La langue française

Totalisation

Sommaire

  • Définitions du mot totalisation
  • Étymologie de « totalisation »
  • Phonétique de « totalisation »
  • Citations contenant le mot « totalisation »
  • Traductions du mot « totalisation »
  • Synonymes de « totalisation »

Définitions du mot totalisation

Trésor de la Langue Française informatisé

Totalisation, subst. fém.a) Action d'additionner, opération consistant à faire le total. Totalisation des dépenses, des résultats. Le plus gros travail du recensement sera le tri, le décompte et la totalisation (Berkeley, Cerveaux géants, 1957, p. 62).b) Action de considérer l'ensemble, le total, de synthétiser. Un artiste qui voudrait réaliser une totalisation des découvertes d'un Giotto, d'un Léonard et d'un Cézanne, nous apparaîtrait comme une espèce de monstre condamné à l'impuissance ou à la folie (Lhote, Peint. d'abord, 1942, p. 76). [tɔtalizasjɔ ̃]. 1reattest. 1818 (Marguery, Nouv. dict. de la lang. fr. ds Quem. DDL t. 22); de totaliser, suff. -(a)tion*. − Fréq. abs. littér.: 11.

Wiktionnaire

Nom commun

totalisation \tɔ.ta.li.za.sjɔ̃\ féminin

  1. (Comptabilité) Action de totaliser.
    • La totalisation des dépenses de l’État.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

TOTALISATION (to-ta-li-za-sion) s. f.
  • Terme de comptabilité. Action de totaliser. La totalisation des dépenses de l'État.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « totalisation »

(Siècle à préciser) Dérivé de totaliser avec le suffixe -ation.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « totalisation »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
totalisation tɔtalizasjɔ̃

Citations contenant le mot « totalisation »

