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Sémantisation

Définitions du mot « sémantisation »

Wiktionnaire

Nom commun

sémantisation \se.mɑ̃.ti.za.sjɔ̃\ féminin

  1. (Linguistique) Interprétation des éléments d'un texte.
    • Une fois réalisée la sémiotisation laisse place à la sémantisation. — (L'interprétation des pictogrammes : approche interactionnelle d'une sémiotique, Emmanuelle Bordon, 2004, ISBN 2-7475-6660-9)
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Phonétique du mot « sémantisation »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
sémantisation semɑ̃tisasjɔ̃

Citations contenant le mot « sémantisation »

  • Toute tendance observée dans les réflexions courantes, ayant pour projet de départir les différents types de discours de la production du sens semble illusoire. Les discours, en effet, en tant qu’architecture du langage, se posent comme le lieu de sémantisation et de signification produits par la volonté du lecteur-scripteur. Autrement exprimé, l’acte de communication dans les discours ne se sépare pas de la production de sens supposant sa quête.Si les dispositifs proposés passim pour déterminer les conditions de la signification sont de plus en plus variés et traduisent une certaine liberté du lecteur-scripteur, il ressort toutefois que les phénomènes de signification sont souvent conditionnés par des différences dont la pertinence les fonde en termes d’écarts différentiels. Mieux, quand on cherche à décrypter le sens des différents discours, il convient de s’appuyer sur les jeux de différences, d’oppositions entre les termes, les figures, les expressions, etc. Ce principe reconnu au structuralisme est défendu par le Groupe d’Entrevernes selon qui, « La signification […] n’est possible que sur la base de différences […] ce qui rend possible l’entrée dans l’univers du sens, ce sont la perception de différences […] et le repérage d’écarts différentiels […] Dans cette perspective, tout texte se présente comme un jeu de différences, un dispositif d’écart différentiel. » (Groupe d’Entrevernes, Analyse sémiotique des textes, Lyon, PUL, 1979, p.129-130).L’écart différentiel pose, de ce fait, la difficulté épistémologique et théorique des multiples conditions (linguistique, sémiotique, sociologique, artistique et littéraire...) relatives à l’émergence de la sémantisation discursive. Dans le domaine de la sémiotique où les débats sont de plus en plus nourris, les avis demeurent moins unanimes. Ainsi, par exemple, selon le Groupe d’Entrevernes, l’une des voies les plus élémentaires pour pouvoir engendrer un univers sémantique capable d’être manifesté réside, dans la possibilité d’élaborer un carré sémiotique qui organiserait la signification des textes en classifiant diversement, respectivement, les relations de contradiction, de contrariété, d’opposition, etc. observées dans les phénomènes textuels. Or, cette proposition naturellement réductrice, reste discutable, d’autant que, plusieurs pistes, au nombre desquelles, les structures tensive, binaire, ternaire, véridictoire… peuvent se présenter comme des manifestations de cette organisation, mise en évidence au moyen de combinaisons interactives des formants linguistiques réalisant alors l’écart.Par ailleurs, d’après Greimas, l’écart différentiel se définit, de façon logique, relativement à un principe d’identité sans lequel aucune analyse du contenu ne se réaliserait. Ainsi, les micro-univers sémantiques (immanents ou manifestés) reposant sur la multiplicité des prédicats, des catégories actantielles et le caractère modal ou axiologique du discours, nécessitent une activité métalinguistique dont le but est essentiellement d’aboutir à la découverte de ces identités.Kristeva, au surplus, semble être l’une des théoriciennes à apporter une précision édifiante au problème de la production de sens. Elle estime que les écarts différentiels sont dus à l’immixtion de plusieurs échantillons de divers horizons, dans l’espace textuel ; c’est-à-dire au phénomène d’intertextualité. Dans ce cas, le texte lui-même devient une productivité exigeant une pratique signifiante de la part du lecteur-scripteur ; d’où la nécessité d’un décryptage dynamique du texte, excluant ainsi la possibilité d’obtenir une signification unique et exclusive. De cette transcendance du sens et de la signification, émerge l’idée du texte comme le lieu d’une signifiance dont l’élaboration reste à élucider.Le présent appel, sur la base des présupposés théoriques relatifs aux conditions de la signification sus mentionnées, se propose de mettre en lumière l’architecture du sens, c’est-à-dire son décryptage. En somme, l’ouvrage se présente comme une réflexion sur les différentes modalités textuelles ou discursives grâce auxquelles la production du sens ainsi que son élaboration sont rendues possible.Quatre axes sont proposés aux contributeurs : , Écart différentiel et production de sens
  • L’information est présente dans la nature, la matière, le cosmos et elle nous entoure. L’homme a comme particularité d’être un animal qui a développé des systèmes de communications utilisant des signes avec un système de sémantisation assuré par cet organe qu’est le cerveau. Grâce à ce système de signes et d’interprétation, l’homme peut réaliser des finalités qui dépassent de loin celles poursuivies par les autres espèces animales. Une transition majeure est arrivée à l’ère des transmissions par voie électrique ou électromagnétique. L’information n’est plus exprimée et reçue avec les limites matérielles. Par exemple lors d’une rencontre, en se parlant, en échangeant des livres ou des missives. A l’ère technumérique, les informations franchissent les limites matérielles et chaque foyer peut accéder à un ensemble d’images et de récits provenant du monde entier. L’époque où les nouvelles d’Amérique mettaient plusieurs semaines à arriver est révolue. AgoraVox, L'information citoyenne face aux journalistes professionnels - AgoraVox le média citoyen
  • Depuis, l’inventaire traditionnel sur papier de liasses d’archives s’est progressivement doublé d’un codage balisé en langage XML, qui en garantit la normalisation et la bonne circulation. Système d’exploitation centralisé, techniques de reconnaissance automatique des caractères manuscrits, stratégies de sémantisation : la culture digitale reconfigure en douceur les métiers de la vieille maison nationale. «Il faut encore lutter contre la mauvaise réputation du mot “archive” qui renvoie à quelque chose de solitaire et de suranné, explique toutefois Françoise Banat-Berger, ancienne directrice des Archives nationales. Le terme complémentaire de “données” est très pratique, parce qu’il évoque davantage le partage et la modernité.» Capital.fr, Comment les Archives nationales ont entamé leur mue numérique - Capital.fr
  • Le travail est un peu plus long, en revanche, et oblige à définir les priorités pour éviter de perdre du temps dans un catalogage de trop haute précision. “Nous savons que le travail n’est jamais fini et que nous avons la possibilité d’y revenir à un autre moment”, poursuit la documentaliste. Ce modèle exige également plus de concentration, mais le résultat s’avère bien plus efficace, plus précis et plus qualitatif. “Nous oeuvrons dans un domaine – les arts de la marionnette - mal connu, victime de nombreux clichés réducteurs, et pour nous, la sémantisation de nos données et le choix du modèle FrBr étaient un vrai choix politique”, ajoute Raphaèle Fleury « cela devrait permettre une meilleure visibilité de ces arts, dans leur diversité ». Archimag, Comment, grâce à PMB, l’Institut International de la Marionnette affine son catalogage et valorise ses collections | Archimag

Traductions du mot « sémantisation »

Langue Traduction
Anglais semantization
Espagnol semantización
Italien semantizzazione
Allemand semantisierung
Chinois 语义化
Arabe دلالة
Portugais semantização
Russe семантизации
Japonais 意味づけ
Basque semantization
Corse semantizazione
Source : Google Translate API

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