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Prépositionnel

Définitions du mot « prépositionnel »

Trésor de la Langue Française informatisé

Prépositionnel, -elle, adj.a) Vx. Qui se place devant (un mot, une lettre...). Synon. prépositif (v. ce mot A).Il faut compter dans ce nombre [des notes semi-vocales sur d] les mots composés commençant par la particule prépositionnelle ad (Bénédictins, Paléogr. mus., t.2, 1889, p.48).b) Relatif à la préposition, de la nature de la préposition. Emploi prépositionnel; fonction prépositionnelle. c) Qui est introduit par une préposition. Syntagme prépositionnel; complément, régime prépositionnel; construction prépositionnelle. La règle de réécriture du syntagme prépositionnel (abréviation SP) est la suivante: SP → Prép. P + SN ce qui signifie que SP est formé de deux constituants obligatoires dont l'un est Prépp(abréviation de préposition principale) et l'autre SN (syntagme nominal) (J. Dubois, F. Dubois-Charlier, Élém. de ling. fr.: Syntaxe, 1970, p.113). [pʀepozisjɔnεl]. 1reattest. 1819 (Boiste); de préposition, suff. -el, v. -al.

Wiktionnaire

Adjectif

prépositionnel \pʁe.pɔ.zi.sjɔ.nɛl\

  1. (Grammaire) Relatif à la préposition.

Nom commun

prépositionnel \pʁe.pɔ.zi.sjɔ.nɛl\ masculin

  1. (Grammaire) Cas prépositionnel.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

PRÉPOSITIONNEL (pré-po-zi-sio-nèl, nè-l') adj.
  • Qui a le caractère de la préposition. Il [le latin cum] a gardé sa valeur prépositionnelle en italien, en espagnol et en portugais, Darmesteter, Formation des mots composés en français, p. 91.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « prépositionnel »

Dérivé de préposition avec le suffixe -el.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « prépositionnel »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
prépositionnel prepɔsitjɔnœl

Citations contenant le mot « prépositionnel »

