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Psychonévrose

Définitions du mot « psychonévrose »

Trésor de la Langue Française informatisé

PSYCHONÉVROSE, PSYCHO-NÉVROSE, subst. fém.

PATHOL. Maladie mentale intermédiaire entre la névrose et la psychose. Une névrose de l'espèce de la vôtre peut constituer (...) l'étape préparatoire d'une véritable psychonévrose. Il n'est pas si rare de voir un anxieux devenir hystérique, et un hypocondriaque obsédé (Bernanos, Joie,1929, p. 643).En clinique le test est particulièrement utile dans l'étude des psychonévroses (névrose d'angoisse, névrose obsessionnelle, hystérie) (Delay, Ét. psychol. méd.,1953, p. 132).Travaux de Charcot sur les psycho-névroses (Bariéty, Coury, Hist. méd.,1963, p. 728).V. névrose B rem. ex. de Lapl.-Pont. 1967, névrotique I ex. de H. Bazin.
REM.
Psychonévrosé, -ée, subst.Malade atteint de psychonévrose. Le psychisme des mystiques diffère de celui des psychonévrosés en ce qu'il est un accroissement, non une diminution de l'énergie psychique (Dr Laignel-Lavastine ds Mounier, Traité caract.,1946, p. 742).
Prononc. : [psikonevʀo:z]. Étymol. et Hist. 1. 1896 (S. Freud, in R. neurologique, IV, p. 169 ds Quem. DDL t. 21); 1953 psychonévrose obsessionnelle (Delay, op. cit., p. 152); 1967 psychonévrose de défense (Lapl.-Pont.); 2. 1904 « affection nerveuse caractérisée par des troubles fonctionnels considérés comme d'origine psychique » (P. Dubois, Les Psychonévroses et leur traitement moral, leçons faites à l'Université de Berne, Paris, Masson ds Lar. Lang. fr., bbg). Comp. de l'élém. formant psych(o)-* et de névrose*, adapt. de l'all. Neuropsychose, att. en 1894 dans le titre d'un article de Freud : Die Abwehr-Neuropsychosen (Les psychonévroses de défense), v. Lapl.-Pont. 1967.
DÉR.
Psychonévrotique, adj.Qui relève de la psychonévrose. Affections psychonévrotiques (hystérie, phobie, obsession, certaines psychoses) (Lapl.-Pont.1967, s.v. psychonévrose).Troubles psychonévrotiques (Méd. Biol.t. 31972, s.v. psychonévrose). [psikonevʀ ɔtik]. 1reattest. 1900 (Dr Gombault, De la démence terminale dans les psychoses in Annales médico-psychol., I, p. 246 ds Quem. DDL t. 29 : périodes psycho-névrotiques); dér. sav. de psychonévrose, suff. -ique* (alternance s/t comme dans analyse/analytique, synthèse/synthétique, etc.).
BBG. − Quem. DDL t. 21, 29 (s.v. psychonévrotique).

PSYCHONÉVROSE, PSYCHO-NÉVROSE, subst. fém.

