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Risquophobie

Définitions de « risquophobie »

Wiktionnaire

Nom commun - français

risquophobie \ʁis.kɔ.fɔ.bi\ féminin

  1. (Didactique) Phobie du risque.
    • La « risquophobie » individuelle et collective fait que l'émergence de la précaution accompagne la crise du progrès, dans un certain sens une survalorisation du passé par rapport à l'avenir, la volonté de limiter les effets, destructeurs, du temps, […]. — (Jamil Sayah, Droit administratif, éd. Studyrama, 2004, page 120)
    • Même s'il est à la mode, le principe de précaution a fait l'objet d’innombrables études. Beaucoup sont de très haut niveau, d'autres versent dans le passéisme, l'apologie de l'abstention, le refus de la science, « l'heuristique de la peur », la risquophobie pathologique, la négation de la vie. — (Jean-Luc Fagnart, Sécurité alimentaire, principe de précaution et droit des assurances, dans Sécurité alimentaire : Nouveau enjeux et perspectives, coordonné par Stéphanie Mahieu & Katia Merten-Lentz, éd. Bruylant, 2013)
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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Phonétique du mot « risquophobie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
risquophobie riskɔfɔbi

Évolution historique de l’usage du mot « risquophobie »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « risquophobie »

  • Notre perception des risques sanitaires ou de ceux engendrés par la technoscience est faussée par de multiples biais, explique un rapport de l’Académie des technologies. « La risquophobie », mère du principe de précaution, envahit nos sociétés. Quitte à freiner le progrès Les Echos, Une société malade de sa peur du risque ? | Les Echos
  • Vincent COCQUEBERT. - Pour définir ce que j’entends par «Civilisation du cocon», je dirais que c’est cette période historique qui s’amorce au début des années 1980 et qui ne cesse de s’intensifier depuis. Une séquence où les individus sont moins en quête d’une «vie intense» que d’une «quête de soie», de confort et de replis dans des communautés miroirs. À mon sens la raison de cette dynamique du «tous aux abris» s’explique en premier lieu par cette «risquophobie» que le sociologue allemand Ulrich Beck a identifié dans les années 1980, soit cette aversion au risque, qu’elle soit institutionnelle ou individuelle. La raison de cette bascule est à chercher selon lui dans une rupture de la modernité et une «religion du progrès» qui n’a pas tenu ses promesses d’émancipation tout en générant de nouveaux périls comme les accidents industriels ou les grandes catastrophes environnementales. Tout en même temps, le phénomène d’autonomisation des individus, soit cette liberté de pouvoir être le guide de sa propre vie (familiale, amoureuse, professionnelle etc.) sans recours à de grands modèles dominants, a commencé à montrer ses limites car il excluait de fait une grande partie du corps social. Tout simplement car nous ne partons pas tous avec les mêmes chances, ni avec le même potentiel d’émancipation. LEFIGARO, Vincent Cocquebert: «La pandémie précipite la tribalisation de la civilisation occidentale»
  • Si le principe de la caisse des assurances, créée pour pallier les risques de la vie, existe depuis l’Antiquité, la risquophobie s’intensifie, quant à elle, depuis quelques décennies. Le Devoir, Série «Tous polarisés»: Le «cocooning» extrême comme refuge | Le Devoir

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