Ruralisation : définition de ruralisation

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Ruralisation : définition du Wiktionnaire

Nom commun

ruralisation \ʁy.ʁa.li.za.sjɔ̃\ féminin

  1. Retour ou fuite à la campagne d’habitants des villes.
  2. Transformation du mode de vie des habitants d’une ville qui le rend plus rural.
    • Une fois l'invention faite, on voit comment elle s'insère dans le système disruptif : elle multiplie et diversifie les emplois du moulin : l'extension du moulin favorise l'industrie rurale au détriment de l'industrie urbaine ; la ruralisation de l'industrie renforce la tendance à la territorialisation économique et politique, et pousse à une « désurbanisation » des cadres socio-économiques, etc. — (Yves Barel, La Ville médiévale: système social, système urbain, Presses Universitaires de Grenoble, 1977, p. 576)
    • Chaque matin, je me faisais réveiller par le chant du coq. Une impression de vie au village, même en plein centre-ville, qui accrédite la thèse d’une « mégalopole en voie de ruralisation ». — (Catherine Morand, « Kinshasa, ville miroir de notre futur ? », 16 août 2012)
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Étymologie de « ruralisation »

Étymologie de ruralisation - Wiktionnaire

(Date à préciser) Dérivé du verbe ruraliser avec le suffixe -tion.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « ruralisation »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
ruralisation ryralisasjɔ̃ play_arrow

Citations contenant le mot « ruralisation »

  • Dans l’empire romain d’orient, la tendance est à la baisse de la population, au recul des villes à la contraction des échanges qui prépare la ruralisation de la société du haut moyen âge occidental, déclin accentué par les ravages de la peste qui perdure depuis deux siècles. AgoraVox, La conquête arabe (632 -750) - AgoraVox le média citoyen
  • Je suis également très sceptique à votre argument d’une ruralisation, là où en ces temps de brigandage, et d’invasions barabres, le seul endroit sûr est la ville et ses murailles. AgoraVox, La crise économique romaine, ou la fin d'un empire sans valeur ? - AgoraVox le média citoyen
  • Et l’Algérie, tout comme la plupart des pays musulmans émergeant à peine de leur société tribale, illustre parfaitement ce malaise dans la civilisation (parlant d’Alger, un ami algérien architecte a su décrire de manière pertinente la configuration urbaine de la capitale : il a indiqué à propos d’Alger qu’elle a été victime ces trente dernières années d’une véritable entreprise de ruralisation. Le citadin a complètement été phagocyté par le rural. C’est un phénomène unique dans l’histoire urbaine. Longtemps, depuis la naissance de la ville, c’est la ville qui absorbait l’apport rural grâce à la supériorité de sa culture citadine. Aujourd’hui, la mentalité rurale semble avoir triomphé du clivage ville-campagne. En vérité, ce triomphe est illusoire. Cette victoire des forces rétrogrades est éphémère. Car c’est un combat d’arrière-garde et sa précaire réussite n’a été obtenue qu’à la faveur d’une conjoncture mondiale capitaliste marquée par la décadence, le recul passager des forces progressistes. La lutte des islamistes, derniers vestiges des sociétés archaïques, menée faussement au nom de la religion, dissimule en vrai un combat des forces réactionnaires animées par une mentalité tribale toujours vivace réfractaire à toute modernisation de la société. Et particulièrement opposées à toute émancipation de la femme). Algérie Patriotique, Le voile : symbole de l'avilissement de la femme
  • des democrates autoproclames veulent faire baillonner toute voix discordante.au lieu d’un debat d’idees c’est des insultent qui fusent de partout,c’est la negation de l’autre.ce n’est pas par des diatribes qu’on va eduquer le peuple et que l’on va eradiquer la ruralisation des cites urbaines. Algérie Patriotique, Le député extrémiste Hassan Aribi menace l'écrivain Amine Zaoui - Algérie Patriotique
  • Un signal donné par La Kasbah 2 animée par la gauche qui a abouti à une amnistie générale et des discours populistes réduisant le peuple tunisien à des miséreux, des gueux et occultant toutes les réalisations faites depuis l’indépendance. Un discours populiste instaurant en lieu et place de la culture du travail, du mérite et de la compétence celui de la victimisation et le déni du rôle et de la responsabilité de tout un chacun dans la participation effective à la construction d’une Tunisie souffrant depuis longtemps d’un mal être notoire. Un discours qui plaide en faveur de la ruralisation de la ville! Webmanagercenter, Tunisie - Partis politiques: La gauche et Ennahdha, deux faces d'une même médaille | Webmanagercenter
  • Peu de gens en ont pris conscience mais le mouvement de re-ruralisation va exploser au fur et à mesure que la crise sociale, environnementale, politique et économique que nous traversons va s’amplifier. , Assurance-vie !! Attention danger. Détournement des réserves par l'Etat
