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Monosexué

Sommaire

  • Phonétique de « monosexué »
  • Citations contenant le mot « monosexué »
  • Traductions du mot « monosexué »

Phonétique du mot « monosexué »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
monosexué mɔ̃ɔsœksye

Citations contenant le mot « monosexué »

  • La prison est en effet l’une « des rares institutions publiques monosexuées » de France, relève la sociologue. Généralisée en 1885, la non-mixité devait permettre d’éviter la promiscuité entre les sexes, et avec, « les viols ou les grossesses »(10). De nos jours, seulement deux établissements sont entièrement réservés aux femmes (le centre pénitentiaire de Rennes et la maison d’arrêt de Versailles), si bien que la plupart d’entre elles sont en réalité détenues dans des “quartiers femmes” au sein de prisons majoritairement peuplées d’hommes, où elles subissent une forme de « relégation dans la relégation »(11). Les contacts avec le sexe opposé étant proscrits, les femmes ne peuvent être surveillées que par d’autres femmes, et sont claquemurées dans des bâtiments séparés, souvent excentrés, qui constituent autant d’« enclaves dans la maison des hommes », pour reprendre l’expression de Myriam Joël. Avec pour principal effet – hommes et femmes ne pouvant même pas se croiser – de limiter leur accès au travail, à la formation, aux activités sportives et socioculturelles, ainsi qu’au soin. Une non-mixité que l’administration tend cependant à assouplir, en témoignent les trop rares expérimentations d’activités en mixité menées. Club de Mediapart, Femmes détenues: les oubliées | Le Club de Mediapart
  • Quand les femmes ont obtenu le droit de vote, ce fut en tant que groupe particulier, non en tant qu’individu(e)s. Dans les débats sur la parité, l’argumentation qui a finalement permis à la loi de passer a été celle qui a remplacé l’individu par le couple hétérosexuel. Sylviane Agacinski a ainsi affirmé (pour la parité et contre le PACS en 1999) qu’il ne pouvait pas y avoir de Parlement monosexué comme il ne pouvait y avoir de familles monosexuées. La complémentarité s’est ainsi substituée à l’égalité des individus. Dans l’éloge de la séduction comme trait de caractère national, la complémentarité est asymétrique : les femmes « consentent amoureusement » à leur subordination aux hommes. Mondafrique, L'obsession française sur le voile - Mondafrique
  • Je ne dis pas que c'est la même chose et je ne me place pas à la place du législateur. Je dis : Réfléchissons ! Posons-nous des questions ! Et je parle d'abord aux femmes. Qu'est-ce que ça veut dire au fond de construire de manière artificielle la naissance d'un enfant qui sera a priori privé de géniteur et de père ? Je constate que, dans les faits, dans la méthode d'injection directe des spermatozoïdes dans l'ovule font que la PMA pour les couples mixtes qui ont des problèmes de pathologies, il y a 5% de dons de gamètes. Tout le reste, ce sont les gamètes du couple et l'enfant est donc l'enfant du couple. Or, pour l'enfant qui est né de sperme inconnu, il y a un problème. Je suis d'accord sur l'idée qu'il faudrait peut-être, par exemple, que le donneur laisse une lettre à l'enfant pour expliquer ses motivations, pour qu'il y ait une repersonnalisation de l'engendrement. Mais que se passe-t-il si l'enfant n'a qu'une seule filiation maternelle ? Ou de deux mères ou d'une seule mère ? On construit, à cause de la loi, à cause de la médecine, les conditions d'une naissance qui va être différente de tous les autres enfants, qui va être tronquée. Qu'est-ce que va penser un enfant ? Pourquoi moi je n'ai qu'une seule parenté, une parenté monosexuée ? Franceinfo, PMA pour toutes : "On a des droits à quelque chose, pas à quelqu'un", s'indigne la philosophe Sylviane Agacinski
  • Le MLF a accompli une "révolution anthropologique" dans une humanité représentée depuis des millénaires par les seuls hommes. Sortant soudainement de l'invisibilité qui les recouvrait, les femmes ont commencé à manifester leur existence, non pas comme sexe déficient, châtré, complémentaire, mais en affirmant leur différence ancrée dans cette compétence qui est la leur et qu'elles se sont réappropriée: la "production de vivant". Accélération incroyable de l'Histoire, elles ont en l'espace de moins de quarante ans réussi à se débarrasser du poids des subordinations les plus flagrantes. En 1968, l'avortement était un crime mais le viol ne l'était pas. Près de 1 000 femmes mouraient chaque année des suites