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Stalinien, stalinienne

Définitions du mot « stalinien, stalinienne »

Trésor de la Langue Française informatisé

STALINIEN, -IENNE, adj. et subst.

I. − Adj. Relatif à Staline, au stalinisme; propre au régime autoritaire instauré par Staline, à la période pendant laquelle il gouverna. Constitution, dictature, idéologie, pouvoir, régime, philosophie, politique, tyrannie stalinien(ne); époque, ère, période stalinienne; procès staliniens. La thèse stalinienne du « socialisme dans un seul pays » (...) veut que le communisme consolide d'abord ses positions en URSS avant de s'efforcer de gagner les autres pays (Vedel, Dr. constit.,1949, p. 211).C'est au cours de la première glaciation stalinienne qu'il [G. Friedmann] effectue de nombreux voyages en U.R.S.S.; mais sans doute il veut se masquer les convulsions, purges et liquidations pour étudier les nouvelles formes d'organisation, sovkhozes, kolkhozes, planification, éducation (Le Nouvel Observateur,28 nov. 1977, p. 108, col. 2).
Loc. À la stalinienne. À la manière de Staline. Edward Gierek a répété que « personne ne saurait gouverner la Pologne contre la volonté des Polonais ». À Varsovie, on a tout de suite pris cela pour une menace contre la faction du P.C. qui songerait, elle, à entreprendre une répression « à la stalinienne » (Le Nouvel Observateur,2 août 1976, p. 33, col. 2).
II. − Adj. et subst. (Qui est) partisan de Staline, du stalinisme. Les staliniens veulent ajouter à leur recrutement ouvrier, un vaste recrutement bourgeois (Malraux, Conquér.,1949, postf., p. 173).Chacun considère comme un traître celui qui est resté stalinien un peu plus longtemps que lui (Beauvoir, Mandarins,1954, p. 385).
En compos. Culture néo-stalinienne. On laisse aux néo-staliniens de Prague les réquisitoires fulminants qui, peut-être, annoncent le pire (à Budapest, on préfère les demi-teintes) (L'Express, 11 oct. 1981, p. 156, col. 2).Post-stalinien. V. -post B 1 c.
REM. 1.
Stal, abrév. fam.Un vieux stal. Une espèce de saint laïque [Joseph Sanguedolce] et un peu « stal ». La C-G-T en avait fait son secrétaire fédéral; le P-C, son chef de file local (Le Nouvel Observateur, 26 févr. 1979, p. 96, col. 2).Henri Krasucki est l'homme idéal pour cette reprise en main [de la C-G-T]. Derrière le sourire faussement candide qu'il affiche toujours, c'est un redoutable leader. Un « stal », disent ses détracteurs (Le Nouvel Observateur, 12 sept. 1981, p. 26, col. 2).
2.
Staliniste, adj. et subst.,synon. de stalinien, -ienne.Que je sois trotzkiste, ou staliniste, ou papiste, ou bouddhiste, qu'est-ce que cela peut bien vous faire? Quand je fais de l'histoire, je suis historien (L. Febvre, Contre les juges Josaphat,[1948] ds Combats, 1953, p. 112).
3.
Stalino-, élém. de compos.entrant dans la constr. d'adj. où il signifie « relatif, propre à Staline, au stalinisme ».a)
Stalino-fasciste. -Avec son architecture stalino-fasciste, le Palais de Chaillot, né en plein Front populaire, est un rêve d'avenir (Le Nouvel Observateur, 29 oct. 1979, p. 52, col. 4).
b)
Stalino-maoïste. -En ce temps où (...) l'opinion découvre des maîtres-à-penser dont l'unique mérite est d'avoir trop longtemps cru au conte de fées stalino-maoïste, il faut solennellement saluer la réédition du monument « Staline » de Boris Souvarine (Le Point, 22 août 1977, p. 66, col. 1).
c)
Stalino-nazi. -Le pacte stalino-nazi (Le Point, 22 août 1977, p. 66, col. 1).
d)
Stalino-petit-bourgeois. -Dans cet univers stalino-petit-bourgeois parfaitement nunuche où les femmes sont des « mamans » et où les enfants s'appellent les « petits » règne un conformisme moral et sexuel à faire pâlir l'islam ou le catholicisme traditionnel (Le Nouvel Observateur, 9 mars 1984, p. 101, col. 3).
Prononc.: [stalinjε ̃], fém. [-jεn]. Étymol. et Hist. 1. 1926 adj. la fraction stalinienne (B. Souvarine, À contre-courant, Écrits 1925-1939, p. 114 ds Quem. DDL t. 30); 2. 1949 adj. et subst. masc. plur. (Malraux, loc. cit.). Du n. de l'homme d'état soviétique Joseph Staline [1879-1953]; suff. -ien*. Fréq. abs. littér.: 32. Bbg. Quem. DDL t. 26, 30.

