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Ontologie

Définitions du mot « ontologie »

Trésor de la Langue Française informatisé

ONTOLOGIE, subst. fém.

A. − PHILOSOPHIE
1. [L'ontologie]
a) [Au xviies. et p. réf. à la philos. aristotélicienne] Partie de la philosophie qui a pour objet l'étude des propriétés les plus générales de l'être, telles que l'existence, la possibilité, la durée, le devenir. Synon. philosophie première (v. philosophie I A 1).Cette science abstraite et tronquée qu'on appelle quelquefois dans les écoles actuelles ontologie (P. Leroux,Humanité, 1840, p. xx).Le problème de l'être chez Aristote, c'est (...) le problème de l'objet du discours philosophique, d'un discours un: non pas le problème ontologique comme problème philosophique (Heidegger) mais le problème de la possibilité de l'ontologie, exemple de la possibilité de la philosophie elle-même, de sa nature et de son fonctionnement (L. Jerphagnon,Dict. des gdes philos., 1973, p.39, s.v. aristotélisme):
1. Sans doute Wolf rétablit l'ontologie dont Descartes n'avait que faire, mais toute sa métaphysique est d'inspiration rationaliste et cartésienne. Elle a pour objet les «possibles», pour but de montrer pourquoi et comment ils sont possibles. Elle procède par concepts a priori et travaille à rejoindre l'existence, à la construire dialectiquement comme le «complément du possible». R. Verneaux,Les Sources cartésiennes et kantiennes de l'idéalisme fr., 1936, p.461.
Étude des êtres en eux-mêmes et non tels qu'ils nous apparaissent (d'apr. Foulq.-St-Jean 1962). L'ontologie, en tant que science des substances et des causes, est impossible (Proudhon,Créat. ordre, 1843, p.3):
2. Au sens strict, la métaphysique c'est l'ontologie [it. ds le texte], c'est-à-dire l'étude de l'être dans ses propriétés générales et dans ce qu'il peut avoir d'absolu; c'est l'étude de ce que sont les choses en elles-mêmes, dans leur nature intime et profonde, par opposition à la seule considération de leurs apparences ou de leurs attributs séparés. L. Meynard,Métaphysique, 1959, p.15 ds Foulq.-St-Jean 1962.
b) [Dans la pensée contemporaine, notamment dans la phénoménol. et l'existent.] Partie de la philosophie qui a pour objet l'élucidation du sens de l'être considéré simultanément en tant qu'être général, abstrait, essentiel et en tant qu'être singulier, concret, existentiel. La phénoménologie est d'emblée chez Sartre au niveau de l'ontologie (G. Varet,L'Ontologie de J. P. Sartre, Paris, P.U.F., 1948, p.46).Il [Heidegger] s'est toujours proposé de renouveler la signification de l'ontologie. Mais le point de départ sera anthropologique: l'ontologie doit commencer avec l'analyse de l'homme, car l'homme est ce qu'il y a de plus proche de nous, et surtout il est le seul «étant» qui ait la compréhension de soi-même (L. Jerphagnon,Hist. des gdes philos., 1980, p.329):
3. L'idée est ici que l'ontologie doit être totale, c'est-à-dire ne point perdre de vue que son objet est double, ou plus précisément ambigu. Il ne faut donc pas qu'elle se prenne pour une ontologie «essentielle» ou qu'elle se perde, dès l'origine, en une analyse «existentielle»: dans ces deux cas, elle manque son objet, qui est le rapport même des essences à l'existence, des intentions de la conscience à leurs motivations. F. Jeanson,Le Problème moral et la pensée de Sartre, 1965, p.112.
