosophique que traductologique ? La démarche traductive d’un philosophe-traducteur est-elle différente de celle d'un traducteur sans formation philosophique ? Y a-t-il une réflexion traductologique propre à la traduction d’œuvres philosophiques ? , Traduction et Philosophie
  • C’est cette relation ambiguë entre le traducteur ou la traductrice et l’IA traductive que je voudrais explorer ici. korii., L’intelligence artificielle va-t-elle mettre les traducteurs et les traductrices au chômage? | korii.
  • > 12 ateliers de traduction ludiques et savants ouverts à tous : “Traduire les meilleurs tweets de Donald Trump” avec l’atelier Outranspo de Lily Robert-Foley et Camille Bloomfield, la poésie contemporaine taïwanaise avec Esther Lin et Emmanuelle Péchenart, un “Traducteur d’un jour” consacré à Federico García Lorca avec Margot Nguyen Béraud, une tentative de défense et illustration de l’infidélité traductive en piochant à droite et à gauche, au Portugal et au Brésil, en littérature et en BD, avec Dominique Nédellec et bien d’autres...    , Infidélités, thème de la 34e édition des Assises de la traduction d'Arles
  • L’un des principaux enjeux de cette journée d’étude sera de définir relativement, quoique dans une perspective scientifique, les traits définitoires et les enjeux des textes et des traductions plurilingues. De même, y a-t-il équivalence entre les cultures pour que la traduction soit considérée comme un exercice objectif ? Est-il pratique de réfléchir sur les rapports entre les cultures telles qu’elles sont l’objet d’une activité traductive ? Que disent les  manuels de traduction, depuis la naissance moderne de la traductologie, de la culture et de ses implications dans le processus traductif ? , Journée d'étude: La traduction du culturel: approches et pratiques (FPN, Nador)

Traductions du mot « traductive »

Langue Traduction
Anglais translating
Espagnol traductorio
Italien traduzione
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Portugais traduzindo
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Source : Google Translate API

Synonymes de « traductive »

Source : synonymes de traductive sur lebonsynonyme.fr

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