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Réfutabilité

Sommaire

  • Définitions du mot réfutabilité
  • Étymologie de « réfutabilité »
  • Phonétique de « réfutabilité »
  • Citations contenant le mot « réfutabilité »
  • Traductions du mot « réfutabilité »

Définitions du mot « réfutabilité »

Wiktionnaire

Nom commun

réfutabilité \ʁe.fy.ta.bi.li.te\ féminin

  1. (Épistémologie) Possibilité qu’il y a de consigner une observation, ou de mener une expérience, qui démontre qu’une affirmation est fausse.
    • La réfutabilité de la théorie de la gravitation universelle a permis une nouvelle théorie : la relativité générale.
    • De plus, pour ne pas déroger à l’exigence de réfutabilité, Laurent Nottale propose un certain nombre de résultats théoriques, concernant aussi bien la physique des particules que la cosmologie, susceptibles d’être confirmés ou infirmés par des expériences en cours ou à venir. — (Thomas Lepeltier, De la relativité du mouvement à la relativité d’échelle,1999)
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Étymologie de « réfutabilité »

De réfutable et le suffixe -ité.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « réfutabilité »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
réfutabilité refytabilite

Citations contenant le mot « réfutabilité »

  • Introduction La conception selon laquelle la science est basée sur l’expérience a été radicalisée par une philosophie dont le chef de file est Karl Popper. Sa philosophie s’intitule réfutabilité et qui n’est qu’un avatar du positivisme. Une théorie scientifique doit être réfutable par l’expérience ou n’être pas scientifique. Une telle philosophie est utilisée aujourd’hui pour dépeindre la religion ou l’existence de Dieu comme irréfutables donc non-scientifiques. Le problème est que si des domaines comme la religion ou la métaphysique sont déclarées infalsifiables, ils deviennent dénués de sens et placés hors du savoir entendu comme valides ex cathedra. Ce qui est problématique avec cette façon de voir est quelle entraîne l’établissement d’une ligne de démarcation nette entre la science et ce qui n’est pas la science. Dans son livre « Logique de la découverte scientifique[1] » Popper se pose la question : Quel critère permet de distinguer une théorie scientifique d’une théorie qui ne l’est pas ? Comment, en fait, distinguer la science des                 « pseudosciences » En fait, son interrogation traduit à l’évidence une question plus précise : Qu’elle est des trois domaines de connaissances (le marxisme, la psychanalyse, la théorie de la relativité d’Einstein), celui qui peut bénéficier de ce critère de scientificité. Selon lui, la théorie de la relativité l’emporte, car elle seule est falsifiable, c’est-à-dire qu’elle est sujette à des vérifications et à des tests susceptibles de la réfuter. Si nous extrapolons cette affirmation, nous arrivons à la conclusion suivante : une théorie scientifique donnée ne doit jamais contenir des concepts qui ne se prêtent pas à la falsification (la réfutation). Elle ne doit pas également prendre comme référence ou s’identifier par rapport à des théories ou des connaissances infalsifiables. Popper qualifia la psychanalyse, par exemple, comme non scientifique, parce que ses assertions et ses concepts, comme l’inconscient, ne sont tout simplement pas réfutables, c’est-à-dire soumis à des tests susceptibles de les réfuter. S’il existe des assertions infalsifiables, la théorie cesse d’être scientifique. On va montrer d’abord dans cet article que la philosophie de Popper est contradictoire avec une philosophie beaucoup plus structurée et ancienne que la sienne qui est celle du Cercle de Vienne et qui fut une source d’inspiration pour lui. Ensuite, on va critiquer l’approche de Popper en dévoilant l’absence dans sa philosophie d’une explication du mécanisme sous-jacent à la réfutation et à la testabilité. Dans une troisième étape, on va donner des exemples de concepts scientifiques qui ne sont pas entièrement falsifiables bien que notre propos n’est tant de remettre en cause le rôle de l’expérience ou la falsifiabilité en tant que tel. Puis on va entrer dans les détails et montrer qu’aussi bien en mécanique quantique qu’en mécanique classique, la réfutabilité n’est pas toujours un critère décisif et inévitable. L’une des raisons de cette situation et la supériorité de la théorie sur l’expérience qui se manifeste parfois dans les sciences. Enfin, la réfutabilité de Popper est décrite comme un simple résultat du positivisme qui est une doctrine insatisfaisante pour les sciences. Oumma, La falsifiabilité des théories scientifiques est-elle un argument ultime contre la religion?
