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Polyarchique

Sommaire

  • Phonétique de « polyarchique »
  • Citations contenant le mot « polyarchique »
  • Traductions du mot « polyarchique »

Phonétique du mot « polyarchique »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
polyarchique pɔljarʃik

Citations contenant le mot « polyarchique »

  • Le système « polyarchique », donc sans centre, à haute capacité de résilience (comme les réseaux P2P), est exactement ce que nous aurions dans un monde sans forces centralisés (i.e les états), où l’innovation (de règle, de service, de process, de produit, de modèle économique…) est « bottom up »: la diffusion d’une innovation a posteriori mauvaise ne peut se faire que par validation itérative, limitant les risques de catastrophe généralisée. InternetActu.net, Vers une économie résiliente | InternetActu.net
  • Le passage de la dictature à la démocratie doit être compris au vu des grands changements socio-économiques et politiques qui se produisirent avec l’affaiblissement de la guerre froide et le début de la phase globaliste du capitalisme. Sous une pression croissante, tant à l’intérieur qu’à l’étranger, et avec un réseau émergent d’orientation transnationale plus influent, les élites politiques et militaires à Port-au-Prince finirent par s’orienter vers un processus de transition qui allait être supervisé par la communauté internationale. Les gouvernements élus (élus dans les limites d’un système polyarchique d’élites) étaient censés remplacer les régimes militaires non élus du passé. Depuis la chute de la dynastie des Duvalier, il y avait de plus en plus de pression pour mettre à la retraite ou contenir les derniers paramilitaires, bien qu’aucun processus judiciaire n’ait été lancé jusqu’en 1990 pour accuser légalement les paramilitaires ou leurs commanditaires au sein de l’État et des élites. En soutenant des élections soigneusement gérées, les technocrates américains cherchaient, avec une foule d’alliés locaux, la stabilité grâce à laquelle les réformes néolibérales créeraient un climat accueillant à long terme pour le capital global (Robinson, 1996). Ces politiques néolibérales étaient censées engendrer des mesures d’austérité de l’État, la privatisation des biens publics, la libéralisation des échanges et le développement des zones franches d’exportation. , Haïti : le capitalisme des paramilitaires (2/3) | Investig’Action
  • Le cœur de l’antilibéralisme se trouve ici atteint. Les libéraux répliquent qu’il existe une alternative à l’autorité centrale, dont ils dénoncent les nombreux effets pervers, pour faire régner l’ordre dans une société. La « main invisible » du marché rend, nous révèle subrepticement Adam Smith, harmonieux les intérêts divers des individus dans la « Grande société ». En poursuivant leurs intérêts personnels, altruistes comme égoïstes, les individus libres concourent, sans en avoir conscience, à l’intérêt de tous. Certains libéraux, parmi les plus classiques, considèrent que le libéralisme implique une régulation menée par des organismes indépendants du Pouvoir et analysent les crises récentes comme celles de la régulation. D’autres écoles considèrent, à l’inverse, que les régulateurs, nommés par le Pouvoir, ne sont en rien indépendants et s’avèrent bien plus des agents de la réglementation que de véritables régulateurs. Leur lecture est alors toute différente : de manière parallèle, au milieu du  XXe siècle, l’« ordre polyarchique » de Michaël Polanyi dans sa Logique de la liberté et l’« ordre spontané » des libéraux autrichiens caractérisent l’idée fondamentale qu’un ordre hiérarchisé avec un centre du pouvoir monopolisé par un ou par quelques hommes, même désignés par un processus démocratique, est incapable de régir une société de plus en plus complexe. Loin d’être antinomique avec l’ordre, la liberté en est la condition. Toute perturbation de l’ordre spontané par l’Etat réduit les libertés, porte atteinte à la prospérité et engendre des effets pervers. Prétendre que le libéralisme traduit une absence de règles, témoigne d’une complète incompréhension de l’ordre naissant, spontanément, des actions de chacun et des