La langue française

Synarque

Sommaire

  • Définitions du mot synarque
  • Phonétique de « synarque »
  • Citations contenant le mot « synarque »
  • Traductions du mot « synarque »

Définitions du mot « synarque »

Trésor de la Langue Française informatisé

Synarque, subst. masc.Celui qui appartient à un gouvernement synarchique; p. ext., membre d'un groupe influent. Les intellectuels idéalistes, les Américains et les Synarques spiritualistes qui ne comprennent rien au marxisme sont des ânes (Abellio, Pacifiques, 1946, p. 264).

Trésor de la Langue Française informatisé

Synarque, subst. masc.Celui qui appartient à un gouvernement synarchique; p. ext., membre d'un groupe influent. Les intellectuels idéalistes, les Américains et les Synarques spiritualistes qui ne comprennent rien au marxisme sont des ânes (Abellio, Pacifiques, 1946, p. 264).

Phonétique du mot « synarque »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
synarque sinark

Citations contenant le mot « synarque »

  • Au cours des années de crise, les synarques intensifièrent le recrutement dans leur milieu d’origine, les grandes écoles dont les élèves partageraient leur carrière entre haute fonction publique et grands postes privés, industriels et bancaires. En juin 1941, le rapport le plus célèbre sur la synarchie, celui du secrétaire général à la police (poste qu’occuperait Bousquet d’avril 1942 à décembre 1943) et directeur général de la Sûreté nationale, Henri Chavin [8], classa ainsi les grands « affiliés » en fonction de leur vivier : « 1° Anciens élèves de l’École Polytechnique (c’est la grande majorité) appartenant à l’administration, à la banque et à l’industrie. 2° Anciens élèves de l’École centrale (quelques clients). 3° Anciens élèves de Sciences politiques (notamment de nombreux inspecteurs des Finances). 4° Conseil d’État (assez nombreux éléments). 5° École normale supérieure (quelques éléments). 6°. Enfin quelques médecins et personnalités diverses » [9]. Club de Mediapart, Interview d’Annie Lacroix-Riz sur la Synarchie | Le Club de Mediapart
  • Au cours des années de crise, les synarques intensifièrent le recrutement dans leur milieu d’origine, les grandes écoles dont les élèves partageraient leur carrière entre haute fonction publique et grands postes privés, industriels et bancaires. En juin 1941, le rapport le plus célèbre sur la synarchie, celui du secrétaire général à la police (poste qu’occuperait Bousquet d’avril 1942 à décembre 1943) et directeur général de la Sûreté nationale, Henri Chavin [8], classa ainsi les grands « affiliés » en fonction de leur vivier : « 1° Anciens élèves de l’École Polytechnique (c’est la grande majorité) appartenant à l’administration, à la banque et à l’industrie. 2° Anciens élèves de l’École centrale (quelques clients). 3° Anciens élèves de Sciences politiques (notamment de nombreux inspecteurs des Finances). 4° Conseil d’État (assez nombreux éléments). 5° École normale supérieure (quelques éléments). 6°. Enfin quelques médecins et personnalités diverses » [9]. AgoraVox, Annie Lacroix-Riz dénonce, faits à l'appui, la non-épuration des collabos et s'attire les foudres de la censure - AgoraVox le média citoyen
  • Les Allemands, alors furieux de l’éviction de Laval par « les synarques », laissent entendre que le collaborationnisme de Vichy ne suffit plus et qu’ils vont intégrer à l’équipe dirigée par Pétain les principaux responsables des partis collaborationnistes parisiens, Knochen présente à Otto Abetz le projet d’« un informateur parisien, pour résoudre la crise gouvernementale en France. Il s'agit d’une liste de personnalités » à placer au gouvernement « au cas où les plans révolutionnaires[28] de certains groupes, comme par exemple l’entourage Deloncle[29], Fontenoy, Malet, Dorgères, etc., se réaliseraient. » Club de Mediapart, Pourquoi les Français ignorent encore que le fondateur de L’Oréal fut un « agent de l’ennemi » | Le Club de Mediapart
  • Doté de fonctions étatiques (été 1940-avril 1942, dont le secrétariat d’État-ministère de la production industrielle (PI) de juillet 1941 à avril 1942), ou non, Lehideux dirigea, jusqu’à son arrestation, le 28 août 1944, le COA. C’est à dire un organisme créé comme tous les comités d’organisation sur le modèle allemand des Reichsgruppen et sous l’œil vigilant de l’occupant, en vertu du décret général du 16 août 1940. Ce décret, œuvre du grand synarque Jacques Barnaud, chef de cabinet (mais vrai ministre) du ministre cosmétique de la PI, l’ex-secrétaire général adjoint de la CGT René Belin, fut le pilier du dispositif économique, intérieur et extérieur, créé par la synarchie après la Défaite et grâce à celle-ci. Complété par l’Office central de répartition des produits industriels (OCRPI), créé par décret (du même Barnaud) du 10 septembre 1940, il permit une concentration intérieure de l’économie qui, à court terme, visait à drainer la quasi-totalité des matières premières et des produits finis français vers le Reich[18]. , "Louis Renault et la fabrication de chars pour la Wehrmacht" Annie Lacroix-Riz
  • Cette « petite revue jaune », qui attira bien des « collaborations », selon l’expression du synarque et ami de Barnaud, Henri Du Moulin de Labarthète, chef de cabinet civil de Pétain [15], est annonciatrice de presque tous les aspects de la Collaboration. Elle est conservée dans les fonds d’instruction de la Haute Cour de Justice des Archives nationales (W3, vol. 51, en consultation libre : régime de la dérogation générale, série complète jusqu’au n° de décembre 1938) et des archives de la Préfecture de police (série PJ, vol. 40, sous dérogation quand je l’ai consultée). Le lecteur curieux constatera que « Boris Souvarine, historien » (ainsi qualifié au 3e épisode, Staline. Le maître du monde), dans ses articles, réguliers, dresse entre 1937 et 1940 un portrait de l’URSS (et) de Staline en tout point conforme à ce que le spectateur français a appris, le 3 novembre 2015, sur le cauchemar bolchevique. Souvarine partit pour New York en 1940, y passa la guerre, et prit alors contact avec les services de renseignements alors officiellement voués à la seule guerre contre l’Axe (notamment l’Office of Strategic Services (OSS), ancêtre de la CIA, mais fort antisoviétiques. Il ne revint en France qu’en 1947 C’est le soutien financier clandestin du tandem CCF-CIA qui lui permit d’éditer et de faire triompher son Staline : en panne d’éditeur et de public de la Libération à la fin des années 1940, le chef de l’« Institut d’Histoire sociale et de Soviétologie » (définitivement reconstitué en mars 1954) accéda ainsi au statut d’« historien » que lui accorde Apocalypse Staline [16]. Réseau Voltaire, Les sources d'« Apocalypse Staline » sur France2, par Annie Lacroix-Riz

Traductions du mot « synarque »

Langue Traduction
Anglais synarch
Espagnol synarch
Italien synarch
Allemand synarch
Chinois 主教
Arabe سينارك
Portugais sinarca
Russe synarch
Japonais 君主
Basque synarch
Corse sinarchia
Source : Google Translate API
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