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Schumpétérien

Définitions du mot « schumpétérien »

Wiktionnaire

Adjectif

schumpétérien \Prononciation ?\ ou \Prononciation ?\ masculin

  1. Qui se rapporte à la théorie de Schumpeter.
    • Mais observons nos sociétés avec des lunettes schumpétériennes : il y a des destructions et des créations d’emplois permanentes et le taux de chômage ne peut être à zéro. Il existe un niveau incompressible, dit frictionnel. — (Daniel Cohen, Arrêtons d'agir avec un biais idéologique, dans Le 1 (http:/ /le1hebdo.fr), n°99, avril 2017)
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Étymologie de « schumpétérien »

Du nom de famille de Joseph Schumpeter (1883-1950) et du suffixe -ien.
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Phonétique du mot « schumpétérien »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
schumpétérien sʃympeterjɛ̃

Citations contenant le mot « schumpétérien »

  • Il est possible de transformer cette crise en un instant “schumpétérien” : une remise en cause bénéfique des modes de fonctionnement. Encore plus intensément cette année, l’édition du MaMA Invent sera ce terreau fertile où entrepreneurs et professionnels pourront reconstruire leurs activités sur de nouvelles bases, développer de nouvelles manières de faire. En un mot : innover. IRMA : Centre d'information et de ressources pour les musiques actuelles, IRMA MaMA Invent revient au Trianon pour soutenir le redémarrage de la filière / Innovation / Irma : (...)
  • La singularité de la transition énergétique qui nous occupe, à la différence des précédentes (charbon, pétrole, électricité), est de ne pas être schumpétérienne - du nom de cet économiste de la croissance par l'innovation : Joseph Schumpeter (1883-1950). D'autres économistes, dont William Nordhaus, qui vient de recevoir le prix Nobel d'économie pour cela, ont essayé de la présenter comme telle en introduisant un prix de CO2 dans son économie de marché. Cela n'a eu comme effet que d'améliorer, du reste très substantiellement, l'efficacité énergétique de ces énergies, mais, paradoxalement, pas de transiter. Les Echos, Transition écologique : la leçon de Schumpeter | Les Echos
  • « Puisque l’on entre dans un monde très schumpétérien, il est important de libérer le processus de destruction créatrice » avançait Emmanuel Macron (interview au Point du 27 août 2017) afin de justifier la réforme du code du travail. Depuis, la référence à la « destruction créatrice » dans le contresens « pour créer du neuf, il faudrait faire table rase de l’ancien » est reprise un peu partout, à tort et à travers. Or, cela peut masquer les véritables enjeux portés par les « révolutions » en cours. The Conversation, « Destruction créatrice » : pour en finir avec les contresens
  • Face aux ressources limitées de la terre et de l’air, revient-on forcément à une approche malthusienne de l’économie ? Comment être moins claustrophobe quand on croît avec l’innovation ? La théorie schumpétérienne de la croissance peut-elle ouvrir d’autres perspectives vers une croissance durable ? France Culture, Innovation, environnement et politiques de croissance - Ép. 7/8 - Théorie et politiques de la croissance
  • La théorie schumpétérienne peut-elle s’appliquer à l’industrie musicale qui a connu une profonde révolution à partir des années 60 ? En quelques années, au Royaume-Uni, apparaît une multitude de groupes de rock qui contribueront un temps à l’équilibre de la balance des paiements courants avant que l’optimisation fiscale ne les amène à se délocaliser. Les Echos, Opinion | La destruction créatrice sur fond de rock'n roll attitude | Les Echos