Wiktionnaire

Adjectif

stalinien \sta.li.njɛ̃\

  1. Qui se rapporte à Staline, son régime politique et aux doctrines utilisées pour le justifier.
    • La Constitution stalinienne, en grande partie rédigée par le pauvre Boukharine, établit un régime grossièrement plébiscitaire, sans liberté d'opinion; elle supprime en fait les Soviets. — (Victor Serge, Portrait de Staline, 1940)
    • La dictature stalinienne apparait comme un régime politique bonapartiste dont la fonction consiste à défendre les privilèges de la bureaucratie dans le cadre de rapports de production donnés. — (L’U.R.S.S. et le Stalinisme, thèse du IIe congrès mondial de la IVe Internationale, Paris, 1948)

Nom commun

stalinien \sta.li.njɛ̃\ masculin (pour une femme on dit : stalinienne)

  1. (Histoire) Partisan de Staline.
    • Il fut un temps de plomb, pas si lointain, où un dictateur hongrois avait donné un nom à une pratique politique restée célèbre dans l’histoire du communisme, la tactique du salami : semaine après semaine; le stalinien Mátyás Rákosi s’en prenait aux libertés démocratiques nées de l’après-guerre comme on découpe un vulgaire saucisson, tranche après tranche, jusqu’à régner sans partage. — (Vincent Giret, « Salami », dans Libération (journal), n° 9532, 4 janvier 2012, page 3)
  2. (France) (Familier) (Péjoratif) Nom qui était donné aux membres du Parti communiste français.

Forme d’adjectif

stalinienne \sta.li.njɛn\

  1. Féminin singulier de stalinien.

Nom commun

stalinienne \sta.li.njɛn\ féminin (pour un homme on dit : stalinien)

  1. Partisane de Staline.
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Étymologie de « stalinien »

(Date à préciser) De Joseph Staline, homme politique et dictateur russe.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « stalinien »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
stalinien stalinjɛ̃

Citations contenant le mot « stalinien »