2. [Une ontologie] Conception ou visée particulière de l'ontologie; système ontologique particulier ou problématique ontologique particulière. L'existentialisme avec Kierkegaard est d'abord une réaction contre Hegel et l'esprit de système en général; un siècle plus tard il esquisse presque partout un retour à Hegel et édifie des ontologies (Lacroix,Marxisme, existent., personn., 1949, p.3).Tout naturalisme mis à part, une ontologie qui passe sous silence la Nature s'enferme dans l'incorporel et donne, pour cette raison même, une image fantastique de l'homme, de l'esprit et de l'histoire (Merleau-Ponty,Résumés de cours, Collège de France [1956-57], 1968, p.91):
4. Jaspers désespère de toute ontologie parce qu'il veut que nous ayons perdu la «naïveté». Il sait que nous ne pouvons arriver à rien qui transcende le jeu mortel des apparences. Il sait que la fin de l'esprit c'est l'échec. Camus,Sisyphe, 1942, p.41.
P. ext. Théorie sur l'être; ensemble de vérités fondamentales de l'être. Avant toute science positive et toute physique s'affirme une métaphysique plus ou moins consciente, une sorte d'ontologie spontanée qui sert de cadre général pour la compréhension des faits (Philos., Relig., 1957, p.34-15).
[Suivi d'un adj. ou d'un compl. prép. de]
[indiquant l'appartenance à une école, le nom d'un philosophie] L'ontologie sartrienne. Les racines même du dogmatisme scholastique étaient dans l'ontologie et la logique péripatéticiennes (Ozanam,Philos. Dante, 1838, p.247).Lorsque l'ouvrage est terminé [Les Nouveaux Essais de Leibniz], en 1705, Locke vient de mourir et cette polémique posthume, qui ne craint aucune réfutation et veut être le couronnement d'une ontologie rationaliste, constitue, en réalité, un excellent avant-propos à la doctrine naissante de l'empirisme moderne (Hist. sc., 1957, p.1634).V. supra ex.3 et infra ex.5.
[indiquant le champ d'application, le point de vue, la perspective de l'étude] L'Être et le Néant entend proposer une ontologie. Il est vrai que c'est une ontologie de style nouveau, une «ontologie phénoménologique» ainsi qu'elle s'intitule elle-même (D. Dubarle,L'Ontologie phénoménologique de J. P. Sartreds R. de philos., 1947 [1946], p.90).Chaque discipline scientifique ne conduit au maximum qu'à une ontologie régionale, laquelle peut fort bien ne pas être sans contradiction avec celle où permettrait d'aboutir telle autre discipline voisine ou éloignée (G. Varet,L'Ontologie de Sartre, Paris, P.U.F., 1948, p.16):
5. [L'ontologie naissante de Merleau-Ponty] se trahit davantage dans La phénoménologie de la perception. L'ontologie de la substance est rejetée. L'Être ne saurait résider au-delà, en dehors des phénomènes, il ne saurait être abstraitement conclu, inductivement ou dialectiquement, comme l'opposé aux apparences sensibles. F. Heidsieck,L'Ontologie de Merleau-Ponty, Paris, P.U.F., 1971, p.107.
B. − HIST. DE LA MÉD.
1. Doctrine qui prétend étudier l'être de la maladie, notamment des fièvres, comme si la maladie existait conformément à un type bien défini, à une essence. La découverte de cette ontologie médicale qui s'opposait (...) à ce que la médecine figurât au rang des sciences, est ma propriété (Broussais, Examen des doctrines méd.,Paris, Méquignon-Marvis, 1821 [1816], p. vii).Broussais veut détruire l'ontologie grâce à l'observation; ce qu'il appelle «irritation», c'est la réaction des organes contre les agents stimulants qui les impressionnent; le langage moderne donnera à ce phénomène le nom d'excitation et la psychologie y verra le fait premier de la sensation (Hist. sc., 1957, p.1645).
2. ,,Étude des êtres vivants et des phénomènes individuels`` (Garnier-Del. 1958 et 1972). J'appelle l'étude propre de la vie biologie, et l'étude des êtres vivants ontologie (...). Pour moi l'ontologie, est la Science des êtres naturels (P. Flourens,Ontologie naturelle, Paris, Garnier, 1861, pp.4-5).
