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Ontogénétique, ontogénique

Définitions du mot « ontogénétique, ontogénique »

Trésor de la Langue Française informatisé

Ontogénétique, ontogénique, adj.a) Biol. Relatif ou propre à l'ontogénèse, à l'ontogénie. Évolution ontogénique. Théorie [de l'alternance des générations] qui énonce que le développement ontogénétique d'une plante se déroule selon un cycle composé de deux phases: l'une asexuée productrice de spores, le sporophyte, l'autre sexuée productrice de gamètes, le gamétophyte (Hist. gén. sc., t.3, vol.2, 1964, p.792).Empl. subst. fém. Étude du processus et des phénomènes de l'ontogénèse. Il ne semble pas que les théories phytoniques, établies sur les bases de la morphologie, de l'anatomie et de l'ontogénétique comparatives, puissent se concilier aisément avec les données paléobotaniques (Hist. gén. sc., t.3, vol.2, 1964, p.761).b) Philos. [Uniquement forme ontogénique; en parlant de la pensée, du raisonnement; p. oppos. à ontologique] La pensée ontologique apparaîtra finalement très inférieure à la pensée ontogénique, beaucoup moins capable de légitimer l'affirmation de l'être (C. Serrus,Essai sur la signification de la logique, Paris, Alcan, 1939, p.154). [ɔ ̃toʒenetik], [ɔ ̃tɔ ʒenik]. 1resattest. a) 1874 ontogénique (Ch. Letourneau, trad. Haeckel, Hist. de la création des êtres organisés, p.665), b) id. ontogénétique (Id., ibid., p.670); dér. avec suff. -ique* a de octogénie, b de ontogénèse.

Trésor de la Langue Française informatisé

Ontogénétique, ontogénique, adj.a) Biol. Relatif ou propre à l'ontogénèse, à l'ontogénie. Évolution ontogénique. Théorie [de l'alternance des générations] qui énonce que le développement ontogénétique d'une plante se déroule selon un cycle composé de deux phases: l'une asexuée productrice de spores, le sporophyte, l'autre sexuée productrice de gamètes, le gamétophyte (Hist. gén. sc., t.3, vol.2, 1964, p.792).Empl. subst. fém. Étude du processus et des phénomènes de l'ontogénèse. Il ne semble pas que les théories phytoniques, établies sur les bases de la morphologie, de l'anatomie et de l'ontogénétique comparatives, puissent se concilier aisément avec les données paléobotaniques (Hist. gén. sc., t.3, vol.2, 1964, p.761).b) Philos. [Uniquement forme ontogénique; en parlant de la pensée, du raisonnement; p. oppos. à ontologique] La pensée ontologique apparaîtra finalement très inférieure à la pensée ontogénique, beaucoup moins capable de légitimer l'affirmation de l'être (C. Serrus,Essai sur la signification de la logique, Paris, Alcan, 1939, p.154). [ɔ ̃toʒenetik], [ɔ ̃tɔ ʒenik]. 1resattest. a) 1874 ontogénique (Ch. Letourneau, trad. Haeckel, Hist. de la création des êtres organisés, p.665), b) id. ontogénétique (Id., ibid., p.670); dér. avec suff. -ique* a de octogénie, b de ontogénèse.

Wiktionnaire

Adjectif

ontogénétique \ɔ̃.to.ʒe.ne.tik\ masculin et féminin identiques

  1. (Biologie) Relatif ou propre à l'ontogénèse ou à l'ontogénie.
    • Dans l' hypothèse de la sinistralité ontogénétique du fossile, celui-ci pourrait être théoriquement classé dans la famille des Cynoglossidae, si sa morphologie tout entière ne s'inscrivait en faux contre pareille proposition : […]. — (Paul Chabanaud, « Étude complémentaire de la morphologie du Téléostéen pleuronectoïde solèiforme Eobuglossus eocenicus », dans le Bulletin de la Société géologique de France, 1941, p. 21)
  2. (Philosophie) Qui engendre l'être, en parlant de la pensée, du raisonnement ou d'un concept Référence nécessaire.

