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Textualisation

Phonétique du mot « textualisation »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
textualisation tɛkstyalisasjɔ̃

Citations contenant le mot « textualisation »

  • 11Rainier Grutman propose véritablement d’allier une posture littéraire et sociolinguistique pour étudier la textualisation de la diglossie. Cela étant, le corpus révèle des positionnements très différents, certains textes reflétant une idéologisation de l’histoire des Canadiens français à partir d’une forme d’hétérolinguisme quand d’autres se concentrent sur la dimension proprement référentiaire des textes. La nation est parfois pensée comme disparue, ce qui alimente une volonté de compensation symbolique (p. 295), d’où l’usage du latin qui vient parfois compléter le vernaculaire québécois, le véhiculaire anglais et le référentiaire français comme c’est le cas dans La Terre paternelle de Patrice Lacombe. Nous sommes très proches du traumatisme des Acadiens datant du « Grand Dérangement » de 1755. S’il s’agit d’un corpus exploratoire, Rainier Grutman montre astucieusement comment les écrivains québécois construisent progressivement une méfiance vis‑à‑vis de l’anglais, cette tendance se confirmant tout au long du xxe siècle. Il y aurait certainement la jonction à effectuer avec les travaux de François Provenzano sur le discours francodoxe à partir de l’hétérolinguisme en analysant de manière systématique les anthologies de la littérature québécoise6. , Les langues en contact dans la construction d’une littérature nationale au Québec (Acta Fabula)
  • Marcel Burger, Jérôme Jacquin – Chapitre VI : La textualisation de l'oral : éléments pour une observation de la construction collaborative de la complétude , J.-M. Adam (dir.), Faire texte. Frontières textuelles et opérations de textualisation
  • Le rapport au lieu a évolué au cours de l’histoire de l’architecture et de la littérature entre déférence absolue et dénégation iconoclaste. Le vocabulaire des géographes, des sociologues, des historiens, des anthropologues souligne la diversité des lieux (hauts-lieux, hyperlieux, lieux-dits, milieux, non lieux, tiers lieux …) qui constituent autant d’espaces probables et improbables où se fait, se défait, se réinvente l’expérience du lieu au gré de ses ré-aménagements et de ses re‑présentations. On questionnera ce rapport d’attachement et de détachement dans l’usage, jusqu’à la possible sacralisation, que l’on fait du lieu qu’il soit « naturel », bâti ou en ruine. Quelles en sont les conséquences sur la transformation du lieu en patrimoine, en paysage, en simple environnement ? Que se passe‑t-il quand le lieu se transforme en espace-autre, muséographique, expographique, politique, commémoratif, pétrifié, vivant ? Dans quelle mesure peut-on parler de textualisation du lieu ? Il s’agira aussi d’interroger la capacité ou la résistance d’un lieu à se faire habitat mais aussi habiter. Investir un lieu ne revient-il pas d’une manière ou d’une autre à y surajouter une forme de hantise, de spectralité, de virtualité ? , Le lieu : fiction et architecture (Paris)
  • Ce questionnement sommaire n’est qu’indicatif. En effet, outre les formes de continuité ou de discontinuité, les contributions pourraient s’intéresser aux aspects thématiques et esthétiques des œuvres : intertextualités, poétique des genres, constructions thématiques, configuration des personnages, textualisation du discours social pour ou contre la femme, inscription de la pensée féministe dans la fiction, etc., pour mieux saisir la construction de la prise de parole chez Fatou Fanny-Cissé. , Fatou Fanny-Cissé, la féministe engagée au miroir de ses œuvres (Abidjan, Côte d’Ivoire)
  • Le numérique est une écriture : c’est le postulat du récent ouvrage, essentiel, passionnant, stimulant, d’Emmanuel Souchier, Etienne Candel et Gustave Gomez-Mejia. Mutation culturelle majeure, le numérique y est envisagé comme « textualisation des pratiques sociales ». Explorant les « écrits d’écrans », les « imaginaires d’internet » ou les « architextes », le manuel éclaire les transformations et les formatages en cours, nous apprend à les regarder, les nommer, les penser. Proposant méthodes et exemples, il invite à « dénaturaliser les pratiques d’écriture-lecture », à « interroger les mots du numérique », à déconstruire l’idéologie marchande... « Les objets numériques sont des textes » : c’est dire s’ils intéressent au premier chef les professeurs de lettres, c’est suggérer combien ceux-ci peuvent concevoir l’ambition de devenir aussi professeurs de « lettrure », c’est inviter l’Ecole à considérer pleinement le numérique comme objet d’apprentissage et comme objet d’étude, c’est, en la matière aussi, relier savoir et pouvoir, y compris d’émancipation et de création. , L'Expresso du 16 décembre 2019
  • Sortir l'ancienne analyse idéologique de ses impasses, situer la socialité du texte au principe même de sa mise en forme, penser la textualisation comme un rapport créatif et dynamique avec des discours, des représentations, des savoirs, des langages, se distinguer ainsi radicalement de la sociologie de la littérature (qu'elle soit sociologie de la vie littéraire, sociologie de la création ou sociologie de la lecture), telles sont les bases fondamentales de la sociocritique exposées dans les travaux de Claude Duchet, d'Edmond Cros, de Pierre V. Zima ou de Régine Robin. , Actualité de la sociocritique

Traductions du mot « textualisation »

Langue Traduction
Anglais textualization
Espagnol textualización
Italien testualizzazione
Allemand textualisierung
Chinois 文本化
Arabe نص
Portugais textualização
Russe текстуализации
Japonais テキスト化
Basque testualizazioa
Corse textualizazione
Source : Google Translate API

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