Prononc. et Orth.: [ɔ ̃tɔlɔ ʒi]. Att. ds Ac. dep. 1798. Étymol. et Hist. 1. 1692, 20 janv. philos. (Le Clerc, Lettre à Locke ds Quem. DDL t.2); 2. 1832 méd. (Raymond). Empr. au lat. sc. ontologia (1646, J. Clauberg, Metaphysica, ch. I, 1-2 d'apr. Lal. 1968), comp. des élém. formants onto- (v. ontif) et -logie*. Fréq. abs. littér.: 67.
DÉR. 1.
Ontologisme, subst. masc.,philos. a) ,,Doctrine qui fonde les jugements ontologiques sur l'intuition de l'Être absolu [Dieu], même si elle n'en épuise pas l'essence`` (L. Jerphagnon, Dict. des gds philos., 1973). Malebranche se déclara pour le fidéisme, tant à cause de prétendues difficultés déduites de la théorie de la connaissance, qu'à cause de l'impossibilité pour l'homme d'avoir l'idée de l'infini; mais il ne recourut pas à la révélation; la vision en Dieu, d'où devait sortir ce qu'on a appelé l'ontologisme, lui servit d'échappatoire (Théol. cath.t.4, 11920, p.807).Sous prétexte que l'intuition intellectuelle nous est refusée et que l'ontologisme est une erreur, beaucoup se résignent à un compromis (M. Blondel,Le Procès de l'intelligence, 1922, p.237).V. ontologiste ex. de Bouyer.b) Doctrine ou tendance d'esprit favorable à l'ontologie (supra A 1 a et b) (d'apr. Lal. 1968). Les noumènes (...) n'étaient-ils pas impliqués dans la définition du phénomène? Le criticisme de Kant se place ainsi, dès le début en plein ontologisme (A. Fouillée,La Pensée et les nouvelles écoles anti-intellectualistes, 1911, p.10).[Chez Heidegger] l'ontologisme de la philosophie de l'existence conserve à l'existence opposée à la pensée −la fonction du pouvoir qui caractérise la pensée (E. Lévinas,En découvrant l'existence avec Husserl et Heidegger, 1974 [1932], p.104). [ɔ ̃tɔlɔ ʒism̭]. 1reattest. 1868 (Souviron, Dict. des termes techniques, 374 ds Quem. DDL t.12); de ontologie, suff. -isme*.
2.
Ontologiste, subst. masc.a) Philos. α) Partisan de l'ontologisme (supra 1 a). Au XIXesiècle, un ontologiste ardent, l'abbé Fabre, a réédité l'ouvrage de Martin, en y changeant seulement le titre de quelques chapitres, et il a fait de l'ouvrage une «démonstration» de l'ontologisme. (...); le même abbé Fabre n'a pas manqué d'enrichir la littérature ontologiste d'une réédition enthousiaste de Juvénal (Théol. cath.t.4, 11920, p.849).Empl. adj. Relatif à l'ontologisme. Le danger de l'ontologisme est qu'il risque perpétuellement de passer au panthéisme, confondant l'être en général avec l'être même de Dieu. D'où les condamnations de propositions ontologistes au moins équivoques prononcées par le Saint-Office en 1861 (Bouyer1963).V. supra ex. de Théol. cath. β) Celui qui construit une ontologie (supra A 2). Si l'on veut (...) suivre les ontologistes dans leurs controverses sur la nature de l'espace et du temps, on se heurte sans doute contre des contradictions insolubles (Cournot,Fond. connaiss., 1851, p.223).Rem. On rencontre chez Bachelard la var. ontologue, avec compl. prép. de indiquant la perspective de la recherche ontologique. Avant de lire les livres de Diolé, je ne m'imaginais pas que l'illimité était si aisément à notre portée. Il suffit de rêver à la pure profondeur, à la profondeur qui n'a pas besoin de mesure pour être. Mais alors, pourquoi Diolé, ce psychologue, cet ontologue de la vie humaine sous-marine s'en va-t-il au désert? (Bachelard, Poét. espace, 1957, p.186). b) Hist. de la méd. ,,Partisan d'une doctrine dont Raspail fut un des derniers représentants, et qui considérait les maladies comme des entités réelles, indépendantes de l'organisme`` (Lar. encyclop.; dict. xixeet xxes.). [ɔ ̃tɔlɔ ʒist]. 1reattest. 1824 (Raymond); de ontologie, suff. -iste*.
BBG.Colomb. 1952/53, p.432. _Quem. DDL t.1, 20 (s.v. ontologiste), 26 (s.v. ontologisme).