  • - Pourquoi dans « Avant de partir le facteur distribue le courrier » le groupe « avant de partir » est considéré comme un « groupe infinitif prépositionnel »(p. 195) alors que dans « Elle parle de réussir » le groupe « de réussir » est considéré comme un « infinitif » et non comme un « groupe infinitif prépositionnel » (p. 198) ? Si l’on considère que la notion de préposition ne s’applique qu’aux termes qui introduisent un complément circonstanciel (il y aurait des arguments pour cela), que les prépositions qui sont liées à un verbe n’en sont pas vraiment, il faudrait au moins le dire. Mais il est douteux que telle ait été l’intention, puisque « de mon facteur » dans « Elle parle de mon facteur » est bel et bien présenté sous la vedette « groupe nominal prépositionnel » (p. 194). , Pierre Sève : Une « Grammaire du français » trop peu rigoureuse
  • L’implantation de base militaires turques en Afrique de l’Est puis la coopération bilatérale de plus en plus intense entre la Turquie et la Mauritanie s’inscrivent également dans cette grande politique « néo-ottomane » et panislamiste d’Ankara qui permet bien sûr de favoriser des échanges économiques croissants avec les pays musulmans d’Afrique et donc d’y prépositionnel de nombreuses entreprises turques très actives : les contrats peuvent autant relever de l’ordre de la haute industrie que du bâtiment, de l’énergie, de l’agriculture et même du culturel ou du « sociétal », comme on le voit par exemple au Mali et au Burkina Faso avec les écoles religieuses musulmanes turques jadis contrôlées par le réseau Fetullah Gulen et reprises en main par le régime d'Erdogan. Comme les Chinois, les Turcs se présentent comme un "puissance amicale", une alternative à l’Européen ex-colonisateur (une aberration lorsqu’on se souvient de la Turquie impériale et coloniale de l’empire Ottoman), mais ce discours même mensonger d’un point de vue historique et géopolitique, passe assez bien au nom de la solidarité panislamique et de l’anti-occidentalisée sur lequel Erdogan sait très bien "surfer". Atlantico.fr, L’Europe paralysée face au péril turc : cette question brûlante à poser à Emmanuel Macron | Atlantico.fr
  • La mise en évidence d’un complément prépositionnel pose des problèmes plus complexes, sur lesquels ce billet va se focaliser. La règle générale (Bon usage, 16e édition, § 456 b 3) est que la préposition reste attachée au complément mis en évidence : « il a pris partipourson père » donne « c’estpourson père qu’il a pris parti »  ; « elle vitdansun quartier défavorisé » aboutit à « c’estdansun quartier défavorisé qu’elle vit ». Le Soir Plus, C’est de grammaire qu’il est question… Dont il est question? - Le Soir Plus
  • « d’huile forte » qui est un groupe nominal prépositionnel / « chaude » ou « parfumée » qui sont tous deux des adjectifs qualificatifs , France - Monde | Brevet des collèges: le corrigé de l'épreuve de français
  • Le verbe «permettre» se distingue de «mettre» et «prendre» par sa structure: il se construit avec un complément direct, qui indique «ce qu'on» autorise, et un complément indirect qui désigne «à qui» on l'autorise. Exemple: «Sa situation ne lui permet plus le repos.» On peut remplacer le CD par un infinitif prépositionnel: «Sa situation lui permet de se reposer», ou une complétive: «Sa situation permet qu'elle se repose». Le Figaro.fr, Elle s'est «permise» ou «permis»: ne faites plus la faute
  • Madame Cossette, voici, pour vous et à distance, un petit cours de syntaxe. Le participe passé est bien accordé dans la phrase suivante : «La pandémie crée nombre d’injustices que nous n’avons pas vu venir.» Cherchons ensemble le complément direct (CD) du verbe «voir» : «nous n’avons pas vu venir» quoi ? Réponse : «que». C’est bien le pronom relatif «que» qui est le CD du verbe «voir». Il remplit cette fonction syntaxique en remplaçant un syntagme nominal (SN). Ce SN, dans le cas qui nous concerne, est «nombre d’injustices» dont le noyau est le nom «nombre». Le pronom relatif «que» remplace ce SN parce que ce dernier remplit déjà une fonction syntaxique, celle d’être le complément direct (CD) du verbe «créer». Dans une phrase – retenez la règle –, un syntagme ne peut remplir qu’une seule fonction syntaxique. Le pronom relatif «que» ne peut pas remplacer «d’injustices» puisque «d’injustices» forme un syntagme prépositionnel (Sprép). Vous savez, par ailleurs, qu’un Sprép remplirait plutôt la fonction d’un complément indirect (CI) d'un verbe et que le participe ne reçoit pas l’accord d’un CI. Une autre raison pour laquelle le Sprép «d’injustices» ne peut pas être le complément du verbe «voir», c’est que ce Sprép remplit déjà une fonction syntaxique, celle d’être le complément du nom « nombre », il n’est que l’extension de ce SN. Enfin, le participe passé «vu» reçoit le genre et le nombre du nom «nombre», par l’intermédiaire du pronom «que», parce que l’accent est mis non pas sur les injustices, mais sur leur nombre. Le nombre d'injustices est – au singulier – précisément ce qui est périlleux, Madame Cossette. Le Devoir, Nous mettons en péril la crédibilité du système scolaire | Le Devoir
  • ... la seule Russe qui parle un peu français, la grande Klavdia, m’avait dit : nominatif, accusatif, génitif, datif, instrumental, prépositionnel, vocatif. J’étais bien avancé. Rebuffet qui a été au lycée m’a expliqué... /... C’est là que j’ai compris la différence entre l’instruction primaire, même « supérieure » et l’instruction secondaire. Tu te rends compte ? Pendant qu’on t’apprend « complément d’objet direct », à eux, au lycée, on leur apprend « accusatif ». A toi, on t’apprend « sujet », à eux « nominatif » !.. /... Voilà qu’il y a une grammaire pour les riches et une grammaire pour les pauvres, dis donc ! AgoraVox, François Cavanna et l'amour des langues - AgoraVox le média citoyen
  • 5Antonia Soulez montre en effet, dans le premier article de ce numéro, que la musique, selon une approche philosophique wittgensteinienne, permet d’envisager la phrase comme unité de sens et, par conséquent, comme comprenant un « motif ». D’après Wittgenstein, en effet, la musique est autonome d’un point de vue sémantique et davantage projective qu’analytique, étant entendu que ce qui est projeté est la forme du sens prépositionnel et non le contenu de sens lui-même. A. Soulez rappelle cependant que pour Wittgenstein, si le langage ressemble à la musique, celle-ci en revanche n’est pas un langage. Le motif musical est ensuite abordé, dans l’article suivant, à partir de l’œuvre de John Adams intitulée « On the Transmigration of Souls », œuvre composée en 2002, un an après les attentats du 11 septembre, en mémoire des victimes. Cette œuvre chorale comporte des voix de femmes répétant les derniers mots d’une hôtesse de l’air, mots prononcés juste avant que l’avion dans lequel elle se trouvait s’écrase contre le World Trade Center. Mathieu Duplay rappelle que si le travail de John Adams est avant tout un travail musical, vocal, qui, par conséquent, s’adresse à l’ouïe, le travail du compositeur américain s’adresse également à la vue. Ainsi M. Duplay rapproche-t-il la logique qui préside aux combinatoires sonores des processus visuels à l’œuvre dans les premiers mouvements de l’opéra El Niño de J. Adams et du travail sur la vision aspectuelle, le « voir comme » de Wittgenstein. Puis, plus loin, M. Duplay fait encore référence à Wittgenstein, cette fois-ci pour sa conception distributive du sujet de l’énonciation soulignée par A. Soulez dans un précédent ouvrage. Néanmoins, M. Duplay voit surtout dans cette œuvre de J. Adams la confirmation de la théorie élaborée par par P. Cadiot et Y.M. Visetti et la preuve notamment de la capacité du « parler » à « affecter le langage », lequel possède une force poétique. , Sens et motif (Acta Fabula)

Traductions du mot « prépositionnel »

Langue Traduction
Anglais prepositional
Espagnol prepositivo
Italien preposizionale
Allemand präpositional
Chinois 介词
Arabe متحيز
Portugais preposicional
Russe предложный падеж
Japonais 前置詞
Basque prepositional
Corse preposizzjonali
Source : Google Translate API

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