La langue française

Russophobie

Sommaire

  • Définitions du mot russophobie
  • Étymologie de « russophobie »
  • Phonétique de « russophobie »
  • Citations contenant le mot « russophobie »
  • Traductions du mot « russophobie »

Définitions du mot « russophobie »

Trésor de la Langue Française informatisé

russophobie , subst. fém.Attitude, comportement des russophobes. L'éveil de la russophobie qui resta longtemps latente dans les masses françaises date de la campagne de Souvorov (Ch. Corbet,L'Opinion fr. face à l'inconnue russe (1799-1894),1967,p. 85 et passim, ds Quem. DDL t. 25).

Wiktionnaire

Nom commun

russophobie \ʁy.sɔ.fɔ.bi\ féminin

  1. Peur irrationnelle envers la Russie ou ses habitants.
    • En abreuvant le lectorat français de ses diatribes contre les Russes, Nougayrède ne fait qu’alimenter une russophobie inutile et perverse qui pourrait avoir de graves conséquences sur le futur des relations bilatérales entre la France et la Russie. — (MoqueurPoli (pseudonyme), Stop à la russophobie, le 27 octobre 2008, sur le blogue Perspectives Géopolitiques (http:/perspectivesgeopolitiques.wordpress.com))
    • L'éveil de la russophobie qui resta longtemps latente dans les masses françaises date de la campagne de Souvorov. — (Ch. Corbet, L'Opinion française face à l'inconnue russe (1799-1894), 1967, p. 85 et passim, dans Bernard Quemada (directeur), Datations et documents lexicographiques : matériaux pour l’histoire du vocabulaire français, t. 25)
    • En Angleterre, il semble que la polonophilie ait été minoritaire, moins forte en tout cas qu'à l'époque des partages de la fin du XVIIIe siècle, et ait davantage pris la forme d'une russophobie assez largement partagée. — (Jean-Claude Carron, « De la Belgique à la Pologne : des révolutions sœurs ? », chap. 5 de La Liberté guidant les peuples: Les révolutions de 1830 en Europe, sous la direction de Sylvie Aprile, Jean-Claude Caron & Emmanuel Fureix, Editions Champ Vallon, 2013)
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Étymologie de « russophobie »

De l'élément de composition russo (" russe "), et du substantif "phobie" du grec phóbos (« peur, crainte, effroi »).
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Phonétique du mot « russophobie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
russophobie rysɔfɔbi

Citations contenant le mot « russophobie »

  • Un rapport de la commission sur le renseignement et la sécurité du parlement britannique (ISC), datant de 2019 mais ayant fuité ce 21 juillet, accuse Moscou d'avoir tenté de s'ingérer dans le référendum sur l'indépendance de l'Ecosse de 2014. De son côté, Moscou souligne ne jamais avoir interféré dans aucun processus électoral, et dénonce un exemple de «russophobie». RT en Français, Accusé d'ingérence dans un rapport britannique, Moscou dénonce un exemple de «russophobie» — RT en français
  • Il y a un an, l’opposition démocrate fulminait de voir le président Donald Trump lavé par la justice américaine des soupçons de collusion avec la Russie. L’obsession antirusse des élites occidentales, notamment britanniques, en rappelle d’autres. Par le passé, certaines forces conservatrices ont même produit de faux documents pour alimenter la russophobie, y voyant une opportune diversion. Le Monde diplomatique, Petite histoire de la russophobie, par Guy Laron (Le Monde diplomatique, mai 2020)
  • La russophobie aussi permet aux responsables politiques français·es de se démarquer. Elle leur délivre un brevet de démocratisme à peu de frais. Autrement dit, pour faire oublier les lacunes économiques de leur programme, il suffit aux socialistes de se déclarer hostiles à la Russie pour réactiver la fibre droit-de-l'hommiste de leur électorat. Slate.fr, Entre russophilie et russophobie, le cœur de la France balance | Slate.fr
  • Si Moscou a estimé dans la foulée que ces conclusions exonéraient le Kremlin de toute ingérence dans le référendum de 2016 – et fustigé au passage une forme de russophobie –, The Times préfère retenir les signaux d’alerte qui, mis bout à bout, dressent le portrait de la “vulnérabilité du Royaume-Uni”. Courrier international, La “vulnérabilité” du Royaume-Uni mise en évidence par un rapport parlementaire
  • Pour certains de nos concitoyens, épris d'une Russie mythifiée et érigée en dernier rempart face à l'expansionnisme d'une Amérique ivre de sa puissance unipolaire, le seul fait de critiquer la politique ou les dérives du régime de Vladimir Poutine relève de la russophobie. « On sanctionne la Russie à cause de la Crimée et on passe tout aux Etats-Unis. C'est du “ deux poids deux mesures” ! » se désolait récemment un russophile déclaré. « En France, tous les journalistes spécialistes de la Russie sont russophobes, alors que tous les journalistes spécialistes des Etats-Unis sont américanophiles », renchérissait un lecteur internaute de Marianne. « Les écoles de journalisme françaises sont des usines à crétins formatés, fainéants, incompétents et prétentieux », raillait pour sa part le blogueur poutinophile Alexandre Latsa, lors de la présentation de son livre Un printemps russe au Dialogue franco-russe, une association co-présidée par l'ex-député LR Thierry Mariani. Marianne, Ce qui se cache derrière la "russophobie"
  • Guy Mettan : J’ai souhaité retracer l’histoire de la russophobie des Etats-Unis et de l’Europe sur le long terme. Je suis donc parti de Charlemagne avec la première tentative de schisme religieux entre ce que deviendront plus tard le monde catholique et le monde orthodoxe à partir du XIe siècle. Si Charlemagne, que l’on a retenu seulement comme empereur, en a été le premier instigateur, c’est le Saint-Empire romain germanique qui réussira à opérer ce changement dans le dogme de la Trinité dès 962. Je considère la séparation des Eglises d’Orient et d’Occident comme le commencement de la russophobie que je décris. Selon moi, il y a un poids historique qui a pesé jusque dans les rédactions et les partis politiques actuels. La russophobie en Occident est un phénomène constant, mais elle ne s’est pas toujours appuyée sur les mêmes forces sociales et politiques. Cela dépend des circonstances historiques. Au temps du communisme, c’était la droite qui était très antirusse, et notez que la Russie de Catherine II était aussi très appréciée par la « gauche » de l’époque. Causeur, "Les élites occidentales sont russophobes" - Causeur
  • La russophobie prônée par Eliot Engel, pour la politique extérieure des Etats-Unis, n’a pas trouvé de soutien chez l’électeur américain. Les premiers à tourner le dos à ce candidat-démocrate au Congrès des Etat-Unis ont été les Afro-américains. Mais ce qui a valu à Eliot son échec définitif, c’était la résolution qu’il a fait adopter contre Prigojine, un homme d’affaires de Saint-Pétersbourg, et la lettre ouverte que ce dernier vient de publier dans les médias, en réponse à cette résolution. , Engel a beau manœuvrer: il n’arrive pas à gagner, même avec une résolution contre Prigojine ! - Afrique Media | La Télévision Panafricaine

Traductions du mot « russophobie »

Langue Traduction
Anglais russophobia
Espagnol rusofobia
Italien russophobia
Allemand russophobie
Chinois 恐惧症
Arabe رهاب
Portugais russophobia
Russe русофобия
Japonais ロシア恐怖症
Basque russophobia
Corse russofobia
Source : Google Translate API
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