Trésor de la Langue Française informatisé

ONTOLOGIE, subst. fém.

A. − PHILOSOPHIE
1. [L'ontologie]
a) [Au xviies. et p. réf. à la philos. aristotélicienne] Partie de la philosophie qui a pour objet l'étude des propriétés les plus générales de l'être, telles que l'existence, la possibilité, la durée, le devenir. Synon. philosophie première (v. philosophie I A 1).Cette science abstraite et tronquée qu'on appelle quelquefois dans les écoles actuelles ontologie (P. Leroux,Humanité, 1840, p. xx).Le problème de l'être chez Aristote, c'est (...) le problème de l'objet du discours philosophique, d'un discours un: non pas le problème ontologique comme problème philosophique (Heidegger) mais le problème de la possibilité de l'ontologie, exemple de la possibilité de la philosophie elle-même, de sa nature et de son fonctionnement (L. Jerphagnon,Dict. des gdes philos., 1973, p.39, s.v. aristotélisme):
1. Sans doute Wolf rétablit l'ontologie dont Descartes n'avait que faire, mais toute sa métaphysique est d'inspiration rationaliste et cartésienne. Elle a pour objet les «possibles», pour but de montrer pourquoi et comment ils sont possibles. Elle procède par concepts a priori et travaille à rejoindre l'existence, à la construire dialectiquement comme le «complément du possible». R. Verneaux,Les Sources cartésiennes et kantiennes de l'idéalisme fr., 1936, p.461.
Étude des êtres en eux-mêmes et non tels qu'ils nous apparaissent (d'apr. Foulq.-St-Jean 1962). L'ontologie, en tant que science des substances et des causes, est impossible (Proudhon,Créat. ordre, 1843, p.3):
2. Au sens strict, la métaphysique c'est l'ontologie [it. ds le texte], c'est-à-dire l'étude de l'être dans ses propriétés générales et dans ce qu'il peut avoir d'absolu; c'est l'étude de ce que sont les choses en elles-mêmes, dans leur nature intime et profonde, par opposition à la seule considération de leurs apparences ou de leurs attributs séparés. L. Meynard,Métaphysique, 1959, p.15 ds Foulq.-St-Jean 1962.
b) [Dans la pensée contemporaine, notamment dans la phénoménol. et l'existent.] Partie de la philosophie qui a pour objet l'élucidation du sens de l'être considéré simultanément en tant qu'être général, abstrait, essentiel et en tant qu'être singulier, concret, existentiel. La phénoménologie est d'emblée chez Sartre au niveau de l'ontologie (G. Varet,L'Ontologie de J. P. Sartre, Paris, P.U.F., 1948, p.46).Il [Heidegger] s'est toujours proposé de renouveler la signification de l'ontologie. Mais le point de départ sera anthropologique: l'ontologie doit commencer avec l'analyse de l'homme, car l'homme est ce qu'il y a de plus proche de nous, et surtout il est le seul «étant» qui ait la compréhension de soi-même (L. Jerphagnon,Hist. des gdes philos., 1980, p.329):
3. L'idée est ici que l'ontologie doit être totale, c'est-à-dire ne point perdre de vue que son objet est double, ou plus précisément ambigu. Il ne faut donc pas qu'elle se prenne pour une ontologie «essentielle» ou qu'elle se perde, dès l'origine, en une analyse «existentielle»: dans ces deux cas, elle manque son objet, qui est le rapport même des essences à l'existence, des intentions de la conscience à leurs motivations. F. Jeanson,Le Problème moral et la pensée de Sartre, 1965, p.112.
2. [Une ontologie] Conception ou visée particulière de l'ontologie; système ontologique particulier ou problématique ontologique particulière. L'existentialisme avec Kierkegaard est d'abord une réaction contre Hegel et l'esprit de système en général; un siècle plus tard il esquisse presque partout un retour à Hegel et édifie des ontologies (Lacroix,Marxisme, existent., personn., 1949, p.3).Tout naturalisme mis à part, une ontologie qui passe sous silence la Nature s'enferme dans l'incorporel et donne, pour cette raison même, une image fantastique de l'homme, de l'esprit et de l'histoire (Merleau-Ponty,Résumés de cours, Collège de France [1956-57], 1968, p.91):
4. Jaspers désespère de toute ontologie parce qu'il veut que nous ayons perdu la «naïveté». Il sait que nous ne pouvons arriver à rien qui transcende le jeu mortel des apparences. Il sait que la fin de l'esprit c'est l'échec. Camus,Sisyphe, 1942, p.41.
P. ext. Théorie sur l'être; ensemble de vérités fondamentales de l'être. Avant toute science positive et toute physique s'affirme une métaphysique plus ou moins consciente, une sorte d'ontologie spontanée qui sert de cadre général pour la compréhension des faits (Philos., Relig., 1957, p.34-15).
[Suivi d'un adj. ou d'un compl. prép. de]
[indiquant l'appartenance à une école, le nom d'un philosophie] L'ontologie sartrienne. Les racines même du dogmatisme scholastique étaient dans l'ontologie et la logique péripatéticiennes (Ozanam,Philos. Dante, 1838, p.247).Lorsque l'ouvrage est terminé [Les Nouveaux Essais de Leibniz], en 1705, Locke vient de mourir et cette polémique posthume, qui ne craint aucune réfutation et veut être le couronnement d'une ontologie rationaliste, constitue, en réalité, un excellent avant-propos à la doctrine naissante de l'empirisme moderne (Hist. sc., 1957, p.1634).V. supra ex.3 et infra ex.5.
[indiquant le champ d'application, le point de vue, la perspective de l'étude] L'Être et le Néant entend proposer une ontologie. Il est vrai que c'est une ontologie de style nouveau, une «ontologie phénoménologique» ainsi qu'elle s'intitule elle-même (D. Dubarle,L'Ontologie phénoménologique de J. P. Sartreds R. de philos., 1947 [1946], p.90).Chaque discipline scientifique ne conduit au maximum qu'à une ontologie régionale, laquelle peut fort bien ne pas être sans contradiction avec celle où permettrait d'aboutir telle autre discipline voisine ou éloignée (G. Varet,L'Ontologie de Sartre, Paris, P.U.F., 1948, p.16):