  • Son nom est tant associé à la réflexion sur le créateur d’entreprise que l’on parle d’entrepreneur schumpétérien. Pourtant sa contribution à la science économique dépasse la simple défense de l’audace entrepreneuriale. Né en 1883 en pays tchèque, il étudie le droit avant de s’orienter vers l’économie. L’effondrement de l’empire des Habsbourg le conduit en politique. BFM BUSINESS, Schumpeter : l'homme du cycle, de la destruction créatrice et de la croissance long terme 
  • La révolution de l'intelligence artificielle (IA) menace aujourd'hui de bouleverser cette grille de lecture schumpétérienne et un peu optimiste du développement économique qui fait loi depuis un siècle. Les nouvelles techniques d'apprentissage statistique et d'apprentissage profond automatisent des tâches autrefois épargnées parce qu'à haute valeur ajoutée.  Les Echos, Quelles réponses au remplacement de l'homme par la machine ? | Les Echos
  • Pourquoi entreprendre ? L'entrepreneur schumpétérien, "animé d'une volonté de vainqueur, crée sans répit, car il ne peut rien faire d'autre". Il rêve de "fonder un royaume privé". La satisfaction personnelle de créer une nouvelle combinaison est un leitmotiv très important. Ce qui l’anime se compare avec les sensations ressenties par des sportifs de haut niveau. Le profit ne constitue ici guère plus qu'un indice de réussite, ce n'est pas sa motivation première. leplus.nouvelobs.com, Steve Jobs, le parfait entrepreneur à la Schumpeter - le Plus
  • M.M : Vous avez raison. Ce débat sur la relance ne peut être mené que sur une base conjoncturelle ou à court terme. Il doit être articulé à une vision stratégique cohérente, adossée à des politiques de long terme. En fait, le débat de fond est bien celui de l’accélération de la transformation de l’économie pour s’adapter aux nouveaux enjeux sociétaux et à la probable recomposition de l’économie mondiale. On peut supposer que la sortie de crise Covid désignera les gagnants et les perdants de la prochaine décennie. Les seconds auront au mieux opté pour une relance défensive pour maintenir le statu quo. Et les premiers, seront peut-être ceux qui auront fait preuve au cours des toutes prochaines années de davantage d’audace, d’innovation et d’ouverture économique. Beaucoup pensent que nous vivons un moment keynésien, c’est une évidence. Mais nous vivons en même temps un moment schumpétérien, qui suppose que la relance soit à la fois transformationnelle.  Challenge.ma, Mihoub Mezouaghi, directeur Maroc de l’AFD : « La sortie de crise Covid reposera sur une relance durable » | Challenge.ma
  • Le thème ? « Renforcer la croissance inclusive ». Traduire : comment stimuler la croissance économique sans pour autant creuser les inégalités. Tout un programme. « J'ai adopté l'approche schumpétérienne, qui est la mienne, raconte l'économiste en exclusivité pour Le Point. Thomas Piketty ne raisonne pas dans ce modèle. » Qu'est-ce que cela veut dire de raisonner dans un cadre schumpétérien ? Que la croissance vient essentiellement d'un processus de destruction créatrice, dans laquelle les entrepreneurs innovants jouent un rôle central. Le Point, La leçon d'Aghion devant les ministres des Finances de la zone euro - Le Point
  • Les longs cycles économiques schumpétériens dits « de Kondratieff » présentent des caractéristiques économiques précises, même si certains chocs externes peuvent, sur six mois ou un an, créer quelques soubresauts qui sembleraient remettre en cause le principe même du cycle long. Souvent de 50 à 60 ans, ce sont les cycles économiques les plus longs. Il existe également les cycles de Juglar, qui durent de 6 à 8 ans puis les cycles business de Kitchin qui durent 3 années. Les Echos, Opinion | Covid-19 : le cycle économique de l'offre continuera après la crise | Les Echos