Adjectif

ontogénique \Prononciation ?\

  1. Relatif à l’ontogénie, genèse de l’être vivant de sa conception jusqu'à sa maturité.
    • Point d’orgue de cette vision révolutionnaire, la maladie nerveuse est alors conçue, selon la règle de dissolution nerveuse, comme une régression – ontogénique et phylogénique – de l’individu depuis un fonctionnement normal vers un fonctionnement plus archaïque, primitif, immature, utilisant des stades de développement inférieurs. — (Lionel Naccache, Le Nouvel Inconscient : Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, 2009, page 59)

Adjectif

ontogénique \Prononciation ?\

  1. Relatif à l’ontogénie, genèse de l’être vivant de sa conception jusqu'à sa maturité.
    • Point d’orgue de cette vision révolutionnaire, la maladie nerveuse est alors conçue, selon la règle de dissolution nerveuse, comme une régression – ontogénique et phylogénique – de l’individu depuis un fonctionnement normal vers un fonctionnement plus archaïque, primitif, immature, utilisant des stades de développement inférieurs. — (Lionel Naccache, Le Nouvel Inconscient : Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, 2009, page 59)

Adjectif

ontogénique \Prononciation ?\

  1. Relatif à l’ontogénie, genèse de l’être vivant de sa conception jusqu'à sa maturité.
    • Point d’orgue de cette vision révolutionnaire, la maladie nerveuse est alors conçue, selon la règle de dissolution nerveuse, comme une régression – ontogénique et phylogénique – de l’individu depuis un fonctionnement normal vers un fonctionnement plus archaïque, primitif, immature, utilisant des stades de développement inférieurs. — (Lionel Naccache, Le Nouvel Inconscient : Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, 2009, page 59)
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Étymologie de « ontogénétique »

De ontogénie et -ique.
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Phonétique du mot « ontogénétique »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
ontogénétique ɔ̃tɔʒenetik

Citations contenant le mot « ontogénétique »