5. [L'ontologie naissante de Merleau-Ponty] se trahit davantage dans La phénoménologie de la perception. L'ontologie de la substance est rejetée. L'Être ne saurait résider au-delà, en dehors des phénomènes, il ne saurait être abstraitement conclu, inductivement ou dialectiquement, comme l'opposé aux apparences sensibles. F. Heidsieck,L'Ontologie de Merleau-Ponty, Paris, P.U.F., 1971, p.107.
B. − HIST. DE LA MÉD.
1. Doctrine qui prétend étudier l'être de la maladie, notamment des fièvres, comme si la maladie existait conformément à un type bien défini, à une essence. La découverte de cette ontologie médicale qui s'opposait (...) à ce que la médecine figurât au rang des sciences, est ma propriété (Broussais, Examen des doctrines méd.,Paris, Méquignon-Marvis, 1821 [1816], p. vii).Broussais veut détruire l'ontologie grâce à l'observation; ce qu'il appelle «irritation», c'est la réaction des organes contre les agents stimulants qui les impressionnent; le langage moderne donnera à ce phénomène le nom d'excitation et la psychologie y verra le fait premier de la sensation (Hist. sc., 1957, p.1645).
2. ,,Étude des êtres vivants et des phénomènes individuels`` (Garnier-Del. 1958 et 1972). J'appelle l'étude propre de la vie biologie, et l'étude des êtres vivants ontologie (...). Pour moi l'ontologie, est la Science des êtres naturels (P. Flourens,Ontologie naturelle, Paris, Garnier, 1861, pp.4-5).
Prononc. et Orth.: [ɔ ̃tɔlɔ ʒi]. Att. ds Ac. dep. 1798. Étymol. et Hist. 1. 1692, 20 janv. philos. (Le Clerc, Lettre à Locke ds Quem. DDL t.2); 2. 1832 méd. (Raymond). Empr. au lat. sc. ontologia (1646, J. Clauberg, Metaphysica, ch. I, 1-2 d'apr. Lal. 1968), comp. des élém. formants onto- (v. ontif) et -logie*. Fréq. abs. littér.: 67.
DÉR. 1.
Ontologisme, subst. masc.,philos. a) ,,Doctrine qui fonde les jugements ontologiques sur l'intuition de l'Être absolu [Dieu], même si elle n'en épuise pas l'essence`` (L. Jerphagnon, Dict. des gds philos., 1973). Malebranche se déclara pour le fidéisme, tant à cause de prétendues difficultés déduites de la théorie de la connaissance, qu'à cause de l'impossibilité pour l'homme d'avoir l'idée de l'infini; mais il ne recourut pas à la révélation; la vision en Dieu, d'où devait sortir ce qu'on a appelé l'ontologisme, lui servit d'échappatoire (Théol. cath.t.4, 11920, p.807).Sous prétexte que l'intuition intellectuelle nous est refusée et que l'ontologisme est une erreur, beaucoup se résignent à un compromis (M. Blondel,Le Procès de l'intelligence, 1922, p.237).V. ontologiste ex. de Bouyer.b) Doctrine ou tendance d'esprit favorable à l'ontologie (supra A 1 a et b) (d'apr. Lal. 1968). Les noumènes (...) n'étaient-ils pas impliqués dans la définition du phénomène? Le criticisme de Kant se place ainsi, dès le début en plein ontologisme (A. Fouillée,La Pensée et les nouvelles écoles anti-intellectualistes, 1911, p.10).[Chez Heidegger] l'ontologisme de la philosophie de l'existence conserve à l'existence opposée à la pensée −la fonction du pouvoir qui caractérise la pensée (E. Lévinas,En découvrant l'existence avec Husserl et Heidegger, 1974 [1932], p.104). [ɔ ̃tɔlɔ ʒism̭]. 1reattest. 1868 (Souviron, Dict. des termes techniques, 374 ds Quem. DDL t.12); de ontologie, suff. -isme*.
2.
Ontologiste, subst. masc.a) Philos. α) Partisan de l'ontologisme (supra 1 a). Au XIXesiècle, un ontologiste ardent, l'abbé Fabre, a réédité l'ouvrage de Martin, en y changeant seulement le titre de quelques chapitres, et il a fait de l'ouvrage une «démonstration» de l'ontologisme. (...); le même abbé Fabre n'a pas manqué d'enrichir la littérature ontologiste d'une réédition enthousiaste de Juvénal (Théol. cath.t.4, 11920, p.849).Empl. adj. Relatif à l'ontologisme. Le danger de l'ontologisme est qu'il risque perpétuellement de passer au panthéisme, confondant l'être en général avec l'être même de Dieu. D'où les condamnations de propositions ontologistes au moins équivoques prononcées par le Saint-Office en 1861 (Bouyer1963).V. supra ex. de Théol. cath. β) Celui qui construit une ontologie (supra A 2). Si l'on veut (...) suivre les ontologistes dans leurs controverses sur la nature de l'espace et du temps, on se heurte sans doute contre des contradictions insolubles (Cournot,Fond. connaiss., 1851, p.223).Rem. On rencontre chez Bachelard la var. ontologue, avec compl. prép. de indiquant la perspective de la recherche ontologique. Avant de lire les livres de Diolé, je ne m'imaginais pas que l'illimité était si aisément à notre portée. Il suffit de rêver à la pure profondeur, à la profondeur qui n'a pas besoin de mesure pour être. Mais alors, pourquoi Diolé, ce psychologue, cet ontologue de la vie humaine sous-marine s'en va-t-il au désert? (Bachelard, Poét. espace, 1957, p.186). b) Hist. de la méd. ,,Partisan d'une doctrine dont Raspail fut un des derniers représentants, et qui considérait les maladies comme des entités réelles, indépendantes de l'organisme`` (Lar. encyclop.; dict. xixeet xxes.). [ɔ ̃tɔlɔ ʒist]. 1reattest. 1824 (Raymond); de ontologie, suff. -iste*.
BBG.Colomb. 1952/53, p.432. _Quem. DDL t.1, 20 (s.v. ontologiste), 26 (s.v. ontologisme).

