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Parthénocarpique

Sommaire

  • Définitions du mot parthénocarpique
  • Phonétique de « parthénocarpique »
  • Citations contenant le mot « parthénocarpique »
  • Traductions du mot « parthénocarpique »

Définitions du mot « parthénocarpique »

Trésor de la Langue Française informatisé

Parthénocarpique , adj., dér. Qui se forme sans fécondation; sans graines. On obtient ainsi des fruits sans graines, dits parthénocarpiques (tomates, raisins, figues) (Hist. gén. sc., t.3, vol. 2, 1964, p.739).

Phonétique du mot « parthénocarpique »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
parthénocarpique partenɔkarpik

Citations contenant le mot « parthénocarpique »

  • Une petite exception: le concombre anglais. C’est une plante parthénocarpique, c’est-à-dire qu’elle produit un fruit sans pollinisation et ne produit d’ailleurs que des fleurs femelles. C’est pour cela que le fruit est si svelte : comme il n’y a pas de pollinisation, aucune graine ne se forme! Mais pour réussir les concombres anglais, il faut s’assurer qu’il n’y ait aucune pollinisation, sinon le beau fruit mince sera tout bosselé! Pour cela, on les cultive habituellement en serre où il y n’a pas d’abeilles, ou dans un potager où il n’y a aucun concombre bisexué à moins de 35 m. Pas de sexe pour les concombres anglais! Le Soleil, Horticulture: faire l'abeille et jouer au pollinisateur | Maison | Le Soleil - Québec
  • Certaines plantes produisent naturellement des fruits parthénocarpiques. C'est le cas de la banane, de l'ananas, du kaki, de certaines tomates, certaines oranges sans graines (Navel), de figues, certains concombres... La parthénocarpie peut être obligatoire, par exemple chez la banane, ou facultative et occasionnelle. Dans ce dernier cas, des conditions environnementales influencent la parthénocarpie : par exemple, des gelées au printemps peuvent favoriser la formation de fruits parthénocarpiques chez le poirier, car le froid nuit à la germination du pollen et à la fécondation ; de même, des papayers femelles très isolés peuvent produire des fruits parthénocarpiques. Futura, Définition | Parthénocarpie | Futura Planète
  • La tomate « Siletz » est parthénocarpique, c’est-à-dire qu’elle produit des fruits sans avoir besoin d’être pollinisée par les abeilles et les bourdons. Sous un climat nordique comme le nôtre, « Siletz » produit en abondance, et durant une longue période, de gros fruits rouges savoureux.  Le Journal de Montréal, C’est le temps de semer vos tomates! | JDM
  • La pollinisation est une étape indispensable pour permettre la nouaison des melons et courgettes et assurer le rendement de la culture. Il est important d’en connaître les conditions optimales. Le melon et la courgette ont des fleurs unisexuées, c’est-à-dire qui sont soit mâle soit femelle portées par un même plant. Les fleurs femelles se reconnaissent bien avec à leur base un ovaire (ou futur fruit). Le transfert de pollen de la fleur mâle dans la fleur femelle se fait grâce aux insectes pollinisateurs mais requiert différents facteurs de réussite. En effet, les fleurs mâles et femelles doivent être présentes en même temps. Chez le melon, les femelles arrivent après, donc rien ne sert de mettre les ruches trop tôt. Il faut prévoir de les introduire une petite semaine après l’observation des premières fleurs femelles. En courgette, les fleurs mâles arrivent après les fleurs femelles. Ces fleurs mâles peuvent réduire brusquement en nombre dès avril-mai, faisant chuter le rendement de certaines variétés. Une piste est d’associer près de 10 % de plants de variétés qui gardent une bonne production de fleurs mâles (courgette jaune ou ronde). Certaines variétés ont une tendance parthénocarpique qui permet la production de fruits sans fécondation et sont donc moins affectées par l’absence de fleurs mâles. Autre difficulté, les fleurs ne restent ouvertes que très peu de temps, une journée pour le melon, une matinée pour la courgette. Il faut en plus que les conditions soient réunies pour les pollinisateurs. En effet, le travail des pollinisateurs peut être perturbé par un vent fort ou un manque de luminosité : temps couvert, ombre d’une haie, abris très blanchis… Dans cette situation, les bourdons supportent mieux que les abeilles le manque de lumière et les faibles températures. Ils sont actifs dès 8-10°C. La chaleur et l’humidité impactent aussi la production de pollen, et par conséquent la qualité du fruit (forme, taille). Une bonne aération des abris est donc requise pour limiter la température, optimum entre 20-22°C, et l’hygrométrie le matin en particulier. En pratique et en cultures précoces, il faut prévoir une ruchette d’abeilles par abri à installer côté soleil couchant, à l’intérieur de l’abri pour éviter qu’elles soient attirées par des fleurs extérieures, mais à proximité d’une aération. Et/ou une ruche de bourdons dans l’abri, notamment en conditions difficiles. Elle sera positionnée dans le 1er quart de la serre, surélevée, en bloquant l’accès au sucre car contrairement à la tomate, les fleurs de courgettes et melons contiennent du nectar. Réussir fruits & légumes | FLD, « Connaître les conditions optimales de la pollinisation des melons et courgettes » | Réussir fruits & légumes | FLD
  • Pourrait on en finir avec ce mythe selon lequel l'humanité dépendrait des insectes pollinisateurs pour manger ? C'est totalement faux. Contrairement aux affirmations de gens qui n'ont aucune notion de botanique, dans la réalité 10 à 15% seulement de notre alimentation est concernée par la pollinisation par les insectes, essentiellement des fruits et des oléagineux et encore des solutions techniques de "rechange" existent. L'essentiel des plantes que nous consommons sont autogames, c'est à dire qu'elles s'autofécondent, donc zéro besoin d'insectes : riz, blé, avoine, soja, la plupart des légumineuses sont dans ce cas. Il existe également des plantes allogames qui ne sont donc pas autofécondes. Une partie sont fécondés complètement ou partiellement par le vent. Dans celles qui ont besoin des insectes pour la fécondation, on les mange souvent avant qu'elles soient en fleurs comme le choux, donc la pollinisation ne concerne que le semencier et c'est vraiment pas un problème. Ou alors on mange les tubercules comme la pomme de terre et la fleur, on s'en fiche. Une partie des plantes comme la pomme de terre d'ailleurs se reproduit par boutures ou tubercules, donc la fécondation, là également, on s'en fiche. La banane est parthénocarpique comme le figuier : zéro fécondation. Et dans certains cas, on féconde à la main depuis 5000 ans, comme pour le dattier sans que cela pose de problèmes. Quand à un grand nombre de graminées qui nourrissent nos élevages, elles sont la plupart autogames, ou à fécondation par le vent, pas besoin d'insectes ! Par contre rappelons que 80% des insectes sont des ravageurs des récoltes soit directement en les consommant, soit indirectement en transportant des maladies. Un grand nombre de famines dans l'histoire ont pour cause un "ravage" d'insectes : chenilles, hannetons, sauterelles, etc. Le Point, Margaret Atwood : « La régression a commencé » - Le Point

Traductions du mot « parthénocarpique »

Langue Traduction
Anglais parthenocarpic
Espagnol partenocárpico
Italien parthenocarpic
Allemand parthenokarpisch
Chinois 单性结实
Arabe parthenocarpic
Portugais partenocárpico
Russe партенокарпически
Japonais 単為結果
Basque parthenocarpic
Corse partenocarpicu
Source : Google Translate API
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