  • Pourquoi l'innovation semble-t-elle remise en question au tournant des années 2000 ? S. L. : Cela n’a pas lieu du jour au lendemain... Mais diverses tendances convergent en effet autour de cette décennie. Chez les économistes, le paradigme néo-schumpétérien est remis en question : on s’aperçoit, notamment après la crise de 2008-2009, que la croissance a tendance à ralentir dans les pays riches, alors même que la politique d’innovation s’est amplifiée. De là naît tout un ensemble de débats, souvent critiques, sur le thème de la « stagnation séculaire ». À cela s’ajoute la part de fantasmes et d’emballement de la technophilie des années 1990 qui n’a pas manqué de faire naître des désillusions. CNRS Le journal, « Innover, c’est aussi chercher à améliorer nos conditions de vie » | CNRS Le journal
  • Beaucoup considèrent, à tort, que le travail est une sorte de gâteau à partager. Dès lors, dans le jeu à somme nulle du besoin en main-d'oeuvre, une machine en plus serait nécessairement une place en moins pour l'humain. C'est évidemment méconnaître le principe schumpétérien de la destruction créatrice qui insiste sur l'apparition de nouveaux besoins et d'emplois à mesure que d'autres sont satisfaits et automatisés. La lutte contre cette évolution est vaine. Marx lui-même écrivait : « La technologie reste toujours plus forte que les technostructures juridiques et politiques. » Aucun emploi pouvant intégralement être remplacé à moindre coût par la machine ne sera épargné. Mieux : toutes les contraintes réglementaires et fiscales accélèrent inéluctablement le recours à la mécanisation. Un moratoire sur le progrès technologique n'est pas crédible à long terme : aurions-nous dû interdire l'eau courante pour préserver le métier de porteur d'eau ? Les Echos, La lutte contre la robotisation est un combat perdu, donc inutile | Les Echos
  • C'est un triste constat. Mais voilà que le paradigme schumpétérien éminemment anti-conformiste et inscrit dans une vision historique complexe de l'économie est devenu un prêt-à-penser qui anesthésie l'intelligence. La meilleure façon d'avoir l'air de tout dire sans ne rien dire sur la transformation de nos économies. Dans ce monde la start-up porte le neuf. L'entreprise qui meurt embarque avec elle la part obsolescente de nos économies. La Tribune, La "destruction créatrice" : un concept valise de la macronie
  • Troisième idée : les nouvelles innovations rendent les innovations antérieures obsolètes ; c’est la « destruction créatrice ». La croissance schumpétérienne raconte l’histoire des firmes en place qui essaient en permanence d’empêcher ou retarder l’entrée de nouveaux concurrents dans leur secteur. On peut donc parler d’économie politique de la croissance. (…) Le Monde.fr, Les énigmes de la croissance
  • Ces caractéristiques de l'entrepreneur schumpétérien apparaissaient avec éclat dans l'excellente biographie d'Elon Musk rédigée par Ashlee Vance et publiée chez Eyrolles cette année en France, ou dans celle de Brad Stone sur Jeff Bezos, en 2014, chez First Edition. Elles apparaissent tout aussi clairement dans le livre de Solveig Godeluck et Emmanuel Paquette. Tout l'itinéraire de Xavier Niel y est retracé, de la cité du Mont-Mesly à Créteil au succès d'Iliad et de Free - en passant par le Minitel rose et la case prison. Les Echos Executives, Xavier Niel, l'histoire d'une irrésistible ascension, Success Story
  • Les Français ont besoin qu'on les projette vers l'avenir. L'industrie peut y contribuer si on montre comment elle peut servir les grands dessins de l'humanité. L'exploration spatiale fait partie des sujets qui passionnent, comme l'a rappelé l'engouement suscité par le départ de Thomas Pesquet vers la Station spatiale internationale. Cela tombe bien. La France, depuis le général de Gaulle, est l'un des leaders de la recherche spatiale. Notre pays y consacre 10 % de sa R&D publique et exporte beaucoup de satellites, de lanceurs et de matériels. Les filiales spécialisées