La langue française

Accueil > Dictionnaire > Définitions du mot « technologisation »

Technologisation

Définitions de « technologisation »

Wiktionnaire

Nom commun - français

technologisation \tɛk.nɔ.lɔ.ʒi.za.sjɔ̃\ féminin

  1. (Didactique) Action de technologiser, de rendre tributaire de la technologie.
    • La technologisation de la domination signifie que les processus technologiques, pensés rationnellement jusqu'à leur terme, ne sont plus compatibles avec les institutions capitalistes établies, et que par conséquent la domination, toujours encore fondée sur la nécessité de l'exploitation et du travail aliéné, perd virtuellement cette base. — (Herbert Marcuse, Débat sur la fin de l'utopie, dans La fin de l'Utopie, traduction de Liliane Roskoff & Luc Weibel, 1968)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « technologisation »

Mot dérivé de technologiser, avec le suffixe -ation
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « technologisation »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
technologisation tɛknɔlɔʒisasjɔ̃

Évolution historique de l’usage du mot « technologisation »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « technologisation »

  • Je n’ai pas spécialement enquêté sur l’école donc je ne dirai là que des évidences, mais qui me semblent bonnes à rappeler. D’abord, il faut redire que plus le niveau de certification scolaire est bas, plus la probabilité de se trouver dans une situation socialement défavorable est grande. Or l’école ne joue que partiellement son rôle supputé d’« ajusteur social ». De fait, l’école participe à la reproduction et à la légitimation des inégalités sociales auxquelles les élèves sont soumis dès leur entrée dans l’institution scolaire. La sociologue Marie Duru-Bellat a par exemple très bien montré qu’à chaque étape du cursus scolaire, il existe des effets de distorsion dus aux appartenances sociales. La part prise par le numérique au sein de la sphère éducative vient renforcer ces distorsions, c’est une évidence. La bonne maîtrise des TNIC dans un cadre scolaire est fortement indexée au milieu social. Savoir chercher, hiérarchiser, classer, synthétiser, ranger, etc. sont des compétences spécifiques qui n’ont pas grand-chose à voir avec celles qui consistent à assurer une présence sur les réseaux sociaux numériques. Les usages scolaires du numérique nécessitent des compétences et des dispositions qui avantagent les élèves qui évoluent au sein de familles favorisées. Plus les élèves viennent d’un milieu éduqué et plus ils s’avèrent performants à des niveaux opérationnel, formel, informationnel et stratégique sur Internet. Les chercheuses Maria Paino et Linda Renzulli ont par exemple montré que parmi les élèves du premier cycle, ces compétences autorisent des formes de distinction et de valorisation sociale qui vont de pair avec une réussite scolaire plus assurée. Contrairement à ce que nous assènent les discours sur les bienfaits de « société numérique » ou « de la connaissance », la technologisation des différentes sphères d’activité ne vient pas particulièrement déplacer les logiques de reproduction sociale. Au contraire même, elle tendrait à les renforcer. , Fabien Granjon : « Le numérique renforce les logiques de reproduction sociale »
  • L’interrogation centrale de cette journée d’étude est la suivante : la « technologisation » de la surveillance et du contrôle aux frontières change-t-elle la nature du phénomène frontalier ? La technologie n’est-elle ici qu’un outil parmi d’autres de contrôle des frontières ou apporte-t-elle une réelle modification de ce procédé et de la notion même de frontières ? , La "technologisation" de la frontière en débat à l'Ecole militaire en juin : Lignes de défense
  • "Employeur humain et digital", signe le groupe Orange depuis 2016. Cette promesse est emblématique de la tension qui se joue avec la transformation digitale. Plus la technologie s’impose, plus l’appel à mettre "l’humain au centre (ou au cœur)" se fait entendre. Car la technologisation du travail a de nombreuses conséquences : inquiétude liée à la disparition de métiers, relation client à repenser, relation managériale en souffrance (l’augmentation des risques psychosociaux en témoigne)… Où la technologie gagne, l’humain est-il condamné à perdre ? C’est le débat de fond qui nous agite sourdement. Un débat qu’il faudrait mener avec philosophie, c’est-à-dire en commençant par en redéfinir les termes. Les Echos, Opinion | L'entreprise peut-elle se digitaliser sans se déshumaniser ? | Les Echos

Technologisation

Retour au sommaire ➦

Partager