  • Une grande partie de la population aisée quitte la vieille ville pour accéder à des quartiers résidentiels modernes qui se construisent à l’ouest de la ville, en bordure des jardins (al-Insha’at, al-Ghouta, al-Hamra, al-Boughtassiyé), son départ accélérant la paupérisation, la « ruralisation » et la transformation des quartiers anciens centraux (Bâb al-Houd, Bâb Sba’a, Bâb al-Dreib, etc). Plus à l’ouest, au-delà de la zone des jardins maraîchers et de l’Oronte, sur le plateau basaltique et à proximité de l’académie militaire où Hafez al-Assad et son fils Bachar ont fait leurs classes, se développe un grand quartier planifié destiné à la classe moyenne appelé al-Wa‘er. Les quartiers de l’est (Karm Zeitun, Hay Ashera, Jib al-Jundali, etc), dans la direction de la steppe, se développent sur un mode spontané et accueillent des populations pauvres, d’origine rurale, paysans sunnites, alaouites ou nomades sédentarisés. Quelques anciens villages ont été rattrapés par l’avancée du front urbain et ont été absorbés par la ville (Baba Amr, Deir Baalbeh), tout en conservant un caractère très rural. Un important contingent de Palestiniens est par ailleurs installé au sud de l’Université. Les quartiers du nord (al-Hamidiyyé) se caractérisent par la présence chrétienne, alors que les quartiers se développant au sud (Akrama, Karm al-Loz) accueillent une importante population alaouite, que l’on retrouve aussi à l’est dans le quartier al-Zahra. À la grande division sociale de la ville entre un ouest aisé et règlementé et un est et un sud populaires et plus spontanés se superpose donc une fragmentation communautaire où l’élément alaouite prend une place de plus en plus importante, puisque cette communauté représente désormais un tiers de la population « homsiote ». Club de Mediapart, Homs, capitale de la révolution, carrefour alaouite | Le Club de Mediapart
  • En définitive, de juillet 2004 à mars 2006, sur le total de US$1 milliard d’aide promis, seulement US$964,4 millions d’aide ont été effectivement décaissés. Fort de ce constat, il est donc évident que le retard mis dans le décaissement des fonds externes, en décourageant la mise en place d'actions structurelles ou sociales dans un délai raisonnable, reste un facteur essentiel dans le manque de réussite des objectivités du CCI. Conséquemment à ce fait, le programme du Cadre de coopération intérimaire, dont le financement reposait essentiellement sur l’APD, n’a pas permis d’enrayer la dégradation des conditions de vie de la population. Au contraire, en rendant difficile la pérennisation des programmes de subvention et de promotion de l’emploi destinés à lutter contre la situation de pauvreté et d’inégalité sociale, cette aide donnée au « compte-goutte » a plutôt amplifié le phénomène dit de « ruralisation urbaine » ou « rurbanisation » du pays. En effet, n’ayant pu atteindre un niveau suffisant d’autonomie économique ou de revenues stables, les catégories sociales défavorisées ayant bénéficié à l’origine de ces programmes furent obligées de s’investir dans les secteurs économiques informels et dans des modèles d’habitats suburbains. Le Nouvelliste, Le Nouvelliste - La mauvaise gestion de l'aide internationale à Haïti : les mécanismes et facteurs en cause (Première Partie)
  • Dans la gauche bolivienne, le MAS introduit l’idée d’autoreprésentation, selon la formule «les paysans et les indigènes votent pour d’autres paysans et indigènes». Il se singularise aussi par sa croissance, dans une première étape au sein de la campagne, à laquelle a succédé sa construction dans les grandes villes. On peut ainsi parler d’un véritable processus de «ruralisation» de la politique. , Bolivie. Paradis perdus ou ruses de la modernisation? | A l'encontre
  • Une des conséquences de la répression d’Alger fut l’exil à l’étranger de la direction du FLN et la ruralisation de ses appareils militaires. La société de contact avec les Européens sortit brisée des affrontements. La démoralisation gagna de nombreux milieux, comme en témoigne l’attitude politique des derniers chefs de la zone autonome avant et après leur arrestation. La mémoire embellira leur chronique d’une des séquences les plus cruelles de cette « sale guerre ». Le Monde diplomatique, Retour sur une « sale guerre », par Mohammed Harbi (Le Monde diplomatique, mai 2004)
  • Il y a aussi que la plupart de ces maux dont souffre la capitale trouvent leur origine dans la mauvaise compréhension des masses de l’ouverture démocratique qui pour les populations non averties rime avec anarchie. A ce niveau, l’interprétation de l’état de droit et le respect des lois et règlements posent un véritable problème. Il faut reconnaitre que le phénomène de l’exode rural a largement favorisé cette situation de pagaille généralisée. On a assisté pendant des années, sans aucune réelle volonté politique d’ y mettre un terme, à une ruralisation de la ville avec ces images de troupeaux de bœufs qui traversent les chaussées nonchalamment, de chevaux parqués dans les espaces inoccupés, de bergeries au niveau des allées et des jardins publics, de charrettes qui arpentent les boulevards et les avenues sans se soucier le moins du monde des règles élémentaires de la circulation routière.  SenePlus, L’ENCOMBREMENT ET L'OCCUPATION ANARCHIQUE DE LA VOIE PUBLIQUE | SenePlus