Wiktionnaire

Nom commun

ontologie \ɔ̃.tɔ.lɔ.ʒi\ féminin

  1. (Philosophie) Partie de la philosophie qui a pour objet l’être en tant qu’être, qui étudie les propriétés générales de l’être.
    • On considère que le philosophe grec présocratique Parménide est le père de l’ontologie.
    • Les subtilités de l’ontologie ont fait tout au plus des sceptiques ; c’est à la connaissance de la nature qu’il était réservé de faire de vrais déistes. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, Texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
    • […] c’est la philosophie empiriste anglaise qui ruine définitivement l’ontologie d’Aristote à laquelle la dogmatique chrétienne est intimement inféodée. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1925, éd. 1966)
  2. (Informatique) Ensemble structuré de concepts, eux-mêmes organisés dans un graphe dont les relations peuvent être des relations sémantiques ou des relations de composition et d’héritage (au sens objet).
    • Le projet OpenCyc est une tentative d’écrire une ontologie générique, regroupant un grand nombre de concepts communs.
  3. (Médecine) Étude de la genèse des entités médicales : maladies, signes cliniques, syndromes cliniques, symptômes, lésions, etc.
  4. (Biologie) Étude des êtres vivants.
    • Pour moi, l’ontologie est la science des êtres naturels. — (Pierre Flourens, Ontologie naturelle, Garnier frères, 1864, page 5 → lire en ligne)
    • Il s’agit là de normer principalement le vocabulaire et la structure des phrases utilisées afin d’être clair et compréhensif pour tous, et notamment permettre les comparaisons ! L’outil permettant de répondre à ce besoin est une ontologie botanique. — (Marc Teychene et Hélène Ruscassie, Nouveau Projet sur Tela Botanica : une ontologie botanique en français, Tela botanica, 28 juin 2006 → lire en ligne)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ONTOLOGIE. n. f.
T. didactique. Science de l'être en tant qu'être. L'ontologie est une des parties de la métaphysique.

Littré (1872-1877)

ONTOLOGIE (on-to-lo-jie) s. f.
  • 1Théorie de l'être, science de l'être ; c'est en général le synonyme de métaphysique. Il sera bien dans l'ordre de la marche d'esprit qui va naturellement des concrets aux abstraits et des moins abstraits aux plus abstraits, de finir par l'ontologie ou la science de l'être, Bonnet, Œuv. mêl. t. XVIII, p. 179, dans POUGENS. Toutes les ontologies, toutes les psychologies ne sont-elles pas des rêves ? Voltaire, Lett. L. C. 1768, Sur les qualités occultes. L'examen de ces propriétés forme cette branche de la philosophie dont toutes les autres empruntent en partie leurs principes : on la nomme l'ontologie ou science de l'être, ou métaphysique générale, D'Alembert, Disc. prélim. Encycl. Œuv. t. I, p. 239, dans POUGENS.

    Traité sur l'ontologie. L'Ontologie de Wolf.

  • 2Dans la médecine, la doctrine qui, opposée à la doctrine physiologique, ne rattache pas les phénomènes pathologiques aux phénomènes réguliers de la vie.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Encyclopédie, 1re édition (1751)

ONTOLOGIE, s. f. (Logiq. & Métaphys.) c’est la science de l’être considéré entant qu’être. Elle fournit des principes à toutes les autres parties de la Philosophie, & même à toutes les Sciences.

Les scholastiques souverainement passionnés pour leur jargon, n’avoient garde de laisser en friche le terroir le plus propre à la production des termes nouveaux & obscurs : aussi élevoient-ils jusqu’aux nues leur philosophia prima. Dès que la doctrine de Descartes eut pris le dessus, l’ontologie scholastique tomba dans le mépris, & devint l’objet de la risée publique. Le nouveau philosophe posant pour principe fondamental qu’on ne devoit admettre aucun terme auquel ne répondît une notion claire ou qui ne fût résoluble par sa définition en idées simples & claires, cet arrêt, émané du bon sens, proscrivit tous les termes ontologiques alors usités. Effectivement les définitions destinées à les expliquer, étoient pour l’ordinaires plus obscures que les termes mêmes ; & les regles ou canons des scholastiques étoient si équivoques, qu’on ne pouvoit en tirer aucun usage. On n’envisagea donc plus l’ontologie que comme un dictionnaire philosophique barbare, dans lequel on expliquoit des termes dont nous pouvions fort bien nous passer ; & ce qui acheva de la décrier, c’est que Descartes détruisit sans édifier, & qu’il décida même que les termes ontologiques n’avoient pas besoin de définition, & que ceux qui signifioient quelque chose étoient suffisamment intelligibles par eux mêmes. Sans doute la difficulté de donner des définitions précises des idées simples & primitives, fut ce qui engagea Descartes à couper ainsi le nœud.

L’ontologie, qui n’étoit autrefois qu’une science de mots, prit une toute autre face entre les mains des philosophes modernes, ou, pour mieux dire, de M. Volf ; car le cours de cette science qu’il a publié, est le premier & jusqu’à-présent l’unique où elle soit proposée d’une maniere vraiment philosophique. Ce grand homme méditant sur les moyens de faire un système de philosophie certain & utile au genre humain, se mit à rechercher la raison de l’évidence des démonstrations d’Euclide ; & il découvrit bien-tôt qu’elle dépendoit des notions ontologiques. Car les premiers principes qu’Euclide emploie sont ou des définitions nominales qui n’ont par elles-mêmes aucune évidence, ou des axiomes dont la plûpart sont des propositions ontologiques.

