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Monolâtrie

Sommaire

  • Définitions du mot monolâtrie
  • Étymologie de « monolâtrie »
  • Phonétique de « monolâtrie »
  • Citations contenant le mot « monolâtrie »
  • Traductions du mot « monolâtrie »

Définitions du mot « monolâtrie »

Trésor de la Langue Française informatisé

monolâtrie , subst. fém.Adoration préférentielle d'un dieu parmi d'autres. Le monothéisme de Moïse est absolu. Ce législateur n'a donc établi en Israël ni la monolâtrie nationale, comme si Jahvé n'avait été que le dieu unique et particulier de ce peuple, ni le jahvisme, culte du dieu national (...). Il a atteint le monothéisme théorique et parfait, en condamnant définitivement le polythéisme (Théol. cath.t.4, 11920, p.965).
Rem. À noter aussi les empr. a) au gr.: monophysite, monothélite; b) à l'all. du gr.: monisme.

Wiktionnaire

Nom commun

monolâtrie \mɔno.lɑ.tʁi\ féminin

  1. (Religion) Forme de polythéisme, avec l'adoration préférentielle ou exclusive d’un dieu parmi d’autres.
    • La divinité de Jéhova s'isole de plus en plus des autres dieux ; ce n'est pas le monothéisme, puisque l'existence des divinités ennemies n'est pas contestée ; c'est ce qu'on a appelé, d'un mot très heureux, la monolatrie [sic]. — (La Nouvelle Revue, vol. 32, 1885, page 586)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « monolâtrie »

(XIXe siècle) Composé de mono- et de -lâtrie.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « monolâtrie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
monolâtrie mɔ̃ɔlatri

Citations contenant le mot « monolâtrie »

  • Car juste avant ces événements tragiques, sous le règne du roi Josias, vers 620 avant notre ère, on était passé du polythéisme à la monolâtrie : tout en admettant l’existence d’autres dieux que Yahvé, seule la vénération de ce dernier était jugée légitime. Il faut bien garder à l’esprit que de nombreux textes de la Bible ne nient pas l’existence d’autres dieux, comme le montre le Deutéronome (6, 14-15) : « Vous n’irez pas à la suite d’autres dieux, dieux des peuples qui seront autour de vous, car Yahvé, ton Seigneur, au milieu de toi, est un Dieu jaloux. » Yahvé devient alors le dieu Un, avant de devenir le Dieu unique, et le temple de Jérusalem est nettoyé des symboles d’autres divinités qui s’y trouvaient. Le Monde des Religions, Un Dieu unique, le rejet d’un ciel trop plein - Savoir - Le Monde des Religions
  • Pour compléter le propos de @Guy Bernard, Akhénaton (ou Aménophis IV) n'était pas monothéiste. On parle plutôt d'hénothéisme (grec ancien ??? ???? [heis theos], « Un dieu ») ou kathénothéisme (un dieu à la fois), concept développé par Max Müller dans ses travaux sur le védisme pour désigner une forme de croyance en une pluralité de dieux dans laquelle chacun d'entre eux joue successivement un rôle prédominant par rapport aux autres et reçoit un culte préférentiel. Pour Müller, l'hénothéisme est une « forme première » du polythéisme. Dans ses travaux ultérieurs, il pense en discerner aussi l'expression dans les formes primitives des religions gréco-romaine et germaniques, entre autres. Müller distinguait très nettement l'hénothéisme, où la vénération de plusieurs divinités reste admise, du monothéisme qui, à son sens, se caractérise par un refus de la pluralité. Ce serait donc déformer sa pensée que d'assimiler la monolâtrie à l'hénothéisme. @Foiredenuméa a raison lorsqu'il souligne l'intolérance des monothéismes, ces monolâtries ne tolérant aucun Panthéon d'où le prosélytisme violent et le rôle plus que discutable voire néfaste de bien des missionnaires (Cf le Nouveau Monde). Il fallut la controverse de Valladolid pour tempérer ces fanatiques intolérants, controverse qui, paradoxalement, entraînera le commerce massif des populations africaines noires puisque les populations amérindiennes ne furent plus réduites à l'esclavage mais converties. Bref, le monde serait sans doute meilleur sans les monolâtres... Le Point, L'auteur de "Sapiens" prophétise "l'homme dieu" - Le Point
  • La seconde épouse le premier millénaire avant notre ère, quand émerge la monolâtrie conduisant au culte du Dieu unique. Relégués au statut de simples messagers, ils deviennent de « véritables fonctionnaires de YHWH ». , HISTOIRE : Une biographie des anges | Lire pour croire…
  • Lire les ouvrages de Jean Soler là-dessus. Qui montre que cette notion de monothéisme a été tardive d’une part et liée à l’expulsion des Perses avec l’édit de Cyrus. Avant ce fut juste de la monolâtrie, le choix d’un dieu parmi d’autres, un dieu purement tribal. Un dieu qui promit gloire à ce petit peuple, gloire qui n’est jamais arrivée, ils attendent encore...  AgoraVox, Énième réflexion sur « la question juive » - AgoraVox le média citoyen
  • "le règne de Josias marque à cet égard un tour­nant. Avec sa réforme politique et religieuse, dans les années 620 av. J.C., le roi opère un grand ménage dans le temple de Jérusalem. Pour consolider une royauté et une identité affaiblies, Josias centralise la religion judéenne autour de Yahvé et élimine les cultes qui lui étaient liés, comme celui d’Aresha, sa parèdre. (...) Ce que la Loi du Deutéronome exige n’est d’abord qu’une monolâtrie, c’est-à-dire le fait de n’adorer qu’une seule divinité, Yahvé, et en un seul endroit, au temple de Jérusalem". France Culture, L'arche en territoire philistin - Ép. 6/8 - L'Arche d'alliance : mythes, histoires et histoire

Traductions du mot « monolâtrie »

Langue Traduction
Anglais monolatry
Espagnol monolatría
Italien monolatria
Allemand monolatry
Chinois 单层
Arabe أحادي
Portugais monolatria
Russe монолатрия
Japonais モノラトリー
Basque monolatry
Corse monolatria
Source : Google Translate API
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