  • Un peu en biais également, et en attendant que les « sages » nous délivrent leur message de sagesse, je profite de cet article pour saluer le départ du gouvernement de Mm Lebranchue, que je nommais souvent Débranchue pour indiquer son rapport au réel de nos territoires et de leur histoire (ce qui me fut reproché ici, à juste titre, pour le caractère quelque peu répétitif du procédé). Comme je le souhaitais de façon répétée (voir mon post de l’article du 18 décembre « La métropole suspendue avant de naitre »), Hollande/Valls (à défaut de se débrancher eux mêmes, ce qui aurait également bien collé avec mes souhaits) ont fini, à l’occasion de quelque « remaniement technique », par débrancher cette personne, sans doute au vu des résultats très parlant de son action de « décentralisation » (ils auraient dû de fait la nommer plutôt ministre de la recentralisation) Cet auteur authentique de la loi qui nous vaut le (durable) bazar actuel, estimait lors de la dernière conférence métropolitaine que son « travail est terminé », avant que de disparaitre et en nous laissant un b,r,d,l que nous allons payer quelques années, voir quelques décennies ! Rassurons nous, point de Marseille bashing là dedans, et si nous prenons le cas de la région parisienne le b,r,d,l est tout aussi conséquent, avec une « métropole » (le titre officiel est trop long) dépourvue de tout pouvoir, chevauchant les compétences de 3 autres organismes (genre le syndicat d’étude du grand paris…), doté d’un royal budget annuel de 65 ou 75 (selon les sources) millions d’euros, au regard des mastodontes budgétaires de la ville de paris et du conseil régional… bref, de l’authentique n’importe quoi. Cette «  »métropole Grooossee Paris » est par ailleurs menacée à cette heure d’un boycott de la majorité municipale de Paris, pour des raisons de composition de l’équipe présidentielle, là aussi, ce qui la rendrait pleinement et immédiatement caduque. Elle est également dotée de ses improbables conseils de territoires (12 environ) et donc de son étage supplémentaire du mille- feuilles qu’il s’agissait d’aplatir, ou de simplifier, enfin voyez…Elle a déjà également entrainé, parmi d’autres effets collatéraux totalement imprévus par nos visionnaires ministres, le mariage récent des départements des yvelines et des hauts de seine (qui n’y sont pas inclus) en prévention de toute velleîté d’extension. (c’est en fait des fiançailles, le mariage prendra plus de temps). Bref arrêtons nous là, et ne parlons même pas de la catastrophique réforme des régions (on est passé à côté, ouf!), ni des délirantes menaces visant à priver les gens du cantal, de l’ariège, de la haute loire, ou de la drôme… de leur conseil départemental (réforme passée du coin de table à sous la table… mais avec les effets conséquents sur la « ruralisation » du vote FN !). C’est à juste titre que son remplaçant Baylet se retrouve avec un intitulé mentionnant le rural, mais il est bien tard… Ceci pour dire également , à propos des métropoles institutionnelles/politiques et non des réelles, que les plaintes «  »marseillaises » » sur les 14 autres métropoles qui marchent et que ya que nous. qui.. gagneraient à être mieux documentées. Ceci pour dire également qu’il serait injuste qu’un tel départ passe quelque peu inaperçu et qu’il fallait bien que quelqu’un se dévoue pour ce faire. Marsactu, La métropole des villes et des champs au Conseil constitutionnel | Marsactu
  • Ces bouleversements, accentués depuis quelques années, se manifestent par des constructions illicites et anarchiques, un squat du foncier et d'espace vert notamment les palmeraies, où le béton a fait son apparition en force, ajouté à la ruralisation de l'espace urbain de la vallée, a expliqué le même interlocuteur. , La région de Ghardaïa, un patrimoine universel inestimable en quête de préservation
  • Le Département "Ecole et développement" cherche à résoudre le problème que pose, dans beaucoup de pays en voie d’équipement, l’inadéquation des enseignements primaire et secondaire aux besoins réels du pays. Il s’occupe notamment de l’utilisation des langues nationales dans l’enseignement et de la ruralisation des programmes. C‘est ainsi qu’à Manono le perfectionnement des enseignants primaires est conçu à partir d’un programme légèrement ruralisé. Club de Mediapart, RDC: Papa Bernard Ipondo Bosingo n'est plus ! | Le Club de Mediapart
  • La ruralisation des grandes villes a fait des ravages à Casa et maintenant elle touche le saint des saints, Rabat. Le spectre de Bombay est-il réellement loin? Medias24 - Site d'information, Un groupe privé veut faire de l’avenue Mohammed V, les Champs- Elysées de Rabat
  • Selon une étude réalisée en 2011, de l’Institut national des statistiques (INS), le taux de ruralisation des femmes en Tunisie est estimé à environ 32%. Cela signifie qu’une femme sur trois vit dans les campagnes en Tunisie. Restée dans l’ombre, la femme rurale représente pourtant une partie importante de la société tunisienne moderne et l’obstacle majeur demeure l’accès à l’emploi. L'Economiste Maghrébin, Marché du travail : l'égalité homme-femme est-elle possible?
