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Onto-théologie

Phonétique du mot « onto-théologie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
onto-théologie ɔ̃tɔteɔlɔʒi

Citations contenant le mot « onto-théologie »

  • Alors qu’en France le combat des Lumières est mené au nom de la raison, et parfois d’une certaine forme de matérialisme d’origine libertine, contre la religion en tant que telle, en Allemagne, les représentants importants de l’Aufklärung essaient de fonder une religion compatible avec les exigences de la raison. R. Legros analyse depuis Leibniz et Wolff, en passant par Lessing et Mendelssohn, jusqu’à Jacobi, le passage de l’onto-théologie classique, héritée du platonisme, à l’onto-théologie romantique. Cela présuppose alors quelque chose comme un changement d’onto-théologie, comme le souligne R. Legros : cette onto-théologie que Hegel semble partager avec les romantiques place le divin au cœur de la sensibilité (d’où la prévalence sur le reste de la religion populaire), tandis que l’onto-théologie classique considérait le divin et le suprasensible comme le domaine de l’être, tandis que ce qui ressortait de la sensibilité ou du terrestre était dévalué et déterminé négativement par rapport à cet absolu qu’était l’être. Le livre de R. Legros est particulièrement précis sur le rôle de la philosophie de Jacobi dans l’élaboration d’une pensée dissociant l’ordre du cœur et de la foi de celui du froid entendement. , Le Jeune Hegel et le romantisme - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
  • À quoi bon le rite, en effet, s'il n'est qu'une forme sociale, un «lien social» selon le jargon des modernistes, destiné à favoriser le «vivre ensemble», en profanant la charité? Jean Borella nous rappelle à la Tradition pour laquelle le Mystère chrétien renvoie, dans la communion même, certes partagée, et aimante, à une solitude essentielle, à une profondeur surnaturelle, qui est au-delà de l'humain et même de l'être, au-delà de ce qu'une onto-théologie pourrait expliquer - et qui nous implique alors, corps et âme, dans une gloire, une «présence totale», une parousie -, autrement dit une attente ardente, celle qui est à la fois accomplie, et toujours à accomplir, dans la personne du Christ. Le Figaro.fr, «Jean Borella met à l'honneur le sens de la nuance»
  • Cette thèse est puissante et relève sans doute de la téléo-théologie, nouvelle conception qui fait suite aux anciennes théologies ainsi qu’aux métaphysiques inscrites dans ce qu’Heidegger nommait onto-théologie. Le Dieu partiellement révélé dans les Ecritures n’est pas aux origines de l’univers ni de la nature mais advient à la fin des temps. Cela me paraît être une vérité avec laquelle je ne chercherai pas un aménagement pour sauver la création, même avec la subtile idée du tsimtsoum qu’on trouve dans la kabbale et encore moins dans la version mythologique scientifique du big bang. Il y a un ordre dans l’univers (information et énergie) qui n’a pas d’explication théologique. Dieu arrive à la fin des temps, quand l’homme commence à comprendre la nature et l’univers, un homme issu de la longue évolution du vivant, pendant des centaines de millions d’années. Cette idée mérite d’être associée celle énoncée par le mathématicien et philosophe Whitehead selon lequel Dieu ne crée pas le monde mais le sauve. Ce qui inscrit l’efficace divine à la fin des temps. Bergson avait également anticipé la téléo-théologie en énonçant une fameuse formule sur l’univers comme machine dont la « fonction » essentielle est de fabriquer des dieux. Je serais plutôt tenté par une autre formule sur l’univers comme machine à générer des messages divins. Ces messages apparaissent alors dès qu’il y a une créature capable de les entendre. Cette créature, c’est l’homme après le néolithique et à partir de l’époque de l’écriture. Les sages védiques étaient capables d’entendre l’univers et de formuler des paroles divines. De plus, ce sont les hommes qui sont allés « chercher » Dieu pour l’interroger et non l’inverse. AgoraVox, L'Univers a engendré « Dieu » pour permettre à l'homme de se comprendre - AgoraVox le média citoyen
  • Dans les nombreux textes que Deleuze a consacrés à Spinoza, Deleuze traite à la fois une problématique ontologique et une problématique de philosophie pratique. Aux yeux de Deleuze, la philosophie de Spinoza n’est pas une « onto-théologie », mais une « onto-éthologie », une science de l’être et du comportement. Au niveau de l’ontologie, elle est définie par la catégorie d’expression, dont découle une philosophie de l’univocité et de l’immanence. Au niveau de la philosophie pratique, Deleuze aspire à montrer, dans Spinoza – Philosophie pratique, que la grande thèse ontologique de Spinoza (une seule substance ayant une infinité d’attributs, toutes les créatures comme des modes de ces attributs ou des modifications de cette substance, la négation de l’existence d’un Dieu anthropomorphe et transcendant) implique des thèses pratiques révolutionnaires, un changement radical d’évaluation de l’action, qui fait de l’Éthique non pas un livre de morale, mais un traité d’éthologie. Club de Mediapart, Philosopher avec l’histoire de la philosophie: Gilles Deleuze vu par Manola Antonioli | Le Club de Mediapart

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⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « onto-théologie »

Langue Traduction
Anglais onto-theology
Espagnol on-teología
Italien -teologia
Allemand auf die theologie
Chinois 本体神学
Arabe على اللاهوت
Portugais ontiteologia
Russe на-богословии
Japonais 神学に
Basque kalera-teologia
Corse su-teologia
Source : Google Translate API

Onto-théologie

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