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Planche-contact

Définitions du mot « planche-contact »

Trésor de la Langue Française informatisé

Planche-contact, subst. fém.,phot. ,,Feuille de papier photographique sur laquelle a été tirée simultanément par contact une série de négatifs`` (Phot. 1979). Certains laboratoires sont encore équipés d'une tireuse: elle sert à établir les «planches-contact» des clichés de petit et moyen format permettant l'appréciation et le choix des négatifs (R. Bouillot, La Phot. mod., Paris, 1975, p.125).La planche-contact sert communément à identifier, classer, sélectionner et cadrer en vue de l'agrandissement ultérieur des images (Phot.1979).

Wiktionnaire

Nom commun

planche-contact \plɑ̃ʃ.kɔ̃.takt\ féminin

  1. (Photographie) Tirage comportant les différentes vues d'un même négatif.
    • La planche-contact est un merveilleux outil de classement, qui facilite la sélection et le tirage définitif de l’épreuve. — (Photo reporter, Numéros 38 à 41, 1993)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « planche-contact »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
planche-contact plɑ̃ʃœkɔ̃tak

Citations contenant le mot « planche-contact »

  • « Accompagnant le geste de la prise de vue, décisif, le photographe mise aussi sur la possibilité de la lumière. Plus tard, le tirage devient l’espace d’une deuxième décision et d’un deuxième risque. C’est dans la succession de ces deux gestes originels que la photographie se donne à voir et aux risques évoqués qu’elle s’expose. Avant même de lire, de prendre de vue, ce qu’il offre à notre regard de spectateurs, nous ne recevrons de l’image développée que l’énergie d’un court moment de lumière. Cette image n’aura retenu ni l’avant ni l’après de sa prise de vue, seulement la courte fraction de seconde de l’obturateur. Ainsi le photographe propose-t-il des instanta-nés. Ces infimes fragments de temps sont capturés dans l’impressionnant vide du temps et de l’espace qui les précèdent et qui les suivent, et qu’on pourrait dénommer instanta-non-nés, moments à jamais perdus pour la mémoire des hommes, ces hommes qui suivent depuis deux siècles l’invention près de Chalon-sur-Saône de la photographie, et qui depuis cette révélation ne cessent de courir après les « instants » à saisir, à faire naître, alors même que tout est englouti dans la disparition. Serait- ce là, dans cette perte, mais aussi dans ce qui subsiste sous l’apparence d’images en deux dimensions, l’étrange émotion produite par l’art photographique, par ce que Denis Roche appelle justement boîtier de mélancolie ? Il reste que l’image choisie par le photographe, tant dans la décision de son déclenchement que dans l’élection sur la planche-contact, devient la trace unique visible de toutes les autres, la trace en creux de ces images qui ne sont pas. Et elle devient la preuve d’une éternité, celle du plus bref instant, instant à la fois intentionnel mais offrant la perspective du hasard et de la liberté qui s’en nourrit. Les images de Françoise Nunez et celles de Bernard Plossu expriment au plus près cette tension entre l’affirmation d’une présence et la conscience de l’absence, dans le renoncement. Sitôt extraites de l’enveloppe qui les protège avant la mise sous cadre, observées sur le mur qui les expose, lues dans leur reproduction dans un de ces nombreux livres où elles trouvent un refuge, on est frappés par l’évidence qui s’y affiche, comme s’il ne nous avait manqué que leur regard pour retrouver du monde ce qui nous en avait échappé, un modeste éblouissement. Il en est des portraits comme des paysages ou des murs des maisons, des places et des rues des villes. Tout y est fragile, éphémère, comme la vie, puissant comme l’eau ou comme le ciel, comme la pierre ou comme le sable. Dans ces cadres vers lesquels la main aura hésité, le spectateur cherchera un regard, un détail d’architecture, un objet, et c’est la vibration de l’air, sa lumière, qui vont rester en mémoire, tant ils sont la matière première de ces papiers révélés depuis l’invention de la photographie, de cette chimie des ombres noires et blanches qui unit Françoise et Bernard dans leur rapport singulier et commun aux choses et aux êtres. » Christian Thorel L'Œil de la Photographie Magazine, Librairie Ombres Blanches : Bernard Plossu, Françoise Nuñez : Modus Vivendi

Images d'illustration du mot « planche-contact »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « planche-contact »

Langue Traduction
Anglais contact sheet
Espagnol hoja de contacto
Italien foglio di contatto
Allemand kontaktformular
Chinois 联系表
Arabe ورقة الاتصال
Portugais folha de contato
Russe контактный лист
Japonais コンタクトシート
Basque harreman orria
Corse fogliu di cuntattu
Source : Google Translate API

Planche-contact

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