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Mithriacisme

Définitions du mot « mithriacisme »

Trésor de la Langue Française informatisé

MITHRIACISME, subst. masc.

HIST. DE LA RELIG. Religion à mystères répandue dans tout l'Empire romain, centrée autour du culte de Mithra et dont les adeptes exclusivement masculins se répartissaient selon une hiérarchie à sept degrés (d'apr. Foi t.1 1968; ds Nelli 1968). Le mithriacisme seul, parmi ces cultes de petites chapelles, eut quelque succès (Renan,Hist. peuple Isr.,t.4, 1892, p.225).Les démons sont dans les idoles, dans les théâtres, au cirque, qui sont les pompes du diable. Dans le paganisme et le mithriacisme, ils ont imité le christianisme (Théol. cath.t.4, 11920, p.348).
Prononc. et Orth.: [mitʀi(j)asism̭]. Lar. Lang. fr., Lexis 1975, à titre de var.: mithracisme. Montherl., Bestiaires, 1926, p.516: mithraïsme. Étymol. et Hist. 1840 (Ac. Compl. 1842). Du lat. mithriacus (mithriaque*); suff. -isme*.

Wiktionnaire

Nom commun

mithriacisme \mi.tʁja.sism\ masculin

  1. Culte de Mithra, caractère mithriaque.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

MITHRIACISME (mi-tri-a-si-sm') s. m.
  • Culte de Mithra, caractère mithriaque.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « mithriacisme »

Mot dérivé de mithriaque avec le suffixe -isme.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « mithriacisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
mithriacisme mitrjasism

Citations contenant le mot « mithriacisme »

