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Simultanéiste

Définitions de « simultanéiste »

Trésor de la Langue Française informatisé

Simultanéiste, adj.Qui appartient, qui est relatif au simultanéisme. Écrivain simultanéiste. Essais de mise en scène simultanéistes (Morand, New-York, 1930, p. 176).Dos Passos (...) fonde (...) la technique simultanéiste (...). L'épreuve du moi s'ouvre à une odyssée réaliste (...) qui permet de composer tous les emblèmes socioculturels de l'Amérique dans une systématique du montage et du découpage (GDEL, s.v. Dos Passos).

Phonétique du mot « simultanéiste »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
simultanéiste sɛ̃yltaneist

Citations contenant le mot « simultanéiste »

  • Je ne me suis jamais laissé dicter les questions que soulevaient chez moi un thème qui s’y était introduit par effraction. Aussi celle de savoir si le pacte de Marrakech menace ou renforce la protection des frontières de l’Europe, n’est pas mon sujet. Je m’interroge plus volontiers sur le bien-fondé du soupir de satisfaction qu’engendrerait quelque clause humaniste soucieuse d’améliorer les conditions d’accueil des prochains débarqués en situation irrégulière car, voyez-vous, je crains que la période de latence dans laquelle ils marinent jusqu’à l’entrée dans l’âge de rationalité, ne soit le fruit bien mûr d’un grand ordre mental passant pour du désordre auprès des vaniteux qui se sont mis en tête de soigner sa pathologie. Comment ne pas trembler en ces heures simultanéistes où nous allons nous succéder d’un coup sur le plongeoir de la huitième décade, sachant qu’un océan fasciste y réveillera en nous un désir de dévoration? Le continent des Lumières est un miraculé bardé de barbelés cicatriciels. Ses multiples traumas sont autant de radars dont la marge d’erreur est limitée par le risque de rechute, dans son cas aisément quantifiable. Il préférera mille fois maintenir de pauvres bâillonnés dans un semi-enfer dont la délivrance, quelles qu’en soient les finalités, serait vécue par eux comme un soulagement, plutôt que de devoir chasser d’un semi-paradis les candidats inéligibles au droit d’asile. Si elle n’est pas ravie d’avoir à se glisser dans le fourreau épidermique d’un désailé invertébré, l’Europe ne souhaite pour rien au monde assumer les responsabilités incommensurables d’une entité alléchante, fût-elle omnisciente et omnipotente. Évitant le meilleur pour s’épargner le pire, elle choisira toujours d’arracher Thémistocle au repos éternel, implorant le stratège athénien d’étendre ses Longs Murs au périmètre de sécurisation des valeurs humanistes, n’ayant pas d’obsession plus ardente que celle de réduire à néant le risque de voir des hommes, des femmes et des enfants se noyer dans le principe de souveraineté des États, au point de commander au squelette suspendu d’André Le Nôtre un ballet aquatique au cours duquel la Méditerranée sera invitée à se donner en spectacle. Entre un centenaire de joies et d’espérances vite rabaissées par un octogénaire sinistre, échinons-nous à construire une réponse, relativement rétroactive, mais enfin… appropriée aux attentes de ces Juifs pessimistes, accostant par cargos entiers sur les rives oniriques de la révolution américaine. La question centrale qu’ils posaient aux préconisateurs de l’universalisation des droits de l’homme se bornait-elle alors à leur intégration au sein d’un nouveau monde, ou bien plutôt à la défense de leurs intérêts vitaux sur leurs terres d’origine? La Règle du Jeu, Bernard-Henri Lévy, De Bolsonaro au fantôme de Thierry Lévy : la semaine par BHL - La Règle du Jeu - Littérature, Philosophie, Politique, Arts
