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Phénoménologiquement

Définitions du mot « phénoménologiquement »

Trésor de la Langue Française informatisé

Phénoménologiquement, adv.a) Philos. [Corresp. à phénoménologique B] Du point de vue de la phénoménologie ou par la méthode phénoménologique. Souvent, le philosophe décrit phénoménologiquement son «entrée dans le monde», son «être dans le monde» sous le signe d'un objet familier (Bachelard, Poét. espace, 1957, p.146).De cette décision d'identifier être et phénomène, la phénoménologie s'avère incapable de rendre compte phénoménologiquement (J.-Fr. Lyotard, op.cit., p.121).b) P. ext. [Dans le domaine des sc. hum.; corresp. à phénoménologique C] En se fondant sur les faits vécus. De grands fragments du moi et surtout du surmoi (...) restent en général inconscients, phénoménologiquement parlant (Freud, Abr. psychanal., trad. par A. Bermann, 1949, p.26).Analyser phénoménologiquement la conversion (Philos., Relig., 1957, 34-3).La limite de cette tentative de «psycho-drame», c'est peut-être sa réussite. On nous avait annoncé une improvisation des comédiens, voire de l'équipe technique, et elle ne se sent pas. C'est la fin d'un amour, traitée non classiquement peut-être, mais phénoménologiquement et je dois dire qu'Irène Adjet et Jean-Pierre Miquel font merveille (Le Nouvel Observateur, 14 sept. 1970, p.40, col. 4).[fenɔmenɔlɔ ʒikmɑ ̃]. 1reattest. 1949 (Freud, loc. cit.); de phénoménologie, suff. -ment2*. Fréq. abs. littér.: 12.

Wiktionnaire

Adverbe

phénoménologiquement \Prononciation ?\

  1. De façon phénoménologique.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « phénoménologiquement »

De phénoménologique, avec le suffixe -ment.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « phénoménologiquement »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
phénoménologiquement fenɔmenɔlɔʒikœmɑ̃

Citations contenant le mot « phénoménologiquement »

