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Sabéenne

Définitions du mot « sabéenne »

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

SABÉEN. n. m.
Celui qui professe le sabéisme. Il s'emploie quelquefois adjectivement et signifie Qui appartient, qui a rapport au sabéisme. Le culte sabéen.

Phonétique du mot « sabéenne »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
sabéenne sabeɑ̃n

Citations contenant le mot « sabéenne »

  • Muhammad ben Djefar, dit « Al Battani» (858-929) est né à Battan en Irak, mathématicien et astronome, il est considéré comme le plus grand depuis Ptolémée. Son père, Jaber Al Battani, l’initie aux sciences. Puis, il se rend à Raqqa, au nord de la Syrie actuelle sur les rives de l'Euphrate, et commence l’étude des textes grecs anciens, en particulier l’Almageste. Il s’oriente en parallèle sur des travaux plus théoriques portant sur la trigonométrie, l’algèbre, la géométrie et leurs applications aux calculs astronomiques. Son œuvre majeure, le Kitāb az-Zīj al-Sabi (le « Livre des tables sabéennes «) composé de 57 chapitres, traduit en latin sous le titre de De Motu Stellarum par Platon de Tivoli (Plato Tiburtinus) en 1116 (imprimé en 1537 par Melanchthon, annoté par Regiomontanus), a considérablement influencé l'astronomie européenne. Il a corrigé certains calculs de Ptolémée et il a produit de nouvelles tables pour le Soleil et pour la Lune, qui ont longtemps fait autorité. Il a aussi traité la division de la sphère céleste. Il a découvert le mouvement de l'apogée du Soleil, calculé les valeurs de la précession des équinoxes (54,5» par an) et l'inclinaison de l'axe terrestre (23° 35'). Copernic dans son célèbre ouvrage revolutionibus orbium coelestium, rédigé en 1543, se réfère à Al-Battani le citant sous le nom latin de Machometi Aracenfis ce qui indique qu'il s'est largement inspiré de ce savant musulman du IXe siècle. Probablement sans connaître les travaux de l'astronome indien du ve siècle Âryabhata, il a introduit l'usage du sinus dans les calculs, et en partie celui de la tangente, formant ainsi des bases du calcul trigonométrique moderne. Il a utilisé les idées d'al-Marwazi sur les tangentes (ou «ombres») pour développer des méthodes de calcul des tangentes et des cotangentes, et il en a dressé des tables. Il a créé plusieurs formules trigonométriques qu'on utilise aujourd’hui. Parmi ses contributions les plus importantes on peut citer son travail sur la détermination des positions de l’azimut et du nadir (à l’opposé du zénith, le nadir la position du Soleil à minuit). Il calcule la durée de l'année solaire et des saisons. Il l’évalue précisément une année à 365 j, 5 h, 46 m et 24 s. Son résultat est proche de la valeur exacte (365 j 5 h 48’ 46’’). Al Battani calcule aussi l'excentricité de l'orbite solaire qu’il situe à 0,0346 (à cette époque, on pense que le Soleil tourne autour de la Terre sur une orbite circulaire). L’excentricité actuelle de la Terre par rapport au Soleil, comparable au calcul d’Al Battani, est de 0.0167; mais sa valeur se décale dans le temps. Au Xe siècle, elle était supérieure à la valeur actuelle et se rapprochait donc du résultat d’Al Battani. Sa description du mouvement de l’écliptique montre que ses observations sont d’une rare qualité pour l’époque, malgré l’imprécision des instruments. En travaillant sur ses mesures d’inclinaison de l’écliptique il est également surpris de trouver une valeur plus faible que les 23°35' figurant sur les relevés des anciens. Sûr de ses propres observations, il se demande si cette diminution de l’angle ne traduit pas une erreur. Il envisage alors que cette diminution puisse aussi être bien réelle. Il répète donc ses observations jusqu’à être absolument certain de ses mesures. Ce faisant, il découvre que l’obliquité de l’écliptique décroit, ce qui ne fut reconnu universellement qu’au XIIIe siècle. Ses travaux astronomiques traduits en latin sous le titre «De Motu Stellarum»  rendent caduque la constante de précession de Ptolémée. En effet, l'obliquité de l'écliptique par rapport à l'équateur est une des valeurs