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Misophone

Définitions de « misophone »

Wiktionnaire

Nom commun - français

misophone \mi.zo.fɔn\ masculin et féminin identiques

  1. Personne misophone.

Adjectif - français

misophone \mi.zo.fɔn\

  1. Atteint de misophonie.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « misophone »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
misophone misɔfɔ̃

Citations contenant le mot « misophone »

  • La prévalence exacte de la misophonie n’est pas connue, mais de nombreuses études internationales ont rapporté une prévalence allant de 10 à 60% de patients misophones, parmi les patients atteints d’acouphènes. Une étude néerlandaise a montré que sur un échantillon de 42 patients atteints de misophonie, une névrose obsessionnelle était rencontrée dans plus de 50% des cas. Medisite, Misophonie : quels traitements pour soigner un misophone ?
  • Si vous manquez défaillir au simple souvenir du crissement d’un ongle contre un tableau noir ou si vous êtes à deux doigts d’étrangler votre voisin de table qui avale autant d’air que de spaghettis, vous êtes peut-être misophone. Et vous êtes loin d’être le ou la seul(e). ConsoGlobe, Pourquoi les bruits de mastication sont-ils aussi agaçants ?
  • Qui n'a jamais été agacé par un voisin de cinéma s'empiffrant de pop-corn, une collègue de l'open space qui tapote frénétiquement sur le clavier de son ordinateur, les pas sur le parquet du locataire d'en haut ou une horloge au tic-tac horripilant ? On est tous sensibles de la feuille aux bruits répétitifs. Mais certains bipèdes le sont bien plus que d'autres. Pour eux, les reniflements, raclements, succions, mastications et autres déglutitions d'autrui sont un véritable calvaire auditif. On les appelle les misophones. leparisien.fr, Ces petits bruits vous font vivre un enfer : êtes-vous misophone ? - Le Parisien
  • "C'est une phobie assez peu connue, mais assez répandue. Cela correspond à l'aversion ou la détestation de certains sons produits par une autre personne. Ces bruits, complètement anodins pour le commun des mortels, vont être perçus comme insupportables par le misophone, c'est-à-dire celui qui souffre de misophonie. Ce trouble assez mal connu toucherait environ un Français sur six, alors que l'ASMR explose." Europe 1, Comment expliquer la misophonie, la haine des bruits ressentie par certaines personnes ?
  • Ça peut être cette personne au cinéma qui vous énerve lorsqu’elle mange du pop-corn, ou de quelqu’un qui renifle un peu trop fort. "Ça peut vous irriter, jusqu’à vous obséder", assure Bruno Salomone. Dans son roman, Damien, misophone, se rend tous les matins dans le même bar et observe que le serveur, Alexi, a le regard tendu à chaque fois qu’il croque dans sa tartine grillée, et comprend qu’il a alors affaire à un misophone comme lui. Europe 1, Bruno Salomone se confie sur sa misophonie : "Dès que quelqu'un mastique, ça m'agace"
  • Fanny n’est pas folle: elle est misophone. «Comme environ 10 % de la population , estime le Dr Anne-Marie Piffaut, ancienne ORL exerçant désormais en psychosomatique dans sa spécialité et auteur de Misophonie (Éditions Leduc). Il s’agit d’une intolérance aux bruits du corps des autres, à ne pas confondre avec l’hyperacousie, qui est l’intolérance aux bruits de la vie quotidienne (le ronron du lave-vaisselle, le tic-tac du réveil), ou la misokinésie, l’intolérance aux mouvements du corps (tapoter… LEFIGARO, Misophonie: et les bruits du corps de l’autre se font intolérables...
  • Le reniflement de votre conjoint vous exaspère ? Le cliquetis des claviers vous met au bord de la crise de nerfs ? Vous êtes peut-être misophone sans le savoir.  Quelles sont les causes ? Est-ce que ça se soigne ? Topsante.com, Misophonie : pourquoi certains bruits nous mettent au bord... - Top Santé