  • Rachid Taferssiti plaide quant à lui pour “un développement harmonieux du territoire et de la population, respectueux de l’environnement et du patrimoine”. L’enjeu est de “faire du patrimoine un levier de développement”. Toutefois, et même si “le Tanger d’aujourd’hui dépasse mes rêves”, l’on ne peut que déplorer la “ruralisation de la ville de Tanger”. EcoActu, Le Développement Territorial De La Région De Tanger Au Cœur Des Débats D'Al Mountada
  • Les enfants ont pris tellement goût à la grève, qu’en réveillant ma fille ce matin pour ses toilettes, elle a demandé de l’enlever de l’école. Avec cette génération d’enseignements, c’est la ruralisation de l’enseignement en pleine capitale, avec cette vadrouille voulue, imposée et dépourvue de toute sanction. C’est vraiment triste. Et quand l’ancien Président GMT em son temps disait devant le comble de la mauvaise fois et la méchanceté des enseignants, que si les enseignants sont réellement des Maliens pour haïr leur pays…. , Face à l’incapacité du gouvernement à trouver une solution a la crise scolaire : IBK gardera-t-il le silence ? | maliweb.net
  • Et ce n’est pas fini ! La ruralisation de la ville continue de gagner du terrain, mettant en doute le rêve d’une métropole qui se veut à la hauteur des grandes capitales du monde. La Nouvelle Tribune, Casablanca-Plan de Développement : J'attendrai la nuit et le jour... - La Nouvelle Tribune
  • Pus de 1.200 coopératives «Ce salon est l’application de la stratégie conseil de la Région Beni Mellal-Khénifra visant à encourager et soutenir le développement des activités entrant dans le cadre de l’économie sociale et solidaire. Dans ce sens, un cahier des charges a été signé pour accorder des subventions aux coopératives de la région», note Hanaa Chahboun, vice-président de la Région Béni-Mellal-Khénifra et présidente du salon. La stratégie comprend entre autre l’organisation des foires…Le but étant d’élargir la base de ces coopératives. «Nous avons d’ailleurs constaté que tous les acteurs de l’ESS, que ce soient les autorités locales, les chambres d’agriculture, le ministère de tutelle, les coopératives ont une grande volonté d’aller de l’avant. Bien entendu, ce développement est désormais possible avec les nouvelles lois qui permettent entre autres aux coopératives et aux auto-entrepreneurs de soumissionner aux marchés publics», souligne Chahboun. Cela dit, le modèle de l’ESS est une solution parmi d’autres pour faire face à la précarité socioéconomique notamment dans la région connue pour son taux de pauvreté dû entre autres aux problèmes d’enclavement des populations et du taux de ruralisation très élevé mais la région ne baisse pas les bras et travaille au quotidien sur le désenclavement des régions éloignées. Aujourd’hui dans la Région de Béni Mellal-Khénifra, on recense plus de 1.200 coopératives qui comptent plus de 50.000 membres et font travailler plus de 1.500 salariés. Et au regard de la spécificité de la région, la majorité de ces structures sont des coopératives agricoles. LesEco.ma, Beni-Mellal-Khénifra. L’économie solidaire pour combattre la précarité - LesEco.ma
  •  6e régime d’exception de 1983 à 1987 le « CNR » sous le Capitaine Thomas Isidore SANKARA. Cette période est l’année des grandes réformes à la Police nationale souvent dans la douleur. Elle a marqué la ruralisation de la Police nationale et l’urbanisation de la Gendarmerie. Elle est à l’origine des conflits de compétence territoriale. C’est à cette période que le terme « Paramilitaire » importé de l’Amérique latine sera abusivement timbré aux forces de police d’Etat. , Burkina Faso : La Police nationale a 70 ans - leFaso.net, l'actualité au Burkina Faso
  • Aussi assiste-t-on à un phénomène hybride, un mélange de « ruralisation » du monde urbain en expansion et de stagnation persistante des campagnes, alors que l’évolution n’est pas achevée : 23 % de la population des pays « en voie de développement » vit actuellement dans des villes ; cette proportion sera de 40 % dans vingt ans. Pour une seule ville de plus de 5 millions d’habitants (Shanghai) en 1960 — sur six existant dans le monde, — le tiers-monde en comptait déjà dix en 1975, soit 11 % de la population ; et, en l’an 2000, quarante-deux (sur cinquante-huit pour toute la planète) où s’entasseront près du quart des habitants. Le Monde diplomatique, Ville et campagne : une rupture irrémédiable ?, par Roland Lew (Le Monde diplomatique, avril 1982)
  • Après la vague de fusions qui a vu naître de nouvelles intercos élargies au 1er janvier 2016 ou 2017, l’Assemblée des communautés de France (ADCF) a établi une nouvelle typologie des intercommunalités. Elle constate la « ruralisation » des agglomérations. En règle générale, quel que soit le nombre de communes, la superficie ou la catégorie de l’interco, l’impression de « grandeur » prévaut et, avec elle, s’installe la crainte d’un certain éloignement. La Gazette des Communes, Grandes intercommunalités : objectif proximité