  • Le véritable crime de Dmitriev ? Avoir consacré sa vie à donner des sépultures et une mémoire aux victimes du système criminel stalinien en Carélie (région au nord-ouest de la Russie). Le jugement doit être rendu le 22 juillet à Petrozavodsk, la capitale de la Carélie. Dans la Russie de l’ex-lieutenant-colonel du KGB Vladimir Poutine, il est dangereux d’exhumer la mémoire sanglante du dictateur Staline, responsable de 15 à 20 millions de morts. Car, loin d’être condamné, le « petit père des peuples » est au contraire aujourd’hui réhabilité voire célébré à Moscou, tout comme les organes de répression du régime totalitaire soviétique. L'Obs, Russie : un historien emprisonné après avoir exhumé des crimes de Staline
  • 91,5 % d’admis avant le rattrapage. C’est le score stalinien du bac 2020. Le résultat de 1968 (81,3%) qui, jusqu’ici, tenait la dragée haute à toutes les cuvées, est pulvérisé. Courrier picard, À l’école de Staline
  • Les famines ont joué un rôle structurel dans la mise en place du rapport généralisé de domination en quoi ont consisté les régimes staliniens, recouvrant, sous le nom de « construction du socialisme », une accumulation effrénée de capital fixe, véritable antithèse des espoirs de la révolution d’Octobre, et particulièrement de la socialisation paysanne de la terre, abolie par son étatisation et par la mise en servage sous le nom de « collectivisation ». Club de Mediapart, HOLODOMOR. | Le Club de Mediapart
  • On comprend bien maintenant, je pense, à quel point empêche d’y rien comprendre l’usage aujourd’hui encore si généralement acritique des mots socialisme et communisme, distinction foncière non faite ou mal faite entre leurs concepts rigoureux et les notions mystificatrices qu’ils peuvent véhiculer. Jusqu’aujourd’hui fonctionne le piège tendu par cette phraséologie de claire provenance stalinienne sous sa marque aujourd’hui effacée selon laquelle l’histoire a connu cinq stades successifs et exclusifs de formation sociale, les deux derniers étant le capitalisme et le socialisme, un pays sorti révolutionnairement du capitalisme étant donc supposé devenir automatiquement un pays socialiste… Simplisme socio-historique ravageur, où l’on ne prend pas garde à ceci qu’une révolution dirigée par un parti marxiste dans un pays au développement social largement précapitaliste ne le projette bien entendu pas d’un coup de baguette magique dans le postcapitalisme mais le précipite dans cette situation à peu près inextricable où il va avoir à passer du précapitalisme au socialisme en inventant une voie non capitaliste de développement accéléré bien qu’ encore en elle-même non socialiste. Sur ce point aussi Lénine a fait preuve d’une remarquable lucidité. Posant en mai 1918 la question de savoir à quel titre on était fondé à présenter la Russie nouvelle comme une “République socialiste”, il répondait que cette expression “traduit la volonté du pouvoir des Soviets d’assurer la transition au socialisme, mais n’entend nullement signifier que le nouvel ordre soit socialiste”. Confondre la visée politique déjà existante avec la réalité économique encore lointaine du socialisme est une mortelle illusion que Lénine a toujours combattue – “au point de vue de la production”, soulignait‑il dans le même texte “Sur l’infantilisme de gauche”, “nous n’en sommes encore qu’à l’“antichambre” du socialisme”, et peu auparavant il avait donné pour “douteux que même la génération suivante réalise entièrement le passage au socialisme”. Staline au contraire a d’autant plus veillé à entretenir la fiction du “socialisme” déjà réalisé qu’il le vidait de contenu effectif, ce qui a habitué tout le monde et pour longtemps à un langage fondamentalement falsifié, la réalité crue étant que l’URSS “socialiste” de Staline fut un pays de national-étatisme, variante transitoire inédite de la société de classes, ce que sous des formes moins brutales elle sera restée jusqu’au bout – si le passage final du pays au capitalisme a pu en gros s’effectuer sans heurts, c’est bien que là était déjà de longue date la vérité profonde du système. Et le vocabulaire est demeuré figé depuis nombre de décennies en cet état mystifié. Au regard des spécialistes, l’Union soviétique ou la Chine du siècle dernier passent toujours à l’évidence pour avoir été des “pays socialistes”, et contester radicalement pareil langage comme je le fais semble relever de l’absurde, alors que la grande question qui assaillait les Soviétiques eux-mêmes à la fin des années Gorbatchev était de savoir si l’URSS avait jamais été vraiment un pays socialiste, beaucoup commençant à comprendre que non… Voilà qui devrait faire très sérieusement réfléchir : aujourd’hui encore, les mots socialisme et communisme en tant qu’ils évoquent une sorte de régime social conservent dans l’esprit de la plupart des gens le sens foncièrement mystificateur qu’ils ont pris à l’époque du stalinisme, le seul changement notable étant que leur valeur s’est inversée – aujourd’hui socialisme signifie aberration révolue et communisme horreur absolue… N’est-il pas temps de réviser enfin la signification de ce lexique de capitale importance ? » L'Humanité, Sur le sens historique du phénomène stalinien | L'Humanité