  • Il n'y a rien qu'un misophone aime tant – si l'on excepte les boules quies, les casques de chantier, la plongée sous-marine et les cellules capitonnées – que cette activité simple, mais profondément revigorante : décrire, à l'attention d'autres misophones, les mille tortures qu'il médite d'infliger à celles et ceux qui, autour de lui, mastiquent, reniflent, déglutissent ou respirent bruyamment. Car, oui, depuis la parution en 2000 de la première étude américaine sur le sujet, la science le dit, la science le prouve : il existe bien une pathologie, une « haine du son » (miso-phonie) qui rend insupportables les petits bruits répétitifs, les clapotis de langue et de salive, les claquements de mâchoire, les grésillements d'écouteurs produits par d'autres individus. « Ces sons, chacun peut les trouver désagréables, précise le psychiatre genevois Othman Sentissi, coauteur en 2015 d'une étude sur la question. Mais, chez les misophones, ils produisent des réactions émotionnelles violentes : du dégoût, de l'anxiété, une irritation telle qu'elle peut conduire à l'agression verbale ou physique. » Le Point, « Chaque fois qu'il sort sa putain de pomme, je pense à quitter mon job » - Le Point
  • Mais les misophones peuplent également le monde du travail. Ils sont partout autour de nous, dans les couloirs, en réunion... Au bureau, le bruit est effectivement encore plus opressant qu'à table. A fortiori depuis que les bureaux sont décloisonnés et que plusieurs dizaines de collègues nous imposent tous leurs faits et gestes. J'ai d'ailleurs personnellement côtoyé des collègues un peu misophones. Symptômes? Ils se crispent et laissent échapper un «shhhhttttt» dès que quelqu'un tape un peu fort sur son clavier ou élève un peu trop la voix lors d'une conversation téléphonique. Des collègues qui s'offusquent dès qu'un rire éclate de façon imprévisible à l'autre bout de l'open space ou que le moindre bruit de pas fait grincer le parquet… LEFIGARO, Portrait du misophone, ce collègue qui ne supporte aucun bruit
  • Ces bruits sont malheureusement inévitables donc l’idée est de travailler sur l’attention de la personne misophone. « Il faut focaliser l’attention sur autre chose, essayer de rester dans la phénoménologie plutôt que dans le mental », conseille Christine Barois. , Misophonie : tout savoir sur la phobie des bruits - Elle
  • Si le bruit de quelqu'un en train de manger des chips vous agace, vous êtes peut-être misophone. « La misophonie, c'est un symptôme curieux qui fait qu'on devient intolérant à certains sons. Ça peut énerver, ça peut crisper, ça peut être une sorte de colère qui peut émerger, et même une certaine sensation de dégoût parfois vis-à-vis de certains sons » explique Alain Londero, médecin ORL. Brut., Vous êtes sûrement misophone | Brut.
  • Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. Seuls mon mari et ma meilleure copine, à qui j’en ai parlé récemment, sont au courant. Planet, Témoignage : "Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant"
  • Il semblerait que l’on puisse être misophone dès nos premières années et que cela empire avec le temps. Pas de chance pour vous! Culture générale, Coupez le son, ma femme est misophone - Culture générale
  • Une nouvelle étude de l'Université de Newcastle, en Grande-Bretagne, vient de révéler quelques faits scientifiques derrière cette misophonie. Les chercheurs ont d'abord diffusé quelques sons neutres, comme celui de la pluie, à 20 volontaires souffrant de misophonie sévère et à 22 n'étant pas atteints par ce "trouble". Puis ils ont produit des sons déplaisants, comme des pleurs de bébé, suivis de sons connus pour déclencher la misophonie, comme celui du mâchouillage ou de respiration. Ils ont alors constaté chez les membres misophones une fréquence cardiaque accrue au déclenchement de ces sons. Site-LeVifWeekend-FR, Vous ne supportez pas les bruits de bouches et autres bruits anodins ? Vous êtes peut-être misophone... - Beauté - Bien-être - LeVif Weekend
  • La première fois que j’ai entendu parler de la misophonie, c’était en lisant un article de psychologie sur Facebook. Par curiosité et pour connaître la définition de ce mot, j’ai lu, et j’ai su que j’étais misophone. Enfin ! J’avais mis un nom sur ce trouble qui me gâche la vie depuis tant d’années. Konbini News - Société et Politique : Make News Great Again, Comment ma misophonie me gâche la vie
  • Quel est votre rapport à la misophonie ?  C’est très difficile de comprendre ce qu’est la misophonie... Il faut être concerné pour pouvoir en parler. Oui, je suis misophone. Mais je n’aime pas le dire car je ne veux pas qu’on ramène ça à moi.  www.lejdc.fr, Connaissez-vous la misophonie ? L'acteur et auteur Bruno Salomone vous en dit plus - Nevers (58000)
