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Néoconservateur

Définitions de « néoconservateur »

Wiktionnaire

Nom commun - français

néoconservateur \ne.o.kɔ̃.sɛʁ.va.tœʁ\ masculin (pour une femme, on dit : néoconservatrice)

  1. Variante orthographique de néo-conservateur.
    • D'une façon intéressante, les néoconservateurs, poursuivant une quête digne de Moby Dick pour trouver un monstre à occire — qu'il s'agisse d'Oussama Ben Laden ou d'al-Qaida à l'extérieur, d’ivégistes ou de scientifiques faisant des expériences sur les cellules souches à l'intérieur — sont, de par leur tempérament et leur point de vue philosophique, bien plus « fondamentalistes » que ceux qu'ils perçoivent comme leurs ennemis. — (Anjum Anwar & Chris Chivers, Autorités locales et dialogue interreligieux, une perspective britanique - Une occasion manquée, chap. 6 de Des dieux dans la ville : le dialogue interculturel et interreligieux au niveau local, édité par le Conseil de l'Europe, 2007, p. 174)
    • Du côté des nationalistes et des néoconservateurs, on n’a pas du tout apprécié que dans le film, le discours du colonel et la sauvagerie de ses bombardements paraissent justifier rétrospectivement la violence infligée aux États-Unis lors du 11-Septembre. — (François Guillaume Lorrain et Christophe Ono-Dit-Biot, Avatar, la polémique, lepoint.fr, 18 janvier 2010)

Adjectif - français

néoconservateur masculin

  1. Variante orthographique de néo-conservateur.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Évolution historique de l’usage du mot « néoconservateur »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « néoconservateur »

  • Présentée par le dirigeant russe à travers le seul prisme de la recrudescence du conflit Est-Ouest, la guerre en Ukraine témoigne en fait d’une contiguïté entre la Russie et l’Occident. Les similitudes rhétoriques et idéologiques entre les invasions de l’Afghanistan et de l’Irak fomentées par les néoconservateurs américains et l’offensive actuelle de Poutine sont à certains égards éloquentes. AOC media - Analyse Opinion Critique, Poutine, un néoconservateur à Moscou - AOC media - Analyse Opinion Critique
  • Washington (AFP) - "Non", les Etats-Unis ne cherchent pas un "changement de régime" en Russie. La mise au point empressée montre que la stratégie du "regime change", jadis assumée par les néoconservateurs, est devenue sulfureuse après les expériences négatives en Irak, Afghanistan ou Libye. L'Obs, Le changement de régime, cette stratégie sulfureuse dont l'Amérique ne veut plus
  • La différence entre néocons et nationalistes est que les seconds, cyniquement motivés par la seule promotion des intérêts américains, se préoccupent peu de contribuer au bonheur des peuples ou à l’expansion de la démocratie, quand les néoconservateurs, eux, se parent des habits du progrès et théorisent l’idée que l’intérêt américain accompagné du modèle de société qu’il véhicule constitue le phare universel unique qu’ils entendent imposer. Après la chute du Mur de Berlin en 1989 et la disparition de l’URSS, les néocons voient leur capacité d’influence croître encore. L’un de leurs grands idéologues, Charles Krauthammer qualifie ce basculement planétaire de « moment unipolaire ». N’ayant plus d’adversaire, l’Amérique peut agir à sa guise. Le politologue Francis Fukuyama théorise la « fin de l’histoire », le triomphe définitif du modèle démocratique capitaliste américain. En 1996, deux idéologues phares de cette mouvance, William Kristol et Robert Kagan, publient un article retentissant où ils proclament que « l’hégémonie mondiale bienveillante » des États-Unis relève de l’ordre naturel des choses et qu’elle peut être imposée par la force en cas de nécessité3. Orient XXI, Le néoconservatisme, une idéologie en faillite mais un héritage pérenne
  • En Ukraine, donc, ce ne serait pas la présence croissante des États-Unis aux frontières de la Russie qui expliquerait, au moins en partie, l’agression perpétrée par ce pays, mais plutôt le fait que l’OTAN ait refusé à Kiev les moyens militaires de dissuader son puissant voisin. Suggérer le contraire, prétend le commentateur néoconservateur Bruno Tertrais, relèverait même d’un « récit [occidental] empreint de culpabilité, à la limite de la “pensée décoloniale” (4)  ». À Washington, les élus républicains biberonnés par le Pentagone accusent pour leur part l’administration de M. Joseph Biden et celle de M. Barack Obama — dont M. Biden fut le vice-président — d’avoir été « trop timides, trop lentes, trop tardives ». La liste de leurs défaillances présumées inclurait à la fois la fin hâtive de la guerre en Afghanistan (après vingt ans), le refus de s’engager davantage en Syrie, l’absence de fermeté occidentale lors de l’annexion de la Crimée par la Russie, un budget militaire insuffisant (768 milliards de dollars) et même… des réglementations écologiques qui auraient amoindri la domination pétrolière et gazière de leur pays : « M. Poutine a dû être stupéfait que les États-Unis sacrifient un tel atout », a décrypté M. Karl Rove, un architecte de la guerre d’Irak d’autant plus habilité à commenter les suivantes qu’il ne sera jamais inquiété, lui, pour les crimes qu’il a planifiés (5). Le Monde diplomatique, Une élection percutée, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, avril 2022)
  • On demande à ce néoconservateur, pas franchement connu pour sa proximité avec le camp adverse, pourquoi tous les autres républicains ont snobé les commémorations du 6 janvier, un assaut pourtant quasi unanimement dénoncé à l’époque. Il soupire : « Ce n’est pas le genre de leadership que j’ai connu quand j’étais ici pendant dix ans. » La classe politique s’enflamme. Lui, l’une des forces motrices derrière l’invasion américaine en Irak, critique du Parti républicain ? L’octogénaire aux lunettes rondes, campé en 2018 dans le film Vice, devient pour un très bref instant un allié chez les démocrates. Le Point, Face à Trump, les « néocons » américains se refont une réputation - Le Point
  • CHRONIQUE - Les néoconservateurs sont des idéologues qui croient que leur conception de la démocratie doit l’emporter sur l’idée de paix. Il existe toutefois une autre manière de faire de la diplomatie en Orient. LEFIGARO, Afghanistan: «La mort ignominieuse du néoconservatisme américain»
  • Les réactionnaires et les autoritaires ne sont pas tous des fascistes. L’ancien président George W. Bush n’est généralement pas considéré comme fasciste parce qu’il est membre de l’establishment politique plutôt qu’un révolutionnaire de droite. George W. Bush était belliciste et est critiqué pour avoir sapé la Constitution, mais il représente toujours le système actuel et le courant dominant du GOP. Trump, en revanche, s’est opposé à Jeb Bush [gouverneur de Floride de janvier 1999 à janvier 2007, il participe aux primaires de 2016 et se retire, il est très attaqué par Trump; allié au Tea Party, il se profilera comme un néoconservateur] et à l’establishment républicain en tant qu’outsider populiste de droite en 2016. Depuis lors, Trump a ignoré une longue liste de normes démocratiques, culminant dans son refus de concéder la victoire lors de la dernière élection. , Etats-Unis. Le spectre fascisant de Trump dans la perspective des «midterms» et de 2024 – A l'encontre

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