La langue française

Traductibilité

Sommaire

  • Définitions du mot traductibilité
  • Étymologie de « traductibilité »
  • Phonétique de « traductibilité »
  • Citations contenant le mot « traductibilité »
  • Traductions du mot « traductibilité »

Définitions du mot « traductibilité »

Trésor de la Langue Française informatisé

Traductibilité, subst. fém.,,Caractère de ce qui est traduisible`` (Rob. 1985). [Corresp. à traduire B 2 a] a) Ling. La traductibilité apparaît comme une des propriétés fondamentales des systèmes sémiotiques (Greimas-Courtés1979).b) Philos. [Chez Gramsci, dirigeant et théoricien ital. de la IIIeInternationale] Que signifie donc la notion de « traductibilité » ou traduction réciproque de langages spécifiquement différents, puisqu'il s'agit de langages politique, philosophique et économique? (Marxisme1982).

Wiktionnaire

Nom commun

traductibilité \tʁa.dyk.ti.bi.li.te\ féminin

  1. Fait d’être traduisible, de pouvoir être traduit.
    • Enfin, à travers l’analyse de ces deux termes et de leur évolution, nous voudrions réfléchir sur la notion de traductibilité dans le contexte américain. — (Carmen Salazar-Soler, « Notion de traductibilité: à propos des huaca et borracheras dans le Pérou des XVIe et XVIIe siècles », dans Passeurs culturels : Mécanismes de métissage, sous la direction de Louise Bénat-Tachot & Serge Gruzinski, Éditions de la MSH, 2001, p. 23)
    • Un chercheur en études littéraires qui, dans un réflexe comparatiste, souhaite lever les barrières entre différentes littératures nationales ou aires linguistiques se trouve inexorablement confronté au problème de la traductibilité des textes dont il cherche à nourrir la compréhension. — (Hubert Roland & ‎Stéphanie Vanasten, Les nouvelles voies du comparatisme, Gand : Academia Press, 2010, p. 125)
    • (Figuré)On devrait plutôt dire, à notre avis, que ces traductibilités manifestent que c'est un même mystère que les différents formalismes interprètent, mystère de l'essence du fini, délivrée ou révélée à travers l'essence du calcul. — (Jean-Michel Salanskis, L'herméneutique formelle: l'infini, le continu, l'espace, Éditions du CNRS, 1991, p. 108)
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Étymologie de « traductibilité »

Dérivé de traductible avec le suffixe -ité.
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Phonétique du mot « traductibilité »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
traductibilité tradyktibilite

Citations contenant le mot « traductibilité »

  • André Tosel fut avant tout un passeur du marxisme italien, dont le prestige symbolique éluda sa richesse théorique. Il assura pendant quatre décennies la traductibilité dans le langage historique, philosophique et politique propre aux intellectuels français. Son dernier livre est ainsi en filigrane un dialogue entamé avec les cimes de la gramsciologie contemporaine, italienne pour l’essentiel, qui reste dans une large mesure terra incognita pour le lecteur français. Cette médiation a commencé par la publication en 1974 du chapitre sur le développement du marxisme en Europe occidentale au XXème siècle, dans l’Histoire de la philosophie destinée à la Pléiade, dirigée par Yvon Belaval, qui avait confié toutefois initialement le chapitre à Etienne Balibar[15]. Les cent-quarante pages ouvrent un dialogue entre Gramsci et Althusser – à l’heure où la réponse à John Lewis marque un sommet de la ligne de démarcation qu’avait tracée en 1965 le philosophe d’Ulm entre l’historicisme et l’humanisme gramsciens et l’a-humanisme et l’antihistoricisme althussériens – de clarification sur la genèse et la postérité de la proposition de philosophie de la praxis ainsi que de présentation synthétique de diverses tentatives de concilier philosophie et sciences dans les rivages du marxisme italien, ce qu’il appelle l’historicisme radical de Della Volpe et Colletti, le matérialisme dialectique nourri de la confrontation avec le positivisme logique chez Geymonat, ou encore le dépassement du néo-positivisme comme du marxisme par Antonio Banfi. Le Vent Se Lève, Étudier Gramsci, suivre le guide, lire Tosel
  • Très loin de toute vocation à l’identité, la lecture de l’ouvrage aurait donc plutôt tendance à inciter le lecteur à penser la traductibilité des langues, leur interpénétration. Si chaque langue porte en elle la mémoire d’un peuple, alors les langues ne sont pas interchangeables. Elles sont le véhicule d’une tradition qui serait le « bien » d’un peuple et ne pourrait être livré à un autre. La traduction devient ici une menace. Il faudrait donc protéger les langues de cette menace (la langue « maternelle » devrait être protégée de toute souillure, etc.) ! , Au bonheur des langues - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
  • Le présent colloque se propose donc d’interroger ce récit hégémonique du féminisme à l’aune des mouvements féministes et/ou féminins noirs actifs dans les (ex)colonies françaises. Retracer l’histoire de ces luttes invite à repenser comment racisme et sexisme opèrent en contexte (post)colonial, mais aussi à questionner les tensions genrées et racialisées qui, selon des dynamiques sociales et politiques distinctes de celles à l’œuvre aux États-Unis, traversent durablement l’horizon égalitariste du mythe républicain. Pour autant, l’attention ici donnée aux effets du pouvoir colonial sur les identités sociales et politiques des femmes (ex)colonisées ne doit pas masquer l’extrême diversité des conditions spécifiques dans lesquelles ces femmes ont forgé, et continuent de forger, des outils propres à combattre les formes complexes et hétérogènes de domination sociale dans leurs sociétés. Aussi, s’agira-t-il d’explorer les épistémologies et savoirs pratiques que les mouvements féministes et/ou féminins noirs des territoires anciennement colonisés par la France (Amériques, océan Indien et Afrique) ont produit et produisent encore de manière autonome. Enfin, dans le sillage de réflexions ouvertes par l’ouvrage sur les féminismes francophones coordonné par la sociologue sénégalaise Fatou Sow (2009), le colloque se propose aussi de prêter attention, au regard des réalités sociopolitiques distinctes de la situation coloniale, aux savoirs minorisés et aux épistémologies dont l’expression et la circulation se trouvent prises en tenaille entre la rémanence du rapport colonial ancien et l’hégémonie de la production scientifique en langue anglaise. Afin de prendre au sérieux le problème de la traductibilité et de l’applicabilité aux réalités francophones des concepts forgés en contexte anglophone (Baril, 2017), seront bienvenues les contributions invitant à penser les circulations linguistiques, les formes d’alliances politiques, mais aussi les rapports de force, entre l’espace (post)colonial français et d’autres espaces (francophones en particulier, mais aussi lusophones, hispanophones ou néerlandophones) où le rapport au passé colonial reconfigure les luttes féministes et/ou féminines. , Des féminismes noirs en contexte (post)impérial français? Histoires, expériences et théories (Paris)

Traductions du mot « traductibilité »

Langue Traduction
Anglais translatability
Espagnol traducibilidad
Italien traducibilità
Allemand übersetzbarkeit
Chinois 可翻译性
Arabe قابلية الترجمة
Portugais capacidade de tradução
Russe переводимость
Japonais 翻訳可能性
Basque itzulgarritasunaz
Corse traducibilità
Source : Google Translate API
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