  • Comme Nicolas, de nombreux misophones se sentent seuls et incompris. Bruno Salomone, l’humoriste français en souffre lui-aussi et vient de publier un livre Les misophones (Editions Cherche Midi) pour dédramatiser et faire connaître le sujet auprès du grand public. "Je ne supporte pas les bruits de mastication, la respiration sifflante, etc. J’ai essayé beaucoup de méthodes (hypnose, thérapie comportementale et cognitive…) mais jusqu’à présent, rien n’a vraiment fonctionné. Je me suis habitué à vivre avec ce trouble", résume l’humoriste. Doctissimo, Misophonie : quand certains sons rendent fou
  • Vous avez envie d'assassiner votre voisin de table qui mange trop bruyamment ? La manière dont votre collègue tape sur son clavier vous empêche de travailler ? Le simple bruit d'une carotte qui se casse est comparable pour vous au crissement des ongles sur un tableau ? Vous êtes peut-être misophone. Ce terme désigne ceux pour qui certains sons, quasi inaudibles aux oreilles d'autres, peuvent entraîner des réactions intenses, et intensément désagréables. A l'occasion de la journée mondiale de l'audition, Europe 1 vous présente cette pathologie identifiée depuis les années 2000… Mais qui reste encore aujourd'hui difficilement surmontable. Europe 1, Les misophones, ces gens que les bruits rendent fous
  • Ne pas mâcher de chewing-gum. Ne pas siroter avec une paille. Fuir comme la peste les chips, trop croustillantes. Toujours maintenir la bouche fermée en cas de mastication. Ne grincer des dents sous aucun prétexte. Entre deux questions, prendre garde à ne pas aspirer l’air trop bruyamment. Surtout, ne jamais jouer avec la mine d’un stylo. Se préparer à rencontrer des misophones s’apparente à une opération commando sous le signe de la discipline et la maîtrise de soi. Car le bruit des autres suscite chez eux une rage profonde et irrépressible, parfois du dégoût. Libération, Misophonie : comment ça mâche ? – Libération
  • En se posant des questions que personne ne se pose, l’homme de 63 ans - même s’il est devenu misophone depuis peu ("arrêtez avec le bruit de votre stylo sinon je vous tue, ça me rend fou !" nous lance-t-il) - revient en pleine forme morale et physique. "Comme on ne m’avait plus vu en télé depuis deux ans et que j’ai fait des implants et refait mes valises sous les yeux, je suis devenu l’ambassadeur des implants capillaires aux yeux de tous. Et ça me fait marrer." DH Les Sports +, Laurent Baffie, toujours aussi impertinent, revient en Belgique: "On a pas mal picolé sur les plateaux de Thierry Ardisson!" (VIDÉO) - DH Les Sports+
  • Pardonnez-leur, ils sont malades. Les personnes qui vous empêchent de vous nourrir comme vous voulez ou de mastiquer un chewing-gum, sous prétexte qu'ils ne supportent pas ça, souffrent bien plus que ce que vous ne l'imaginez. Cette maladie porte un nom : la misophonie, littéralement "la haine du son". Longtemps ignorée, cette affliction a été identifiée en 2000 par les chercheurs américains Margaret et Pawel Jastebroff. Depuis, la science avance à petits pas sur le sujet et les misophones consultent pour tenter de vivre normalement avec ces insupportables bruits. Madame Figaro, Misophonie : pourquoi certains ne supportent pas d'entendre les autres manger ?
  • C'est le cas notamment en open space, où il y a souvent bien plus de bruit qu'à table, surtout depuis que les bureaux sont décloisonnés et que nous entendons chaque fait et geste de plusieurs dizaines de collègues. Et figurez-vous que dans mon environnement proche j'ai des collègues qui sont peut-être un peu misophones, qui se crispent et qui laissent échapper un «shhhhttttt» dès que quelqu'un tape un peu fort sur son clavier ou élève un peu trop la voix lors d'une conversation téléphonique! Des collègues qui s'offusquent dès qu'un rire éclate de façon imprévisible à l'autre bout de l'open space ou que le moindre bruit de pas fait grincer le parquet… LEFIGARO, Ces collègues misophones qui ne supportent aucun bruit !
