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Pansexualisme

Définitions du mot « pansexualisme »

Trésor de la Langue Française informatisé

pansexualisme , subst. masc., psychanal. Doctrine, actuellement dépassée, selon laquelle tout acte s'explique par une motivation sexuelle subconsciente. On a, d'ailleurs, à notre avis, fort mal entendu la plupart du temps la libido de Freud et l'on a accusé à tort celui-ci de pansexualisme (Divin.1964, p.223).
Rem. Empr. au gr., v. panspermie.

Wiktionnaire

Nom commun

pansexualisme \pɑ̃.sɛk.sɥa.lism\ masculin

  1. (Psychologie) Doctrine selon laquelle tout acte s'explique par une motivation sexuelle subconsciente.
    • On a trop longtemps pris l’habitude de critiquer le pansexualisme de la psychanalyse, en lui reprochant d’attribuer aux enfants des vues sexuelles qu’ils ne semblaient guère présenter.
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Étymologie de « pansexualisme »

Mot dérivé de sexualisme avec le préfixe pan-.
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Phonétique du mot « pansexualisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
pansexualisme pɑ̃sœksyalism

Citations contenant le mot « pansexualisme »

  • Passons sur les accusations de pansexualisme (« Pour Freud, tout est sexuel ! »), passons sur Wittgenstein qui ne voyait chez Freud qu'une belle mythologie. Passons sur Sartre qui ne décolérait pas de voir appauvri le sujet cartésien. Passons même sur les élucubrations d'Adolf Grünbaum qui n'a pas hésité à présenter le freudisme comme un placebo. Plus fondamentale est la lame de fond cognitiviste, qui dure encore et qui l'emportera peut-être. On se souvient que Freud lui-même, commentant l'« exportation » de la psychanalyse vers les Etats-Unis en 1910, était conscient, selon sa formule restée célèbre, de leur « apporter la peste ». Un siècle après, tout se passe comme si les « empestés » retournaient violemment son cadeau à l'expéditeur. Marianne, Que reste-t-il de Sigmund Freud ?
  • L’Interprétation des rêves naît avec le siècle nouveau, et la psychanalyse avec lui. Hamlet et Œdipe, le neveu John plus âgé de soi d’un an – prototype affirmé des besoins d’avoir toujours ensuite un ami à haïr –, le père juif humilié, la mère entrevue se déshabillant dans un train… la « Via Regia » vers la cartographie de l’inconscient était ouverte. Hamilcar et Hannibal, Napoléon et Moïse, Goethe et Shakespeare en figures tutélaires accompagnent la description d’une Vienne à son apogée intellectuelle. Le fracas de l’histoire, l’intime et l’œuvre se tricotent en mailles de plus en plus serrées, au fil de la progression inexorable d’une vie aux accents de tragédie antique. S’éloignant des rives de la médecine – qu’il aborda en cocaïnomane invétéré et positif –, puis de la psychologie, Freud inflige à l’homme sa troisième « humiliation narcissique », après celles de Copernic et de Darwin, résumée par ce mot célèbre : « Le moi n’est plus maître chez soi. » Nous ne pouvons retenir ici que quelques-unes des lignes de force de l’ouvrage. On pense au « nihilisme thérapeutique » d’une révolution psychiatrique qui, cataloguant symptômes et maladies, en oublie le malade, rendu à sa dignité de « sujet » par la psychanalyse. Cette époque est aussi celle d’une « pédagogie noire » que croisera Freud avec le fameux « cas Schreber », dont le père fut l’un des plus sévères pratiquants (pour en saisir la portée sauvage, voir le film le Ruban blanc, de l’Autrichien Michael Haneke). La fin du XIXe siècle voit enfin émerger les nations, idée réduite très vite et funestement au territoire ; évolution qui donnera naissance à l’antisémitisme contemporain. Sigmund Freud affirmera, après le poète anglais, que « l’enfant est le père de l’homme ». Il libère le premier, et donc le second, en éclairant l’instauration en deux temps de la sexualité humaine dès 1905. Il ne cessera dès lors, dans la tombe et jusqu’à aujourd’hui, de subir les pires attaques, sous un vernis bien frêle pour ne pas voir apparaître la face hideuse – de l’accusation de « pansexualisme » à celle de « science juive » accolée par le nazisme. Freud écrira, pointe l’auteur, le Malaise dans la civilisation à Berchtesgaden, un été où l’auteur de Mein Kampf séjournait dans son nid d’aigle… Élisabeth Roudinesco consacre à cette période des lignes implacables quant au pacte méphistophélique de ceux qui s’embarqueront dans le prétendu « sauvetage » – Ernest Jones en tête – mais vrai naufrage de la psychanalyse sous le règne hitlérien. On découvrira le rôle tenu par un Jung dont l’antisémitisme est dévoilé dans ces pages. La biographe met également au jour une galerie de portraits des quelque cent soixante-dix patients connus d’un Freud qui les accueillait même sans espoir, après qu’ils eussent été rejetés par des dizaines de médecins patentés. Le XIXe siècle de l’homme Freud est enseveli dans les tranchées de 1914. Pas une pensée qui va trouver un deuxième temps fécond des années 1920 à sa mort en exil à Londres. Fervente féministe, Élisabeth Roudinesco souligne l’irruption irrésistible et concomitante des femmes des deux côtés du divan analytique, de Sabina Spielrein et Lou Andreas-Salomé à Marie Bonaparte. Sans oublier Mélanie Klein, sa figure étayant la critique du « complexe d’Œdipe », portée par l’auteur du Dictionnaire de la psychanalyse, à l’appui de sa peinture d’un « XXe siècle qui sera plus freudien en quelque sorte que Freud lui-même ». Le dogmatisme n’ayant pas d’âge non plus, le caractère révolu d’une époque abolit-il la pertinence d’une pensée construite avec rigueur et contre soi-même jusqu’au bout ? Dans « notre » temps, le lecteur a en main un dossier des plus fournis. Au terme du voyage, demeure la ligne de force de l’histoire : « Telle est bien la théorie de la liberté qui émane de la psychanalyse et qui lui est propre : reconnaître l’existence d’un destin pour mieux s’en émanciper. » L'Humanité, Le Sigmund Freud sans complexe d’Élisabeth Roudinesco | L'Humanité
  • Deux jours plus tard, il précise dans "La putréfaction intellectuelle. Le cas de Freud" le point qui lui semble sensible : "La "tarte à la crème" - et quelle crème empoisonnée ! - de Freud, c'est le refoulement. [...] Mais où les symptômes de putréfaction intellectuelle apparaissent le plus nettement, c'est dans le pansexualisme de Freud."  LExpress.fr, La réplique d'Alain de Mijolla à Onfray - L'Express
  • Critique convenue du pansexualisme de la théorie freudienne, réduite à la formule « l’homme pense avec son sexe et toute action humaine est le produit de cette pensée ». Cette découverte a fait long feu et ce n’est pas le propos de Chen Hua-Chun. Asialyst, Un graveur taïwanais à l’atelier des Cascades (Paris, 20ème) : Chen Hua-Chun - Asialyst
  • Elle critique également le pansexualisme des interprétations freudiennes, qu’elle explique par son absence de relations sexuelles : Afis Science - Association française pour l’information scientifique, Sigmund Freud - En son temps et dans le nôtre - Afis Science - Association française pour l’information scientifique

Traductions du mot « pansexualisme »

Langue Traduction
Anglais pansexualism
Espagnol pansexualismo
Italien pansessualismo
Allemand pansexualismus
Chinois 女同性恋
Arabe pansexualism
Portugais pansexualismo
Russe pansexualism
Japonais パンセクシュアリズム
Basque pansexualism
Corse pansexualisimu
Source : Google Translate API

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