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Opiomanie

Définitions de « opiomanie »

Trésor de la Langue Française informatisé

OPIOMANIE, subst. fém.

Toxicomanie chronique de l'opiomane, avec accoutumance, rendant le sujet esclave de la drogue (d'apr. Man.-Man. Méd. 1980).
Prononc.: [ɔpjɔmani]. Étymol. et Hist. 1909 (E. Régis, Précis de Psychiatrie, Paris, Doin, p. 537). Formé de opio-, élém. tiré de opium* et de -manie*.

Wiktionnaire

Nom commun - français

opiomanie \o.pjo.ma.ni\ féminin

  1. Dépendance à l’opium.
    • Mais il tombe dans l'opiomanie, l'alcoolisme…
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « opiomanie »

(Siècle à préciser) Mot composé de opiomane et -ie.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « opiomanie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
opiomanie opjomani

Citations contenant le mot « opiomanie »

  • Ce livre offre un formidable voyage dans le temps et l’espace à travers toutes les substances psychotropes et leur imaginaire : de l’Inde védique à l’époque contemporaine des drogues de synthèse, des pharmacopées antiques et moyenâgeuses à la vogue moderne des psychostimulants en passant par l’opiophagie britannique, le cannabis romantique, l’opiomanie coloniale, la morphine et l’éther fin-de-siècle, l’invention du « junkie » au XXe siècle et la révolution psychédélique des années 60. S’il révèle une pratique universelle, il peut aussi se lire comme une histoire parallèle de la littérature mondiale tous genres confondus puisqu’on y trouve des poèmes, des récits, des romans, des nouvelles, du théâtre, des lettres, des journaux intimes, des essais, des comptes rendus d’expériences, des textes médicaux et anthropologiques… , C. Guilbert (éd.), Écrits stupéfiants. Drogues & littérature d'Homère à Will Self (coll. Bouquins)
  • Est-ce à dire que les "opiomanes" aient pour autant actuellement disparu ? En aucune façon. Et comment définir l'opiomanie intellectuelle ? Elle consiste très exactement à jeter le doute sur les intentions de l'interlocuteur lorsque celui-ci exprime des réserves sur le terrain des preuves, des faits, des arguments techniques ; et, inversement, à refuser soi-même toute signification négative à certains faits, pour les interpréter à la lumière exclusive d'intentions dont on a cessé depuis longtemps d'exiger des manifestations tangibles.   LExpress.fr, 1968 - Revel: être de gauche - L'Express
  • Il peut être consommé par voie orale, brut (boules d’opium, depuis l’antiquité) ou dissous dans de l’alcool (sous forme de laudanum, inventé par Thomas Sydenham en 1660, appelé aussi « élixir parégorique »), ce qui a permis une meilleure conservation. Mais c’est surtout fumé à la pipe, après une préparation rituelle complexe du latex de pavot fermenté (inventée vers 1750 en Extrême-Orient), que son usage et l’abus de l’opium (opiomanie) se sont répandus. Figaro Santé, Opium - L’opium : qu’est ce que c’est ? - Fiches santé et conseils médicaux
  • Au XIXe siècle, le commerce et la consommation des produits stupéfiants n’avaient rien de criminel: en Europe, de nombreuses préparations médicamenteuses comme le laudanum contenaient un dosage élevé en opium tandis que l’Angleterre impérialiste fit à deux reprises la guerre à la Chine pour ouvrir son marché à la vente massive de l’opium produit dans ses colonies indiennes. Ce commerce était aussi au cœur des économies coloniales, les différentes métropoles ayant pris soin d’établir des monopoles commerciaux sur la culture, la production et la vente de kif au Maghreb français, d’opium en Indochine française ou de «Java coca» aux Indes néerlandaises. Toutefois, vers la fin du siècle, le discours médical commence en Occident à distinguer l’usage médical du non-médical et à sensibiliser le grand public au fléau de la «toxicomanie». Tandis que les ravages de l’opiomanie en Chine sont dénoncés à la Belle époque par des ligues de vertus anglo-américaines qui progressivement imposent l’idée d’une réglementation internationale, une première réunion, très formelle, a lieu à Shanghai en 1909, à l’initiative de l’évêque américain de Manille, Charles Brent, entre les différents pays concernés, sur le principe d’un meilleur contrôle de l’économie de l’opium sur l’ensemble de leurs possessions territoriales. vih.org, Les conventions internationales sur les stupéfiants au XXe siècle | vih.org
  • Romancier médiocre, essayiste insuffisant, pamphlétaire plus accompli à défaut d’être vraiment convaincant, il naviguera toujours entre deux eaux également saumâtres, du communisme au fascisme, mené par son impuissance créatrice et amoureuse, autant que par son alcoolisme et son opiomanie, vers son destin abject. SudOuest.fr, Un beau salaud