PATHOL. Maladie mentale intermédiaire entre la névrose et la psychose. Une névrose de l'espèce de la vôtre peut constituer (...) l'étape préparatoire d'une véritable psychonévrose. Il n'est pas si rare de voir un anxieux devenir hystérique, et un hypocondriaque obsédé (Bernanos, Joie,1929, p. 643).En clinique le test est particulièrement utile dans l'étude des psychonévroses (névrose d'angoisse, névrose obsessionnelle, hystérie) (Delay, Ét. psychol. méd.,1953, p. 132).Travaux de Charcot sur les psycho-névroses (Bariéty, Coury, Hist. méd.,1963, p. 728).V. névrose B rem. ex. de Lapl.-Pont. 1967, névrotique I ex. de H. Bazin.
REM.
Psychonévrosé, -ée, subst.Malade atteint de psychonévrose. Le psychisme des mystiques diffère de celui des psychonévrosés en ce qu'il est un accroissement, non une diminution de l'énergie psychique (Dr Laignel-Lavastine ds Mounier, Traité caract.,1946, p. 742).
Prononc. : [psikonevʀo:z]. Étymol. et Hist. 1. 1896 (S. Freud, in R. neurologique, IV, p. 169 ds Quem. DDL t. 21); 1953 psychonévrose obsessionnelle (Delay, op. cit., p. 152); 1967 psychonévrose de défense (Lapl.-Pont.); 2. 1904 « affection nerveuse caractérisée par des troubles fonctionnels considérés comme d'origine psychique » (P. Dubois, Les Psychonévroses et leur traitement moral, leçons faites à l'Université de Berne, Paris, Masson ds Lar. Lang. fr., bbg). Comp. de l'élém. formant psych(o)-* et de névrose*, adapt. de l'all. Neuropsychose, att. en 1894 dans le titre d'un article de Freud : Die Abwehr-Neuropsychosen (Les psychonévroses de défense), v. Lapl.-Pont. 1967.
DÉR.
Psychonévrotique, adj.Qui relève de la psychonévrose. Affections psychonévrotiques (hystérie, phobie, obsession, certaines psychoses) (Lapl.-Pont.1967, s.v. psychonévrose).Troubles psychonévrotiques (Méd. Biol.t. 31972, s.v. psychonévrose). [psikonevʀ ɔtik]. 1reattest. 1900 (Dr Gombault, De la démence terminale dans les psychoses in Annales médico-psychol., I, p. 246 ds Quem. DDL t. 29 : périodes psycho-névrotiques); dér. sav. de psychonévrose, suff. -ique* (alternance s/t comme dans analyse/analytique, synthèse/synthétique, etc.).
BBG. − Quem. DDL t. 21, 29 (s.v. psychonévrotique).

Phonétique du mot « psychonévrose »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
psychonévrose psiʃɔ̃evrɔs

Citations contenant le mot « psychonévrose »