fondamentales sur lesquelles reposent les calculs astronomiques. Les grecs depuis Ératosthène l’avaient évaluée à 23°51‘23», considérant cette valeur angulaire invariable. Al Battani démontre également la possibilité d’éclipses annulaires du Soleil et mentionne la variation de son diamètre apparent. Il corrige de surcroit les relevés anciens concernant les orbites de la Lune et des planètes. Ses recherches sur le moment précis d’arrivée de la nouvelle Lune seront utilisées par les religieux pour fixer le début du Ramadan. Pour résoudre les questions soulevées par ses recherches sur la sphère céleste, il élabore de nouveaux outils trigonométriques et préconise leur utilisation en astronomie (trigonométrie sphérique). Il généralise l’usage des sinus en exploitant les idées d‘un de ses contemporains, Al Marwazi, (astronome qui travaille à Bagdad et introduit la notion d‘ombre, correspondant, en trigonométrie à notre tangente). Dans son travail purement mathématique, il est véritablement un précurseur lorsqu’il abandonne le calcul des cordes pour développer des méthodes utilisant les cotangentes dont il dresse également des tables. Il créé plusieurs formules de trigonométrie toujours utilisées de nos jours. Il démontre certains théorèmes, écrit de nombreux ouvrages dont le célèbre «Zeij al Sabi», qui répertorie et commente le résultat de quarante-deux années d’observations des étoiles et de relevés sur les planètes. Dans un autre ouvrage il s’intéresse à des problèmes astrologiques, à propos des conséquences sur les prédictions, des différences de positions relatives des observateurs. Cet astronome a une œuvre considérable. Certains le classent parmi les meilleurs astronomes de tous les temps. , Les grands savants de l’islam, Al Battani : Le prince des astronomes
  • Aussi, les Kémites, forts de l’étude des textes égyptiens qui démontrent sans conteste que toutes les religions monothéistes tirent leur source en Afrique, en étant dérivés des religions, osirienne, akhenatonienne et sabéenne, ont décidé non pas de se les réapproprier, mais de les rejeter purement et simplement. Ils ont décidé de retourner à la religion originelle assise sur le culte des anciens et un code de vertu dénommé la Maat, qui comprend 42 principes desquels l’Ancien Testament en a retenu 10. Le Bénin leur a octroyé un espace où ils ont construit le temple de base de ce qui serait pour eux la future religion africaine. SenePlus, QUAND MASSALIKUL JINAAN VIENT NOUS RAPPELER L’EVIDENCE | SenePlus
  • Aksoum fut longtemps considérée comme ayant été fondée par des sabéens de langue sémitique qui auraient traversé la Mer Rouge en venant d’Arabie du Sud (l’actuel Yémen), mais la plupart des chercheurs s’entendent maintenant pour dire que ce fut un développement autochtone. En effet, il existait l’ancien royaume D’mt (ou Da’amot), avant toute migration sabéenne au IVe et Ve siècles av. J.-C.. En outre, le Guèze, l’ancienne langue sémitique d’Érythrée et d’Éthiopie, est maintenant connu pour ne pas avoir dérivé de la langue de Saba et il y a des signes de présence de langues sémitiques en Éthiopie et en Érythrée au moins 2000 av. J.-C.. L'Encre Noir, Le Royaume d’Aksoum, le premier état africain à avoir ses propres pièces de monnaie
  • Il ne fait pas de doute que le vice-roi du Yémen Abraha a mené une expédition contre les Arabes de la région de La Mecque. Une inscription relative à la campagne d'Abraha, vice-roi du Yémen, découverte à Murayghan, évoque en effet une défaite infligée par Abraha sur la tribu arabe du Nord Ma'add (les Arabes du désert) en 662 de l'ère sabéenne, c'est- à-dire vers l'an 552 de notre ère. De même, la mort d'Abraha est attestée en 553. AgoraVox, Comment lire le Coran d'une façon intelligente ? L'année de l'éléphant - AgoraVox le média citoyen

Traductions du mot « sabéenne »

Langue Traduction
Anglais sabean
Espagnol sabeo
Italien sabean
Allemand sabean
Chinois 沙豆
Arabe sabean
Portugais sabean
Russe сабей
Japonais サビーン
Basque sabean
Corse sabeanu
Source : Google Translate API

Sabéenne

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