  • Dans les conclusions des chercheurs, il est expliqué que toutes les personnes réagissent de la même manière aux deux premiers types de sons, neutres et déplaisants. À l’écoute des sons caractéristiques, les misophones ont manifesté une réponse combat-fuite, un rythme cardiaque significativement accéléré et une augmentation de la conductance cutanée. Leurs scanners cérébraux ont révélé un pic d’activité dans le cortex insulaire antérieur, une région connue pour intervenir dans les mécanismes de l’attention. Sciencepost, La misophonie, ou quand les bruits des autres deviennent insupportables
  • Les personnes souffrant de misophonie ne montrent aucune réaction particulière aux sons qu'elles produisent elles-mêmes. Ce sont les bruits "normaux" qui sont problématiques. On peut citer par exemple : le raclement de gorge, se brosser les dents, se couper les ongles, boire, manger, déglutir, rire, ronfler, tousser, taper sur un clavier d'ordinateur, respirer, renifler. Ces sons provoquent des symptômes physiques chez le misophone, tels que la transpiration, l'accélération du rythme cardiaque, ou l'apparition de tension musculaire. , Vous ne supportez pas les gens qui mâchent du chewing-gum ? Il y a un mot pour ça - Terrafemina
  • Le casque d’écoute est probablement la tactique la plus utilisée chez les misophones. Si votre travail vous le permet, porter un casque d’écoute (de préférence à réduction de bruit) vous permettra de vous recentrer dans votre bulle, de rester loin des perturbateurs auditifs et d’ainsi, améliorer la qualité de votre travail, votre bien-être, et de réduire considérablement votre stress et votre hyper vigilance au bruit. Blogue et ressources d'emploi | Jobboom, Comment gérer les troubles de la misophonie au travail | Jobboom
  • Les bruits de mastication vous agacent voire vous irritent au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Explications. Franceinfo, VIDEO. Bruits de bouche, de craies… Pourquoi nous agacent-ils ?
  • Malheureusement, mes lectures et mon expérience m’ont appris que plus une personne misophone est exposée à un son spécifique, plus le déclencheur devient fort, ce qui explique que les bruits de mastication de ses proches (ceux qu’elle entend le plus souvent) l’affectent le plus. Le Huffington Post, Les bruits de mastication sont comme des ongles qui crissent sur un tableau noir: je souffre de misophonie - BLOG | Le Huffington Post LIFE
  • "La misophonie est une intolérance cognitive au son qui se déclare à l’adolescence et se manifeste par une répulsion auditive à des bruits bien précis et très différents d’un individu à l’autre, explique le Dr Michel Kossowski, oto-rhino-laryngologue (ORL) à Paris. Des études ont constaté que les types de sons les plus pourvoyeurs de réactions aversives chez les patients atteints de cette affection sont les bruits de gorge ou de mastication émanant d’un autre individu, le plus souvent un proche." Une respiration sifflante, un chewing-gum mâchonné, un raclement de gorge, des bruits de pas, le cliquetis d’un stylo… ces petits bruits a priori banals, qui peuvent légitimement énerver beaucoup de monde, dépassent soudain le seul sentiment d’inconfort pour se tranformer en calvaire chez les misophones. Le corps se crispe, le rythme cardiaque s’accélère, la colère monte au point de vouloir mordre ou taper celui à l’origine d’une souffrance tout aussi incontrôlable qu’incompréhensible. Notretemps.com, La misophonie: une répulsion aux sons
  • Après, on peut profiter à plein de ces qualités sensorielles. Chez moi, c'est la vue et l'ouïe qui sont le plus développées : je suis misophone, je ne supporte pas les gens qui font du bruit en mâchant, et je suis dérangé par quelqu'un qui écoute la radio deux étages en dessous de chez moi ; j'ai toujours tendance à tamiser les lumières, à mettre des serviettes sur les lampes à l'hôtel et à colmater les leds de la télé qui éclairent toute la chambre en vert ! Mais je suis en paix avec ça, comme avec tout ce que signifie être hypersensible. J'ai compris qu'il n'y a pas de complexe à l'être. Ce n'est pas une hyper-fragilité, il y a un malentendu là-dessus, c'est une hyper-réceptivité. En revanche, comme on a l'esprit qui reçoit sans arrêt beaucoup d'infos, c'est fatigant. Moi, à 22 heures, je tire le rideau ! » L'Équipe, Maurice Barthélémy : « Mon corps en mouvement, ma tête au repos, c'est parfait » - L'Équipe

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