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Mingong

Définitions de « mingong »

Wiktionnaire

Nom commun - français

mingong \min.ɡɔŋ\ masculin et féminin identiques

  1. En Chine, migrant des campagnes vers la ville.
    • Avec son épouse, Xie travaillait pour l’école Hongxing d’enfants de « mingong », les migrants, dans le nord-ouest de Pékin, où leur fils et fille de 5 et 6 ans suivaient la classe. — (AFP, « Chine : le scandale des écoles de migrants », L’express.fr, 7 septembre 2011)
    • Les mingongs, c’est ainsi qu’on les appelle, sont en plus soumis à des cadences infernales de travail de dix à douze heures par jour. — (Paul Tran Van-Thinh, « La vision du monde de l’Europe et la mondialisation », dans Yu Shuo et autres, L’Europe, c’est pas du chinois !, 2007)
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Étymologie de « mingong »

Emprunt du chinois 民工, míngōng, composé de , mín (« gens du commun, peuple ») et de , gōng (« travailleur, ouvrier »).
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Phonétique du mot « mingong »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
mingong mɛ̃gɔ̃

Évolution historique de l’usage du mot « mingong »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « mingong »

  • La vague de suicides dans les usines Foxconn en 2010 avait attiré l’attention des médias et mis au jour les conditions de travail et de vie extrêmement difficiles des travailleurs chinois, en particulier des mingongs, ouvriers-paysans nomades. Franceinfo, Les mingongs, ces Chinois étrangers en Chine
  • "Mingong" signifie littéralement "paysan travail". Ce terme désigne les ouvriers paysans venus en ville pour y trouver du travail. Le Monde.fr, "Mingong", travailleur migrant
  • Les conditions de vie des mingong sont très dures du fait des inégalités sociales et de la discrimination dont ils sont victimes dans la société chinoise contemporaine. Ils ont souvent du mal à toucher leurs salaires, bénéficier de la Sécurité sociale et à intégrer le système scolaire. On les retrouve essentiellement sur des chantiers de construction. , Mingong — Chine Informations
  • A ceci se rajoute que plus de soixante secteurs en 2002 étaient interdits d’accès aux mingongs, pour que ceux-ci ne mettent pas au chômage les citadins. Les conditions de travail diffèrent aussi d’une catégorie à l’autre. Tandis que ceux qui possèdent un hukou urbain travaillent à peu près huit heures par jour, les autres en sont à plus de dix heures, sept jours sur sept. Ils travaillent souvent sans contrat, sans protection et dans des conditions inhumaines, auxquelles se rajoute que souvent l’employeur leur doit des heures de travail non payées.   , Le Journal International - Archives
  • Parmi ces millions de voyageurs, les ­étudiants, qui bénéficient non pas d’une semaine, mais d’un à deux mois de ­vacances, mais aussi les mingongs, ces 277 millions de travailleurs migrants, ­véritable phénomène chinois. Les « paysans-ouvriers », venus des campagnes pour travailler dans les villes, sont les ­véritables soutiers du développement du pays depuis trente ans. En l’absence d’existence officielle à la ville, faute de hukou, le permis de résidence, les retrouvailles en famille sont d’autant plus appréciées. Indispensable pour l’accès à l’hôpital, l’école ou les services publics, le hukou a contraint les couples à laisser 61 millions d’enfants derrière eux à la campagne, en compagnie des grands-parents. L'Humanité, Chine. La grande migration planétaire | L'Humanité
  • Emmanuel Lincot : Avant même d’aborder les sociologies urbaines, ne jamais perdre de vue que 600 millions de Chinois - soit la moitié de la population - ne vit qu’avec 140 $ de revenu mensuel. En 40 ans, la Chine est sortie de la misère mais certainement pas de la pauvreté. Au reste les autorités chinoises en sont parfaitement conscientes. Mais il y a un divorce croissant entre l’opinion et l’élite dirigeante pour laquelle l’idéal communiste et ses principes d’égalité semblent depuis longtemps n’être que formels. La précarité des petites gens s’est considérablement accentuée avec la pandémie. Parmi les migrants de l’intérieur, en chinois mingong, environ 200 millions de personnes, toutes d’origine rurale, la fermeture des usines, le confinement ont gelé leurs compléments de revenus en tant que travailleurs saisonniers. Dans un pays où vous n’avez ni allocation chômage ni système de protection sociale ni assurance maladie fiable, la conjoncture est particulièrement difficile. Dans les villes, la situation est aussi très préoccupante. D’une manière tout à fait significative, les coupures d’électricité dans les villes du nord sont manifestement le signe d’un ralentissement général de l’activité. Les jeunes diplômés sortis des universités à l’été dernier se retrouvent d’une manière tout à fait inédite confrontés au problème du chômage ou à des emplois qui sont bien en-deçà de leurs espérances ou de leurs qualifications réelles. N’oublions pas non plus que seuls les trois quarts d’une classe d’âge poursuivent leurs études au-delà de neuf années seulement. L’illettrisme reste important en Chine et les inégalités ne cessent en effet de se creuser du fait de la privatisation de l’enseignement, du mépris régional que génère une vision très archaïque des classements par universités; Pékin et Shanghai conservant la primauté. À cela s’ajoute une hyper compétitivité entre candidats où les critères d’appartenance familiale, le soutien d’un membre du PCC, restent déterminants pour l’accès au logement notamment. Ce dernier n’est d’ailleurs jamais acquis car même en tant que propriétaire, la jouissance de votre bien est limitée dans le temps. Bref, le système est injuste, fragile voire explosif car si l’on résume les choses, et d’un extrême à l’autre du spectre social, l’écrasante majorité de la population est soumise à des contraintes, des conditions de vie encore très dures. Seule une petite minorité profite du système et consomme. C’est d’ailleurs le seul exutoire que lui permettent les autorités. Atlantico, Paradis communiste : la Chine a un énorme problème d’inégalités. Et il ne cesse de se creuser | Atlantico.fr

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