La langue française

Ondioline

Sommaire

  • Définitions du mot ondioline
  • Étymologie de « ondioline »
  • Phonétique de « ondioline »
  • Citations contenant le mot « ondioline »
  • Traductions du mot « ondioline »
  • Synonymes de « ondioline »

Définitions du mot ondioline

Trésor de la Langue Française informatisé

ONDIOLINE, subst. fém.,

Instrument de musique électronique à clavier. Synon. ondes Martenot (v. onde II D).Je me méfie des instruments nouveaux, ondes ou ondiolines (...). Devant toute musique électrique j'ai la réaction de mon père violoniste, de ma mère chanteuse. Nous sommes des artisans. Mon violon, ma voix, je les retrouve dans tout ce bazar en bois et en fer blanc, et dans mes trompes à vélos. Je cherche le contact direct avec la matière sonore, sans électrons interposés (Schaeffer, Rech. mus. concr., 1952, p.15).
Prononc.: [ɔ ̃djɔlin]. Étymol. et Hist. 1952 (Schaeffer, loc. cit.). Dér. de onde* avec élém. formant -ioline prob. tiré de clavioline «instrument de musique électronique», empr. à l'angl. clavioline (v.NED Suppl.).

Wiktionnaire

Nom commun

ondioline \ɔ̃.djɔ.lin\ féminin

  1. (Électronique) (Musique) Instrument de musique électronique monodique à clavier, inventé par Georges Jenny en 1941.
    • Grâce à l’Ondioline, Jean-Jacques Perrey imitait des instruments du monde entier : cornemuses écossaises, banjo américain, violon tzigane, sitar indien, etc. — (ondioline sur l’encyclopédie Wikipédia Wikipedia-logo-v2.svg)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « ondioline »

Nom déposé par son inventeur, sans doute un composé de onde
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « ondioline »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
ondioline ɔ̃djɔlin

Citations contenant le mot « ondioline »

