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Narrataire

Sommaire

  • Définitions du mot narrataire
  • Étymologie de « narrataire »
  • Phonétique de « narrataire »
  • Citations contenant le mot « narrataire »
  • Traductions du mot « narrataire »

Définitions du mot « narrataire »

Trésor de la Langue Française informatisé

Narrataire, subst. masc.,sémiotique. [P. oppos. à narrateur] Dans l'énonciation du récit littéraire, personne à qui s'adresse le narrateur (d'apr. Rey Sémiot. 1979). Lorsque le destinateur et le destinataire du discours sont explicitement installés dans l'énoncé (tels le «je» et le «tu»), ils peuvent être appelés, selon la terminologie de G. Genette, narrateur et narrataire (Greimas-Courtés1979).

Wiktionnaire

Nom commun

narrataire \na.ʁa.tɛʁ\ masculin et féminin identiques

  1. (Narratologie) Lecteur représenté dans le texte à qui s’adresse le narrateur.
    • Dès la première phrase de Jacques le fataliste, Denis Diderot engage un dialogue entre narrateur et narrataire : « Comment s'étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s'appelaient-ils ? Que vous importe ? ».
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Étymologie de « narrataire »

Forgé sur narrateur, sur le modèle destinateur / destinataire, par Roland Barthes, repris par Gérard Genette dans Figures III, Seuil, 1972, p. 227.
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Phonétique du mot « narrataire »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
narrataire naratɛr

Citations contenant le mot « narrataire »

  • Au XIXème siècle, l’art de la description, notamment pour la période romantique et réaliste, est un recours fréquent pour différer la fermeture d’une séquence. Qu’en est-il des formes littéraires plus contemporaines et plus expérimentales qui, dégagées de la priorité de « raconter une histoire », font de la parenthèse non pas un accessoire mais l’objet même du récit, dès lors contredit dans son principe de linéarité ? Du point de vue du style, certaines figures cultivent l’essence même de la parenthèse, si on pense à la prétérition, par exemple, qui prétend taire une information qu’elle dit pourtant très clairement. Cette figure est très instructive : elle rend manifeste la double, voire contradictoire, nature de la parenthèse qui prétend insérer un développement ou une information secondaire, sans importance, tout en occupant un espace singulièrement visible (songeons aux signes de ponctuation introduisant une parenthèse//notions de lisible/visible/lu/vu//notes de bas de page/annotations). Un élément censé passer au second plan, occupe, de façon ostentatoire et presque intrusive, le premier plan. Il en va de même de la digression : quelle place occupe-t-elle ? Dans quel but ? Quels sont ces effets ? Est-elle un élément de composition secondaire, qui, n’occupant pas une fonction cardinale, pourrait être supprimée ? Ou au contraire, maintient-elle une fonction phatique entre le narrateur et le narrataire absolument indispensable ? La digression pose inexorablement la question de la forme et du rôle de l’écart par rapport à un thème (une structure, une parole) considéré comme principal.  , La figure de la parenthèse et de la digression dans la littérature latino-américaine (Poitiers)
  • 2. dans le cas du récit de fiction, l'auteur communique au lecteur un contenu narratif dont l'un et l'autre savent qu'il n'a pas de prétention à la véridicité, par l'intermédiaire de la communication par un narrateur fictionnel à un narrataire fictionnel d'un contenu narratif que le narrateur fictionnel donne pour véridique. La narratologie genettienne ne s'intéresse qu'à la deuxième situation de communication, résumée par les questions «qui parle?» et «à qui?» (sous-entendu: fictionnellement)[3]. Elle fait fréquemment l'économie de l'opérateur «Il est fictionnel que…» et considère le récit de fiction comme un analogon ou une imitation du récit factuel. , Fabula, Atelier littéraire : La mort du narrateur
  • 3. La fonction de communication : le narrateur s’adresse directement au narrataire, afin d’établir ou de maintenir le contact avec lui. Au-delà des interpellations dans les « injects », où un acteur contacte directement un participant, certains éléments textuels rentrent dans cette catégorie. Il s’agit de tous les indices qui permettent à un participant de se sentir impliqué directement dans le récit de la crise simulée. D’où la nécessaire répartition des injects de la crise, en fonction du destinataire, afin de permettre un contact régulier des participants avec les événements narrés. , La mise en récit des exercices de simulation de crise
  • La journée d'étude qu'organise le Centre d'études littéraires Jean Mourot (CÉLJM) de l'Université de Nancy 2 a pour objectif principal de montrer à l'oeuvre quelques-uns de ces enjeux scripturaux au sein de textes où le regard informe directement (sur) l'écriture à travers les options visuelles de personnages écrivains ou du moins écrivant, de tel ou tel narrateur ou narrataire écrivains ou scripteurs, de l'auteur lui-même ou même du champ littéraire – ou encore d'une combinaison de deux ou plusieurs de ces acteurs. Les textes pourront ressortir à tous les genres et à toutes les époques ; ils pourront mais ne devront pas nécessairement appartenir aux « romans de la vie littéraire » qui mettent en scène un écrivain aux prises avec ses pairs et avec les institutions littéraires. La perspective retenue est en effet multiple et pas seulement diégétique. Enfin, des analyses plus théoriques seront les bienvenues, mais ne trouveront une place que fondées sur une matière textuelle bien définie et qu'il ne s'agira pas de convoquer comme simple illustration. , L'oeil littéraire. Le regard comme opérateur scriptural
  • A quels signaux textuels reconnaissons-nous le « méchant » : ses caractéristiques physiques, vestimentaires, son rapport au langage, son rapport aux autres… ? Par quelles adresses au narrataire, par quels effets d'ironie l'auteur insère-t-il un jugement axiologique ? , Le "méchant", un personnage problématique
  • L’oralité n’a pas pour unique objectif la caractérisation individuelle, sociale ou géographique des personnages, elle constitue aussi le contexte où s’élabore le récit et se construit le sens et  où se tisse une relation de complicité entre le narrateur et le narrataire. L’analyse des structures de narration orale permet, dans ce cas, de révéler la nature des contrats de fiction, les mécanismes de l’élaboration du discours narratif et leurs effets sur les lecteurs. , L'oral dans la fiction narrative: formes et enjeux (Monastir, Tunisie)
  • Enfin, sans que l'on puisse arbitrairement les dissocier de l'approche formelle, si ce n'est pour les besoins de l'analyse, il s'agira de s'interroger sur les soubassements épistémologiques et les implications esthétiques et idéologiques du stéréotype. Il serait bon ici de perdre tout a priori négatif vis-à-vis de ces formes pour étudier leur fonction de (re)production narrative et de (re)production esthétique. Le stéréotype possède aussi une fonction de communication forte, il est le lieu de (re)connaissance pour le lecteur, le lieu où peut être mise en scène la connivence entre l'émetteur et le récepteur de l'oeuvre, que l'on se situe sur le plan narrateur/narrataire ou auteur/lecteur. Identifier le stéréotype c'est reconnaître « un code » textuel, semblable peut être à un code génétique, qui programme, en partie, la lecture. Ces fonctions seront bien entendu envisagée à la lumière d'une contextualisation rendue absolument nécessaire par la nature même du stéréotype. , Stéréotype et narration littéraire

Traductions du mot « narrataire »

Langue Traduction
Anglais narratee
Espagnol narrar
Italien narratario
Allemand erzähler
Chinois 叙述者
Arabe المروى له
Portugais narratário
Russe narratee
Japonais ナラティー
Basque narratee
Corse narratee
Source : Google Translate API
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