  • C’est ainsi qu’à la lecture des rêves initiée par le psychologue Carl Gustav Jung, nous pensons percevoir des fonctions régulatrices du vivant qui le compenseraient ou le transformeraient dans sa dimension ontologique à des fins de régulations génétiquement structurelles, sans doute, homéostatiques, c’est sûr. Cette interprétation nécessite de réintroduire les notions de « préformation et d’épigénèse » renouvelées, (3), qui seraient assumées par certains gènes contraints ou inhibés lors de l’ontogénèse ne correspondant pas à leur configuration initiale. Sur le plan psychologique « ces contraintes » se soldent par des complexes ou des névroses, voire des psychoses. Sur le plan organique, dans leurs conséquences plastiques « a-physiologiques », voire même lors de l’embryogénèse, ces contraintes réduiraient la fonctionnalité physiologique de certain(s) organe(s) épigénétiquement contrarié(s) ou inhibé(s) par rapport à la codification préformiste des gênes architectes potentiellement présente dans l’ADN, originellement donc. Cette « a-physiologie » se verrait progressivement désinhibée ou « réinitialisée », un peu comme un ordinateur récupère ses fonctions premières, la comparaison avec l’ordinateur s’arrêtant là ! Cette « réinitialisation », sur le plan psychologique comme sur le plan organique, prendrait le terme de « processus d’individuation » cher à C G Jung. Toutes les informations pour construire un corps sont-elles contenues dans des séquences d’ADN ? Et les informations contenues dans le génome sont-elles exhaustives de façon déterministe ? Ou l’information résulte-t-elle du processus d’interaction développemental auquel de nombreux autres des facteurs non programmés génétiquement participent, notamment l’emprise et l’inhibition pathogène de la mémoire ontogénétique ? Dans ce sens, la biologie nous rendrait libres ! Pour étayer ce raisonnement il nous faudrait pénétrer dans la logique intelligente de Kupiec et lui suggérer de tenir compte de l’apport de Jung qui aura toujours considéré le vivant, de la cellule jusqu’au psychisme, de façon unitaire (moniste) ; où généralement les généticiens ou les embryologistes n’osent s’aventurer, encore moins concernant les conditions sociales, économiques et affectives ô combien déterministes. Les différents savoirs sur le vivant étant disjoints et reléguant les sciences humaines dans la sphère subjective, les généticiens se retrouvent confrontés à des contradictions que Kupiec énumère de façon convaincante sans appréhender le vivant singulièrement comme le font les praticiens de la psychologique analytique et clinique des profondeurs. Il ne restera plus qu’à tenir compte des déterminismes économiques et socioculturels. Témoignages.RE - https://www.temoignages.re, « Et si le vivant était anarchique » : La génétique est-elle une gigantesque arnaque ? se demande J-J Kupiec - Di sak na pou di - Infos La Réunion
  • Un premier constat qui découle de ces prémisses c’est que l’acte de connaître le monde va dépendre de cette structure particulière que constitue le corps d’un individu, fruit de ce cette double évolution phylogénétique et ontogénétique. Cette constatation apparemment triviale a cependant des conséquences fondamentales sur plusieurs de nos conceptions liées à la connaissance telles que sujet connaissant versus objet à connaître, observateur et observé, monde subjectif versus une réalité soi-disant objective, etc. Mais de ces dichotomies classiques qui, vous vous en doutez bien, doivent être remises en question, on en reparlera la semaine prochaine et durant le cours. Mon but aujourd’hui étant seulement, comme je l’ai évoqué plus haut, de soulever des questions générales reliées aux grands thèmes de cette première séance. , La question de la connaissance est indissociable de notre structure biologique et de son histoire | Agence Science-Presse
  • Dans notre hypothèse, elles se désolidariseraient d’organismes ontogénétiquement affaiblis du fait d’un mode de vie insatisfaisant pour leur survie. Par contre, LA BONNE NOUVELLE serait qu’une lecture qui crédibiliserait cette vision conduirait la médecine à envisager l’approche des « patients » autrement, en recherchant leur participation à changer de mode de vie, de valeurs, d’alimentation, de psychologie, etc. Pour le biologiste directeur de recherche au CNRS Michel Raymond, [3], de l’équipe « Biologie évolutive humaine » à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier, « Plus la médecine s’éloigne des patients et oublie cette attention à l’autre pourtant à l’origine de la pratique médicale, plus elle perd son pouvoir de guérir ». Témoignages.RE - https://www.temoignages.re, Exosymbiose de la réaction cancéreuse : la bonne nouvelle ? - Di sak na pou di - Infos La Réunion
  • Chez le chien, on distingue deux formes de peur : la peur ontogénique, liée à un élément précis, et la peur permanente, liée à un environnement. Binette & Jardin, Mon chien a peur de tout : que faire ?
  • UN SECOND OBSTACLE handicape l’hôpital dans ses prérogatives en santé publique. Celui-ci promulgue en effet des soins influencés par la représentation du « corps machine » auprès de malades sans vraiment les connaître. L’histoire singulière du patient est très souvent masquée au profit d’investigations qui ne cherchent pas nécessairement un sens à la maladie en fonction de l’histoire de l’organisme. Or on sait de nos jours que celui-ci incarne une histoire, alors que les habitudes des pratiques médicales font trop souvent croire que rétablir mécaniquement des fonctions perturbées suffit. Nous savons, de nos jours, que ces fonctions sont ontogénétiquement brouillées épigénétiquement et cela insidieusement, selon une temporalité variable pouvant remonter jusqu’à la conception de l’enfant. Il n’est pour l’instant pas dans les compétences de l’hôpital de modifier des habitudes de vie néfastes pour la santé des patients, d’instaurer des changements sur le long terme. Et c’est ainsi que l’hôpital, sans alternative en anthropologie sociale et médicale, préfère avaliser des sorties d’hospitalisation tout en sachant que le malade réapparaîtra un jour ou l’autre. Témoignages.RE - https://www.temoignages.re, Trois Révolutions pour qualifier le Nouvel Hôpital (Troisième partie) - Di sak na pou di - Infos La Réunion