  • Compositeur ovni armé d'une ondioline et d'un synthétiseur moog, Jean-Jacques Perrey est un véritable précurseur du genre électronique. Ré-inventant la musique au fil de ses expérimentations, son influence reste perceptible chez de nombreux artistes contemporains, de Mr. Oizo à Fatboy Slim. France Musique, VIDEO - Jean-Jacques Perrey, l'homme-orchestre de la musique électronique
  • Il y a douze ans, un de ses amis décèle dans un morceau de Gotye un peu de la fantaisie chère à Jean-Jacques Perrey. Interloqué, le bidouilleur et multi-instrumentiste australien découvre l’œuvre iconoclaste et avant-gardiste du Français. Depuis, il en est même devenu un spécialiste et un ardent défenseur. Il lance d’ailleurs sa maison de disques Forgotten Futures avec cette délicieuse et soignée compilation (beau vinyle transparent, notes signées Simon Reynolds). Comme l’annonce son titre, sont réunis ici des morceaux où Perrey manie l’ondioline, cet ancêtre du synthétiseur inventé au début des années 1940 dont il sera le meilleur V.R.P. des deux côtés de l’Atlantique (en atteste en face B une étourdissante séance de démonstration). Les Inrockuptibles, Une collection de raretés du pionnier de l'électro Jean-Jacques Perrey
  • Chantre de l’ondioline (instrument de musique électronique à clavier qui utilise un système de tube à vide, précurseur de l'actuel synthétiseur), il se fait connaître dans le milieu du music-hall pour finalement enregistrer avec Charles Trenet et se produire avec Édith Piaf.  France Culture, Jean-Jacques Perrey (1929-2016), La note d'humour de la french touch
  • Américain d’origine allemande, Gershon Kingsley a accompagné le développement des synthétiseurs Moog durant toute sa vie. Il découvre les sonorités synthétiques grâce au Français Jean-Jacques Perrey, adepte de l’ondioline, un instrument précurseur des synthétiseurs. Suite à sa découverte des premiers synthétiseurs Moog, et sa rencontre avec leur inventeur, Robert Moog, il dédie une grande partie de son œuvre à cet instrument. Il produit deux albums avec Jean-Jacques Perrey en 1966 et 1967, composant des morceaux originaux ou rejouant des titres connus aux synthétiseurs, une version virtuose de “Mas que nada”, par exemple. En 1969 sort l’album Music To Moog By, sur lequel figure le morceau “Popcorn” aux côtés de reprises de Beethoven ou des Beatles. Futuriste, il va plus loin encore en 1970 en créant le premier Moog Quartet, sortant ces énormes synthétiseurs des studios pour les porter pour la première fois à la scène, avec en plus quatre musiciens acoustiques, du chant, de la danse et des projections. Une de ses dernières œuvres, datée de 2006, atteste encore de la dimension mystique qu’il percevait dans son instrument : God Is A Moog. En 2007, il recevait un prix de la fondation Moog pour l’ensemble de sa carrière. Rest in peace. Trax Magazine, L’auteur du premier hit électronique Gershon Kingsley vient de mourir, à 97 ans | Trax Magazine
  • Né dans une famille de musiciens, Georges Teperino aimait signer ses partitions «exotiques» Nino Nardini ou Peter Bonello. Avec son orchestre, il a mis le feu aux dancings des années 40 et 50, avant de diriger celui de Radio Luxembourg et de travailler pour la même station à l’animation musicale du Radio Circus, un cirque itinérant en association avec la famille Grüss. Mais c’est avec son ami d’enfance Roger Roger que Nino Nardini devient un pilier de l’illustration musicale, toujours pour les éditions Warner Chappell. Leur spécialité : apporter de la fantaisie en utilisant des instruments inattendus comme l’ondioline, un précurseur du synthétiseur popularisé par Jean-Jacques Perrey, qui composa lui-même de nombreux jingles publicitaires. Libération.fr, «Library music», illustres illustrateurs - Culture / Next
  • Reste à convaincre les conservateurs, gardiens du temple muséal, qui, après un grand oral, lui ouvrent les portes d'une caverne d'Ali Baba de l'instrument ancien : viole de gambe, clavicorde, ondioline, violoncelle Zach, orgue expressif Müller, violon à pavillon... Arandel, grand amoureux des instruments, est comme un enfant dans un magasin de jouets. Mais puisqu'il n'envisage pas de créer sans contrainte le voilà soudain servi : d'abord, il ne pourra pas toucher à ces pièces de collection, seuls des instrumentistes spécialisés dans chacun de ces trésors y étant habilités. , Concerts Lyon : Histoire d'un disque - Arandel, Bach to the future - article publié par Stéphane Duchêne
  • «Ce mec devait se demander à l’époque : est-ce qu’un jour on se souviendra de moi ? » s’amuse une adolescente qui observe une ondioline cet instrument en bois, à clavier, inventé en 1940 en France, qui utilise un système de tube à vide, nous dit le cartel. L’exposition est passionnante, qui fait découvrir ces instruments extraordinaires, la plupart d’entre eux disparus de la circulation ou oubliés car obsolètes, à la fois bijoux de technologie, de lutherie, d’innovation et d’inventivité. Exposées ici comme des œuvres d’art à part entière, ces machines façonnèrent l’histoire du genre pour se confondre au fur et à mesure avec la musique elle-même, reprenant le rêve technologique de Marshall Mc Luhan, le medium est le message. Des fondations, le Thérémine inventé par le russe Lev Les Inrockuptibles, Comment la musique électronique est passée des laboratoires de recherche aux clubs
  • En effet, Bien que l'origine de la musique électronique remonte quand même à 1896, quasiment à la création de l'électricité avec le Telharmonium du Canadien Thaddeus CAHILL , en 1916 le Thereminovox de Leo THEREMIN ,en 1924 les célèbres "ONDES MARTENOT" de l'inventeur Français Maurice MARTENOT (les 2 derniers cités sont toujours d'actualité) et le synthétiseur automatique de Coupleux-Givelet (Lille), En France encore on connait aussi l'ondioline De Georges JENNY rendue célèbre par notre pionnier Français Jean-Jacques PERREY, et enfin le Scottivosx de Raymond SCOTT et le synthétiseur de Donald BUCHLA, c'est en améliorant tous les ancêtres de la musique électronique que Robert A. MOOG a créé le synthétiseur moderne, cet homme est un génie... Ce que je déplore dans toute cette histoire, c'est que la France a participé énormément à l'évolution de la musique électronique, et que cette évolution sans précédent n'a jamais été reconnue depuis des décennies ! Ni à l'école publique, ni au conservatoire, qu'aucun enseignement sur le sujet n'est entré dans notre histoire à juste titre ! Je trouve cela déplorable ! Il aura fallu attendre les années "techno" et internet pour que ce cher Dr MOOG soit reconnu en France, ce qui prouve une fois de plus que nous sommes le maillon faible alors que les autres pays nous rigolent au nez, parce que la musique n'a pas une juste place dans l'enseignement, c'est un peu la même chose pour les langues et notre orthographe... Merci quand même à Robert MOOG, qui a su rappeler comme Nietzsche que sans la musique le monde serait une erreur. Stravinsky disait aussi que le synthétiseur avait autant le droit à sa place dans l'orchestre qu'un Stradivarius ! Le Figaro.fr, Robert Moog, l'ingénieur qui a synthétisé la musique

Traductions du mot « ondioline »

Langue Traduction
Anglais ondioline
Espagnol ondiolina
Italien ondioline
Allemand ondiolin
Chinois 茶碱
Arabe أنديولين
Portugais ondiolina
Russe ondioline
Japonais オンジオリン
Basque ondioline
Corse ondioline
Source : Google Translate API

Synonymes de « ondioline »

Source : synonymes de ondioline sur lebonsynonyme.fr
Partager