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Ricardien

Sommaire

  • Définitions du mot ricardien
  • Étymologie de « ricardien »
  • Phonétique de « ricardien »
  • Citations contenant le mot « ricardien »
  • Traductions du mot « ricardien »

Définitions du mot « ricardien »

Wiktionnaire

Adjectif

ricardien \Prononciation ?\

  1. (Économie) Relatif aux théories économiques de David Ricardo.
    • L’équivalence ricardienne ou la neutralité ricardienne est une théorie économique qui soutient qu’il y a équivalence entre l'augmentation de la dette publique aujourd'hui et l’augmentation des impôts requise demain par le remboursement de cette dette et le paiement des intérêts. Si les agents économiques se comportent de manière rationnelle, une politique de relance (distributions de revenus financée par la dette publique) ne les poussera pas à consommer, mais plutôt à économiser (augmentation des taux d'épargne), en prévision de hausse d’impôts futures.
    • La limitation des politiques budgétaires discrétionnaires est une vielle revendications des héritiers de Milton Friedman ou de Robert Barro, le théoricien de l’équivalence ricardienne. — (Un pacte faustien pour l'économie européenne ?, nouvelObs.fr, 12 mai 2011)

Nom commun

ricardien \ʁi.kaʁ.djɛ̃\ masculin (pour une femme on dit : ricardienne)

  1. Économiste favorable aux thèses de David Ricardo.
  2. Membre de la société Ricard.
    • Cet ancien jeune conseiller de Michel Rocard est un X-Mines qui a conquis ses galons de DG chez les « ricardiens » et tient les rênes opérationnelles depuis 2008. — (Patrick Ricard : le fils discret d’un père tyrannique, LeParisien.fr, 19 août 2012)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « ricardien »

(Siècle à préciser) Mot composé de Ricardo, Ricard et -ien.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « ricardien »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
ricardien rikardjɛ̃

Citations contenant le mot « ricardien »