  • Neurologique, émanant uniquement d'une anomalie développementale endogène au niveau cérébral. Ainsi, les particularités neurofonctionnelles constatées en imagerie cérébrale chez les personnes autistes en viennent à être interprétées comme des causalités étiologiques, sans prendre en compte leur dimension ontogénétique. Politis.fr, Entre les murs ? 3 : Des soins pour l’autisme ? par Docteur BB | Politis
  • - et les services ontogéniques qui permettent un développement optimal de l'individu, de la fécondation jusqu'à l'âge adulte. Slate.fr, Si la majorité des espèces de primates disparaissent, nous avons du souci à nous faire | Slate.fr
  • Les difficultés que l’on éprouve à définir la peur en constituent une première preuve et l’on peut se demander si ces difficultés ne tiennent pas à ce que la peur n’est pas un phénomène normal. Le seul critère dont nous disposions, à l’heure actuelle, pour apprécier la valeur biologique des diverses réactions psycho-organiques est de nature ontogénique. C’est justement ce qui a permis de regarder la peur comme l’une des modalités normales de l’instinct de conservation et, par suite, d’en poursuivre les origines jusque dans les bas-fonds du monde organisé. On a cru pouvoir en trouver l’ébauche dans certaines manifestations de la mémoire organique et en faire l’expression première du souvenir des expériences douloureuses du passé. Mais peut-on véritablement considérer les mouvements giratoires et la chimiotaxie comme l’une des premières manifestations de la peur ? Il faut convenir que les phénomènes de tropisme sont privés de cet élément intellectuel et de cet élément émotif que l’on ne peut nier faire partie essentielle de la peur. Il y a dans la peur une part plus ou moins importante de raisonnement que l’on ne saurait invoquer chez les infusoires et à plus forte raison chez les êtres monocellulaires. Les phénomènes de tropisme, en effet, traduisent simplement une non-convenance et il y a, entre la peur proprement dite et les efforts que fait l’héliotrope pour se tourner vers la partie la plus lumineuse de l’horizon, toute la différence qui sépare cette peur des ténèbres que l’on observe chez certains enfants et chez les adultes tarés de ce sentiment qui nous porte, en hiver, à rechercher les rayons solaires, en été, à nous réfugier dans les endroits frais. Cette comparaison semblerait démontrer qu’il y a, entre le tropisme et la peur, une marge assez large et semblable à celle qui sépare les phénomènes normaux des phénomènes pathologiques. L’être inférieur fuit des conditions de milieu qui lui sont défavorables, sans que cette fuite, ou plutôt cette répulsion, s’accompagne de phénomènes autres que des phénomènes physiques ou chimiques produits parle milieu qu’une expérience de quelques instants lui montre être indésirable. , Lucien Lagriffe - La peur dans l'œuvre de Maupassant - Psychanalyse-Paris.com
  •  Si nous ne sommes pas tous autistes, loin s’en faut, nous l’avons tous été si l’on admet que le nouveau-né est un petit d’homme qui arrive dans la vie en étant « autiste », autrement dit inapte à évoluer dans un environnement et devant apprendre tous les fondamentaux permettant d’interagir avec la nature et surtout avec un environnement humain constitué telle une seconde demeure dont les parois sont le langage. La thèse de l’inadaptation du nouveau-né est connue d’un large public, c’est la théorie de la néoténie, qui fait d’un « décalage » existentiel un « déphasage » ontogénique. Le petit d’homme est un prématuré, il arrive dans le monde inapte, imparfait, incapable, alors qu’en revanche la plupart des nouveau-nés dans le règne animal sont fonctionnels dès la naissance. Les éleveurs le savent, eux qui voient naître agneaux, chevreaux et autres bêtes à quatre pattes capables de se redresser dès la naissance. La thèse de la néoténie mérite d’être complétée, ce que je vais faire en énonçant la double néoténie. Le nouveau-né arrive dans la vie prématurément ; il est inapte à vivre dans un environnement, avec des membres et des circuits moteurs atrophiés, mais en revanche, il arrive avec un cerveau trop développé, en avance en quelque sorte, surdimensionné pour les premières tâches qui l’attendent. C’est en ces sens que le nouveau-né présente les traits de l’autisme. AgoraVox, L'autisme est le propre de l'homme - AgoraVox le média citoyen
  • À titre d'exemple, il aura fallu plus de cinquante ans pour rassembler tous les fossiles qui ont servi pour l'étude. Les scientifiques appellent cela une série ontogénique, l'ontogénie étant l'étude du développement progressif d'un organisme depuis sa naissance jusqu'à un âge avancé, et elles sont très prisées. National Geographic, Tout comme l'Homme, ce dinosaure a commencé sa vie à quatre pattes
  • On peut maintenant se demander, et c’est le sens de mon ajout, pourquoi certaines situations peuvent être stressantes pour certaines personnes et pas pour d’autres. Bien sûr, nous avons tous et toutes des tempéraments et des traits de personnalité différents, et l’on sait que ces différences dépendent en grande partie de notre histoire de vie. Mais j’aimerais insister sur ce point : nous sommes des êtres doublement historiques. Car d’une part il y a cette longue histoire évolutive qui a façonné nos corps et nos systèmes nerveux et qui a mis en place la mécanique complexe de notre réponse de stress face à une menace. Et d’autre part, il y a aussi ce que des gens comme Francisco Varela appellent notre « dérive ontogénique » qui n’est rien d’autre que la somme des expériences plaisantes et déplaisantes rencontrées depuis notre naissance. Et c’est cette trajectoire qui nous est unique qui a construit en nous un monde de significations bonnes ou mauvaises qui nous est propre. , Gérer la COVID-19… à tous les niveaux ! | Agence Science-Presse

Traductions du mot « ontogénétique »

Langue Traduction
Anglais ontogenetic
Espagnol ontogenético
Italien ontogenetico
Allemand ontogenetisch
Chinois 本体的
Arabe جيني
Portugais ontogenético
Russe онтогенетический
Japonais 個体発生
Basque ontogenikoa
Corse ontogeneticu
Source : Google Translate API

Ontogénétique

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