interactions des hommes entre eux. Des règles existent bien (le libéralisme n’est donc pas un anarchisme, pris au sens d’absence de norme), mais elles sont découvertes dans la compréhension de l’agir humain et du processus de civilisation. Hayek les qualifie de « règles de juste conduite ». Par exemple, le droit de propriété n’est pas né d’une réglementation ni d’une volonté gouvernementale mais naturellement, parce qu’il est le propre de l’Homme. Puis des gouvernants épris de sagesse ont identifié cette norme fondamentale et l’ont inscrite dans la marbre de la loi, prise dans son sens le plus noble. Par ailleurs, le contrat librement consenti est au cœur de l’harmonie libérale. Exprimant, avec la puissance d’une loi, la volonté des parties entre elles et assurant leur sécurité, il facilite la multiplication des relations interindividuelles qui font la richesse et la complexité d’une société. Àl’opposé des idées reçues, le libéralisme est, en conséquence, un univers particulièrement « normé ». Contrepoints, Idée reçue : le libéralisme, un anarchisme sauvage | Contrepoints
  • Les principaux décideurs politiques et investisseurs considèrent Haïti, en particulier, comme une situation d’urgence dont la solution est d’approfondir l’intégration du pays dans l’économie mondiale. À cause des particularités de la fracture sociale extrême d’Haïti et la mobilisation proactive de ses mouvements populaires, il est difficile d’avoir une transition en douceur vers un système polyarchique. L’« ancien ordre » d’Haïti a un lourd passé où il employait la violence pour réprimer les surnuméraires du pays, la population dont la reproduction sociale n’est pas exigée par le capital. Pourtant, les élites locales ont des difficultés à se fixer, autour d’un projet de nouveau bloc historique mondialiste, dans lequel elles doivent changer plusieurs de leurs stratégies et priorités précédentes. C’est ainsi que, grâce à la facilitation ou à l’intervention des États-Unis et des organisations internationales, « l’ordre » a été installé et surveillé. En réalisant ces transitions politiques au cours des dernières décennies, les membres de la bourgeoisie transnationale ont utilisé les formes les plus sophistiquées de « pouvoir par cooptation » comme en témoignent les coups d’État au Honduras, au Paraguay et plus récemment au Brésil. Ils peuvent compter sur des « gardiens de la paix internationaux », des organisations telles que le NED (National Endowment for Democracy), les grands médias et des campagnes de sabotage financier et politique complexes et secrètes. En Haïti, ils préfèrent travailler avec des élites locales à orientation transnationale, des gens comme Edmond Paultre, Léopold Berlanger ou Laurent Lamothe. Une telle approche consiste à maîtriser, transformer et changer l’image des groupes armés locaux utilisés par les régimes autoritaires passés. Ainsi, la caractéristique la plus importante de l’évolution du paramilitarisme en Haïti a été le passage de ce qui était autrefois un mécanisme très visible, omniprésent et relié à l’État pour obtenir une coercition hégémonique sous le régime Duvalier, vers des formations répressives malléables et plus adaptables utilisées maintenant pendant certaines périodes de « crise » (puis contenues par la suite). Club de Mediapart, Haïti : le capitalisme des paramilitaires | Le Club de Mediapart
  • Qui ne s’est jamais pris avec philosophie? L’homme de la rue confond souvent l’amour de la sagesse avec la sagesse, la sagesse avec l’acceptation, l’acceptation avec la résignation, la résignation avec le renoncement, le renoncement avec la peur, la peur avec la lâcheté. Dans le pire des cas, la philosophie devient une forme de capitulation. À l’inverse, l’intrépidité peut se targuer des ors pythagoriques, or le vrai philosophe s’il se tourne vers la cause première le fait à seule fin d’en mieux saisir la finalité. La guerre du philosophe ne remet pas au lendemain la question de l’avenir. Et là-dessus, rien n’est joué. C’est alors une question d’intuition bien plus que de discernement. L’Histoire n’est pas écrite, c’est nous vivants qui l’écrivons. Et nous ne l’écrivons pas seul(s) (le nous