  • On sait, que depuis plus de quarante ans, les responsables successifs, élus à la tête de la mairie, ont tous été confrontés à ces questions sans parvenir pour autant, à amorcer le moindre souffle de changement et de rupture avec un système globalement défaillant. Malgré quelques réfections (Hôtel, routes ), quelques réalisations (Lycée, terrains foot..)… le cadre de vie des citoyens, notamment à l’intérieur des quartiers, présente l’image désastreuse d’une « ruralisation » avancée. Une clochardisation qui s’explique aussi, il faut l’admettre, par des comportements et des mentalités qui restent à mille bornes des valeurs et de la responsabilité citoyenne, en matière de respect des règles «du vivre ensemble». En réalité, le vrai fléau réside dans l’incompétence, le laxisme et l’incapacité des pouvoirs publics, à pouvoir organiser et réguler une collectivité locale, gangrenée par les carences, les médiocres tâtonnements et les dérives dans presque tous les domaines d’activité… Xibaaru, La gestion du maire de Dagana, Oumar Sarr...passée au
  • Une telle situation provoque un cercle vicieux. L’extraction augmente pour palier la chute des prix sur le marché international, les normes environnementales sont assouplies, la consultation des communautés contournée, les hydrocarbures et l’activité minière décrétés d’utilité publique ou priorité nationale, et les conflits socio-environnementaux s’aggravent en conséquence. Cela encourage également la migration rurale, qui s’apparente plus, selon Roxana Liendo, à une ruralisation des villes, car les phénomènes de précarité, d’insécurité, de déficience des services publics se reproduisent en milieu urbain. Cela met aussi à mal l’environnement. Sous le masque écologique de la Pacha Mama, la Bolivie est l’un des trois pays les plus pollués au monde par le mercure, utilisé pour l’extraction de l’or (en 2013, on estimait que 120 tonnes de mercure entraient annuellement dans le pays) [6]. Basta !, En Bolivie, le pouvoir d'Evo Morales s'enfonce toujours plus dans l'impasse de l'extractivisme minier - Basta !
  • Il faut remonter aux années 1960 où, en quatre coups d’Etat, se mettent en place les cadres de l’actuel système politique syrien : la ruralisation des villes et du régime, l’arrivée au pouvoir de la minorité alaouite et la domination du parti et des civils par l’armée. Le dernier putsch, celui de Hafez Al-Assad, père de l’actuel président, en 1970, va parachever la construction du système autoritaire. Il instaure un maillage complet de la société syrienne autour de l’armée et des organes de la Sûreté, du parti et de la bureaucratie. Le régime utilise aussi les liens de solidarité familiaux, claniques, communautaires et régionaux pour se constituer une clientèle (qui est évidemment rémunérée par les postes de la fonction publique). Le croisement des liens communautaires et de l’obsession du contrôle sécuritaire produit la prédominance alaouite dans les hautes charges de l’armée et des organes de sécurité. Le ciment de l’édifice sécuritaire, c’est la culture de la peur que la révolte vient de mettre à bas. Sous M. Bachar Al-Assad (depuis 2000), le parti, la bureaucratie et l’armée sont passés directement sous le contrôle des services de sécurité, eux-mêmes entièrement aux mains de la famille Assad. Les Syriens considèrent même que le parti est le sixième service de sécurité. Le Monde diplomatique, Syrie : un officier supérieur parle, par Zénobie (Le Monde diplomatique, 7 septembre 2011)
  • Et l’Algérie, tout comme la plupart des pays musulmans émergeant à peine de leur société tribale (mode de production agraire-féodal), illustre parfaitement ce malaise dans la civilisation. (Parlant d’Alger, un ami algérien architecte a su décrire de manière pertinente la configuration urbaine de la capitale contemporaine. Il a indiqué, à propos d’Alger, qu’elle a été victime ces trente dernières années d’une véritable entreprise de ruralisation. Le citadin a complètement été phagocyté par le rural. C’est un phénomène unique dans l’histoire humaine urbaine. Longtemps, depuis la naissance de la ville, c’est la ville qui absorbait l’apport rural grâce à la supériorité de sa culture citadine. Aujourd’hui, la mentalité rurale semble avoir triomphé du clivage ville-campagne. A la vérité, ce triomphe est illusoire. Cette victoire des forces rétrogrades de l’ancien mode de production en décrépitude est éphémère. Car c’est un combat d’arrière-garde et sa précaire victoire à la Pyrrhus n’a été obtenue qu’à la faveur d’une conjoncture mondiale capitaliste, marquée par la décadence, le recul momentané des forces progressistes. Algérie Patriotique, Le port du voile imposé à la femme est une survivance tribale païenne (II) - Algérie Patriotique