d'Airbus ou Thales permettent à la France d'héberger d'importants sites de production, et Arianespace, dont le siège est à Evry, a contribué à structurer notre industrie spatiale. Mais ce qui a fait notre force pourrait devenir un risque. Car l'économie spatiale connaît un bouleversement schumpétérien profond depuis que la Nasa a décidé de faire appel au secteur privé, par exemple pour ravitailler la Station spatiale. C'est grâce à cette « désétatisation » de l'espace que des start-up comme SpaceX ont pu innover, ce qui a permis de diminuer fortement le coût des lancements avec une fiabilité, il est vrai, encore inégale. Aux Etats-Unis, ce sont désormais des milliards de dollars qui sont apportés chaque année par le capital investissement dans ce secteur du « newspace ». Les Echos, L'espace, notre avenir | Les Echos
  • Schumpeter est connu pour son concept de l’entrepreneur, qui est revenu à la mode, en théorie économique, face au constat d’échec du keynésianisme. Cependant, ce concept a été un peu galvaudé par certains. En bon économiste de l’école autrichienne, Schumpeter est très précis dans les termes qu’il emploie, et dans la description de ses concepts. L’entrepreneur schumpétérien n’est pas un simple créateur, ou repreneur d’entreprise, comme on le dit souvent. C’est le moteur de l’évolution économique. Contrepoints, Théorie de l’évolution économique | Contrepoints
  • Alors qu’il relève les limites du modèle Solow, Philippe Aghion explique comment Solow a pu le pousser à avancer dans ses propres recherches sur l’innovation avec son collègue Howitt, alors que leur paradigme schumpétérien de croissance remettait en question son propre modèle. Pour Philippe Aghion, Solow ne pousse pas assez loin le paradigme de l’innovation, comme source de progrès technique. Il manque aussi le rôle des institutions. France Culture, L'importance des institutions - Ép. 2/8 - Théorie et politiques de la croissance
  • Premier argument : Uber c'est l'innovation et rien n'arrête l'innovation. L’application Uber, qui a transfiguré le secteur des VTC, illustre le processus schumpétérien de destruction créatrice à l’heure numérique. Son cas "symbolise l’innovation digitale: en bousculant un marché, une plateforme crée de l’emploi, génère des gains de productivité et invite les institutions à se renouveler". Les Echos, Quand Uber répond aux taxis | Les Echos
  • Emmanuel Macron et Édouard Philippe battent des records de popularité. Comment expliquer ce niveau de confiance ? « Je crois que nous sommes dans un monde schumpétérien, un monde dans lequel l’innovation compte énormément, dans un monde de rupture avec la tradition », explique Luc Ferry. « Emmanuel Macron incarne l’innovation. (…) Je crois que l’on a voté pour voir », continue l’ancien ministre de l’Éducation nationale. L'Opinion, | L'Opinion
  • Le mur de Berlin (1961-1989) lors de la visite du président Kennedy, en 1963. On ne devinait pas à l’époque que les USA imposeraient leurs règles et tissent un ordre économique mondial sans contre-pouvoir et à sens unique. La conséquence est un désordre économique mondial sans précèdent. Le désordre économique pathétique, nous conduit vers l’impasse et la fatalité d’une profonde crise (avant sa transformation), validant ainsi la théorie économique de la destruction créative au sens schumpétérien du terme (Ph. AP) L'Economiste, Le virus prépare une révolution monétaire | L'Economiste
  • C'est une Europe qui doit apprendre à naviguer dans un monde en pleine transformation où interagissent un cycle politique mondial avec un paysage géopolitique en recomposition et un nouvel ordre international à bâtir et un cycle schumpétérien de destruction créatrice avec une vague d'innovations qui révolutionne en profondeur les équilibres économiques et sociétaux. Les Echos, De l'incertitude économique à l'incertitude politique | Les Echos