  • Loin du dogme et de l’instrumentalisation stalinienne, la documentariste Christine Lecerf propose, dans sa “Grande traversée”, de partir à la rencontre du Marx des brouillons, des questions et de l’ouverture. Pour ce faire, elle tend le micro tant à des intellectuels qu’à des syndicalistes. Un outil inespéré pour penser le monde d’après. Télérama, Qui était le vrai Karl Marx ? Toutes les facettes du philosophe se dévoilent sur France Culture
  • Quant à Staline, aucun auteur ne se risque à le défendre dans l’atmosphère antistalinienne de cette période. Le terme « totalitarisme » est d’ailleurs couramment utilisé pour qualifier le régime stalinien et, de ce point de vue, on perçoit aisément une convergence entre la vision de l’histoire proposée dans les manuels et celle défendue par le pouvoir pro-occidental de Boris Eltsine. , La « guerre des manuels » en Russie - La Vie des idées
  • Dans un petit livre sur Aragon paru chez HD, Bernard Vasseur, dont on connaît le long engagement politique au sein du PCF et, ensuite, le soin qu’il prit pour gérer la mémoire de l’écrivain à la tête de la maison Elsa Triolet /Louis Aragon, tente de faire le point sur son parcours politique de communiste, mais en centrant l’éclairage sur son rapport à Staline. Fut-il donc « stalinien » comme s’interroge le titre ? Club de Mediapart, Aragon stalinien? | Le Club de Mediapart
  • Dans ce contexte, je voudrais revenir brièvement sur le système soviétique et ce qu’on appelé justement le « stalinisme », mais à l’aide de quelques remarques iconoclastes qu’on voudra bien entendre, je l’espère. Elles viennent de quelqu’un qui a été constamment anti-stalinien, y compris quand il était au PCF, sans y être entendu, mais qui est agacé par la déferlante idéologique hostile à l’expérience soviétique, le stalinisme étant un bon moyen, croit-on, pour rejeter définitivement le communisme dans les « poubelles de l’histoire ». Je voudrais, tout en le mettant en question, bien évidemment, poser différentes questions à son propos, questions qu’on ne lui pose pas et qu’on ne se pose pas, ou peu. Club de Mediapart, Le stalinisme en questions | Le Club de Mediapart
  • Sève taille en pièce les arguties des staliniens, d’hier et d’aujourd’hui, qui viennent dédouaner Staline ou plaider l’indulgence. En particulier, il dénonce l’explication de la Grande terreur de 1937-1938 – 750.000 morts au nom de la défense du pouvoir soviétique, y compris l’élimination de nombreux communistes – par la (seule) psychologie de Staline. Ce qui explique l’abominable carnage (qui a la spécificité d’avoir été commis en temps de paix), c’est pour le philosophe toute une série d’inversions entre la conception de Lénine et celle de Staline : entre le pouvoir en principe dévolu au congrès (Lénine) et celui du noyau dirigeant (Staline), « la dictature du prolétariat se renverse en dictature sur le prolétariat, la démocratie des soviets en État autocrate, le socialisme en bureaucratisme, l’internationalisme en nationalisme, le marxisme critique en marxisme-léninisme doctrinaire ». Selon Lucien Sève, « seule la claire vision de ce qui oppose le stalinisme au léninisme » permet de comprendre la Grande Terreur : « empêcher à jamais de parler et d’agir » toutes les forces susceptibles de se mobiliser contre Staline était ainsi « une nécessité d’État ». regards.fr, Un magistral inventaire du communisme (et de sa trahison stalinienne) avant refondation - regards.fr
  • Quant à Staline, aucun auteur ne se risque à le défendre dans l’atmosphère antistalinienne de cette période. Le terme « totalitarisme » est d’ailleurs couramment utilisé pour qualifier le régime stalinien et, de ce point de vue, on perçoit aisément une convergence entre la vision de l’histoire proposée dans les manuels et celle défendue par le pouvoir pro-occidental de Boris Eltsine. , La « guerre des manuels » en Russie - La Vie des idées
  • Pendant près de 30 ans, Iouri Dmitriev a dressé la liste de 40.000 noms de personnes exécutées et déportées en Carélie pendant la terreur stalinienne. Il est également à l’origine de la découverte de l’un des plus grands charniers de la région, à Sandarmokh, où les restes de 7.000 à 9.000 personnes exécutées à l’époque stalinienne ont été retrouvés. Ses soutiens voient dans cette affaire un moyen d’intimider et de faire taire cet historien, dont les découvertes ne cadrent pas avec le discours officiel russe de réhabilitation de l’époque soviétique. , Russie : Un historien spécialiste du Goulag écope de 15 ans de prison
  • Réagissant aux propos du président du Parti libéral-démocrate de Russie qui a fait référence à l’époque stalinienne après l’arrestation d’un membre de son parti, le porte-parole du Kremlin a estimé qu’une telle comparaison était incorrecte. , Le Kremlin commente une comparaison entre l’époque de Poutine et celle de Staline - Sputnik France