  • Avec quelques décennies de retard sur les Occidentaux, les citadins russes commencent à fuir les villes, en quête d’une existence plus saine et plus équilibrée. Même si la campagne continue de se vider, inexorablement, avec 200 000 départs annuels (plus de 8 000 villages ont dépéri ces dix dernières années à travers le pays) depuis le début des années 2010, la «migration inversée» ou «ruralisation» est devenue en Russie un phénomène perceptible. Les sociologues ont fini par s’y intéresser, tandis que les autorités proposent des aides à la mobilité dans le cadre de programmes de repeuplement des zones rurales. 20% des Russes envisageraient de prendre la clé des champs et 3% l’ont réellement fait, ou sont en train, selon une enquête du groupe de recherche sociologique Zircon menée en 2015. Une autre étude publiée la même année(1) distingue différents types de néo-ruraux dans la Russie d’aujourd’hui : d’un côté les retraités et les bénéficiaires de divers programmes de délocalisation et d’aide à la petite entreprise, mus par des besoins économiques, et de l’autre les «fuyards urbains» qui diabolisent la ville, maîtresse de tous les maux ou encore les «chercheurs d’une vie de qualité» qui idéalisent la campagne et la vie saine qu’elle promet. Libération.fr, Libération.fr – Les Russes cherchent la clé des champs
  • L’excuse frivole de la vétusté des machines ne saurait en aucun cas être retenue car cela fait longtemps que les gestionnaires auraient pu  penser au renouvellement de l’ensemble des installations du barrage de la Tshopo. Ainsi, si l’on considère le fait que la ville ne dépend plus que de l’éclairage naturel qui, du reste, s’arrête vers 18 heures 30 – plongeant précocement la ville de Kisangani dans le noir couplé à l’absence de l’éclairage public d’une part, et le lamentable état de la voirie urbaine d’autre part, on arrive à l’implacable constat d’une ruralisation progressive de la ville de Kisangani. , mediacongo.net - Actualités - Tshopo : La ville de Kisangani plongé dans le noir depuis plusieurs jours, Billy Bolakonga, le Recteur de l'UMC, s'en inquiète
  • Les habitants des villes dans la wilaya de Constantine sont-ils condamnés à vivre la ruralisation du milieu urbain comme une fatalité ? La question se pose avec acuité, ces dernières années, avec la multiplication de l’élevage des ovins et des bovins dans les cités. El Watan, Des étables à la cité Sidi Larbi, à Zighoud Youcef (Constantine) : Un citoyen dénonce le silence des autorités | El Watan
  • Le Maroc souffre du stress hydrique. Dans les années 1980, on a connu des années de sécheresse. Feu Hassan II avait pris l’initiative de créer le Conseil de l’eau. Aujourd’hui, on arrose des terrains de golfs qu’on n’utilise pratiquement pas. On perd trop d’eau par piscines interposées, le lavage des véhicules. Faut-il augmenter les tarifs ? Cela punira les franges les plus défavorisées qui ne sont pas grandes consommatrices d’eau ? Encore la question de la compensation se pose, souligne l’analyste. Au  cœur du problème et dans la tourmente se trouve le Fellah. Et Berraoui d’avertir qu’avec le stress hydrique qui sévit, il faudra s’attendre que d’ici au mois de juin, on risque de connaître une nouvelle vague d’exode rural vers la ville avec tout son corollaire de ruralisation des villes. Challenge.ma, « Ach Waqe3 » : l’actualité décryptée par Jamal Berraoui | Challenge.ma
  • La place Tahrir de Larache se refait enfin une beauté. Cette place, victime d'une sorte de "ruralisation" depuis plusieurs années, a eu, enfin, droit à une opération de réaménagement dans les règles. Les détails. Le360.ma, Diapo. Larache: après plusieurs fiascos, la place Tahrir enfin réaménagée | www.le360.ma
  • Le document aborde aussi les relations qu’entretiennent les territoires au sein de ces groupements : les changements d’échelle entraînent une « ruralisation » de ces communautés. De cette manière, ils mettent en sourdine les sempiternelles guerres de chapelle entre « les rats des villes » et « les rats des champs ». « Les équilibres et alliances entre territoires se recomposent à chaque sujet. Le consensus est à recréer de manière permanente », soupèsent les auteurs. Une démarche « work in progress » qui exige une palette d’outils. Les commissions thématiques se multiplient. Elles atteignent le chiffre de sept au Grand Reims, de huit au Cotentin et de neuf au Pays basque. Dans ces grands ensembles, « les conférences de territoire » et autres « pôles de proximité » font aussi florès. « Les vrais débats » ont, le plus souvent, lieu là, plutôt que dans les conseils communautaires. Dans ce rapport, la question de la gouvernance se taille la part du lion. Ses auteurs, dont le géographe Martin Vanier, souhaitent relever le plafond du nombre de vice-présidences dans les groupements, aujourd’hui fixé à quinze. L’ADCF plaide en faveur de vingt. La Gazette des Communes, Le rapport qui réhabilite les intercommunalités XXL
  • Le taux d’urbanisation est pour sa part passé de 30% en 1960 à plus de 63% en 2017. Ce mouvement des populations vers la ville s’est traduit par une ruralisation du milieu urbain. Conséquence: «on est plus proche de Calcutta que de Barcelone», soutient l’ex-wali de Casablanca (2001-2003). L'Economiste, Benhima: Casablanca, une ville «clocharde» | L'Economiste
  • En 100 ans, la ruralisation des villes a transformé radicalement le paysage des métropoles. Certaines ont émergé du sable quand d’autres ont colonisé les eaux voire se sont étendues vers les cieux. Seloger, 17 villes qui ont radicalement changé ! | Seloger