  • Elle redonnerait également les bases d’un essor économique que nombre de grandes puissances ont perdu, aux premiers rangs desquels les États-Unis et la Chine, et offrirait les pistes d’un nouveau modèle de développement aux pays les moins avancés de la planète, principales victimes prévisibles des excès des plus développés qui les ont précédés. On pourrait ne pas être loin d’une révolution de type schumpétérien, dont les fondements se trouveraient dans l’immense degré d’innovation que requerrait une telle ambition, dont les termes sont d’ailleurs pour l’essentiel contenus dans la signature de la COP 21. , Comment réagir à l'épidémie de coronavirus ? Aléa moral
  • Mais, le modèle économique de l’entreprise n’est pas seul en cause, l’attitude d’Adam Neumam a été abondamment critiquée puisqu’alors que son entreprise était en déroute, il se préparait une confortable sortie. Adam Neumam s’est construit une solide fortune en achetant de riches propriétés qu’il louait ensuite à Wework. Contrairement à l’entrepreneur schumpétérien, Adam Neumam n’est pas mort pour son entreprise, mais il semble qu’il a abondamment cherché à en tirer des profits pour lui-même. Adam Neuman va céder un tiers de ses actions pour un montant d’un milliard de dollars. Il devrait également recevoir 185 millions de dollars de frais de consultant (Le Monde, 23/10/2019, 31/08/2019) ! Neumam ne croyait en son idée que pour faire fortune, le plus rapidement possible ! , La déroute du coworking ; l’avenir incertain du travail ! | Innovations | Le Réseau de Recherche sur l’Innovation | Les blogs d'Alternatives Économiques
  • Les Français ont élu un président, jeune, ouvert, extrêmement intelligent, favorable au progrès et à la science, europhile, schumpétérien, libéral et tolérant. Nous les intellectuels, nous les innovateurs, nous les startuppers, nous les managers, nous les scientifiques, nous les élites mondialisées, nous avons gagné. Nous évoluons comme un poisson dans l'eau dans cette société qui vient.   LExpress.fr, Comment Macron peut remporter la bataille du QI - L'Express
  • Dans la stratégie européenne de l’emploi européenne, par exemple. L’insistance sur l’esprit d’entreprise, la nécessité permanente d’adaptation, la mutation industrielle en faveur des secteurs des technologies de l’information et des services, les restructurations encouragées au nom de la compétitivité : tout cela est très schumpétérien. Et cela nous amène évidemment à nous interroger plus en profondeur sur le cadre théorique qui permettent le développement de ces postulats. AgoraVox, On va vous rétorquer Schumpeter... - AgoraVox le média citoyen
  • Ses principaux domaines de recherche ont trait à la philosophie économique, l’anthropologie économique, l’économie sociale et solidaire et l’émergence de l’entrepreneuriat social en Suisse romande, ainsi que la durabilité forte et opérationnelle. Ses publications portent sur la figure de l’entrepreneur schumpétérien à la lumière de l’influence nietzschéenne, sur l’histoire et les nouveaux contours de l’économie sociale et solidaire, sur les pratiques alternatives économiques et leurs interprétations théoriques notamment en termes de philosophie sociale sous-jacente, sur les coopératives et la gouvernance démocratique, enfin sur la transition écologique et les changements socio-économiques qu’implique la durabilité forte. The Conversation, Sophie Swaton – The Conversation
  • C’est à cela que sert l’entrepreneur schumpétérien : son expérience révèle « ce qui marche » et élimine « ce qui ne marche pas ». Contrepoints, La crise des industries musicales : une illustration de la « destruction créatrice » | Contrepoints