De cette découverte M. Volf conclut que toute la certitude des Mathématiques procede de l’ontologie ; passant ensuite aux théoremes de la Philosophie, & s’efforçant de démontrer la convenance des attributs avec leurs sujets, conformément à leurs légitimes déterminations, pour remonter par des démonstrations réitérées jusqu’aux principes indémontrables, il s’apperçut pareillement que toutes les especes de vérités étoient dans le même cas que les Mathématiques, c’est-à-dire qu’elles tenoient aux notions ontologiques. Il résulte manifestement de-là que la Philosophie, & encore moins ce qu’on appelle les facultés supérieures, ne peuvent être traitées d’une maniere certaine & utile, qu’après avoir assujetti l’ontologie aux regles de la méthode scientifique. C’est l’important service que M. Volf s’est proposé. de rendre aux Sciences, & qu’il leur a rendu réellement dans l’ouvrage publié en 1729 sous ce titre : Philosophia prima sive ontologia, methodo scientificâ pertractata, quâ omnis cognitionis humanæ principia continentur ; réimprimé plus correct en 1736 in-4°, à Francfort & Léïpsick. Il donne les notions distinctes, tant de l’être en général, que des attributs qui lui conviennnent, soit qu’on le considére simplement comme être, soit que l’on envisage les êtres sous certaines relations. Ces notions servent ensuite à former des propositions déterminées, les seules qui soient utiles au raisonnement & à construire les démonstrations, dans lesquelles on ne doit jamais faire entrer que des principes antérieurement prouvés. On ne doit pas s’étonner de trouver dans un pareil ouvrage les définitions des choses que les idées confuses nous représentent assez clairement pour les distinguer les unes des autres, & les preuves des vérités sur lesquelles on n’a pas coutume d’en exiger. Le but de l’auteur demandoit ces détails : il ne lui suffisoit pas de donner une énumération des attributs absolus & respectifs de l’être, il falloit encore rendre raison de leur convenance à l’être, & convaincre à priori, qu’on est en droit de les lui attribuer toutes les fois que les déterminations supposées par l’attribut se rencontrent. Tant que les propositions ne sont éclaircies que par les exemples que l’expérience fournit, on n’en sauroit inférer leur universalité, qui ne devient évidente que par la connoissance des déterminations du sujet. Quiconque sait quelle est la force de la méthode scientifique, pour entrainer notre consentement, ne se plaindra jamais du soin scrupuleux qu’un auteur apporte à démontrer tout ce qu’il avance.

On peut définir l’ontologie naturelle par l’assemblage des notions confuses acquises par l’usage ordinaire des facultés de notre ame, & qui répondent aux termes abstraits dont nous nous servons pour exprimer nos jugemens généraux sur l’être. Telle est en effet la nature de notre ame, qu’elle ne sauroit détacher de l’idée d’un être tout ce qu’elle apperçoit dans cet être, & qu’elle apperçoit les choses universelles dans les singulieres, en se souvenant d’avoir observé dans d’autres êtres ce qu’elle remarque dans ceux qui sont l’objet actuel de son attention. C’est ainsi, par exemple, que se forment en nous les idées confuses de plus grand, de moindre & d’égal, par la comparaison des grandeurs ou hauteurs des objets corporels. Il s’agit de ramener ces concepts vagues à des idées distinctes, & de déterminer les propositions qui en doivent résulter : c’est ce que fait l’ontologie artificielle, & elle est par conséquent l’explication distincte de l’ontologie naturelle.

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Étymologie de « ontologie »

Ὄν, ὄντος, l'être, et λόγος, doctrine.

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(XVIIe siècle) Emprunté du latin scientifique ontologia, lui-même composé à l’aide d’onto-, tiré du grec ancien ὤν (ôn, ontos) « étant, ce qui est » et de -logia, tiré du grec ancien λόγος (logos) « discours, traité ». Johann Clauberg est le premier à utiliser ontologia dans une formule latine, dans ses Elementa Philosophiae sive Ontosophia, Groningen, 1647, p. 3. Dans le Lexicon Philosophicum de Rudolf Goclenius l’Ancien, une formulation grecque (ὀντολογία et philosophia de ente) apparaît dès 1613. Sur ce point, voir Ernst Vollrath, «Die Gliederung der Metaphysik in eine Metaphysica generalis und eine Metaphysica specialis», in Zeitschrift für philosophische Forschung, Band XVI, Verlag Anton Hain KG., Meisenheim/Glan, 1962, en particulier p. 265 sq.[1]
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Phonétique du mot « ontologie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
ontologie ɔ̃tɔlɔʒi

Citations contenant le mot « ontologie »

