La langue française

Réversif

Sommaire

Définitions du mot réversif

Wiktionnaire

Adjectif

réversif masculin

  1. Qui renverse, qui inverse.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « réversif »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
réversif revɛrsif

Citations contenant le mot « réversif »

  • Le changement de régime doit être conforme à l’intérêt de la famille. On conservera cet impératif en mémoire lorsque viendra le moment de transmettre un patrimoine mis en commun ! Si la mise en commun suivie de la donation immédiate en pleine propriété aux enfants pourrait clairement être retoquée par l’administration fiscale, il ne pourra en être le cas pour la donation de la nue-propriété uniquement, lorsque celle-ci sera assortie d’un usufruit réversif. En effet, la protection du conjoint est belle et bien assurée par la possibilité qui lui est laissée de continuer de jouir du patrimoine ainsi transmis. L'Agefi Actifs, Un puissant outil pour le patrimoine professionnel | L'Agefi Actifs
  • Dans son article « L’Anthropocène et la destruction de l’image du globe », quatrième conférence traduite en français de ses « Six Lectures on the Political Theology of Gaia », le sociologue Bruno Latour pose les jalons philosophiques de sa théorie de Gaïa. Il s’agit, ni plus ni moins, de « s’équiper pour survivre à l’Anthropocène », ce nouvel âge géologique (précisions-le, sujet à caution sur le plan scientifique), qui se définit par l’impact désastreux (bouleversement climatique, disparition des espèces, érosion accélérée, déforestation, etc.) de l’homme sur son environnement. Il y aurait un enjeu intellectuel et pratique urgent à changer totalement notre perception et notre conduite par un recentrement, car la fin d’un monde, voire la fin du monde, est proche (cf. l’introduction d’Émilie Hache à l’ouvrage collectif De l’univers clos au monde infini, paru aux éditions Dehors et qui publie cet article). Quels préparatifs envisage Bruno Latour ? Comme l’évoque le titre de l’ouvrage collectif qui prend le contre-pied de celui d’Alexandre Koyré, intitulé, en 1957, Du monde clos à l’univers infini, il faut abandonner les leçons de la révolution scientifique et son image sécularisée du Cosmos, inaugurée au XVIIe siècle par Galilée, au profit d’une « théologie politique » composite qui assemble les peuples de Gaïa sur la base de leurs mythes cosmologiques respectifs. Il faut aussi reléguer l’idée d’une humanité « au sens générique », ainsi que les illusions du progrès de la Raison, héritée des Lumières, pour faire place à une « esthétique » symbiotique. Mais, rassurez-vous ! Latour n’est pas un religieux mystique d’un nouveau genre puisque, annonce-t-il, son new age sera « laïque » ou ne sera pas. Mais que veut dire laïque sous sa plume ? C’est en réalité une croisade philosophique menée contre « l’impossible universalité » et contre l’effort rationnel de départager faits-valeurs, même au nom de la science (qui n’est, selon lui, qu’une idéologie, voire une sorte de religion monothéiste et, de plus, de domination). À ce titre, le contenu « post-épistémologique » du programme du sociologue n’a rien de nouveau. C’est la poursuite de la vieille guerre philosophique menée par les destructeurs de la Raison (Schopenhauer, Nietzsche, Heidegger, etc.) contre la possibilité d’un mouvement objectif des choses et sa connaissance. Car, selon Latour, il est désormais impossible de savoir ce qui est. C’est le matérialisme (ou réalisme) en sciences qui est visé en particulier, à savoir, justement, la « condition méthodologique de la connaissance objective requérant d’admettre le caractère uniquement matériel de la réalité et de l’ensemble de ses phénomènes » (Patrick Tort, Darwin n’est pas celui qu’on croit. Idées reçues sur l’auteur de l’Origine des espèces. Paris, Le Cavalier bleu, 2010). En témoigne l’usage récurrent, par le sociologue, de l’argument du « point de vue divin », appelé encore « point de vue de nulle part », qui repose sur un sophisme : puisque l’homme n’est pas doté d’un entendement divin (c’est-à-dire objectif, au-dessus des hommes), l’objectivité est impossible. En effet, demande Latour, « où résidez-vous quand vous dites que vous avez une “vue globale” de l’univers » ? Les Indiens d’Amazonie ou les « pauvres types dans les bidonvilles de Bombay » ne sont pas responsables des catastrophes écologiques causées par le productivisme capitaliste et les inégalités impérialistes Nord-Sud ? Certes, mais au lieu de nommer – pour mieux le connaître et le combattre – ce système économique mondialisé et sa quête-sans-fin-de-profits-et-après-moi-le-déluge, Latour se dérobe et nous dit fondamentalement qu’il faut se résigner : l’homme (les « puissances d’agir ») est un loup pour l’homme, chacun poursuivant « son propre intérêt en manipulant son propre environnement pour son propre confort ». Autrement dit, l’homme « postmoderne », c’est une « tour de Babel » constituée d’hommes et de peuples éternellement condamnés à la division. Ce constat de Latour se révèle, en fait, un parfait complément à l’idéologie dominante libérale. Et le souhait du sociologue de voir les « idées sensibles » régir les « instruments de la science, de la politique (…) » assure aux dominants que resteront obscurcies à jamais les causes réelles derrière les apparences. « Alors, les contradictions et les forces motrices réelles à l’œuvre dans la société restent dissimulées derrière la façade de la conscience sociale et ne sont jamais autorisées à paraître » (Maurice Cornforth, l’Idéologie anglaise. De l’empirisme au positivisme logique, Paris, Éditions Delga). À l’heure de la totale fusion de l’homme et de la nature (Gaïa), il n’y a plus de conditions matérielles d’existence, nous dit Latour. Gaïa défie toute (ré)appropriation du monde. Ainsi, en suivant le raisonnement du sociologue, il s’avérera illusoire, par exemple, de pouvoir instaurer collectivement une planification écologique ou une « règle verte ». Voire dangereux. Car c’est, en quelque sorte, pérenniser le concept totalisant de « nature » et son corollaire antinomique, celui de « civilisation », même s’il s’agit de penser leur articulation « dialectique », comme le propose « l’effet réversif de l’évolution » de l’anthropologie darwinienne ignorée par Latour (cf. le récent livre de Patrick Tort, Sexe, race et culture. Conversation avec Régis Meyran, Paris, Éditions Textuel). Ce qui n’empêche pas, par ailleurs, ce même Latour d’utiliser dans son propos la typologie du ruban de 
Möbius – figure proprement dialectique d’un renversement continu en son contraire –, pour que, dit-il, « on redistribue entièrement ce qui était jadis appelé naturel et ce qui était appelé social ». L'Humanité, Le new age de M. Latour | L'Humanité

Traductions du mot « réversif »

Langue Traduction
Anglais reversive
Espagnol reversible
Italien reversive
Allemand reversiv
Chinois 可逆的
Arabe انعكاسي
Portugais reversive
Russe реверсивный
Japonais リバーシブ
Basque reversive
Corse inverter
Source : Google Translate API
Partager