  • En rupture avec le pessimisme qui imprègne beaucoup de visions de l’avenir de la presse, nous sommes aujourd’hui dans une période de bouillonnement, que l’on peut voir comme la phase de création dans un moment schumpétérien. On voit apparaître de nombreuses startups, qui ne misent plus sur la publicité mais se recentrent sur le service rendu au lecteur. Le crowdfunding a libéré des initiatives et permet des expérimentations. Brief.me, une lettre quotidienne lancée en 2014, en est une. , Brief.me, ou quand la presse se réinvente
  • C'est légal, mais c'est une subvention indirecte à Air France et à ses homologues, et une barrière à l'entrée pour les compagnies low cost. Il s'agit d'une taxe sur les nouveaux entrants qui, pourtant, ont permis de réduire massivement le coût du transport aérien - sans dégrader la sécurité. Le système actuel est anti-schumpétérien : il favorise les « insiders » contre les nouveaux entrants innovants. Une fois de plus, la politique industrielle de l'Etat revient à soutenir les opérateurs historiques au détriment de l'innovation. Les Echos, Aéroports de Paris : l'Etat face à ses contradictions | Les Echos
  • Rien de plus pour l’entreprise, tout pour l’entrepreneur : c’est une transformation majeure de la politique de l’offre à laquelle on assiste. Elle aurait mérité plus d’explication. Qu’Emmanuel Macron, 39 ans, nous emporte dans le futur schumpétérien n’a rien d’étonnant. Il mise sur l’innovation, la création d’entreprises, leur développement, les métiers « indépendants » puisque beaucoup des emplois de demain seront des emplois neufs. Les Echos, Le virage économique d’Emmanuel Macron | Les Echos
  • La deuxième erreur est économique. Le capitalisme libéral schumpétérien est très inégalitaire et il fait des perdants par millions. La réponse de l'élite a été double. Un, expliquer que les politiques de « l'offre » en faveur de la croissance fonctionnent, elles font baisser le taux de chômage (exemple l'Allemagne), et en conséquence tout le monde finira par s'y retrouver. Deux, adapter les filets sociaux de sécurité qui datent de l'après-guerre et l'ère fordienne. Cette réponse double bute sur la lenteur de l'adaptation nécessaire, sur le manque de courage des partis traditionnels à réformer avec radicalité l'Etat providence. D'où leur perte de crédibilité et le dégagisme. Mais, plus profondément, elle se heurte à la nature même du nouveau capitalisme financiarisé, technologique, socialement et politiquement aveugle, sans aucun état d'âme vis-à-vis des perdants. Les Echos, Les trois erreurs des élites contre le populisme | Les Echos
  • Trump n'est pas un "libéral-technophile schumpétérien". C'est un défenseur de l'industrie traditionnelle et des secteurs centenaires, comme l'a montré son apologie passionnée, à défaut d'être efficace, de l'acier et de l'aluminium. Ses relations avec la Silicon Valley sont, à quelques exceptions près, exécrables. Néanmoins, tout ce que dit Trump n'est pas faux. L'innovation et la mondialisation détruisent des emplois occupés par ceux qui forment le coeur de son électorat. Ce sont les Blancs des "classes moyennes basses", dont le Prix Nobel d'économie Angus Deaton a montré qu'ils mourraient prématurément en raison d'une épidémie de "maladies du désespoir" (overdoses, alcoolisme, voire suicides). Que l'innovation possède une face sombre, voilà qui est évident.  LExpansion.com, Trump a tort de blâmer Amazon - L'Express L'Expansion
  • Mettons chacun à l'aise : nul besoin de s'identifier, pour le lire avec profit, à tous les enthousiasmes successifs - et parfois capricieux - de l'inlassable avocat du "cercle de la raison". Nulle nécessité non plus d'épouser entièrement sa révérence pour les grandes figures disruptives de l'entrepreneur schumpétérien, qui ne s'atténue pas à l'approche de son 70e anniversaire.   LExpress.fr, L'Express a lu le dernier livre d'Alain Minc - L'Express