  • 7 – La ruralisation de la ville prend toute son ampleur avec un laxisme incompréhensible face à la prolifération de véhicules de fortune tirés par des animaux, des souks improvisés qui ont envahi tous les quartiers rendant la circulation impossible. La qualité de vie des citoyens se dégrade de jour en jour… LesEco.ma, Les 10 raisons du chaos ! - LesEco.ma
  • Quête écosexuelle étasunienne Pour panser ces «fractures» dans les espaces communautaires, Cy prend un recul californien en 2016, un «périple mémoriel et initiatique» au sein d’éco-communautés queer. Sur ces terres étendues jusqu’en Oregon, les articulations entre justice sociale et climatique avaient déjà fait du chemin depuis les années 70. «La contre-culture de l’époque, marquée par un grand mouvement rural, politique et théorique Back to the Land, a aussi participé à une forme de «ruralisation» de certains modes de vie transpédégouines anticapitalistes», pour s’émanciper notamment des violences sociales dirigées contre les minorités jugées «contre-nature». 360°, Écologies déviantes – 360°
  • Un nouveau phénomène de ruralisation frappe la ville de Safi, provoquant l’indignation et la colère des habitants qui dénoncent la situation sur les réseaux sociaux. En effet, les rares espaces verts se sont transformés en pâturages pour des troupeaux de moutons qui envahissent même le centre-ville, renvoyant une triste image de la cité. Ces troupeaux de moutons, qui causent bien des désagréments aux habitants, gênent notamment la circulation sur les principaux boulevards, occasionnant des embouteillages énormes. fr.le360.ma, Safi transformée en zone de pâturage, les habitants en colère | www.le360.ma
  • «Le monde rural regorge de potentialités inexploitées. Dans les années 90, nous avons connu la ruralisation des villes. Aujourd’hui, nous assistons malheureusement à une bidonvilisation des campagnes, avec tous les problèmes sociaux que cela engendre. Nous devons tirer vers le haut, grâce à des projets comme celui-ci», souligne Mohamed Rherras.    L'Economiste, Une corniche sport et loisirs pour la rive droite du Sebou | L'Economiste
  •  Le mode d'occupation de l'espace haïtien, qu’il soit le milieu rural ou le milieu urbain, laisse voir un véritable désordre, une désorganisation généralisée en termes de répartition de la population et des activités. Donc, il faut dire d'emblée qu'Haïti a un gros problème d'aménagement de son territoire. Les actions gouvernementales ne s'inscrivent pas dans la logique de corriger les désordres, et non plus d'assurer le développement harmonieux et équilibré de l'ensemble des régions, des parties qui composent le territoire global. L'extension accélérée des villes se fait de manière anarchique, sauvage et naturelle, sans accompagnement de l'Etat. La forte pression démographique sur les villes, à partir de l'exode rural, ne fait que transformer davantage les périphéries en de vastes bidonvilles où règnent la promiscuité, la misère, l'insalubrité. L'absence ou la non-application d'un Schéma national d'aménagement du territoire (SNAT), d'un Schéma régional d'aménagement du territoire (SRAT), d'un Schéma directeur en aménagement et l'urbanisme (SDAU) et d'un Schéma de zone (SZ), Haïti connaît durant ces dernières décennies un mal développement de son territoire. L'auto construction ou construction non assistée par des individus qui envahissent des terres appartenant à des particuliers ou à l'Etat, avec la complicité ou le laxisme parfois de certains dirigeants, ne fait que modifier la configuration spatiale des villes. On assiste donc à l'éclatement progressif de l'urbain. Toutes nos villes sont en larmes. Elles reçoivent en permanence des gens qui fuient la misère du milieu rural, à la recherche d'un mieux-être. Les villes représentent pour eux des terres d'espoir où leurs besoins, leurs manques pourraient être comblés. Même quand, dans la plupart des cas, c'est de la déception, car beaucoup d'entre eux, une fois installés, ont connu le goût de la souffrance, de l'humiliation, frôlé la mort chaque jour. On assiste de plus en plus à la ruralisation des espaces urbains. Les pratiques rurales, les modes de vie en milieu rural sont donc transportés en milieu urbain. Aujourd'hui, les espaces urbains deviennent des foyers de criminalité, de violence puisqu’ils ne peuvent pas nourrir toutes les bouches. Ils ne peuvent pas assurer le bien-être de tous. Il faut aussi souligner que la réduction des espaces cultivables et la pression démographique sur nos plaines créent de l'inquiétude lorsqu'on sait qu'Haïti est un pays montagneux, c'est-à-dire, il y a plus de montagnes que de plaines, lorsqu' on sait qu’il est plus difficile de produire en hauteur, lorsqu' on sait que la population ne cesse d'augmenter ; or pour répéter Malthus, autant d'individus dans un milieu, c'est autant de bouches à nourrir. Le Nouvelliste, Le Nouvelliste - Haïti, entre le monde rural et le monde urbain, une vie de détresse