d'un avortement illégal. Seules 6% des femmes avaient accès à la contraception. Le mari était le "chef de famille", détenteur de la "puissance paternelle". La vie privée était une zone de non-droit: le concept même de "violences contre les femmes" n'existait pas. Les femmes ne pouvaient transmettre ni leur nom, ni leur nationalité. L'immense travail vital qu'elles accomplissaient était non reconnu. Même avec six enfants, elles étaient dites inactives. Leurs créations, leurs inventions étaient invisibilisées. Elles n'étaient que 34% de la population exerçant une activité professionnelle et 8 députées sur 487 après les élections de juin 1968, soit 1,6%. Une société presque entièrement monosexuée où personne ne remarquait l'absence des femmes. C'était il y a cinquante ans, en un temps révolu. Le Huffington Post, 50 ans après, le MLF est toujours le symbole de la démocratisation par les femmes | Le Huffington Post LIFE
  • On a tendance à croire que la domination patriarcale, ou viriarcale, est naturelle, correspondant à la plus grande force physique des hommes. Or, dans certaines civilisations de la préhistoire – étrusque, égyptienne, celte… – il n’y avait pas de suprématie masculine. Dans ces sociétés matrilinéaires, les femmes disposaient de larges prérogatives : le droit à l'instruction, à la libre circulation, à exercer des fonctions politiques et religieuses. Selon une hypothèse défendue par plusieurs anthropologues, dont Françoise Héritier, pendant des dizaines de milliers d’années, l'être humain ignorait le rôle fécondant du sperme. Les femmes qui procréaient étaient considérées comme porteuses de pouvoirs surnaturels. Ensuite, lorsque l'homme a commencé à élever les animaux au lieu de les chasser, durant les derniers millénaires avant notre ère, il a compris le mécanisme de la procréation. On passe d'une conception monosexuée de la procréation à une conception bisexuée. Ces sociétés deviennent patrilinéaires : c’est par le père que se transmet le nom. Quant à la femme, elle est considérée comme un réceptacle passif dans lequel se développe l'enfant. Aristote imagine ainsi la théorie des homoncules, petits êtres préformés dans le sperme, simplement déposés dans le ventre maternel. Mais l'homme prend alors conscience qu’il court le risque de donner son nom à un enfant qui n'est pas de son sang. C’est donc pour s’assurer de la pureté de la filiation qu’il va préempter le ventre de la femme, la domestiquer et l’enfermer dans la sphère privée. Les explications par le biologique vont être mobilisées pour légitimer l’infériorisation naturelle du féminin : la femme qui perd son sang, soumise à ses flux menstruels, ne se gouverne pas et, par conséquent, est inapte à gouverner alors que l'homme lui, donne son sang sur les champs de bataille, verse le sang à la chasse. Il est naturellement destiné à exercer le pouvoir, d’autant que lui seul est porteur du précieux liquide sperminal. Il est intéressant d'observer la divinisation du sperme qu’inaugure l’antiquité et que l’on retrouve dans la pédagogie pédérastique grecque. Dans la société athénienne, le jeune garçon (éromène) était choisi par un homme plus âgé (éraste) qui le virilisait par la pénétration active, la semence mâle étant considérée comme virilisante et civilisatrice. Amnesty France, Olivia Gazale : « L’homme ne naît pas viril mais le devient » - Amnesty International France
  • Le militaire et le religieux, deux milieux monosexués, ont tenu une place très importante  dans l’histoire de la prison. L'Obs, Femmes surveillantes : difficile d'entrer dans le "bastion viril" des prisons pour hommes
  • –Je ne sais pas si aujourd’hui, les familles homoparentales issues de la recomposition sont encore majoritaires. En tous cas, elles restent un peu délaissées par la recherche, qui s’intéresse en priorité à la famille homosexuelle « pure », où l’enfant est confronté à un modèle parental monosexué. Il faut dire que les famille recomposées sont moins repérables et adhèrent moins aux associations de défense des familles homoparentales, auxquelles les chercheurs ont souvent recours pour recruter leur échantillon. Le Temps, Homoparentalité: quelles études? - Le Temps

Traductions du mot « monosexué »

Langue Traduction
Anglais monosexual
Espagnol monosexual
Italien monosessuato
Allemand monosexuell
Chinois 单性
Arabe أحادي الجنس
Portugais monossexual
Russe monosexual
Japonais 単性
Basque monosexual
Corse monosessuale
Source : Google Translate API
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