  • Les rayonnages qui penchent logiquement très à droite recèlent d'autres surprises, comme « l'Imposture climatique », de Claude Allègre, ou « l'Innovation destructrice », d'un autre ex-ministre de l'Education, Luc Ferry. Ce dernier n'aime pas trop l'idée d'avoir été sélectionné : « Mon livre schumpétérien (NDLR : du nom de l'économiste autrichien au cœur de son ouvrage) est aux antipodes du programme économique du FN », nous dit-il. leparisien.fr, Front national : des conseils de lecture pour les vacances pas très guillerets - Le Parisien
  • Le troisième défi posé par l’intelligence artificielle est plus classique, mais tout aussi redoutable. Cette technologie hors normes ne risque-t-elle pas de faire disparaître des millions de postes de travail et de condamner les populations à un chômage massif ? En d’autres termes, le traditionnel mécanisme schumpétérien (les destructions d’emplois sont compensées par des créations d’emplois dans d’autres secteurs en nombre équivalent), qui ne s’est jamais démenti lors des précédentes révolutions technologiques, peut-il encore fonctionner avec l’IA ? Capital.fr, Intelligence artificielle : faut-il en avoir peur ? - Capital.fr
  • Dans le même temps, l'innovation est florissante et galopante. Elle force à des révolutions dans tous les domaines les uns après les autres, l'enseignement, le travail, les loisirs, la culture, la politique. Révolution au sens plein : un nouvel esprit « coopératif » provoque l'enthousiasme d'une jeunesse avide de renverser les hiérarchies de l'économie « fordienne » d'hier pour embrasser les opportunités du monde neuf « schumpétérien ». Leur nouveau mode de vie se dessine : global, participatif, libre, responsable, ouvert, multicolore. Les Echos, Entre les ruines du fordisme et les dangers du schumpetérisme | Les Echos
  • En ce sens, tel que présenté par son initiateur, le Directeur de l’Innovation et du Logement du Crédit Agricole Centre-Loire, Cotoit.fr parait particulièrement intéressant car ce service semble offrir l’un des premiers exemples de ce que les banques, converties à de nouvelles approches de conduite du changement et désireuses d’élargir leur sphère d’activités, peuvent produire. En quoi l’important n’est pas tellement qu’elles s’approprient l’état d’esprit innovant des startups. Le plus déterminant tient plutôt à ce qu’en leur sein des modes de fonctionnement plus agiles sont à même de rendre décisifs leurs principaux atouts : des moyens considérables, de très nombreux clients et la capacité à connaitre leurs attentes et besoins, ainsi que la possibilité de se situer à moyen-terme, d’avoir le temps ! Par rapport au schéma schumpétérien classique et cyclique de destruction créatrice, cela oblige à penser une innovation plus… tranquille ? Cela ne sonne pas très « romantique ». Disons plutôt, ce qui est bien plus juste, une innovation constante. BFM BUSINESS, Quand les banques misent sur l’innovation 
  • Malheureusement bien souvent en Afrique, l’économie de rente a tendance à bloquer l’instauration d’un climat relativement sain des affaires. Cela est vrai de la rente des ressources naturelles qui, par la « malédiction des ressources » qu’elle génère, garantit malheureusement bien souvent la mauvaise gouvernance, la corruption et la pauvreté pour la majorité, exclue du gâteau de la rente. Cela est aussi vrai de la rente issue d’un quasi-monopole de quelques grandes entreprises entre les mains du pouvoir politique : en étouffant ainsi la concurrence et en assurant l’inefficacité d’un secteur protégé, on s’interdit en définitive l’industrialisation tant désirée, qui est –rappelons-le – un processus « schumpétérien » reposant sur l’émergence de nouvelles entreprises spécialisées. Afrik.com, L’industrialisation condition de développement en Afrique ?