  • Une réorganisation des frontières entre les vivants, dans une perspective phénoménologique, qui interroge l'épistémologie, l'ontologie, l'éthique et le droit. , En quel sens la rose est sans pourquoi ? - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
  • Pour réapprendre la nécessité de l’amour, qualité souvent dévolue aux seuls humains, Deborah Bird Rose s’est rapprochée des non-humains, en l’occurrence les chiens sauvages d’Australie. Bien plus, elle s’est immergée dans les communautés aborigènes, tout autant menacées d’extinction que les dingos de son étude. Le sous-titre paradoxal du livre « amour et extinction » précise l’intention de l’auteur sans en dévoiler la substantifique moelle. Cet ouvrage bien dans l’air du temps résulte d’une longue carrière à essayer de comprendre les relations entre humains et non-humains, tout en prenant en compte les dangers qui menacent les canidés sauvages d’Australie. En effet, le dingo – le plus grand prédateur terrestre d'Australie – est exterminé comme autrefois les loups en France. C’est cet apprentissage de vie que l’anthropologue occidentale conte ici, mais elle décède avant d’assister à la tragédie flamboyante des derniers mois de 2019 et de la mort en masse des animaux locaux qui s’est ensuivie. Elle a cherché à rendre compte des concepts totémiques, mâtinés d’animisme, des habitants du bush. Selon cette ontologie, tous les êtres vivants ont des apparences et une intériorité comparables. Il devrait donc être possible de communiquer, mais les humains ont perdu cette capacité que les dingos cherchent à leur rappeler par leurs chants de lamentation. « Quand les dingos sont entre eux dans le bush, ils marchent et parlent comme des humains. En revanche, quand les humains sont proches, ils reprennent la forme et le langage des chiens. » « Et si les voix des morts s’adressaient à nous ? » L'autrice n’aura pu voir la traduction de son livre en français, mais gageons qu’elle connaisse aujourd’hui un amour éternel avec les dingos disparus trop tôt. Pourlascience.fr, Le Rêve du chien sauvage | Pour la Science
  • … l’idée que tous les êtres humains vivent dans et par le langage, que le langage est à la fois notre monde et notre horizon, et l’idée que l’humain se fond dans la nature où il trouve son terreau, son humus essentiel. Il s’agirait de réconcilier le tournant linguistique de la psychanalyse entamé par Freud et poursuivi par Lacan avec une nouvelle ontologie prenant appui sur le corps pour en tirer un concept crucial, celui d’affect. (p. 11) , Lire les affects comme un poème (Acta Fabula)
  • « Cette "culture de la gestion", cette "politique du bon point", cette "ontologie du tableau Excel" est une offense à la vie en tant que telle, a sévèrement taclé Aurélien Barrau. Ces bouffonneries ne sont pas seulement grotesques, elles sont profondément nuisibles : à quoi bon le sens et le contenu, à quoi bon les élèves et leurs ressentis, à quoi bon le réel et sa subtilité, voici pour les supplanter… les badges ! » , Coronavirus : Des « badges » ont-ils été remis aux enseignants mobilisés ? C'est vrai
  • Le projet est porté par les chercheurs Margarida Romero (directrice du Laboratoire d’Innovation et Numérique pour l’Education (LINE), Université Côte d’Azur) et Thierry Vieville (LINE, Inria) et par Lisa Roux, docteur en informatique réalisant un postdoc sur la création d’une ontologie sur la tâche CreaCube, qui vient d’intégrer l’équipe. Actu IA, L'OTESIA lance ses 4 premiers projets IA dans la santé, la prévention du cyber-harcèlement, l’éducation
  • C’est ce qu’a observé Philippe Descola dans les années 1970 en allant vivre aux côtés des Achuar, et qu’il a appelé « l’animisme ». L’anthropologue en a tiré une profonde réflexion sur la façon dont les sociétés voyaient le monde, sur leur ontologie. Terme qu’il définit comme « le mobilier du monde, ce qui est présent dans le monde, un modèle de la façon dont les humains perçoivent des continuités et des discontinuités dans le monde. » , Philippe Descola : « Il faut combattre l'anthropocentrisme »
  • Même lorsqu’il s’agit, avec Julie Giovacchini, de comprendre la difficile ontologie matérialiste du penseur antique… La dernière émission est captivante : Giulia Sissa questionne les rapports entre érotisme, passion amoureuse et amitié chez Épicure, puis Lucrèce et Ovide. Avec une pépite : Michel Piccoli interprétant en 1976 L’Art d’aimer ovidien, adapté par Pierre Perret, sur une composition de Bernard Gérard. Preuve que oui, les chemins de la sagesse savent être sensuels. Télérama, Podcast : une bonne cure d’Épicure sur France Culture

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Traductions du mot « ontologie »

Langue Traduction
Anglais ontology
Espagnol ontología
Italien ontologia
Allemand ontologie
Chinois 本体论
Arabe الأنطولوجيا
Portugais ontologia
Russe онтология
Japonais オントロジー
Basque ontologia
Corse ontologia
Source : Google Translate API

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