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Tarîqa

Sommaire

  • Phonétique de « tarîqa »
  • Citations contenant le mot « tarîqa »
  • Traductions du mot « tarîqa »

Phonétique du mot « tarîqa »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
tarîqa

Citations contenant le mot « tarîqa »

  • Sidi Abderrahmane Ben Bouziane, père de Sidi Mhammed, fondateur de la Ziania s'était fixé à Taghit pour gérer des biens lui appartenant. C’est là que naquit Sidi Mhammed. Dès qu'il eut grandi, encouragé par l'ami de son père, Cheikh Sidi Abdelmalek Boungab, il quitta Taghit pour aller apprendre le Coran et s'adonner à ses études pour aboutir, après un long périple, dans une petite bourgade du Tafillalet. Notre personnage ne tarda pas à devenir un vrai savant dans l'exégèse coranique. Bientôt il obtint l'illumination divine, en même temps qu'il acquit de solides connaissances dans les sciences religieuses ou mystiques. Il s'établit au Ksar des Oulad Berdala où il vécut et sa manière de vivre, sa dévotion, son ascétisme ne tardèrent pas à en faire le disciple favori de Sidi Mebarek et l’on comprit que ce dernier devait être l'héritier spirituel et posséderait le serr (secret mystique) de son maître. Il faut dire que Sidi Mebarek appartenait à la tarîqa (confrérie) des Châdiliya, comme l'indique la chaîne mystique qui montre la transmission du serr de cheikh en cheikh. À la mort de Sidi Mebarek, Sidi Mhammed partit alors pour Fez afin de parfaire ses études coraniques et religieuses. Il y demeura huit ans, suivant les cours de la medersa de Sidi Misbâh afin de parfaire ses connaissances en sciences concrètes et abstraites. Les gens affluèrent auprès de lui pour jouir des bienfaits de ses entretiens spirituels. Bien plus tard, il quitta cette ville et se dirigea vers le pays de ses ancêtres, Kenadsa. Sa réputation de pôle des soufis fut bien établie. Atteint de cécité sept ans avant sa mort, il aimait très souvent se retirer pour prier sur la crête des montagnes ou au fond des vallées, dans les endroits déserts où il n'avait d'autre fréquentation que celle d'Allah. Sidi Mhammed ne vivait que d'herbages et de feuilles d'arbres et pour literie, une natte qui lui servait aussi de tapis de prière. Par sa manière de faire les ablutions, de prier, d'assister aux funérailles, de payer la zakat, de jeûner, de faire le pèlerinage, de pratiquer la guerre sainte, Sidi Mhammed était un exemple vivant pour tous les musulmans. Lorsque Sidi Mhammed Ben Bouziane se fut fixé définitivement à Kenadsa, il trouva le pays manquant d'eau et fort pauvre. Ni fortifications, ni lieu protégé ne défendaient les gens contre les incursions des Arabes nomades. II décida d'y construire une zaouïa. Il la bâtit en pierres et briques jointes au mortier d'argile. Sidi Mhammed recherchait en effet les matériaux qui préservent successivement de la chaleur et du froid. Il creusa des puits à l'usage des musulmans dans la zaouïa même, aménagea les sources de Tikoun Rabi et de Ain el Baraka. Avant la création de la zaouia, les gens de Kenadsa étaient presque dénués de ressources. L'établissement de notre saint personnage dans cette localité rendit ces mêmes gens riches et les biens affluèrent vers eux de tous côtés. Grâce à la renommée du cheikh, le ksar était devenu un véritable entrepôt. La vie pieuse de Sidi Mhammed était fondée sur l'humilité et la vertu. Ses qualités morales, ses vertus mystiques reproduisaient les qualités et les vertus du prophète puisqu’il s'appliquait à servir d'exemple vivant pour les autres musulmans dans la pratique de la loi islamique. Pour lui, c'était surtout la pratique du soufisme usuel, la multiplication des prières, l'observation des rites de l'islam, celles des funérailles, qui formaient le fond de sa doctrine. C’est ainsi que la ville de Kénadsa, et plus particulièrement la zaouïa, va exercer un pouvoir spirituel et moral sans partage sur ces grands espaces. Le développement du commerce caravanier dans le sens nord-sud et sud-nord va permettre à la ville de prendre de l'extension et vivre une prospérité inégalée dans le Sahara de l'ouest. Le cheikh de la zaouïa exercera, petit à petit, un pouvoir bicéphale : spirituel et civil. Quoique ne possédant pas d'armée, le «puissant pouvoir de malédiction » de la zaouïa était très craint par les écumeurs de routes, qui pouvaient être «atteints dans leur chair, dans leurs biens, dans leurs familles et leurs enfants là où ils se trouvaient, s'ils osaient s'attaquer à une caravane accompagnée par un guide de la zaouïa, qui souvent était porteur d'un sauf-conduit portant le sceau du cheikh. Donc la bienfaisance de la baraka du cheikh Sidi Mhamed Ben Bouziane était recherchée et sollicitée. Par contre, sa malédiction et le pouvoir de ses imprécations étaient très craints et exerçaient un pouvoir dissuasif et de l'effroi. Ce pouvoir-là, remplaçait toutes les armées du monde. Le cheikh Sidi Mhammed Ben Bouziane était devenu un prince régnant par son pouvoir théologique, doublé d'un pouvoir séculier. R. B. , PATRIMOINE, Kenadsa : La zaouïa de Sidi Mhammed Ben Bouziane

Traductions du mot « tarîqa »

Langue Traduction
Anglais tarîqa
Espagnol tarîqa
Italien tariqa
Allemand tarîqa
Chinois 塔拉加
Arabe الطريقة
Portugais tarîqa
Russe тариката
Japonais タラチャ
Basque tarîqa
Corse tarîqa
Source : Google Translate API
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