  • 20Valtat en vient ainsi à souligner le paradoxe qui caractérise l'emploi moderniste de la métaphore relativiste : elle exprime d'une part "la multiplicité des points de vue et la pluralité des temps", mais exclut d'autre part toute possibilité d'unification et de totalisation simultanéiste (p. 263). Cette impossibilité signale par ailleurs la contrainte consubstantielle à la littérature, médium successif — d'où sa tension vers une forme "spatiale", selon les termes de Joseph Frank. Comme le relève Valtat, dans une telle configuration, c'est au lecteur que revient la responsabilité de transformer la séquence en simultanéité. Par conséquent, Valtat cherche, en dernier lieu, à mettre à jour les "signaux" par lesquels les auteurs signalent au lecteur "l'achronisme généralisé qu'il doit s'imaginer" (p. 264). Parmi ces images de la totalité, la métaphore cosmologique (qui apparaît, selon les cas, sous sa forme traditionnelle ou einsteinienne) permet, chez Proust comme chez Joyce, de dire la multiplicité de temps et d'espaces à la fois consubstantiellement liés et irréversiblement séparés. Dans les exemples proustiens et joyciens qu'il analyse, Valtat décèle "le passage […] de la panchronie à l'omnitemporalité" (p. 277), concept repris des analyses d'Auerbach : la panchronie, définie par "la désynchronisation et l'incommensurabilité des temps les uns par rapport aux autres" (p. 278), disparaît devant l'omnitemporalité qui "dit la synthèse possible de cette pluralité dans le récit […] selon les catégories temporelles proprement littéraires" (ibid.). , Proust & Joyce : la Relativité pour modèle (Acta Fabula)
  • Il y a la beauté de la vie. La beauté d’un petit de cochon vaut bien la beauté d’un petit d’homme. Une même pulsion les habite. Une même satisfaction les apaise. Un même réconfort leur est prodigué. L’instinct maternel d’une femme vaut bien l’instinct maternel d’une truie. Mais il ne faudrait pas occulter ce qui se voit. Une image sexuelle. On peut choisir de voir ce que l’on veut dans ce que l’on voit, mais on sait bien que la chose ignorée se lance à notre assaut d’une façon d’autant plus invasive qu’elle s’est sentie sous-estimée dans son charisme et sa sensualité. Alors vient la vraie question, celle qui nous ferait, dès lors que nous serions capables de ne pas nous figer à la première réponse, atteindre au tout-possible : peut-on enjoindre un être humain de se soumettre à une confrontation organisée avec l’une de ses tendances sexuelles refoulées cependant que celle-ci, en l’occurrence la zoophilie, est réprimée par la loi? Mieux encore, est-il envisageable que celui qui en rédigea ou ratifia la proscription, aille ensuite s’interroger sur son choix de civilisation dans le no law’s land que constituerait l’art pour tout pervers polymorphe qui se respecte? Moi, je suis prêt pour cela. Du moins, je le crois… Et vous, êtes-vous prêt à m’avouer qu’il vous arrive d’envier un goret? La psyché hantée du poète a sa place à Beaubourg dès l’instant où ses compulsions omnivores sont sublimes d’être sublimées. Sauf que. En regard de la Mignon de Wenders, que dire d’une interview de l’apôtre du jouir sans entrave où ce dernier ne faisait rien de plus que réfléchir sur la nature d’une impression de plaisir qu’il avouait avoir ressentie à badigeonner de mercure au chrome le genou d’un enfant? Permettez-moi de l’être, pour le coup, le spectateur nietzschéen, l’amoureux de l’étant à même de subvertir l’existant, et de poser ma question tout au bout de la vôtre, une question non pas au gros porc de l’assemblée européenne mais à ce gros lapin de Buridan dont le champ de carottes comme le champ d’herbe fraîche rivaliseront bientôt de sortilèges olfactifs pour l’attirer dans leur enclos? Monsieur Bayrou, acceptez-vous maintenant de vous faire violence et de prendre position avec moi au bord d’Eva en tenue d’Ève, portrait en cascade que tira d’elle sa génitrice, Irina Ionesco, à chaque étape de sa croissance impubère et pubère, et de chuter sans parachute dans le gouffre de l’art? Cela dit, je me sentirais un peu plus confortable avec tout ce que je dis si la ligne blanche entre l’art et la politique n’était pas une corde à sauter. Mais