  • Les informations les plus alarmistes, les thèses les plus folles à l’origine d’une véritable psychonévrose émotionnelle se sont emparé de notre quotidien, notre champ de pensées saturé par les théories les plus improbables qui nous sont imposées comme une explication plausible à ce désastre annoncé ; c’était Kafka qui s’était invité au royaume d’Ubu. El Watan, Vous avez dit Covid ? | El Watan
  • Il y a tous les jours, dans Paris, une bonne centaine de faux policiers qui exercent leur fallacieuse profession. Pourquoi ? Par intérêt, pour faire des dupes ? Souvent. Pas toujours. Il y a les faux policiers désintéressés. Ceux-ci méritent évidemment une mention toute particulière. Leur cas constitue une sorte de psychonévrose bien connue des neurologues. Le métier de policier exerce une attraction particulière, et sans doute louable en soi, à l’égard de beaucoup d’hommes. D’autres professions ont également ce privilège. Il y a de faux acteurs, de faux avocats. Il y a aussi, il faut le dire, beaucoup de faux journalistes. Books, « Vrais policiers, faux policiers »
  • “Un tiers des blessés environ n’étaient pas touchés physiquement, mais atteints de psychonévrose ou d’épuisement au combat”, indique L’Obs. Et ce chiffre raconte à lui seul l’enfer de cette bataille où 10.500 soldats alliés ont trouvé la mort en une seule journée. Le HuffPost, Le Débarquement de Normandie en 7 histoires surprenantes | Le HuffPost
  • C'est aussi lors de la Première Guerre mondiale que commence à émerger la psychiatrie de guerre avec les "malades hallucinés" de retour des tranchées. Si nombre d'entre eux ont pu être accusés de simulation et fusillés, les traumatismes psychiques commencent à être nommés, notamment sous l'influence de la psychanalyse naissante. On parle alors de névrose ou de psychonévrose de guerre ; ou plus simplement "d'obusite", en référence au vécu de soldats parfois indemnes physiquement, mais traumatisés par des jours entiers passés sous les obus. Toutefois, la psychiatrie de guerre telle qu'on la connaît aujourd'hui avec la reconnaissance et l'étude des troubles du stress post-traumatiques ne s'imposera véritablement qu'après le retour des vétérans de la guerre du Vietnam dans les années 1970. Ce n'est ainsi que pendant la première guerre du Golfe que des psychiatres seront intégrés aux structures sanitaires participant au conflit. Depuis, ces troubles issus de "la confrontation personnelle avec la réalité de la mort dans la surprise, l'impuissance et l'effroi" sont mieux connus. Et les expériences de la médecine militaire se sont étendues à la pratique civile, notamment après des attentats terroristes qui confrontent les populations civiles à des situations de guerre. Les cellules d'urgence médicopsychologiques (CUMP) dont bénéficient aujourd'hui les survivants des attentats de Paris en 2015 en sont le résultat. Sciences et Avenir, 1914-1918 : exposition au Mémorial de Verdun sur l'évolution de la médecine de guerre - Sciences et Avenir
  • Ces conditions terribles mirent à l'épreuve les nerfs des fantassins. Les désertions et les mutilations volontaires furent nombreuses. Plusieurs milliers de soldats furent victimes de troubles psychiatriques qui les empêchèrent de continuer la guerre. Un tiers des blessés environ n'étaient pas touchés physiquement, mais atteints de psychonévrose ou d'épuisement au combat. Le commandement allié dut admettre la réalité de ces maladies traumatiques et hospitaliser ceux qui craquaient. Les mêmes phénomènes frappèrent évidemment les combattants allemands. Mais la Wehrmacht ne reconnaissait pas ces troubles mentaux. Ceux qui craquaient étaient fusillés. L'Obs, 70 ans après : les 12 mystères du Débarquement
  • Si les mots de monsieur Larivée sont susceptibles de vous rassurer soyez assuré que c’est déjà ça de pris ! Après tout, on peut très bien vivre toute sa vie avec un syndrome post-traumatique, une psychonévrose et même la schizophrénie. C’est donc une absurdité que de vouloir à tout prix obtenir la guérison. Je pense même que c’est une perte de temps et que c’est parfaitement contreproductif. L’actualité, Souffrir de stress post-traumatique durant 75 ans | L’actualité
  • Au fur et à mesure que le temps passait, la simple fréquence avec laquelle Freud et ses disciples étaient en mesure de faire remonter les psychonévroses à des complexes sexuels de l’enfance le conduisit en strict déterministe qu’il était à émettre une nouvelle prétention. Même s’il avait réellement tort, et qu’il fût prouvé au bout du compte que la sexualité n’était pas la seule cause spécifique de la psychonévrose, Freud maintenait encore que seuls les cas purement sexuels devaient recevoir les noms officiels dont la psychiatrie avait étiqueté chaque type classique de névrose. “Je n’aime pas du tout l’idée que mes opinions (disons plutôt points de vue qu’opinions) ne sont correctes que dans une partie des cas seulement”, opposait-il en 1908 à un Carl Jung encore sceptique. “Cela n’est pas possible. Il faut choisir. Ces caractéristiques sont fondamentales, elles ne peuvent varier d’une série de cas à une autre. Ou, plutôt, elles sont tellement essentielles qu’un nom entièrement différent devrait être trouvé pour les cas auxquels elles ne s’appliquent pas. Jusqu’à maintenant, voyez-vous, personne n’a vu cette autre forme [non sexuelle] d’hystérie, de Dem[entia] pr[aecox], etc. Voilà. Maintenant j’ai avoué toute l’étendue de mon fanatisme...” (Freud / Jung Letters, p. 141)  ». Afis Science - Association française pour l’information scientifique, Freud exorciste de l’inconscient - Afis Science - Association française pour l’information scientifique

Traductions du mot « psychonévrose »

Langue Traduction
Anglais psychoneurosis
Espagnol psiconeurosis
Italien psychoneurosis
Allemand psychoneurose
Chinois 心理神经病
Arabe الأعصاب النفسية
Portugais psiconeurose
Russe психоневроз
Japonais 精神神経症
Basque psychoneurosis
Corse psiconeurosi
Source : Google Translate API

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