polyarchique est contenu dans le nous monarchique). Il faut donc aller prendre le pouls de l’écrivain total, ce grand schizophrène, sa psyché en révolution constante sous le crâne planétaire, sa relation à ses sœurs décapitées roulant sans corps autour d’une tête cent fois plus grosse qu’elles, ogresse inextinguible dont le corps immolé a dû se décrocher il y a longtemps et refroidir quelque part dans le grand vide. Un boulet de canon vient se substituer à une tête de soldat l’espace d’un dixième de seconde. Si l’homme avait anticipé sa propre décapitation et vu sa propre tête rouler devant lui, il aurait pu la baisser à temps et la garder sur les épaules. (Et là, C)éline ou De la difficulté de se voir dans ses propres visions. La philosophie procède-t-elle de la perlaboration platonicienne? Aller au mystère… Érafler le néant… Scruter l’origine des actes… Initier, qui sait, un changement de cap chez le navigateur de la conscience… Accoucher l’événement de ce qu’il tait… De ce point de vue, affirmer sous un poing purement performatif que soutenir la révolution syrienne, c’est se ranger tout d’un bloc au côté des opposants au nationalisme et à l’islamisme alors qu’on se retrouve coincé entre d’un côté, une insurrection visant la liberté individuelle, et de l’autre, une guerre n’ayant d’autres visées libératrices que l’expulsion infernale des infidèles, n’est pas à proprement dit faire acte de philosophie. On peut faire cela par amour de la sagesse. On peut même y trouver au cœur du non-dit la sagesse de l’amour. L’amour pour un temps de paix qui doit en passer par le zoom et se faire jour seulement après avoir franchi tant et tant de rideaux de fumée. Il y a donc une guerre, que l’on peut qualifier de philosophique au sens où l’état de sa raison fait la raison de son État. Parviendra-t-elle à avoir raison de cette nasse nuageuse où terrorisme sunnite et terrorisme chiite s’entredéchiquettent sous la protection d’un masque de radicalité qu’ils tombent tour à tour suivant l’image que leurs instigateurs choisissent de se donner auprès des uns ou des autres? Ce que je crois, c’est que la possibilité de faire contrepoint à l’hymne guerrier doit être préservée. On peut défendre une cause tout en mettant les choses au point avec ses compagnons de route sur les raisons pour lesquelles on s’y est engagé. Le fait qu’une pensée rebelle à tout mot d’ordre soit quelque part condamnée au silence de mort ne devrait museler nulle part ceux qui ouvrent un dialogue à distance avec ceux qui meurent pour que vive la liberté de conscience. J’ai employé le mot «dialogue», et non pas «insulte», «raillerie», «minage» des champs de réflexion. De la disputation philosophique jaillissent les Lumières. Pourvu que ça dure! La chance d’Assad, c’est d’avoir des terroristes parmi ses opposants. Poutine eut la même veine, et il n’y a pas que les terroristes qu’il «buter(a) jusque dans les chiottes». Avec environ quatre mille exécutions pour la seule année 2011 selon la Dui Hua Foundation, la Chine bat tous les records en terme d’homicide légal. Tous les pays du monde n’ont pas le même rapport ni à la vie ni à une vie. Comment discuter de l’inhumanité d’un régime qui suicide le peuple dont il est censé être l’émanation avec des régimes qui suicident le peuple dont ils sont censés être l’émanation? Comment des suicideurs ont-ils été élus membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et dotés d’un droit de veto qui est l’interrupteur de guerre et à ce titre, l’instrument pacificateur par excellence? Eh bien, dans le but précis d’éviter l’holocauste nucléaire tant redouté entre le 29 août 1949, test de la première bombe atomique soviétique et la dissolution du PCUS par Mikhaïl Gorbatchev, le 21 décembre 1991, de contourner ce que nos grands-parents avaient appris à désigner sous le terme très chic de «péril jaune», de prendre le Melon dans une main et le couteau dans l’autre comme Roosevelt et Churchill durent s’asseoir à la table d’un Staline sans lequel ils n’auraient pas vaincu le mal, en tout cas, une bonne partie du mal. La pression russe demeure notre meilleur vaccin en cas de rage iranienne. Il faut donc être en mesure d’appeler