  • La génération de Dud sait peut-être peu de choses, mais ils veulent en savoir plus, estime Sergei Bondarenko, historien de l’organisation Memorial qui étudie les circonstances dans lesquelles ont eu lieu les arrestations et les exécutions durant la répression stalinienne des années 1930. The Times of Israël, Loin de renverser les statues, l'ex-URSS érige de nouveaux monuments à Staline | The Times of Israël
  • Le black-out sur les faits a été très puissant et a trompé y compris, dans une certaine mesure, les milieux émigrés ukrainiens. Un aspect assez intéressant est l’évolution de la position du principal opposant politique d’URSS qu’était Léon Trotsky. Celui-ci n’a disposé que de très peu d’éléments sur la famine ukrainienne en 1932-1933 : il savait qu’il y avait famine mais il parlait d’atteinte à la paysannerie en général, mais pas spécifiquement à telle ou telle nationalité. C’est à la fin des années trente que le combat pour une Ukraine à la fois soviétique au vrai sens du terme, et donc démocratique, unifiée, et indépendante, prend une place centrale dans ses écrits, ce qui, sans qu’il ne l’exprime clairement, met en cause l’existence même de l’URSS, État bureaucratique exploiteur et prison des peuples. Cette importance croissante de la question ukrainienne chez Trotsky est parallèle, et ceci n’est pas fortuit, à l’importance croissante prise par la question juive, les Juifs étant selon lui menacés d’anéantissement dans la toute prochaine période, sauf révolution prolétarienne. La marche à la seconde guerre mondiale, qui s’accélère à partir des accords de Munich lorsque se dessine nettement, dès le début de l’année 1939 et non pas par « surprise », le rapprochement Hitler-Staline, renforce simultanément la gravité, l’enjeu vital, et le potentiel révolutionnaire, de la question de l’oppression russo-stalinienne sur l’Ukraine et de la question antisémite. Club de Mediapart, HOLODOMOR. | Le Club de Mediapart
  • Le film est rythmé par des passages de la Ferme des animaux de George Orwell. Trois personnages y illustrent plus ou moins longuement les raisons du long impact de la propagande stalinienne. Duranty (qui a vraiment existé) est tenu ou acheté par les services soviétiques : il y a eu de nombreux personnages de ce type. Une jeune journaliste allemande, qui aide Jones, ne nie pas les faits mais se demande d’abord s’il faut en faire état car l’URSS est indispensable pour résister à Hitler. Enfin, le personnage qui représente Orwell hésite lui aussi face aux révélations de Jones car il se demande s’il ne s’agit pas de coûts inévitables à la transformation de la Russie. , L’Ombre de Staline | NPA
  • Pourtant, les humiliations et l'opprobre publique ne sont rien comparées aux risques bien plus graves qui pèsent sur Chostakovitch. Comme le prévoit l’article 58 du Code pénal, en tant qu’ennemi du peuple, il peut être arrêté à tout moment. C’est l’époque de la grande terreur stalinienne, les vagues d’arrestations ciblées se multiplient, par milliers. Elles feront entre 1 à 2 millions de victimes selon différentes estimations historiques, dont près de 600 000 exécutions pour "crime contre l’Etat".  Europe 1, Chostakovitch, le jouet de Staline
  • Cette entreprise de révisionnisme historique, qui n’est pas unique dans l’actuelle Russie, peut paraître incongrue. Mais elle a un but politique fondamental, très actuel : elle vise à justifier la domination dans la « Nouvelle Russie » poutinienne des « hommes de forces », et notamment les « héros » du KGB, (dont Poutine lui-même) ainsi que de valider leurs méthodes répressives. Dans le cas de la Carélie, devant l’indigence des preuves sur les prétendus massacres commis par les Finlandais, la Société d’Histoire militaire a cependant dû revenir sur ses affirmations fantaisistes : finalement, les « historiens » officiels ne savent toujours pas « qui a tué qui » en Carélie… De façon incontestable, après vingt ans de travail titanesque, acharné et méticuleux, Dmitriev a mis au jour dans la forêt de Sandarmokh, l’une des dix plus importantes fosses communes de la Grande Terreur, qui fut le paroxysme de la répression stalinienne. Il y a trouvé près de 10 000 fusillés et établit un livre de mémoire avec près de 50 000 noms de la répression stalinienne en Carélie. L'Obs, Russie : un historien emprisonné après avoir exhumé des crimes de Staline

Images d'illustration du mot « stalinien »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « stalinien »

Langue Traduction
Anglais stalinist
Espagnol estalinista
Italien stalinista
Allemand stalinist
Chinois 斯大林主义者
Arabe الستاليني
Portugais stalinista
Russe сталинская
Japonais スターリニスト
Basque estalinistaren
Corse stalinista
Source : Google Translate API

Stalinien

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