  • Holà Nabilla, et qu'est-ce qu'il nous dit d'abord, ce bon vieux David? Dans ses "principes de l'économie politique et de l'impôt", il théorise sur ce qu'on appelle "les avantages comparatifs et absolus" et sur l'équivalence ricardienne, plus tard reprise sous le nom d' "effet Ricardo-Barro". https://www.decision-achats.fr/, [Billet d'humeur] Si seulement Ricardo avait eu des cotons tiges recyclables...
  • L'article de référence de Baro est "Are Government Bonds Net Wealth?" a été publié en 1974 dans une des revues d'économie les plus prestigieuses, le Journal of Political Economy. Il approfondit notamment la théorie de "l'équivalence ricardienne" qui est un concept développé par l'économiste britannique David Ricardo au cours du XIXème siècle. En substance, l'équivalence ricardienne présente l'inefficacité d'une politique économique associant réduction des impôts et augmentation de la dette publique, et constitue donc une référence théorique pour appréhender les effets de la politique budgétaire. En pratique l'idée est la suivante : il y a équivalence car une augmentation de la dette publique aujourd'hui correspond à une augmentation des impôts demain, pour rembourser la dette ainsi que les intérêts attachés à cette dette. Les agents économiques sont rationnels et ils anticipent la hausse des impôts. Dès lors, au lieu de consommer, comme espéré par le gouvernement, ils préfèrent épargner en prévision des hausses d'impôts futurs. La Tribune, Robert J. Barro, cet économiste qui a inspiré les politiques budgétaires actuelles
  • « Les déficits d’aujourd’hui sont les impôts de demain », nous dit le fameux effet ricardien. L’économiste britannique avait en son temps compris mieux que personne qu’en situation d’endettement public, les acteurs épargnaient davantage par anticipation d’une future hausse des impôts. Contrepoints, Des Gilets jaunes aux gilets rouges : le mouvement anti-taxes est devenu pro-dépenses | Contrepoints
  • Le fait de dépendre d’autres pays n’est-il pas la conséquence naturelle de tout modèle de spécialisation internationale, comme l’a théorisé David Ricardo ? En d’autres termes, n’est-ce pas le prix obligatoire à payer pour les multiples avantages que nous confère, par ailleurs, ce système ? Le raisonnement ricardien présuppose, par hypothèse, qu’on évolue dans un monde parfaitement ouvert, où la division du travail est mutuellement bénéficiaire. Dans ce cas, oui, la dépendance économique peut être acceptée, puisqu’on possède l’assurance de la libre circulation permanente des biens et des services. Mais dans un univers qui cesse d’être ouvert, dans un univers où certains pays peuvent à tout moment décider de s’exclure des échanges, l’affaire devient un jeu de dupes. Je vous signale d’ailleurs que, depuis Ricardo, on a fait quelques progrès en matière de théories du commerce international ! Capital.fr, "Le virus va rebattre les cartes de la mondialisation" - Capital.fr
  • D’une certaine manière cette nationalisation de l’échange est aussi à la source de la séparation artificielle dans les manuels entre l’étude de la croissance économique et celle du commerce international et de la concurrence. En réalité croissance et échange sont les deux faces de la même pièce. De même, la logique ricardienne débouche sur une vision économique caractérisée par la rareté. (Cette tendance est amplifiée par la vision des rendements de Ricardo qui sont en fait constants, qui est, d’une certaine manière, la conséquence logique de l’avantage exogène). Or, lorsque l’on saisit la fusion profonde entre croissance et échange, c’est une vision économique en termes d’opportunités qui émerge : ce sont les opportunités d’échange qui font le potentiel de croissance. Contrepoints, De certaines conséquences de M. Ricardo | Contrepoints
  • Si nous avions 5% de déficit public, on pourrait évidemment colmater telle ou telle urgence sociétale. Cela s’appelle le confort de la vie à crédit. Veut-on d’une France cliente chez Cofidis ou d’un pays à la gestion réaliste? L’équivalence ricardienne est bien connue et au fond nombre d’économistes savent la pleine pertinence qu’il faut accorder au fait que les dépenses d’aujourd’hui sont les dettes de demain et les impôts des surlendemains. Le nier c’est travestir une réalité économétriquement démontrée. Diluer ce propos ricardien par la potion magique du discours d’Olivier Blanchard, ancien chef économiste du FMI, qui est un militant de toujours plus de dettes pour soi-disant financer des investissements est une tartufferie. Il suffit de constater que notre déficit, dans le PLF 2020, est de 93 milliards et qu’il n’a pas été suivi par un plan de relance via des investissements publics. Toutes les prises de position pro-Blanchard des économistes d’État ont fait pschiit. Ce n’est pas un jugement sorti de mon carquois, c’est un fait vérifiable. Le Figaro.fr, Jean-Yves Archer: «Renier les 3%, c’est ouvrir la boîte de Pandore»
  • Dans l'incapacité de juguler l'essor des dettes nationales et face au refus de la mutualisation des dettes – qui est salutaire – l'Europe est en passe d'opter pour une étape de socialisation de ses besoins, autrement dit par un recours à un nouveau porteur de ses dettes. Si l'équation politico-budgétaire fonctionne, il y aura très vraisemblablement plus de 8000 milliards de dette " européenne " d'ici à 10 ans sous les applaudissements des zélateurs de la dépense publique et sous l'accablement de celles et ceux qui n'oublient pas le principe ricardien selon lequel la dette d'aujourd'hui n'est rien d'autre que l'impôt de demain. Atlantico.fr, Plan de relance européen : attention aux risques de dérapages toxiques | Atlantico.fr

Traductions du mot « ricardien »

Langue Traduction
Anglais ricardian
Espagnol ricardian
Italien ricardiana
Allemand ricardian
Chinois 里卡第人
Arabe الريكاردي
Portugais ricardiano
Russe рикардианская
Japonais リカルディアン
Basque ricardoren
Corse ricardianu
Source : Google Translate API
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