  • Enfants, on nous montre tant de choses que nous perdons le sens profond de Voir. Voir et montrer sont phénoménologiquement en violente antithèse. Et comment les adultes nous montreraient-ils le monde qu'ils ont perdu ! De Gaston Bachelard / La Poétique de la rêverie
  • En fait, dans ses manifestations archaïques, l’islamisme n’exprime phénoménologiquement que la forme et non le fond de l’opposition que ce courant représente. Dans son expression politique, la réaction intégriste islamiste est la forme ultime qu’a prise la résistance nationaliste chauvine dans ces pays économiquement et industriellement arriérés, en proie à une crise systémique profonde (en Algérie, cette expression de la crise de la société est portée par l’islamisme et le berbérisme irrédentiste, produits d’une Algérie en plein bouleversement socioéconomique et politique, en transition historique entre l’ancien monde qui peine à mourir et le nouveau mode production qui regimbe à naître pleinement). De fait, l’islamisme, expression religieuse d’un combat en réalité politique, traduit la résistance de ce monde ancien, produit du mode de production archaïque féodal, à la pression du mode économique libéral moderne. Algérie Patriotique, La lutte anticoloniale des Palestiniens phagocytée par l’idéologie islamiste - Algérie Patriotique
  • 2Pour R. Breeur, la bêtise est un phénomène, et peut donc être comprise phénoménologiquement ; elle est le résultat d’une « présence subjective au monde » marquée par le va‑et‑vient du sujet entre « l’illusion d’identité » et « la sensation de ne pas être “moi” » (p. 13). Elle est aussi envisagée comme réponse inappropriée aux demandes du monde (p. 53). En termes très généraux, ce sont les deux paradigmes de la bêtise que l’ouvrage adopte ; dans les lignes qui suivent, nous essayerons de repérer les principales voies qu’emploie R. Breeur pour arriver à une phénoménologie de la bêtise. , La Conscience idiote ou la bêtise comme phénomène (Acta Fabula)
  • Je crois qu’on n’en aura pas fini avec la question du hijab en posant simplement ce diagnostic, même s’il me paraît très juste, qu’il y a là trop d’ostentation pour qu’on puisse parler de pudeur – qu’en somme, il s’agit d’une réserve qui s’annonce à grands cris… Il faudrait phénoménologiquement essayer de voir s’il s’agit d’un hijab imposé ou d’un hijab porté volontairement. Dans le second cas, l’est-il fait de manière pudique ou afin d’afficher son islamisme ? S’agit-il d’échapper à la vigilance terrible des grands frères afin de rencontrer en salle de sport des concitoyens d’autres religions ou d’autre mœurs, ou s’agit-il pour le salafisme d’une manière de conquérir des territoires ? Sommes-nous dans la liberté ou dans la servitude volontaire ? Marianne, Polémique sur le hijab : "Il est impossible d’afficher la pudeur sans la perdre"
  • On s’interrogera cependant, moins sur la pertinence de tels outils, dont nous avons fait et continuerons de faire usage, que sur leur possibilité à tout dire, ou plutôt à dire le tout de l’expérience humaine comme aussi divine. La théologie elle-même fait voir à la phénoménologie ses « limites », y compris dans la prétention hégémonique de cette dernière rejetant à tort tout autre forme de pensée, en particulier ladite « métaphysique ». Ainsi en va-t-il, et de façon exemplaire à nos yeux, de l’interprétation authentique et anti-gnostique qu’il convient de faire de Tertullien, disqualifiant toute tentative qui le rapporterait phénoménologiquement à la « chair » ou au « vécu du corps » (Leib), plutôt qu’au « corps » ou à la « matérialité de la chose étendue » (Körper). « Le Christ n’eut pas d’autre raison d’être pris simplement pour un homme que de montrer la réalité humaine d’un corps (humana substantia corporis), précise en ce sens le Carthaginois (…) : les muscles pareils aux mottes de glèbes, les os semblables aux rochers et même autour des mamelons comme des gravillons, les entrelacs de nerfs pareils aux surgeons des racines, les réseaux ramifiés des veines comme des ruisseaux sinueux, les duvets semblables aux mousses, la chevelure comme un gazon, et le trésor caché des moelles comme le minerai de la chair » (5). Qu’on se le dise donc. Le corps du Fils incarné, loin de demeurer une simple “chair sans corps” en particulier et surtout lorsqu’on se réfère à Tertullien ou Irénée (M. Henry), se donne aussi comme “corps sans chair”, au sens cette fois d’une véritable humanité incarnée, ou mieux « in-corporée », prise dans l’horizon du « monde » comme aussi de la « matérialité ». L’humain n’est pas fait de « chair » d’abord (Leib), mais aussi de « corps » (Körper). Mieux, et selon une étonnante inversion des termes en allemand, le terme de « corps » en théologie sacramentaire cette fois – der Leib Christi. Amen (« Le corps du Christ. Amen ») – dit moins le simple vécu d’une chair, qu’un Christ réellement présent, donné à manger et à boire, nous y reviendrons, quand bien même son organicité ne s’identifierait pas uniquement ici à sa simple historicité (distinction du Jésus historique et du Christ ressuscité) (6). La Croix, “Éros, corps et eucharistie”, une réflexion d’Emmanuel Falque au nouvel Institut Jean-Paul II

Traductions du mot « phénoménologiquement »

Langue Traduction
Anglais phenomenologically
Espagnol fenomenológicamente
Italien fenomenologicamente
Allemand phänomenologisch
Chinois 现象学上
Arabe بشكل ظاهري
Portugais fenomenologicamente
Russe феноменологически
Japonais 現象論的に
Basque fenomenologikoki
Corse fenomenologicamente
Source : Google Translate API

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