  • Pour comprendre certaines des mécaniques fondamentales de la géopolitique des drogues illégales, l’Asie, où l’on peut estimer qu’est né le narcotrafic international et où, avec l’opiomanie chinoise, la plus importante toxicomanie de masse est apparue, fournit un espace géographique de référence riche d’enseignement11Chouvy PA. Les territoires de l’opium. Genève: Olizane 2003; 539 p.. On trouve en effet au cœur du continent asiatique les deux espaces majeurs de production illégale d’opiacés au monde. Nichés aux extrémités orientale et occidentale de la chaîne himalayenne, dans des régions dont la centralité géographique dispute à la marginalité politique, les espaces dits du «Triangle d’or» et du «Croissant d’or» sont la source de l’immense majorité de l’opium et de l’héroïne produits illégalement dans le monde. Le Triangle d’or stricto sensu est cet espace de culture commerciale du pavot à l’opium qui, en Asie du Sud-Est continentale, correspond aux régions frontalières contiguës de la Birmanie, du Laos et de la Thaïlande, cette dernière ayant toutefois réduit efficacement une telle production sur son territoire. Quant au Croissant d’or, il est, de façon similaire, à cheval sur les régions frontalières de trois pays limitrophes, l’Afghanistan, l’Iran et le Pakistan, même si, là encore, l’Iran a éradiqué toute production commercialement significative et si le Pakistan a diminué la sienne de façon drastique. Mais le développement d’une telle production dans ces deux régions et leur concentration récente en Birmanie et en Afghanistan sont nettement moins traditionnels qu’il n’y paraît de prime abord. Les émergences du Triangle d’or et du Croissant d’or sont en effet le produit d’une histoire ancienne et complexe dans lesquelles la géographie, le commerce et la politique ont d’abord favorisé la culture d’une plante, avant d’imposer et d’étendre le commerce de ses produits, bruts et dérivés. Les deux principaux pays producteurs illicites d’opiacés au monde, l’Afghanistan et la Birmanie, ont longtemps été deux États parias mis au ban de la communauté internationale. La prohibition, tout en favorisant le commerce illégal, a aussi justifié l’imposition de sanctions et d’embargos. Ces derniers devinrent à leur tour des facteurs aggravants du recours à l’économie des drogues illégales, la répression permettant à ceux qui parviennent à l’éviter d’engranger de substantiels profits. L’Afghanistan et la Birmanie ont en effet tous les deux connu une considérable augmentation, voire une explosion de leurs productions respectives d’opiacés qui a correspondu à leur ouverture au commerce extérieur et à l’économie de marché. Dans les deux pays, la réouverture des axes de communication externe, vers l’Asie centrale et la Chine, se sont traduits par l’accroissement significatif du narcotrafic le long de ces routes. Dans les deux pays, les régimes au pouvoir ont, à certaines époques, clairement toléré le développement de l’économie de la drogue, et ils en ont bénéficié, au moins par la taxation (taxes islamiques pour les Talibans: zakat, ushr). La communauté internationale, en imposant un temps leur isolement économique et diplomatique, en faisant de ces deux pays des États parias, n’a pas résolu les problèmes qu’elle voulait résoudre. S’il n’a pas existé de lien causal direct entre l’isolement diplomatique de l’Afghanistan et de la Birmanie et l’augmentation de leurs productions de drogues illégales, il est néanmoins permis de penser que les sanctions qui leur ont longtemps été imposées ont pu encourager le recours à l’économie de la drogue par des populations et des pays de plus en plus isolés. La politique internationale d’isolement de la Birmanie et de l’Afghanistan n’ayant pas semblé avoir un effet positif sur leurs conflits internes, sur l’état des questions démocratiques et des droits de l’homme, ou sur celui de la production de drogues, il est alors permis de penser que, dans une certaine mesure, isolement et sanctions n’ont d’incidence que sur les conséquences engendrées par les situations, et non pas sur leurs causes. Ainsi, si l’isolationnisme historique dont l’Afghanistan et la Birmanie ont fait preuve a certainement pu y favoriser le développement de l’économie des drogues illicites, l’isolement international, lui, l’a ensuite sans aucun doute encouragé. vih.org, De la géopolitique des drogues illicites | vih.org

Traductions du mot « opiomanie »

Langue Traduction
Anglais opium addiction
Espagnol adicción al opio
Italien dipendenza da oppio
Allemand opiumsucht
Chinois 鸦片成瘾
Arabe إدمان الأفيون
Portugais vício em ópio
Russe опиумная зависимость
Japonais アヘン中毒
Basque opioaren mendekotasuna
Corse addiction à opiu
Source : Google Translate API

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