  • L’art a beaucoup évolué pendant les grandes vagues d’innovation schumpétérienne sans que l’on puisse, évidemment, parler de progrès car le progrès ne concerne pas l’art, mais les sciences. Par exemple ce n’est pas pour moi un hasard si les symphonies de Londres de Haydn ont connu un tel succès à leur époque. Elles ont été composées au début de la révolution industrielle en Angleterre, quand une large classe moyenne a commencé à se développer et que les premiers concerts publics ont été organisés. Les gens veulent voir et entendre les artistes qu’ils aiment et les symphonies de Haydn sont « faciles »  à écouter pour le public. Le terme « facile » n’est pas péjoratif pour moi car j’estime que Haydn est un immense compositeur, souvent sous-estimé. De la même manière, Rossini, comme Verdi sont des stars immenses à leur époque et leurs opéras sont en quelque sorte –indépendamment du génie de composition et d’écriture – des archétypes d’œuvres populaires que les gens peuvent s’approprier très facilement. Regardez Liszt également. Pianiste sublime et incroyablement doué, à la beauté irrésistible, inspiré dans le fond et la forme par Paganini. Il connaît son succès quand la classe moyenne s’enrichit et que le taux de diffusion du piano dans les foyers se développe. Dans toutes les familles bourgeoises, notamment à Paris, il y a alors un piano. Bien que Liszt adorât se produire en public, jamais il n’aurait connu un tel succès s’il était né un siècle plus tôt. Comme pour Haydn les gens choisissent ce qu’ils aiment et veulent entendre. A partir de 1820 le PIB par habitant s’envole. De plus en plus de gens peuvent aller au spectacle, acheter des partitions. Cette accélération économique et sociale déclenche aussi une accélération dans l’évolution du goût des gens. Leur goût se sédimente moins et évolue plus rapidement, comme l’art. A peine un siècle sépare la mort de Mozart en 1791 et l’avènement de Stravinski au début du XXe siècle avec tous les stades intermédiaires exceptionnels entre les deux : on a connu Beethoven, Schumann, Strauss et Wagner. L’accès à plus de culture par un plus grand nombre plus rapidement a accéléré le changement des goûts car le public plus nombreux se lasse aussi plus rapidement. Est-ce cela qui a obligé l’art à évoluer ou est-ce les artistes innovants qui ont su plaire aux spectateurs ? , Nicolas Bouzou : « Il n’y a jamais rien sur le contexte économique dans les anthologies sur l’art » | Forum Opéra
  • Où situez-vous Michel Houellebecq sur l'échiquier des économistes?Il est à la fois keynésien et schumpétérien. Keynesien lorsqu'il fustige le désir de consommation, les supermarchés comme lieux paradisiaques de transformation des objets. Et il reconnaît la contribution de Schumpeter, le chantre de la destruction créatrice. Dans La Carte et le Territoire, son héros se plaint de ne plus avoir son imprimante Canon et accable les chefs de produit irresponsables qui poussent à innover en permanence pour vendre. Dans Extension du domaine de la lutte, il décrit un cadre qui vit dans la peur permanente. La destruction créatrice nous place dans un état de soumission permanente. Elle terrorise les gens et les tient en laisse. Tout comme la publicité qui crée un surmoi dur et terrifiant. lejdd.fr, "Houellebecq, visionnaire de l'économie"
  • Bien sûr. La transition énergétique permet de créer de la croissance et des emplois. Mais rappelons-nous que dans tout phénomène de disruption, il y a un moment schumpétérien, avec la destruction de modes de fonctionnement d'hier et la création des modes de fonctionnement de demain. Les acteurs publics devront donc accompagner ce moment charnière pour ne pas laisser certains sur le bas-côté de manière violente. Nous avons connu ce type de mutations à plusieurs reprises dans le passé sur le plan énergétique ; elles ne doivent pas être laissées au seul libre jeu du marché. Toute l'Europe.eu, Transition énergétique : "l'espace européen est le seul échelon pertinent pour agir" - Energie - Toute l'Europe
  • merci au formateur Cedric Zongo qui travaille à ouvrir les yeux des burkinabè aux lois de la réussite sociale et entrepreneuriale. merci aux journaliste Lankouandé pour ses reportages lumineux. c’est comme ça qu’on forme des hommes avertis et des entrepreneurs sérieux, utiles au pays ! quand le pays acquiert une masse critique d’entrepreneurs au sens schumpétérien, le pays se développe ! bon courage à vous ! , Gérer son portefeuille : « Ce n’est pas le revenu qui rend riche, mais la gestion de ce revenu », selon Cédric Zongo, expert -comptable - leFaso.net, l'actualité au Burkina Faso

Traductions du mot « schumpétérien »

Langue Traduction
Anglais schumpeterian
Espagnol schumpeterian
Italien schumpeteriana
Allemand schumpeterian
Chinois 熊彼特式
Arabe شومبيتر
Portugais schumpeterian
Russe шумпетера
Japonais シュンペテリアン
Basque schumpetertarrentzat
Corse schumpeterianu
Source : Google Translate API

Schumpétérien

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