  • Les autorités publiques de la capitale économique mènent depuis quelque temps une campagne d’assainissement contre la « ruralisation » de la ville. Mais cette mobilisation reste timide et sans véritable impact ! SDF, « ferrachas », charrettes, baraques, toilettes publiques en situation désastreuse, de même que les trottoirs, les voiries publiques et l’hygiène, déficit en équipements de base… En somme, la ruralisation est bel et bien en marche, à un rythme soutenu. Ce phénomène très inquiétant démontre, pour la énième fois, à quel point Casablanca recule à tous les niveaux. Le tout avec un cachet rural et des comportements sociaux d’incivisme graves ! La Nouvelle Tribune, Casablanca face à la montée en force de la «ruralisation»... - La Nouvelle Tribune
  • Mais, au fond, là n’est pas le sujet. Il ne s’agit pas d’opposer les territoires les uns aux autres, surtout en en faisant des rivaux victimaires. C’est tout l’inverse. Il faut en finir avec la guerre des territoires et l’approche par strates confinées dans leur bocal. Ce qui importe ici, c’est de bien saisir le « vide doctrinal » qui caractérise aujourd’hui les politiques d’aménagement du territoire portées par les pouvoirs publics centraux. Leur référentiel semble tenir en un principe, très simple : à chacun son tour. Après le Pacte Etat-Métropoles en 2016, le plan Action cœur de (petites et moyennes) villes en 2018 et la poussée de ruralisation en 2019, on a en effet le sentiment que l’action publique étatique considère les territoires comme des entités abstraites, en dehors de leur population qui s’est depuis bien longtemps affranchie des limites administratives locales. La Gazette des Communes, En finir avec la guerre des territoires
  • La CNMA peut faire beaucoup pour servir de levier de développement économique  du secteur agricole à travers des actions concrètes sur le terrain, à savoir mettre en place une stratégie de développement de produits d’assurance spécifique aux filières territorialisées d’une part, et d’autre part, les couvertures d’assurance contre les aléas climatiques du type calamiteux, tels que la sécheresse, les tempêtes de vent, les maladies, les inondations et les pluies torrentielles qui ne cessent d’occasionner d’importantes pertes à notre agriculture mettant en péril le patrimoine agricole et la pérennisation des activités des agriculteurs, par conséquent la sécurité alimentaire des populations rurales. La démarche proposée par la CNMA est de mettre en place un dispositif des assurances de calamités agricole qui s’articule autour des principes de rationalisation de l’emploi des fonds publics d’aide à l’agriculture et la responsabilisation des agriculteurs face à ces risques pour les prévenir et se couvrir par une assurance... Ainsi, en soutenant le développement de l'assurance ou en encourageant le recours à l'épargne de précaution, l'État permet aux agriculteurs/éleveurs de mieux se prémunir contre les aléas. A effort budgétaire donné, l’amélioration de la stabilité du revenu agricole et donc le bien être de l'ensemble du secteur sont supérieurs. D’un autre côté, cette nouvelle vision de l’assurance agricole contribuera efficacement à une meilleure traçabilité et suivi des soutiens et crédits octroyés par les institutions financières aux opérateurs du secteur de l’agriculture. S’agissant de l’aspect protection sociale, la CNMA a toujours géré les régimes sociaux des non-salariés et des salariés agricoles qui est profondément ancrée dans le monde agricole et rural et ce, jusqu’à ce que les structures chargées de l’unification du régime général de sécurité sociale aient récupéré celle assurée par les mutuelles agricoles. Désavantagés sur le plan des revenus individuels, les agriculteurs le sont aussi sur le revenu social et malheureusement aucune caisse (retraite, santé…) n’est disponible pour eux. Il faut aussi convenir que le système actuel appliqué à l’agriculteur, notamment le rural, continue de subir des rétorsions et cela s’explique par la faiblesse de leurs revenus agricoles. Il serait souhaitable de revoir les lois sociales pour une meilleure protection de la population rurale, notamment pour celles qui auront pour effet immédiat l’accroissement des ressources disponibles. Toutefois le développement de la santé publique, et la ruralisation des soins et des actes médicaux, ont quelque peu amélioré le rapport des caisses du régime général avec le secteur agricole. Cependant, il faut remarquer que le nombre des agriculteurs et surtout d’éleveurs couverts par la CASNOS est très infime par rapport à la profession. Aussi les nouveaux services qu’aura à proposer, à travers un guichet unique, la mutualité agricole, une protection sociale supplémentaire (santé, retraite…) qui tendra à stimuler l’économie locale, avec des effets de rétroaction positive sur la production agricole, l'emploi rural et la réduction de la pauvreté.                  Propos recueillis par F. I. , Cherif Benahbiles, Directeur général de la CNMA : «Le secteur de l’assurance sera un amortisseur de la récession»

Traductions du mot « ruralisation »

Langue Traduction
Corse ruralisazione
Basque ruralization
Japonais 農村化
Russe аграризации
Portugais ruralização
Arabe ريفية
Chinois 农村化
Allemand ländlichkeit
Italien ruralizzazione
Espagnol ruralización
Anglais ruralization
Source : Google Translate API

Synonymes de « ruralisation »

Source : synonymes de ruralisation sur lebonsynonyme.fr

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