je me souviens d’un écrivain nommé Guillaume Dustan, sur un plateau à LCI, animé par un certain Buisson, qui depuis ce 1er janvier 2002 a fait, comme on dit, son chemin. Cela m’émeut toujours de prononcer le nom par lequel William Baranès avait retiré son premier acte de parentalité à celle dont il disait qu’elle voulait sa mort, peut-être à cause des mots que ravalait sa bouche de petit garçon plaintif de peur de recevoir la gifle qu’il cherchait, peut-être parce que nous étions nés la même année, peut-être pour cette saleté d’oursin nanoscopique l’ayant choisi lui comme milieu où se reproduire… De l’autre côté de la table, Alain Soral, – dans ces années-là, on le laissait statuer sur la recevabilité de la mise en parallèle posée par Goldnadel du nombre de Palestiniens tués à Jénine par les Israéliens et du nombre de Juifs tués à Auschwitz par les Allemands, comparaison en forme d’équivalence établie par Soral. Et puis soudain, une autre année, ou la même, en tout cas sur le même plateau où la culture de la Libre Parole envahissait les foyers français, Dustan de relancer la plaidoirie hallucinante de son Génie divin sur la dépénalisation de la pédophilie : «Moi, je suis pour la pédophilie. Sauf que je pense que ça doit se faire en sens inverse», et pour ceux qui ne l’auraient pas capté : «la gérontophilie des enfants». Une dernière chose. Et une qui se voit comme le groin au milieu de la figure. L’anthropomorphisme, signifiant d’une tendance de plus en plus tangible à l’appel au retour du paganisme. Et là, pas dans sa forme résiduelle et entriste. Pas de ce mauvais monothéisme mâtiné de mithriacisme, de mazdéisme ou de celtisme, d’éleusinisme, de saturnisme, de scythisme de phagocyte. Non. C’est maintenant au païen post-athéiste de faire valoir son droit au retour. Un païen plus qu’hypothétique, mais quoi? si tout de certitude pour soi! Quatorze, vingt siècles pour mettre le schismatique devant le témoin décidément indestructible de son imposture. Mea culpa ou pas. Et… Et… Et… Coup de frein, tête-à-queue, pied au plancher, fumée de fusée, desserrage de frein à main, vvvVVVrrrRRRoooOOOuuuUUUmmmMMM. Largage universel de la bombe H(umanité). «L’important (…), c’est l’atterrissage», disait Kasso. Mais si nous profitions de cet instant de grâce où nous croyons réaliser le vieux rêve d’Icare pour nous projeter quelques millions de kilomètres plus bas… Si nous profitions d’être là, unis en un arrachement simultanéiste à tout ce que nous sommes, pour nous concocter une Arche du deuxième type, qui nous sauverait, qui sait? du Déluge que nous sommes… Deux questions, en somme. Qu’est-ce qu’on garde? Qu’est-ce qu’on jette? La Règle du Jeu, Donatien Grau, L’art de choquer - La Règle du Jeu - Littérature, Philosophie, Politique, Arts
  • En France métropolitaine, on constate aussi une explosion inhabituelle des recours, tous fondés principalement sur l’insincérité du scrutin du premier tour altéré, selon les candidats malheureux, par les pressions exercées par le gouvernement sur une partie de l’électorat. En effet, bien qu’ayant maintenu le scrutin sous la pression des oppositions LR, RN, PS, PC, France insoumise et affiliés, le pouvoir n’a pas manqué, dans un simultanéiste numéro virtuose d’« en-même-temps » macronien (« allez voter mais restez chez vous car il est dangereux de mettre le nez dehors ! »), d’effrayer ceux de nos concitoyens parmi les plus âgés et/ou à la santé des plus chancelantes. Boulevard Voltaire, Municipales 2020 : insincérité du scrutin ou dégagisme opportuniste ? - Boulevard Voltaire

Traductions du mot « simultanéiste »

Langue Traduction
Anglais simultaneist
Espagnol simultaneista
Italien simultaneista
Allemand simultanist
Chinois 同时主义者
Arabe متزامن
Portugais simultaneista
Russe simultaneist
Japonais 同時論者
Basque simultaneist
Corse simultaneistu
Source : Google Translate API

Simultanéiste

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