  • Popper a donc remplacé cette vision rassurante de la science – ça se vérifie à tous les coups, donc c'est vrai - par une conception infiniment plus inquiétante que l'on peut résumer comme suit : ça n'est pas infirmé, donc c'est non-faux, ou bien encore provisoirement vrai. C'est cela le critère de réfutabilité de Popper, autrement dit la possibilité de réfuter ou non un énoncé scientifique, pour tester sa validité.   France Culture, Karl Popper ou la fin de la certitude scientifique
  • Le philosophe Karl Popper, plus connu pour avoir mis en avant la réfutabilité comme critère de scientificité, fut le premier auteur à avoir dès les années 1940 utilisé le terme de « conspiracy theory » dans son ouvrage « The Open Society and its enemies » mais il l’appliquait de manière très globale à une certaine vision d’ensemble de la société plutôt qu’à la multiplicité de thèses complotistes « sectorielles » qui foisonnent aujourd’hui sur les réseaux sociaux, comme les délires irrationnels sur la nuisibilité de la vaccination (dont la généralisation résulterait d’un complot monté de concert par les autorités de santé et l’industrie pharmaceutique), alors que la baisse du taux de couverture vaccinale a conduit à la réapparition récente dans les pays développés de maladies parfois mortelles. Club de Mediapart, Le conspirationnisme selon Karl Popper | Le Club de Mediapart
  • La réfutabilité des hypothèses et le principe de parcimonie sont les critères de démarcation d'une connaissance scientifique et non-scientifique. Si ces critères ne sont pas respectés, la communauté scientifique ne considère pas la connaissance comme scientifique, même si la démarche scientifique a été respectée. Attention donc aux affirmations "scientifiquement prouvées", demandons-nous d'abord si l'hypothèse est parcimonieuse et si elle est réfutable.  , Expliquer les sciences sans les défigurer : le défi de la vulgarisation scientifique | Partie 1. | ECHOSCIENCES - Grenoble
  • Mais si une théorie, en conjonction avec des conditions initiales particulières, n'exclut aucun comportement, comment peut-elle expliquer déductivement un comportement particulier quel qu'il soit ? Car l'explication déductive revient à exclure : comme l'a souligné Spinoza, affirmer (dériver) p revient à nier tout proposition incompatible avec p. On notera qu'en théorie psychanalytique comme dans la physique de Newton, par exemple, les énoncés à forme de loi ou autres énoncés généraux ne peuvent expliquer de comportement particulier sans des conditions initiales : sans des spécifications convenables concernant la vélocité initiale, les lois du mouvement et de la gravitation de Newton ne donnent pas une orbite elliptique de la terre sous l'action gravitationnelle du soleil. Par conséquent, si aucun comportement potentiel ne pouvait réfuter la psychanalyse dans des conditions initiales données I, cette théorie ne pourrait, en conjonction avec I, expliquer aucun comportement réel de manière déductive. A fortiori, si cette théorie T était irréfutable, elle ne pourrait expliquer tous les comportements, comme le soutient Popper. En outre, si la conjonction T et I ne permet pas d'expliquer déductivement un certain comportement b particulier, I et b ne peuvent confirmer (soutenir) T hypothético-déductivement. Donc, si la psychanalyse était irréfutable, comment pourrait-elle expliquer un comportement réel quelconque - sans parler de tous les comportements physiquement possibles - de manière à en tirer une confirmation inductive, comme le soutient Popper ? Bien au contraire, la prétendue irréfutabilité interdirait une telle confirmabilité hypothético-déductive. Club de Mediapart, Un aperçu de la controverse entre Karl POPPER et Adolf GRÜNBAUM. | Le Club de Mediapart

Traductions du mot « réfutabilité »

Langue Traduction
Anglais refutability
Espagnol refutabilidad
Italien refutability
Allemand widerlegbarkeit
Chinois 可驳倒性
Arabe إثبات خطأ الفرضية
Portugais refutabilidade
Russe опровержимости
Japonais 反論
Basque refutability
Corse refutabilità
Source : Google Translate API
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