  • Les similarités étaient grandes avec le christianisme qui, s’efforçant alors de se répandre, se trouve en concurrence avec le mithriacisme et ces fêtes «païennes». l-express.ca, Que célèbre-t-on vraiment le 25 décembre?
  • Certains en sont convaincus : le petit Jésus est un mythe, d’autres croient dur comme fer à son histoire. Ils sont persuadés que la Bible ou plus exactement le Nouveau Testament est l’histoire réelle d’un être exceptionnel. Parmi les premiers, quelques‐uns prétendent que Mithra est à l’origine du mythe chrétien. Cette thèse est démentie par toutes les églises chrétiennes qu’elles soient orthodoxe, arménienne, copte, romaine ou autre. Elles évoquent, pour seul argument, l’antériorité du christianisme sur le mithriacisme, un non‐sens contredit sans peine les témoignages de l’archéologie et les témoignages de l’antiquité. AgoraVox, Mithra est‐il à l'origine du mythe Chrétien ? - AgoraVox le média citoyen
  • Tout débute au IVe siècle avant la naissance de Jésus Christ, au sein d’une religion perse parmi des centaines d’autres : le mithriacisme. Ce culte mystérieux vénère le dieu Mithra, né d’une pierre près d’une source sacrée ; sous un arbre lui aussi sacré (notre futur arbre de Noël ?...). Mithra, représenté coiffé d’un bonnet phrygien et tuant un taureau, est un dieu bienveillant qui protège les justes. RFI, La grande histoire du petit Papa Noël
  • Les dictionnaires ne retiennent que la portion « jour de naissance » de l’expression d’origine. Chez les Romains, il s’agissait de la naissance de Mithra représenté par le Soleil triomphant des ténèbres. Le mithriacisme, apparu d’abord en Perse au 3e siècle avant notre ère, connut son apogée à Rome au 3e siècle de l’ère chrétienne ; les chrétiens en ont tiré une bonne part de leurs symboles, de leurs rituels et de leur mythologie. Noël, christianisé au 4e siècle après que l’empereur Constantin eut imposé le christianisme comme religion d’État, n’est que l’un de ces emprunts. Le natalis dies dont il est question dans Noël n’est donc pas celui de Jésus mais celui de Mithra. Voir.ca, Joyeux Noël à tous les musulmans, juifs, sikhs, chrétiens et athées | Raison et laïcité | Voir.ca
  • Il y a la beauté de la vie. La beauté d’un petit de cochon vaut bien la beauté d’un petit d’homme. Une même pulsion les habite. Une même satisfaction les apaise. Un même réconfort leur est prodigué. L’instinct maternel d’une femme vaut bien l’instinct maternel d’une truie. Mais il ne faudrait pas occulter ce qui se voit. Une image sexuelle. On peut choisir de voir ce que l’on veut dans ce que l’on voit, mais on sait bien que la chose ignorée se lance à notre assaut d’une façon d’autant plus invasive qu’elle s’est sentie sous-estimée dans son charisme et sa sensualité. Alors vient la vraie question, celle qui nous ferait, dès lors que nous serions capables de ne pas nous figer à la première réponse, atteindre au tout-possible : peut-on enjoindre un être humain de se soumettre à une confrontation organisée avec l’une de ses tendances sexuelles refoulées cependant que celle-ci, en l’occurrence la zoophilie, est réprimée par la loi? Mieux encore, est-il envisageable que celui qui en rédigea ou ratifia la proscription, aille ensuite s’interroger sur son choix de civilisation dans le no law’s land que constituerait l’art pour tout pervers polymorphe qui se respecte? Moi, je suis prêt pour cela. Du moins, je le crois… Et vous, êtes-vous prêt à m’avouer qu’il vous arrive d’envier un goret? La psyché hantée du poète a sa place à Beaubourg dès l’instant où ses compulsions omnivores sont sublimes d’être sublimées. Sauf que. En regard de la Mignon de Wenders, que dire d’une interview de l’apôtre du jouir sans entrave où ce dernier ne faisait rien de plus que réfléchir sur la nature d’une impression de plaisir qu’il avouait avoir ressentie à badigeonner de mercure au chrome le genou d’un enfant? Permettez-moi de l’être, pour le coup, le spectateur nietzschéen, l’amoureux de l’étant à même de subvertir l’existant, et de poser ma question tout au bout de la vôtre, une question non pas au gros porc de l’assemblée européenne mais à ce gros lapin de Buridan dont le champ de carottes comme le champ d’herbe fraîche rivaliseront bientôt de sortilèges olfactifs pour l’attirer dans leur enclos? Monsieur Bayrou, acceptez-vous maintenant de vous faire violence et de prendre position avec moi au bord d’Eva en tenue d’Ève, portrait en cascade que tira d’elle sa génitrice, Irina Ionesco, à chaque étape de sa croissance impubère et pubère, et de chuter sans parachute dans le gouffre de l’art? Cela dit, je me sentirais un peu plus confortable avec tout ce que je dis si la ligne blanche entre l’art et la politique n’était pas une corde à sauter. Mais je me souviens d’un écrivain nommé Guillaume Dustan, sur un plateau à LCI, animé par un certain Buisson, qui depuis ce 1er janvier 2002 a fait, comme on dit, son chemin. Cela m’émeut toujours de prononcer le nom par lequel William Baranès avait retiré son premier acte de parentalité à celle dont il disait qu’elle voulait sa mort, peut-être à cause des mots que ravalait sa bouche de petit garçon plaintif de peur de recevoir la gifle qu’il cherchait, peut-être parce que nous étions nés la même année, peut-être pour cette saleté d’oursin nanoscopique l’ayant choisi lui comme milieu où se reproduire… De l’autre côté de la table, Alain Soral, – dans ces années-là, on le laissait statuer sur la recevabilité de la mise en parallèle posée par Goldnadel du nombre de Palestiniens tués à Jénine par les Israéliens et du nombre de Juifs tués à Auschwitz par les Allemands, comparaison en forme d’équivalence établie par Soral. Et puis soudain, une autre année, ou la même, en tout cas sur le même plateau où la culture de la Libre Parole envahissait les foyers français, Dustan de relancer la plaidoirie hallucinante de son Génie divin sur la dépénalisation de la pédophilie : «Moi, je suis pour la pédophilie. Sauf que je pense que ça doit se faire en sens inverse», et pour ceux qui ne l’auraient pas capté : «la gérontophilie des enfants». Une dernière chose. Et une qui se voit comme le groin au milieu de la figure. L’anthropomorphisme, signifiant d’une tendance de plus en plus tangible à l’appel au retour du paganisme. Et là, pas dans sa forme résiduelle et entriste. Pas de ce mauvais monothéisme mâtiné de mithriacisme, de mazdéisme ou de celtisme, d’éleusinisme, de saturnisme, de scythisme de phagocyte. Non. C’est maintenant au païen post-athéiste de faire valoir son droit au retour. Un païen plus qu’hypothétique, mais quoi? si tout de certitude pour soi! Quatorze, vingt siècles pour mettre le schismatique devant le témoin décidément indestructible de son imposture. Mea culpa ou pas. Et… Et… Et… Coup de frein, tête-à-queue, pied au plancher, fumée de fusée, desserrage de frein à main, vvvVVVrrrRRRoooOOOuuuUUUmmmMMM. Largage universel de la bombe H(umanité). «L’important (…), c’est l’atterrissage», disait Kasso. Mais si nous profitions de cet instant de grâce où nous croyons réaliser le vieux rêve d’Icare pour nous projeter quelques millions de kilomètres plus bas… Si nous profitions d’être là, unis en un arrachement simultanéiste à tout ce que nous sommes, pour nous concocter une Arche du deuxième type, qui nous sauverait, qui sait? du Déluge que nous sommes… Deux questions, en somme. Qu’est-ce qu’on garde? Qu’est-ce qu’on jette? La Règle du Jeu, Donatien Grau, L’art de choquer - La Règle du Jeu - Littérature, Philosophie, Politique, Arts

Traductions du mot « mithriacisme »

Langue Traduction
Anglais mithriacism
Espagnol mitriacismo
Italien mithriacism
Allemand mithriacismus
Chinois 银屑病
Arabe mithriacism
Portugais mitriacismo
Russe mithriacism
Japonais ミストリアシズム
Basque mithriacism
Corse mitriacismo
Source : Google Translate API

Mithriacisme

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