  • Les images font et refont le tour du Colosse — celles d’une rupture de la cryosphère en plein cœur des Alpes éclatantes, à un jet de pierre de l’aiguille du Midi, sur l’arête exactement des Cosmiques, une course de crête à couper le souffle bien connue des cordées mais rendue instable par plusieurs épisodes caniculaires extrêmes consécutifs. On voit ici la paroi écroulée : un cône de quatre-cents mètres cubes de débris granitiques. Ce que donc on croyait avoir surgi d’un seul bloc était simplement jointoyé par une eau interstitielle, captive de la roche, à laquelle les basses températures assuraient une fonction de mortier. La belle, l’axiale, l’éternelle cohésion des pics et des corniches, des pilastres et des contreforts, toute cette occupation monumentale de l’espace ne tenaient à rien d’autre qu’à une qualité thermostatique de l’air. Soudain le toit du monde est parcouru de fissures ; la montagne craque et se liquéfie. Des clichés en série, obtenus par modélisation numérique 3D à partir de plusieurs campagnes de tomographie dite « résistive », bondissent d’abrupt en abrupt, inondent les vallées, et d’écran en écran traversent les villages. Ils sillonnent les crânes et réveillent partout les sutures de la très haute enfance de la matière, ces lézardes qu’il va falloir combler au plus vite afin de défendre l’horizon conquis par l’homme, et de haute lutte, à l’horreur du vide : un panorama imprenable sur l’Europe et sur les événements du Mésozoïque, plus connu autrefois sous le nom d’« Ère secondaire ». Quel génie s’emploiera à redresser les pylônes, à étayer refuges et nids d’aigle, cet envoûtant étagement d’infrastructures, et pour peu qu’on en découvre à temps la composition miracle, à couler dans les failles un béton capable de s’adapter aux conditions climatiques de demain, et ainsi d’endiguer l’hémorragie ? C’est là, du fond d’une lutte sans répit avec le milieu, comme les anciens pêcheurs de perles à la surface des lagons infestés de requins, que jaillissent entre autres étoiles montantes de l’industrie nouvelle, des start-up à foison, toutes couvertes de phosphorescences. Elles rivalisent de hardiesse et de vigueur mais la palme de l’innovation, face au recul des grèves, à l’épuisement annoncé des sablières, revient en ce jour aux concepteurs de la formule qui garantit pour de bon la transmutation des dunes pourtant archi usées, anarchiques, réputées ingouvernables du Tanezrouft ou du Rub’ al Khali — quelque chose comme un devenir-or, un devenir-stock du désert. Devenir-slogan aussi, car l’expression « ciment des cimes » est désormais dans toutes les têtes. Elle dit et redit l’équivalence de toute chose, et la promesse d’un état d’équilibre absolu de la substance. Elle met également fin, pour toujours semble-t-il, à des millions de siècles de fracturation et de roulement granulaires, ainsi qu’aux désillusions répétées de l’enfance devant un élément à la fois fluide et solide, aussi évanescent qu’une bulle de savon. Qui n’a pas en mémoire un château de sable menacé par le flot ? Il suffisait alors d’un clin d’œil pour que l’essor architectonique rentre en terre, et que les crénelures patiemment ordonnées, si nettement imprimées sur la rétine, et jusqu’aux sommités angulaires des tourelles s’en retournent à l’informe, à la pente et aux rigoles. Ce qui se découpait dans le ciel pur ne serait bientôt plus que rase campagne, qu’on laisserait derrière soi. Si rien ne demeure sur les plages de ces fières fortifications, de tous ces kraks emportés par les périodes de vives-eaux, il n’est pas impensable en revanche que l’érosion éclair, au passage de la vague, ait fait naître chez l’enfant un sentiment contradictoire, une espèce de panique mêlée d’ivresse, qui a dû laisser des traces dans les esprits adultes. Il y a même tout à parier que cette émotion primitive — délices de l’engloutissement, désir et désintégration —, quoique irréconciliable en sa tension intime et peut-être en raison même de cette dualité, a marqué d’une telle empreinte les plissements de l’imaginaire que le souvenir en a survécu, qu’il a persisté tant bien que mal face aux poussées diverses et aux accidents de l’évolution, qu’il s’est pour ainsi dire fossilisé, de sorte qu’il est tout naturel de le voir aujourd’hui devenir un des rouages de l’orogenèse. Ravager ici pour consolider là. Éboulement contre édification. Tels sont les termes de l’échange à l’intérieur du Colosse, dans un jeu de vases communicants qui n’a d’ailleurs pas plutôt commencé qu’il a partout déjà atteint, et comme une fois pour toutes, son rendement extatique maximal. C’est ainsi que vingt-quatre heures sur vingt-quatre, aux commandes des excavatrices, on se rue bille en tête à même le filon pur, dans des zones torrides, écorchées, montrant l’os, dont il y a peu encore nul n’aurait donné cher de la peau. Les norias travaillent d’ailleurs sur plusieurs fronts, alimentés en continu par les saisonniers des deux hémisphères. Face à ce déploiement logistique sans précédent : des dizaines de millions de kilomètres carrés à perte de vue de matière première ; une accumulation astronomique, indéchiffrable d’unités mille fois taillées en pièces et remises en morceaux ; une armée rebelle au dénombrement, à quelque totalisation que ce soit, et dont la masse obstinée — Ala-chan… Takla-Makan… Atacama… —, masse  entêtante — Sinaï… Hoggar… Adrar… Ordos… Nefoud… Hadramaout… —, véritable défi à la combinatoire, à la possibilité d’une ultime vérité, à la possibilité même du dernier mot — Kem-Kem… Kara-Koum… Tin-Toumma… Kyzyl-Koum… Dzoungarie… Gachoun gobi… — n’est pas sans redonner le vertige. Club de Mediapart, COLOSSE | Le Club de Mediapart
  • La Croix publie la totalisation nationale du résultat des élections municipales dans les communes de plus de 1 000 habitants. La Croix, Résultat par famille politique des élections municipales 2020
  • Multitudes est une revue qui fait sienne une formule de Michel Foucault qui caractérisait ainsi son projet : “J’essaie [… en dehors de toute totalisation, à la fois abstraite et limitative, d’ouvrir des problèmes aussi concrets et généraux que possible, des problèmes qui prennent la politique de revers, traversent les sociétés en diagonale et sont tout à la fois constituants de notre histoire et constitués par elle…”. Centre National du Livre, Multitudes : une revue qui prend la politique de revers | Centre National du Livre
  • 12La question du ou des rapports aux savoirs est donc toujours liée à celle de la caractérisation, de la définition de la littérature. P. Marot parcourt toutes les conceptions essentialisantes de l’œuvre et de la littérature (Schlegel, Novalis, Blanchot, Lacoue-Labarthe, Nancy, etc.) en relevant la tension qui sous-tend cette vision autarcique d’une littérature indépendante de son contenu mais qui ambitionne conjointement une totalisation des savoirs. Dans cette perspective, les savoirs ne sont plus inscrits puisqu’ils ne sont plus extérieurs à la littérature : « la littérature se trouve sans dehors » (p. 14). En ce sens, l’exemple que donne P. Marot dans En attendant Godot de Beckett pour illustrer le fonctionnement d’un texte où les savoirs sont neutralisés et où la rhétorique détruit toutes les références savantes fait écho à l’analyse de Lydie Parisse dans « Littérature, théâtre et non-savoir de la fin du xixe siècle à nos jours » qui revient sur les figures du non-savoir dans le théâtre comme procédé de questionnement de la création littéraire. Des personnages tels que le yourodivy, l’enfant ou la fille de cuisine représentent la fonction herméneutique à l’œuvre dans le texte en incarnant l’idée d’un savoir dissimulé derrière une posture de non-savoir. Ils fonctionnent dramaturgiquement comme des figures de médiation tout en questionnant les catégories dualistes au centre desquelles ils se situent. L. Parisse voit dans ce modèle caractéristique de la fin du xixe siècle marqué par le positivisme et le scientisme une attitude épistémologique et une posture littéraire face à la création, celle de l’écrivain inspiré qui se distingue par sa docte ignorance. , Littérature & savoirs : nouveaux enjeux épistémocritiques (Acta Fabula)
  • Attention, la transformation en CDI d'un CDD de droit public pour un agent totalisation au moins 6 ans d'ancienneté sur un même poste (avec moins de 4 mois d'interruption entre chaque contrat successif) n'est pas un droit, en l'absence de texte le prévoyant. Net-iris, Enseignement superieur CDI possible après 3 mois de travail sans contrat - Travail - Net-iris
  • En relevant le bilan, le régime cherche "à projeter une image de transparence totale", relève le sinologue Willy Lam, de l'Université chinoise de Hong Kong. Mais la totalisation pourrait s'envoler si toutes les provinces révisent à leur tour leurs bilans, prévoit-il. Le Point, Chine: avec retard, le bilan du virus bondit de 40% - Le Point
  • Les décès en milieu hospitalier sont en hausse de 61 en 24 heures; en revanche, la totalisation des décès en EHPAD baisse de neuf par rapport à mercredi, dernier jour où ces chiffres ont été communiqués. Boursorama, Coronavirus: La décrue se poursuit en France avant la nouvelle phase du déconfinement - Boursorama

Traductions du mot « totalisation »

Langue Traduction
Anglais totalization
Espagnol totalización
Italien totalizzazione
Allemand totalisierung
Chinois 总计
Arabe التجميع
Portugais totalização
Russe суммирование
Japonais 集計
Basque orohartze
Corse totalizazione
Source : Google Translate API

Synonymes de « totalisation »

Source : synonymes de totalisation sur lebonsynonyme.fr
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