Poutine à tout moment, et si possible, de lui demander des nouvelles de ses filles sans que cela sonne faux. Qu’elle soit politique ou militaire, la stratégie implique l’évaluation des risques encourus suite à l’engagement dans une voie aux issues incertaines. Avant de savoir si je suis pour ou contre, je dois pouvoir peser et le pour et le contre. Il y a l’Abrahâm empressé ou l’Abrahâm impassible. Celui qui accourt avec un peu d’eau et une miche de pain à peine a-t-il aperçu les trois étrangers, puis se hâte vers la tente, dit à Sara de pétrir la pâte et de faire des gâteaux ou l’autre, celui auquel Sarah donne un fils après qu’il eut patienté assez longtemps pour qu’elle accepte de conduire sa propre servante auprès de son époux. La sagesse, et ici et là. Il faut maintenant se demander à laquelle de ces deux situations peut être comparée la confrontation d’un pouvoir tyrannique avec une insurrection populaire. Avant qu’une Terreur ne vienne, il a fallu un droit légitimiste pour faire goûter au peuple son principe d’ultraviolence légitime. Robespierre n’aurait sans doute jamais dégénéré s’il avait pu rejaillir du même sillon que son propre sang avait abreuvé. Enfin, quand même le démon du crime aurait tout submergé ne laissant aucune place pour la sublimation, les privilèges et l’inégalité politique fondamentale dont il procédait devaient être abolis. Coûte que coûte. Pour m’aider à y voir plus clair, je pose un décor et je m’y pose, avec une question. Bachar el-Assad, que je ne porte pas dans mon cœur, vient d’être kidnappé par Al-Qaïda. Il risque la torture et la mort. Me dis-je : «Bon débarras!» ou cela me soulève-t-il le cœur? La bonne réponse est la réponse n°2. Impossible à un monde qui aime l’Homme de laisser la barbarie se répandre quand même elle aurait pris pour cible un barbare. La barbarie ne sera jamais réduite à néant par une barbarie. CELUI QUI ÉCRIT CELA SOUTIENT L’APPUI MILITAIRE DE L’ARMÉE SYRIENNE LIBRE. À tout instant, s’approcher autant que faire se peut de l’éthique entr’aperçue aux Chênes de Mamré où eut lieu la prosternation du héros imparfait auquel se réfèrent les religions du Livre. Patient pour ce qui est de trouver du secours pour soi-même. Pressé lorsqu’il s’agit pour soi de secourir les autres. La Règle du Jeu, Laurent David Samama, BHL et les siens : des corsaires à Cannes 2012   - La Règle du Jeu - Littérature, Philosophie, Politique, Arts
  • L’interrègne démocratique bancal d’Haïti, compromis à bien des égards, finit par être détruit par une déstabilisation économique et politique, une campagne paramilitaire et l’intervention directe du régime américain de Bush. Depuis lors, les principaux groupes dominants et leurs alliés politiques cherchent à solidifier leur pouvoir à travers le modèle politique polyarchique. Promu par des élites et des dirigeants à orientation transnationale, ce modèle « d’élections de démonstration » orientées vers l’élite vise à introduire un climat plus que favorable au capital mondial, dans lequel des secteurs du bloc du pouvoir local du pays peuvent s’intégrer harmonieusement dans le nouveau bloc historique global. Idéalement, un arrangement polyarchique dans le contexte présent aurait lieu entre la bourgeoisie macouto-martelliste et la faible bourgeoisie prévaliste pseudo-nationaliste et soumise. Grâce à une telle configuration, les élites transnationales pourraient isoler et chercher à diviser davantage le populaire mouvement Lavalas du pays (avec ses différents courants). D’autres facteurs jouent également un rôle dans la refonte de la scène politique d’Haïti : comme la suppression des électeurs (avec une participation déclinante aux élections après le coup d’état) et l’intensification de la culture-idéologie du consumérisme. , Haïti : le capitalisme des paramilitaires (3/3) | Investig’Action

Traductions du mot « polyarchique »

Langue Traduction
Anglais polyarchic
Espagnol poliarquica
Italien poliarchico
Allemand polyarchisch
Chinois 多体系的
Arabe متعدد الألوان
Portugais polárquico
Russe polyarchic
Japonais ポリアーキック
Basque polyarchic
Corse polirárquico
Source : Google Translate API
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